Mais qui était donc la femme de Caïn ? 
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Mais qui est donc la femme de Caïn ?

Cette semaine, pour notre 69ème épisode, nous répondons à la question de notre cher ami Derek Sutherland, qui nous écrit depuis le nord de la France. :

Mais qui donc était la femme de Caïn ? D’où venait-elle, puisque selon les récits de la Genèse Caïn était l’un des tous premiers hommes peuplant la terre, et que seuls ses parents existaient ?

Pour y répondre, Guillaume commence par rappeler que notre approche du livre de la Genèse influence nécessairement notre réponse à ces questions. Puis il propose trois approches principales :

(1) Caïn se serait marié avec une de ses soeurs. C’est là l’interprétation juive traditionnelle.
(2) Caïn se serait marié avec une femme issue d’un autre peuple que le sien, peuple dont l’existence à l’époque d’Adam est implicitement mentionnée dans les textes
(3) Le “cycle de Caïn” serait en réalité une parabole historique, semblable à celle que l’on retrouve dans les Evangiles. Dans un tel cas, “forcer le trait” et chercher des éléments de détail absents de la narration est inutile et ne peut que générer des apories.

Ces trois positions possèdent des difficultés, et l’approche traditionnelle est de plus en plus contestée par les spécialistes (y compris dans le camp évangélique). Cependant, Guillaume continue de penser que la première option reste la bonne… 🙂

 

Découvrez pourquoi en écoutant ce 69ème épisode de #QDLB !!

Bonne écoute !

 

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“Que dit la Bible ?” est le podcast hebdomadaire du blog Le Bon Combat. Retrouvez l'ensemble des questions posées et de nos entretiens sur l'onglet dédié, en haut et à droite de la barre de menu du site !


  • Francine

    Merci pour ce message.
    Je me permettrai d’ajouter quelques remarques :

    1) L’ordre donné à Adam et Ève de se multiplier et de remplir la terre date d’avant la chute, commandement qui ne pouvait s’accomplir que par des incestes entre leurs enfants. Si donc Adam et Ève ont été un couple réel historique, le fait qu’il aient eu des descendants génétiquement normaux, malgré une consanguinité maximale, n’est pas le résultat d’une « grâce commune ». En effet la grâce est une faveur octroyée en dépit d’une faute ; mais l’inceste n’est pas la conséquence d’une faute, chute ou pas, Dieu ordonnait la multiplication du genre humain.

    2) La principale difficulté rencontrée aujourd’hui par cette question, « d’où venait la femme de Caïn », ne provient pas des différentes interprétations des premiers chapitres de la Genèse entre évangéliques, mais de la génétique. Je trouve dommage que ce point n’est pas été soulevé. Les généticiens affirment que l’ADN de l’homme moderne contient des preuves d’hybridation avec l’homme de Néanderthal. Il sera difficile aux évangéliques de maintenir un enseignement biblique sur l’origine de l’homme, sans prendre position vis-à-vis de cette thèse.

    3) Il a été découvert récemment une autre hybridation : celle entre la foi évangélique et la foi paléontologique. On peut aujourd’hui être évangélique tout en ne croyant pas à l’historicité d’Adam, ce qui simplifie radicalement la question sur la femme de Caïn ; Caïn, fils d’Adam, étant lui-même un personnage fictif, sa femme n’a pas plus de réalité. Cependant pour se ranger parmi les évangéliques, encore faut-il au minimum croire que Jésus a été un personnage historique. Or Jésus, homme parfait, possédait un chromosome Y ; il y a donc une question qui me paraît plus capitale que celle de la provenance de la femme de Caïn : d’où venait le chromosome Y de Jésus ?

    Cette question ne s’adresse pas aux scientifiques, puisqu’ils ne croient pas à cette histoire de conception virginale ; elle ne s’adresse pas aux chrétiens qui croient qu’Adam a été créé surnaturellement, ayant lui aussi un chromosome Y. Elle s’adresse aux hybrides paléontolo-fidéistes : D’où venait le chromosome Y de Jésus ?

    • Merci Francine!
      1) Good point
      2) et 3) Je n’ai pas les compétences pour m’exprimer sur ces points, malheureusement.

    • @disqus_sgTaR0CWgJ:disqus Cette dichotomie entre « scientifique » et « croyant » est bien regrettable, que faites-vous de tous les scientifiques croyants ?
      Par ailleurs, il me semble que l’objection que vous soulevez confond deux choses très différentes.

      Aucun chrétien ne conteste la possibilité d’un miracle. En ce sens, l’objection finale ne pose pas vraiment de difficulté. Dans le cas de Jésus, Dieu a très bien pu miraculeusement pourvoir à ce chromosome.

      Ce que les chrétiens évolutionnistes disent, c’est qu’Il aurait aussi pu le faire pour Adam, mais que les découvertes scientifiques montrent que cela n’a visiblement pas été le cas.
      Ce n’est donc pas la possibilité qui est niée, mais sa réalisation effective.

      De même, Dieu aurait pu créeer la Terre en six jours de 24h il y a 6000 ans, mais les découvertes contemporaines tendent à nous montrer que ce n’est pas le cas.

      • Francine

        Bonjour David,

        Je n’ai sans doute pas été assez claire dans ce que j’ai voulu faire passer, je réessaie donc. Naturellement on peut être scientifique et croyant, mais on ne peut pas être au four et aux cloches au même moment. Par définition la science ne s’occupe pas du miracle ; le scientifique peut y croire mais il n’a pas le droit de faire intervenir Dieu dans sa théorie, parce que sinon il ne fait plus de la science.

        La science n’est pas la réalité elle-même, c’est une sorte de jeu à propos de la réalité, qui fixe ses propres règles : si l’expérience colle avec le modèle, la science a gagné, si le fait dément sa prédiction, la science a perdu, et doit recommencer. Le jeu n’a pas de fin, parce que la réalité est par essence irréductible.

        L’enjeu à propos de l’origine de l’homme et la foi évangélique est le suivant : Il est absolument impossible de démontrer scientifiquement que Jésus n’a pas eu un père humain. Si donc un scientifique croit à la conception virginale de Jésus, à l’apparition miraculeuse de son chromosome Y, cela n’a strictement rien à faire avec son statut de scientifique. Il admet la parole de l’Évangile, et il ne peut pas faire autrement s’il veut continuer à être évangélique.

        Si Dieu a pu créé un chromosome Y ex nihilo ou autrement, le scientifique croyant est prêt à admettre qu’il a pu tout aussi bien créer un premier couple humain déjà fonctionnel. Mais s’il peut trouver une autre explication, il doit la préférer, et il a raison car il faut économiser au maximum les miracles, si on veut continuer à faire de la science. Malheureusement, ou plutôt heureusement, une continuité entre l’animal et l’homme ne permet de sauvegarder le fait théologique de la Rédemption. Il faut donc que la science déclare forfait sur l’origine de l’homme, et s’occupe d’autres sujets, qui ne manquent pas.

        C’est là que ça coince. Le scientifique athée ne se pose pas même la question, l’évangélique ordinaire ne s’en pose pas beaucoup plus, Dieu s’occupe de tout. Le danger vient des gens à qui vous vous êtes associés et qui veulent utiliser une casquette de scientifique pour réformer la théologie. Cette position n’est pas acceptable pour deux raisons :

        1) Leur casquette de « scientifique » est surfaite. Un diplôme universitaire ne suffit pas à devenir une autorité en science ; à plus forte raison il ne prouve pas qu’on a fait avancer la science. Et si on a pas fait avancer la science on a rien d’autre à dire que ce qu’elle a déjà dit. Les « scientifiques » évangéliques ne font que répéter ce qui est déjà écrit dans Wikipédia. Dès lors à quoi bon nous informer sans cesse qu’ils sont « scientifiques » et « évangéliques » puisqu’ils n’apportent rien de nouveau du point de vue scientifique ?

        2) La théologie évangélique ne peut pas se passer du surnaturel, et la science ne peut pas en fixer les bornes. Les faits sont les faits, c’est entendu, mais la plupart des faits perdus dans la nuit des temps ne sont plus observables. Comment sait-on que l’homme de Néanderthal était un homme au sens biblique, fait à l’image de Dieu ? les outils, le feu, les sépultures tout cela ne démontre en rien l’existence d’une âme immortelle. Aujourd’hui encore les chimpanzés savent se faire des outils. A partir du moment où on admet la possibilité du miracle, on enlève la casquette de scientifique et on se soumet la révélation. Si le récit biblique se prête à diverses interprétations, on reste libre dans choisir une. En ce qui concerne l’origine de l’homme, l’existence d’un premier couple humain duquel descend toute humanité, ne laisse aucune latitude, comme à Cana il faut admettre le miracle.

        • Bonsoir Francine,

          Je ne m’attarderai pas sur votre définition de « scientifiques » qui semble méconnaitre totalement les réalités du monde universitaire. La science n’avance pas seulement à coup de savants fous géniaux, mais aussi grâce au labeur de tous les scientifiques anonymes. Or, dans l’équipe de S&F nous avons effectivement plusieurs membres qui participent à cet effort de recherche et qui méritent donc pleinenement le nom de « scientifiques » (et je ne parle pas de nos équivalents américains ou autres).

          Pour en revenir au coeur de votre argumentation, la comparaison que vous proposez est inadaptée pour une raison très simple.

          Concernant la conception virginale, tout le monde (croyant comme non-croyant) est d’accord pour dire que cela ne peut relever que du miracle. Simplement, certains y croient et d’autres non.

          Pour la création de l’homme, en revanche, il y a débat. Tout l’enjeu est justement de savoir si la création de l’être humain relève d’un « miracle » ou est le fruit d’un processus naturel, que les chrétiens considéreront comme enclenché par Dieu.

          Les partisans de la création évolutive choisissent la deuxième option, mais ce n’est pas le surnaturel qui pose problème. Aucun membre de Science et foi n’invite à se passer du surnaturel. Simplement dans ce cas là, il ne parait pas nécessaire de le faire intervenir.

          De votre côté, vous excluez l’option naturelle car cela vous semble contraire à vos vues théologiques. Cela n’a rien de nouveau, dans l’Antiquité, Augustin soulevait déjà le même problème avec les antipodes. Mais cela ne vous donne pas raison pour autant.

          Pour ce qui est de se soumettre à la Révélation, il est bien évident qu’un évangélique se considérera toujours comme soumis à la Révélation. Simplement, c’est bien l’interprétation de cette Révélation qui différera d’un théologien à l’autre.

          De mon côté, je ne pense pas que la rédemption implique l’existence d’un couple originel unique et au vu des autres informations que nous possédons, je m’oriente donc plutôt vers la troisième option.

          Enfin, il est intéressant de noter que dans l’Antiquité, un certain nombre d’éxegètes juifs considéraient qu’Adam avait été à l’origine créé androgyne. Ce qui prouve bien que le texte n’est pas forcément aussi clair certains le prétendent et qu’il y a bien plusieurs interprétations possibles. D’ailleurs, les plus anciens commentaires de la Genèse que nous possédons (Philon et Origène notamment) sont largement allégoriques et finalement se rapprochent assez de la troisième option.

          • Francine

            David,

            Je n’ai pas donné de définition des « scientifiques », ni prétendu que la science n’avance que par des coups de génie ; j’ai dit que la simple possession d’un diplôme scientifique ne faisait pas de son détenteur une autorité que les évangéliques devraient écouter, pas plus que l’exercice d’une profession scientifique d’ailleurs. Quant à la réalité du monde universitaire scientifique, je pense la connaître mieux que vous, votre spécialité étant l’histoire.

            Parole de Jésus-Christ Matthieu 19:4 :
            N’avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l’homme mâle (ἄρσεν) et la femme femelle (θῆλυ).

            Que vient faire après cela votre digression sur une androgynie supposée de la première créature humaine ? Je veux bien que plusieurs anciens écrivains aient allégorisé les premiers chapitres de la Genèse. Mais ce n’est pas ainsi que les comprenait Jésus-Christ. Pour vous, son interprétation de la création de l’homme ne prime donc pas sur les autres ? Curieuse foi évangélique, en vérité !

          • Bonjour Francine,

            Lorsque vous prétendez que des personnes n’ont pas le droit au titre de scientifique pour telle ou telle raison, vous donnez bien une définition.
            A partir du moment où des gens font de la recherche universitaire, ils sont bien considérés comme des scientifiques dans leur domaine. Il y a donc plusieurs membres de notre association et des associations soeurs (Biologos) qui sont effectivement scientifiques. Que cela vous plaise ou non.

            « Quant à la réalité du monde universitaire scientifique, je pense la connaître mieux que vous, votre spécialité étant l’histoire. »

            Le monde universitaire fonctionne sur le même principe, que ce soit en histoire ou en sciences dures. Par ailleurs, comme je l’ai signalé, S&F a aussi des universitaires dans les domaines scientifiques et je doute qu’ils me contredisent.

            Enfin, pour ce qui est de ma digression, elle a tout simplement pour but de signaler que le texte de la Genèse n’est certainement pas aussi évident à interpreter que cela et que des indices internes peuvent aussi orienter vers d’autres lectures. A l’occasion, je ferai d’ailleurs un article pour présenter mon point de vue.

            Quant au verset que vous citez, il cadre très bien avec l’interprétation que je propose.

            D’une part votre exégèse ne tient pas compte du contexte. Quand Jésus dit que la graine de sénevé est la plus petite de toutes les semences, tout le monde comprend ce qu’il veut dire et personne ne fera de cette déclaration une vérité botanique.

            D’autre part, dans le NT, nous avons d’autres cas de faits littéraires présentés comme des faits historiques pour le besoin d’une démonstration, sans que cela n’implique une réelle historicité. Le meilleur exemple est la « non-généaologie » de Melkisédek. L’auteur de l’épître aux Hébreux se sert du fait que le texte de la Genèse ne nous dit rien sur les ancêtres de Melkisédek pour affirmer que celui-ci était « sans père, ni mère » et donc semblable au Fils de Dieu. Il y a donc bien un fait littéraire qui est présenté comme fait historique.

          • Francine

            Bonjour David,

            Décidément on a du mal à se comprendre :

            1) Je n’ai jamais dit que des universitaires ayant dûment obtenu leur diplôme dans une discipline scientifique n’avaient pas le droit d’être qualifiés de scientifiques. J’ai dit qu’ils n’ont aucun droit d’associer leur statut de scientifique à la foi évangélique, pour prendre autorité dans l’interprétation des Écritures. Ce diplôme, ils ne l’ont pas obtenu parce qu’étant croyants en Dieu ils auraient contribué d’une manière quelconque à l’avancement de la science. Ils ont suivi des études comme tous les étudiants, passé et réussi des examens, qui n’ont strictement rien à voir avec la foi évangélique. Tout ce qu’ils peuvent dirent en science, un incroyant peut le dire aussi bien, ils n’ont rien découvert en science à cause de leur foi, ils répètent simplement ce que la science a découvert avant eux, sans avoir aucune besoin de la foi. Par conséquent, s’afficher « scientifique » et « évangélique » n’a pas plus de pertinence que s’afficher conducteur de taxi et évangélique, c’est sans rapport. C’est une tentative déguisée de profiter d’un pseudo-prestige intellectuel pour gagner un ascendant dans l’Église.

            2) Le fonctionnement du monde universitaire est effectivement similaire quelles que soient les disciplines, mais pour comprendre ce qu’est la science il est plus pertinent de s’y être impliqué, ce qui n’est pas votre cas.

            3) La citation de Jésus-Christ montre clairement, qu’il ne croyait pas à une création androgyne du premier être humain. Sa parole sur le mariage n’a de sens que dans le contexte d’une humanité clairement distincte du monde animal.

            4) L’auteur de l’épître aux Hébreux ne présente pas comme un fait historique que Melchisédek n’avait réellement ni père, ni mère ; il se sert du fait que sa généalogie reste ignorée pour en tirer une application spirituelle à Jésus-Christ. Mais quand Jésus-Christ fait référence à Adam et Éve pour soutenir l’inviolabilité du mariage, il ne s’agit pas de spiritualité mais de la législation tout à fait concrète et terrestre du mariage, qui n’a pas de pertinence chez les animaux.

            Je suis désolée, d’avoir à vous le dire, mais je ne peux pas considérer comme appartenant à la communion évangélique, quelqu’un à qui on doit expliquer des points aussi élémentaires. Je ne dis pas que vous n’êtes pas chrétien, je dis qu’il vaudrait mieux que vous et vos collègues fondiez une nouvelle dénomination, plutôt que d’essayer de changer la confession de foi des églises issues de la Réforme. Jamais les véritables évangéliques ne renonceront à l’historicité d’Adam et Ève ; le sens et la réalité de la Rédemption en dépendent.

          • S’afficher scientifique évangélique a bien une pertinence, surtout pour ces questions. Quant au fait que le diplôme n’aurait rien à avoir avec la foi, qu’en savez-vous ?
            Une recherche n’est jamais neutre, elle implique toujours la personne même du chercheur. Ce n’est pas parce qu’un non-croyant peut parvenir aux mêmes résultats, que la foi n’a aucune importance. La foi peut être le moteur même de la recherche.

            De mon côté, si je n’avais pas été chrétien, je ne me serai certainement pas lancé dans la recherche universitaire et si vous prenez le temps de discuter avec ces « scientifiques évangéliques » vous verrez que dans bien des cas leur foi a joué un rôle important dans leur parcours.
            Beaucoup se sont intéressés à ces questions justement à cause des difficultés que cela pouvait susciter vis-à-vis de leur foi.

            Ensuite, tout le monde ne peut pas être spécialiste de tous les domaines, il est donc parfaitement normal de se référer à des spécialistes pour avoir une opinion dans les domaines que nous ne maitrisons pas.

            Concernant mon propre parcours, je ne vois toujours pas en quoi mon implication en histoire m’empêche de comprendre la démarche des sciences dures, d’autant que les autres membres de S&F, qui eux sont impliqués dans des disciplines scientifiques (astophysique et génétique notamment) tiennent le même discours. Eux-non plus n’y connaissent rien ?

            Pour ce qui est de la parole de Jésus, encore une fois, elle reste parfaitement valable dans le cas d’une interprétation parabolique des premiers chapitres.

            Enfin, pour ce qui est de votre opinion à mon sujet, vous n’avez pas à être désolé. En revanche, non, je ne compte pas fonder une nouvelle dénomination.
            Je continue à me déclarer comme évangélique et je suis d’ailleurs considéré comme tel par la majorité d’entre eux. Qu’il y ait quelques uns qui pensent le contraire, cela ne me gêne pas vraiment. Il y aura toujours des gens pour considérer ceux qui ne pensent pas comme eux ne sont pas évangéliques. Au début du XXe siècle, beaucoup d’évangéliques américains considéraient que l’on ne pouvait pas être évangélique si l’on n’était pas prémillénariste. Bref, rien de nouveau sous le Soleil.

            Concernant, votre prédiction finale, elle n’engage que vous. De mon côté, je ne doute pas un seul instant que ma position l’emportera dans quelques générations.
            Encore une fois, les déclarations que vous faites, ont déjà été faites dans le passé sur d’autres questions … on voit bien ce qu’il en reste aujourd’hui.

          • Francine

            David,

            Le faites vous exprès de déformer mes propos, ou avez-vous du mal à capter ce je dis ?

            1) La motivation pour se lancer dans des études scientifiques peut trouver sa source dans une curiosité vis-à-vis de la foi biblique, mais le CONTENU du savoir acquis pour l’obtention de ce diplôme est sans rapport aucun avec l’Évangile, l’incroyant le possède tout autant. S’il arrivait qu’à cause de sa foi évangélique un scientifique fasse une découverte pointant l’action de Dieu dans la nature, alors là oui, il serait pertinent de rapprocher son titre de scientifique ET d’évangélique. Mais les personnes de l’association que vous représentez n’apportent en science rien de DIFFÉRENT de ce que la science enseigne sans avoir besoin d’une foi quelconque en Dieu, c’est la répétition de ce chacun peut lire sur Wikipédia. Dès lors le rapprochement science ET foi, est usurpé ; il devient évident que son but n’est pas de faire progresser la science en mettant en évidence l’intervention de Dieu, mais de gagner une audience chez les évangéliques, chez ceux qui croient DÉJÀ en Dieu. Les autres n’ont pas besoin de s’informer de ce que S&F dit sur l’évolution ; c’est archiconnu, et de fait S&F n’a aucun crédit chez les scientifiques, s’ils veulent se tenir au courant des derniers progrès ils vont sur d’autres sites.

            2) Quand quelque chose vous dérange, il suffit pour vous de ne pas y répondre, le contraire de l’attitude scientifique, qui cherche toujours à creuser. Je vous ai mis en gras les mots mâle et femelle employés par Jésus dans Matthieu 19.4 ; et vous continuez à prétendre qu’il parlait de façon parabolique sur le mariage !

