10 manières de prier comme Jésus

Depuis quelques semaines, je tente de lister quelques sujets de prières sur un thème précis. Jusqu’ici j’ai proposé les listes suivantes :

 

Cependant, je ne me suis pas encore arrêté sur la question la plus fondamentale, à savoir comment prier ? C’est pourtant l’une des principales requêtes des disciples de Jésus, en particulier lorsqu’ils lui demandent, “enseigne-nous à prier”( Luc 11.1). La réponse du Maître est bien connue: il s’agit du Notre Père.

Voici donc cette semaine dix prières découlant naturellement de ce modèle par excellence. Comme je l’ai indiquer dans un précédent article, le Notre Père est avant tout une prière communautaire. C’est pourquoi j’utiliserai la première personne du pluriel, cette semaine.

(1) Apprends-nous à t’appeler Père. Christ engage ses disciples à appeler Dieu “Notre Père”, les invitant ainsi à partager son intimité particulière avec lui. Prions que Dieu nous conduise toujours davantage dans cette intimité !

(2) Inscris en nous la pensée que tu n’es pas de ce monde. « Notre Père, qui es aux cieux » : le Dieu que nous servons est « au ciel », il n’est pas de cette création. Certes, il en est à l’origine, et il la contrôle en tout point. Mais il en est radicalement distinct, il est ce Dieu « qui habite une lumière inaccessible, que nul homme n’a vu ni ne peut voir, à qui appartiennent l’honneur et la puissance éternelle » (1 Tim 6.16)

(3) Conduis-nous à sanctifier ton nom. “Que ton nom soit sanctifié” : Le nom de Dieu reflète son caractère divin et résume l’ensemble de ses attributs. Thomas Watson : « Bien que nous ne puissions rien ajouter à la gloire de Dieu, nous honorons et sanctifions son nom lorsque nous l’adorons et l’élevons du milieu de ce monde, révélant ainsi quelques aspects de son caractère majestueux et de la réalité de son existence aux yeux remplis de sommeil de ceux qui vivent sans Christ dans le monde. » Prions pour que nous soyons capables de sanctifier ainsi le nom de notre Dieu.

(4) Incline nos coeurs à hâter ton règne. “Que ton règne vienne” : celui dont le coeur est incliné à prier le Notre Père désire voir le règne de Dieu s’établir pour toujours. Il règne déjà, mais nous attendons encore le complet établissement de son royaume. L’annonce de l’Evangile (Mt 24.14) et la promotion d’une vie sainte (2 Pi 3.11-12) sont autant de moyens par lesquels nous « attendons et hâtons » ce moment. Mais seule la prière peut disposer nos coeurs à ces choses.

(5) Accorde-nous la grâce d’accepter ta volonté. Quand nous prions « que ta volonté soit faite sur la terre comme au ciel », il va de soit que nous engageons à nous y soumettre. Or, en dehors de la grâce de Dieu, il est impossible de « faire plier [notre volonté] aux paroles de sa bouche » (Jb 23.12). Prions donc avec acharnement !

(6) Aide-nous à bien comprendre ta volonté. Quiconque veut se soumettre à la volonté de Dieu doit au préalable bien la comprendre. Or, cela aussi est un don de Dieu. Prions qu’ils nous préserve de l’erreur et nous conduise à une juste compréhension de sa volonté révélée dans sa Parole.

(7) Permets que nous ne manquions de rien. « Donne nous aujourd’hui notre pain quotidien ». Jésus n’a pas ici en vue notre prospérité,  mais notre subsistance. Que la prière d’Agur devienne donc la notre : « Ne me donne ni pauvreté, ni richesse, accorde-moi le pain qui m’est nécessaire. De peur que, dans l’abondance, je ne te renie Et ne dise: Qui est l’Éternel? Ou que, dans la pauvreté, je ne dérobe, Et ne m’attaque au nom de mon Dieu » (Pr 30.8-9)

(8) Dispose notre coeur à pardonner nos offenseurs. C’est l’un des points clés de cette prière : si nous récitons le Notre Père avec un coeur implacable, refusant de pardonner à ceux qui nous ont fait du mal, c’est notre propre arrêt de mort que nous annonçons (Mt 6.15). Pour le pardon de nos propres offenses, il est donc absolument impérieux que nous pardonnions aux autres. Et cela, seul Dieu peut nous en rendre capable.

(9) Conduis-nous à nous repentir devant ceux qui nous avons offensé. De même, nous ne voulons pas pousser les autres à l’endurcissement. C’est pourquoi nous ne tardons pas à nous repentir, si nous avons commis quelque offense. Là encore, c’est un don de la grâce de Dieu pour lequel nous ferions bien de prier.

(10) Fais de la manifestation de ta gloire notre priorité. L’ensemble du Notre Père tend vers ce point : la manifestation de la gloire de Dieu. Ne nous y trompons pas, c’est notre bien et notre plaisir suprême que Jésus a en vue, mais ils passent invariablement par la manifestation et la proclamation de la gloire de Dieu, comme cette prière nous y invite. Car « Dieu est non seulement glorifié par la manifestation de sa gloire, mais également par la joie qu’elle suscite » (Jonathan Edwards).

 

 

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Guillaume Bourin est pasteur de l'Église réformée baptiste de la Trinité, à Montréal (Québec, Canada). Il s'intéresse particulièrement à l'exégèse et à l'intertextualité de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse).