Les récits bibliques de la création sont-ils compatibles avec la théorie de l’évolution ?

>> Du 20 novembre 2017 au 11 janvier 2018, Florent Varak a reçu Guillaume Bourin dans le cadre de son podcast hebdomadaire, Un pasteur vous répond. Au programme, six épisodes portant sur la question controversée des récits bibliques de la création et de la théorie de l’évolution.

Cette série a été retransmise sur Le Bon Combat et sur Tout Pour Sa Gloire, associés pour l’occasion. Nous vous proposons d’accéder à chacun de ces épisodes ci-dessous.

 

#1 Adam, où en es-tu ? Dans ce premier épisode, nous présentons les principales positions chrétiennes au sujet du personnage d’Adam. Florent et Guillaume expliquent pourquoi ils optent pour une approche historique en la matière.

#2 Et si ce qui est écrit dans Gen. 1-3 était… réellement arrivé ? Cet épisode propose une brève histoire de l’interprétation de Gen. 1-11 et un survol des positions modernes les plus influentes. Florent et Guillaume estiment que la ligne rouge à ne pas dépasser est celle de l’inerrance plénière des Ecritures. Par conséquent, seules les positions appelées « cadre littéraire » et « narrativiste/littérale » leur paraissent acceptables. En conclusion, nos deux orateurs expliquent pourquoi ils optent pour la deuxième option.

#3 Comment les premiers lecteurs de la Genèse lisaient-ils les récits de la création ? Tout se joue donc entre les deux principales positions citées dans l’épisode précédent. Certes, entre elles, les frontières sont poreuses, mais l’enjeu se situe au niveau de leur compatibilité avec une ou plusieurs formes de théorie de l’évolution. La position « cadre littéraire » permet cette compatibilité, tandis que la position « narrativiste » l’exclut. Pour répondre à cette question, Florent et Guillaume s’interrogent sur la réception des récits de la création, tant par ses premiers lecteurs, que par les différentes communautés de foi successives.

#4 Mais pourquoi Florent Varak et Guillaume Bourin se soucient-ils autant de la création ? En d’autres termes, pourquoi donc cette question leur parait-elle aussi centrale ? Probablement à cause de tous les enjeux qui lui sont subséquent. Florent et Guillaume en font la liste.

#5 La Bible et la science sont-elles compatibles ? Les chrétiens abordent souvent l’ensemble du débat par le biais de cette question. Florent et Guillaume, qui, rappelons-le, ne sont pas scientifiques, proposent quelques pistes pour aller plus loin.

#6 La « position narrativiste », ou « créationniste », est elle un suicide intellectuel et une entrave à l’apologétique chrétienne ? C’est ce dont ses adversaires l’accusent ! Et c’est un argument bien rôdé. Néanmoins, pour Florent et Guillaume, elle comporte certains atouts non négligeables dès l’instant où le sujet des origines vient sur la table.

 

>> En parallèle, voici quelques unes des autres ressources sur le même thème disponibles sur Le Bon Combat :

 

 

Réflexions et ressources d'édification centrées sur Dieu

  • Benoît Hébert

    Merci à Guillaume et Florent d’avoir mis en lumière l’importance de ce sujet pour l’image et la pensée évangélique contemporaine, même si nous (Science et Foi) aboutissons à des conclusions opposées sur le sujet.

    Le monde évangélique est entré dans sa « crise moderniste ». Comment en sortira-t-il ? Dans quel état ? Allons nous nous marginaliser à cause de ces questions ? Les évangéliques seront-ils des propagateurs de « fake news » scientifiques ?

    Un article récent de la fondation biologos résume bien la position théologique qui nous parait la plus cohérente : « Une haute opinion de la Bible inclut une herméneutique qui tient compte de l’immersion culturel de ses auteurs dans leur contexte ancient et et pré- philosophie des Lumières. » (https://biologos.org/blogs/brad-kramer-the-evolving-evangelical/no-modern-science-is-not-catching-up-to-the-bible)

    • Francine

      Je viens de lire l’article donné en lien ; afin d’éviter à d’autres lecteurs d’y perdre du temps, qu’ils sachent que comme d’habitude, il est creux : 1500 mots pour dire une banalité, à savoir que la Bible n’est pas un livre de science, ce que tout le monde admet.

      La question schismatique qui menace à nouveau le monde évangélique relativement à l’inspiration de la Bible n’est pas de savoir si elle contient des prophéties scientifiques (sphéricité de la terre, vitesse de la lumière etc.) mais de prendre position sur les récits miraculeux qu’elle rapporte.

      Quand les biologoïstes croient que Jésus a été conçu sans père humain, et qu’à deux occasions, il a multiplié surnaturellement des pains et des poissons, c’est parce qu’ils ne peuvent pas faire autrement, sans se placer ostensiblement en dehors de la foi chrétienne. Cependant, dès qu’ils pensent pouvoir y arriver sans trop choquer, ils s’empressent de dénier à Dieu tout droit d’intervenir miraculeusement dans l’Ancien Testament. Or non seulement d’un point de vue théologique, il s’agit du même Dieu qui inspire les deux volets de la Révélation, et qui leur a donné une unité absolument nécessaire au plan de la Rédemption, mais encore, d’un simple point de vue humain, il est absurde de croire aux miracles du Nouveau Testament, mais pas à ceux de l’Ancien.

      Evaluez la quantité de matière nécessaire au rassasiement de 5000 hommes, plus femmes et enfants ; convertissez cette masse en énergie brute ; vous obtiendrez un nombre idiot, fabuleux, en comparaison duquel Hiroshima fait figure de simple pétard. Faites encore un calcul pour avoir une idée de la dissipation d’énergie cinétique consécutive à un freinage de la rotation terrestre pour prolonger le fameux jour de Josué ; le résultat sera encore plus abracadabrant ; mais on en est plus à quelques ordres de grandeur près, dans les miracles. Or nos grands scientifico-fidéistes veulent bien admettre la création spontanée du pain mais pas le freinage de la toupie. Pourquoi ?

      Ils ne sont pas idiots pourtant, et savent se servir d’une calculatrice comme tout le monde. C’est qu’il ne s’agit pas d’une question d’intelligence mais de psychologie, de vieille psychologie : la peur du qu’en dira-t-on, et le désir de passer auprès des autres ânes de notre espèce pour plus intelligent qu’on ne l’est en réalité.

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