            3) L’usage de l’adjectif évangélique pour qualifier la fidélité à l’Écriture n’a pas commencé avec les prémillénaristes américains. Il a été employé dans ce sens dès les premiers siècles, et a connu un renouveau à l’époque de la Réforme, la « religion » du retour à la Bible étaient appelée l’évangélique, et effectivement les réformés ne considéraient pas ceux qui pensaient différemment d’eux, c-à-d les catholiques, comme faisant partie des leurs, des évangéliques. La Rédemption d’une humanité sortie d’un seul sang, le rachat d’une famille unique de créatures faites à l’image de Dieu dans laquelle le Fils éternel de Dieu est venu s’incarner, n’est pas un dogme secondaire de la foi évangélique, mais une colonne inébranlable. Puisque vous chechez à la saper dans l’esprit de ceux qui vous lisent, je ne peux pas vous considérer comme un évangélique ; ni comme un scientifique par ailleurs.

          • Bonsoir Francine,

            1) Visiblement vous êtes adepte du Dieu bouche-trou. Ceci explique pourquoi nous ne comprenons pas.

            2) Je vous remercie de cette mise en gras, mais cela ne change rien à mes propos. Je vous rassure, je sais très bien lire un texte.

            3) Le terme d’évangélique existant avant même la Réforme, il n’y a aucune raison pour que les Réformés l’accaparent et le monopolisent. Au passage, je rappelle qu’au XXe siècle, les Réformés ont plutôt eu tendance à rejeter ce terme. C’est d’ailleurs pour cette raison que dans son nom originel la faculté d’Aix ne l’avait pas mentionné.

            4) Enfin pour ce qui est de votre considération à mon égard, j’ai bien compris votre opinion, il n’est pas nécessaire de la répéter à chaque message.

            Quant à votre « colonne inébranlable », dans quelques générations, il n’en restera plus grand chose. C’est pour cela que je ne vais pas m’épuiser à batailler avec vous sur ce point.

          • Francine

            Bonsoir David,

            1) Je sais que vous êtes jeune… néanmoins vous devriez vous sentir trop larbin d’avoir à répéter la vieille scie de Benoit Hébert : « Dieu bouche-trou« . Un peu de fierté, quoi, David Vincent ! vous ne produirez jamais rien d’original si vous piquez toujours les idées des autres. De plus quand on sait que c’est cette même rengaine du Dieu bouche-trou que S&F ressert à un généticien du niveau d’André Eggen, on comprende ce qu’elle vaut.

            2) C’est pas une réponse, c’est une fin de non recevoir.

            3) C’est pas une réponse non plus : l’adjectif évangélique a pris au cours du temps la signification de fidélité à la Bible, tout comme en français l’expression : « Parole d’Évangile ! » exprime la certitude absolue d’un chose, que celui qui l’emploie soit croyant ou non ; il n’y a pas d’accaparement c’est la sagesse interne et collective de la langue qui fait l’équation naturelle entre Évangile et Vérité. Au cours du 19° beaucoup d’églises réformées sont devenues libérales, c-à-d qu’elles rejetaient une grande partie des miracles bibliques, comme vous faites avec Adam, il est donc parfaitement logique que l’adjectif évangélique continue à être associé à l’acceptation inconditionnelle de l’action surnaturelle de Dieu.

            4) Rassurez-vous, dans quelques générations, les premiers chapitres de la Genèse seront toujours debout, dans leur splendide majesté ; appuyée sur le socle de la création souveraine du premier Adam à l’image de Dieu, la colonne de la Rédemption n’aura pas vacillé, et des multitudes descendues du premier couple continuerons à s’y ajouter, rachetées par le sang du dernier Adam.

            Mieux, dans une génération seulement, vous serez devant le Seigneur, qui ne vous reprochera pas d’avoir cassé le vase de Soissons sans-doute, mais peut-être d’avoir essayé de tagger le bas de sa colonne avec une sale graffiti : Dieu bouche-trou. Alors, n’osant lever les yeux, vous balbutierez : « Seigneur, j’étais jeune… Benoît Hébert… ». Et le Seigneur, je pense, ne vous permettra pas d’en dire davantage : « Ça suffit ! n’en parlons plus… »

          • Bonjour Francine,

            1) Je doute que ce soit Benoît qui ait inventé cette expression et pour tout vous dire, je n’avais pas remarqué cette habitude à l’utiliser. Cela dit, puisqu’elle s’applique parfaitement à votre cas, j’aurais tort de ne pas l’employer. Il n’y a rien de « larbin » à reprendre les bonnes idées des autres.

            2) Tout à fait. Ayant un blog et comptant publier des articles sur ce sujet, il serait dommage de tout mettre en commentaires.

            3) Evidemment. Mais comme je vous l’ai dit, je considère ma position comme tout à fait fidèle à la Bible. Simplement, je rejette votre interprétation.

