Comment les premiers lecteurs de la Genèse lisaient-ils les récits de la création ?

Florent Varak et Guillaume continuent leur série sur la Genèse et la création. Après avoir présenté les principales positions chrétiennes concernant l’existence d’Adam, ils ont abordé les deux grands types de lectures possibles du texte de Genèse 1-3 (les lectures « littéraires » et les lectures davantage « littérales »).

Mais une question peut-être encore plus pertinente mérite d’être posée : comment les premiers lecteurs du texte du Pentateuque lisaient-ils cette section ? Y-voyaient-il un cadre littéraire, une forme d’allégorie ? Ou bien, au contraire, lisaient-ils Genèse 1-3 comme de l’histoire, un récit décrivant des faits de manière littérale ?

 

 

Florent et Guillaume estiment que les premiers lecteurs de la forme canonique du Pentateuque, de la forme canonique de l’Ancien Testament, et du canon biblique dans son ensemble lisaient cette section littéraire de manière historique. Voici les éléments qui les conduisent à penser de la sorte :

(1) Une série d’indices internes au Pentateuque
(2) Une série toute aussi probante d’indices externes au Pentateuque
(3) Plusieurs indices très clairs issus du Nouveau Testament

 

Prenez le temps d’évaluer chacun des arguments proposés dans ce podcast ? Qu’en pensez-vous ? Quel est votre point de vue ? A vos commentaires 😉

Rendez-vous la semaine prochaine pour un nouvel épisode d’Un pasteur vous répond sur la création, avec Florent Varak et Guillaume Bourin.

 

 

Florent Varak est pasteur, auteur de plusieurs livres , conférencier, professeur d’homilétique à l’Institut biblique de Genève, enseignant à l’Ecole biblique de Lyon et nouveau directeur international du développement des églises évangéliques des Frères (Encompass). Retrouvez ses podcasts hebdomadaires, “Un pasteur vous répond”, chez nous amis de Toutpoursagloire.com. Il est diplômé d’un master en théologie de la faculté Master’s Seminary et il est actuellement candidat au doctorat à la Faculté Libre de Théologie Évangélique de Vaux-sur-Seine.

 

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l’un de ses administrateurs actuels. Guillaume dirige également les formations théologiques #Transmettre dans l’espace francophone. Il s’intéresse particulièrement à l’intertextualité et à l’exégèse de l’Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Il est titulaire d’un master en théologie (M.Div.) et d’un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

 

 

 

>> Ressources additionnelles du Bon Combat : 

 

>> Bibliographie sélective :

Voici les ouvrages que nous considérons « indispensables » sur la question. Certains privilégient le consensus scientifique actuel et d’autres prennent une position plus littérale quant à Adam et Eve. Si vous désirez suggérer une publication ou un ouvrage que nous aurions omis, écrivez-nous.

  • Barrett, Matthew J.  et Caneday, Ardel (s. dir), Four Views on the Historical Adam (2013). Un recensement des 4 positions principales accompagné d’une analyse croisée.
  • Berthoud, Jean-Marc, Creation, Bible, et Science, L’âge de l’homme, 2008.
  • Berthoud, Pierre, En quête des origines, Excelsis, 2008.
  • Blocher, Henri, Révélations des Origines, Presses Bibliques Universitaires, 2001.
  • Jaeger, Lydia (s. dir), Adam qui es tu ?, (2013), 216 pages. Une série d’essais de scientifiques et d’érudits évangéliques priligégiant le consensus scientifique actuel.
  • Jaeger, Lydia, Ce que les Cieux racontent, Excelsis, 2008.
  • Moreland J. P. (philosophie), Meyer, Stephen C. , Shaw, Christopher, Gauger, Ann K.  (science), et Grudem, Wayne (Bible/théologie), s. dir., Theistic Evolution, A Scientific, Philosophical, and Theological Critique, Crossway, 2017. 1001 pages. Un ouvrage multidisciplinaire remarquable qui contre avec précision le consensus darwinien.
  • Mortenson, Terry, Searching for Adam: Genesis & the Truth About Man’s Origin, Master Books, 2016, 608 pages. Une défense multidisciplinaire de la position créationiste la plus littérale.
  • Nevin, Norman C., Should Christian Embrace Evolution ?, P&R publishing, 2011
  • Richelle, Matthieu, Comprendre Aujourd’hui, Genèse 1-11 , Edifac, 2013
  • VanDoodewaard, William, The Quest for the Historical Adam: Genesis, Hermeneutics, and Human Origins, Reformation Heritage, 2015, 400 pages. Une description fascinante de l’histoire de l’interprétation chrétienne d’Adam et Eve. Fascinante parce que la notion de peuples préadamiques précède de longtemps l’émergence de la science moderne.
  • Williams, Peter, “L’absence de soufrance avant Adam”, La Revue Réformée, N° 276 .

 

 

Processed with VSCOcam with f2 preset

Abonnez-vous


LOGO-iTunes-REAL

soundcloud_460x290

12065637851779660844srd_rss_logo-svg-med

 

<p>“Que dit la Bible ?” est le podcast hebdomadaire du blog Le Bon Combat. Retrouvez l’ensemble des questions posées et de nos entretiens sur l’onglet dédié, en haut et à droite de la barre de menu du site !</p>

  • QUe pensez-vous de l’interprétation analogique des jours (comme le 7ème jour est sans fin et non pas un jour de 24h, la période où Dieu ne crée plus, les 6 autres jours ne sont pas forcément littéraux, mais il y a toujours un ordre chronologique et o ne peut savoir avec certitude la période de chaque « jour »), l’interprétation de Poythress et de John Colin ?

    • Francine

      L’interprétation analogique des jours de la Genèse est bien plus ancienne que Poythress et John Colin ! Déjà Augustin considérait qu’il ne fallait pas interpréter la semaine créationnelle littéralement : https://en.wikipedia.org/wiki/Day-age_creationism
      Au 18° siècle, la géologie a commencé à prendre son essor, et la lecture jour-âge a connu un regain d’intérêt ; puis elle a été discutée et le plus souvent adoptée dans le milieu protestant évangélique durant tout le 19°s. Poythress et Colin n’apportent absolument rien de nouveau du point de vue exégétique ou scientifique.

      De toute façon ce qui fait avancer en science ou ailleurs, ce n’est pas « ce qui marche », c’est ce qui ne marche pas. Biologos passe son temps à répéter que Bible et interprétation de l’histoire de la vie sur terre par la science sont parfaitement compatibles. Mais si c’est vrai, à quoi sert leur discours ? il suffit d’accepter sans discuter l’orthodoxie scientifique sans aller s’embarrasser du récit de la Genèse. Heureusement, la Bible est remplie de détails « qui ne marchent pas » : Isaac vivant 180 ans ! comment allez-vous réinterprétez cet âge analogiquement ? en allant dans l’autre sens pour le coup ? des années-mois par exemple ? il serait mort à 15 ans ! c’est idiot.

      Penser, c’est dire non, a écrit le philosophe Alain. Quand le souci n’est que d’être vu dans le bon camp, il suffit de dire oui.

%d blogueurs aiment cette page :