            Par ailleurs, si vous relisez bien mon poste vous verrez que ce ne sont justement pas seulement les Eglises libérales qui ont rejeté le terme « évangélique », mais les Réformés dans leur ensemble, y compris les confessants, qui préféraient se qualifier d’orthodoxes.

            Encore aujourd’hui vous trouverez un certain nombre de protestants luthériens ou confessants qui rejettent ce terme car ils l’associent avec l’anabaptisme (ou aux sectes américaines contemporaines).

            A l’inverse, je peux aussi signaler que le terme d’évangélique est aussi utilisé par d’autres comme synonyme de « protestant » et peut désigner des Eglises ou des personnes parfois très libérales.

            Dans tous les cas, votre tentative d’accaparement n’a aucune justification et est vouée à l’échec.

            4) Rassurez-vous, encore une fois, je n’ai rien contre les premiers chapitres de la Genèse. La seule chose qui tombera sera votre interprétation.

          • Francine

            Bonjour David,

            1) Il ne l’a pas inventée, mais elle est récurrente sur S&F, que vous lisez ; ce n’est pas une bonne idée, mais une expression toute faite pour évacuer la possibilité du surnaturel.

            2) Blog ou pas, Jésus affirme que le mariage a été institué du Créateur entre le premier homme et la première femme. S’ils n’ont pas existé son argument est sans valeur.

            3) C’est encore hors sujet : il ne s’agit pas de savoir qui s’attribue ou rejette l’étiquette évangélique, mais de faire face au fait qu’en niant la création spéciale d’Adam et Eve, S&F ne se situe plus dans le crédo des églises dites évangéliques, mais cherche à y rester en espérant le changer. Il serait plus honnête de partir et de changer d’enseigne.

            4) Vous n’avez peut-être rien contre les premiers chapitres de la Genèse, mais les premiers chapitres de la Genèse ont quelque chose contre vous : vous avez mangé du fruit de l’arbre de S&F, et vos chevilles se sont enflées.

  • jerome Laffez

    Bonjour.
    Ça me rassure, je ne suis pas le seul à raconter cette histoire historique comme cela. C’est une position respectable autant que je respecte que d’autres puissent exister, l’échange est toujours une bonne chose.
    Si Adam et Ève étaient parfait (autant que cela puisse l’être pour une créature avec un libre arbitre pour croquer le fruit défendu), la déchéance dû au péché, l’impact de cette « fameuse » consanguinité n’avait pas encore d’effet quantifiable ou visible par les contemporains des personnages non fictifs dont on parle. Oui j’ai fait une très longue phrase mais je me soigne.

    • El Mosquitaire

      Bonsoir Jérôme.

      Je pense pareil vis-à-vis de l’effet d’un impact très peu marqué à l’époque : il est aussi possible qu’Adam et Eve (et leurs descendants) aient eu un patrimoine génétique hyper développé, ce qui réduit considérablement les effets de la consanguinité.
      (faudrait que je me fasse soigner pour mes phrases trop longues, non ?)

      Fraternellement,

      Allan

  • Lopez bruno

    Merci Guillaume pour ce sujet interressant. Jai bien aimé ton approche et les references que tu as donné elles sont pertinentes. Lequilibre est aussi là dans tes reponses.
    En tout cas jai appris beaucoup de choses et cest toujours le cas dans tous les audio.
    Bon travail et soit bénis

  • Lopez bruno

    Merci Guillaume pour ce sujet interressant. Jai bien aimé ton approche et les references que tu as donné elles sont pertinentes. Lequilibre est aussi là dans tes reponses.
    En tout cas jai appris beaucoup de choses et cest toujours le cas dans tous les audio.
    Bon travail et soit bénis

  • Eh bien, on ne s’ennuie pas sur cette page ! Je retrouve la véhémence habituelle – et tant appréciée – de Francine qui sait mettre un doigt habile là où ça fait mal ! (Quoique là, il me semble discerner aussi des crocs acérés sous le chapeau gentillet ? Tss, tss ! :-)) Merci Guillaume d’avoir eu le courage de défendre une thèse si peu en vogue, mais à laquelle je souscris aussi pleinement jusqu’à ce qu’on puisse me convaincre du contraire…

    • « Si peu en vogue » : elle est, à l’heure actuelle, ultramajoritaire dans le monde évangélique.

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