Âmes abattues, prenez courage : l’Eternel change le mal en bien !

Cette semaine, nous regardons ensemble le 3ème chapitre du livre de Ruth. À la fin du chapitre 2, nous avons quitté Ruth et Naomi bien encouragées : Ruth sait qu’elle va avoir un endroit sûr pour glaner jusqu’à la fin de la moisson, et qu’elle collectera bien plus d’orge qu’elle ne l’aurait fait en temps normal. Plusieurs semaines de travail sont encore devant elle.

Le chapitre 3 situe les évènements à la toute fin de la moisson, soit plusieurs semaines plus tard. La situation des deux femmes reste précaire, et elles vont bientôt perdre toute opportunité de glaner. Certes, il reste ce champ que Naomi a à vendre, mais les deux femmes ne tiendront pas longtemps avec cela…

L’heure est donc aux grandes décisions : que doivent faire Naomi et Ruth pour leur avenir ?

 

Dans l’étude de ce passage, nous découvrons que :

  • Naomi élabore une stratégie pour que Ruth se rapproche de Boaz. Mais cette stratégie est risquée et terriblement ambigüe…
  • Ruth choisi d’obéir à sa belle-mère, mais nous voyons, dans le déroulement de l’action, qu’elle s’en écarte sensiblement.
  • L’incroyable réaction de Boaz surprend le lecteur, et lui montre encore une fois ce que Yahweh attend de ceux qui souhaitent être fidèles à son alliance.
  • Malgré son stratagème choquant, Naomi se retrouve finalement comblée…

 

Yahweh, dans ce passage, semble absent. A part la bénédiction et le serment faits par Boaz, aucun n’indice direct ne paraît révéler sa présence. Cependant, toute l’histoire sert à le présenter comme le Dieu qui change le mal en bien.

Découvrez pourquoi en écoutant ce message.

 

ÉCOUTEZ CETTE PREDICATION ICI

 

 

>> Retrouvez les six messages de cette série sur Le Bon Combat : 

 

>> Diffusion : 

  • Sur les ondes au Québec sur CFOI FM : Quebec 104.1 / St-Jérôme 102.9 ou en direct sur le web
  • Via la chaîne de podcasts “Parole proclamée” sur Itunes

 

>> Voici ma traduction du passage  de Ruth 3:1-18 :

Naomi, sa belle-mère, lui dit : “Ma fille, ne dois-je pas te chercher un lieu de repos qui te sera bon ? Et maintenant, Boaz n’est-il pas notre parent, lui avec les servantes de qui tu as été ? Voici, il vanne l’orge sur l’aire, cette nuit. Tu vas te laver, te parfumer, tu mettras ton meilleur manteau et tu descendras dans l’aire. Ne te fais pas reconnaître de l’homme tant qu’il n’a pas terminé de manger et de boire. Lorsqu’il s’étendra et que tu connaîtras le lieu où il s’est couché, tu entreras et tu découvriras la place de ses pieds et tu te coucheras. Et alors il te dira quoi faire.”

Et elle répondit : “Tout ce que tu dis, je le ferai.” Elle descendit sur l’aire et fit tout ce que sa belle-mère lui avait ordonné.

Boaz mangea et but et son cœur fut égayé. Il alla se coucher à l’extrémité du tas. Alors, elle entra furtivement, découvrit la place de ses pieds et se coucha. Et voici qu’au milieu de la nuit, l’homme se mit à trembler et à s’agiter. Or, voici qu’une femme était couchée à la place de ses pieds.

Il lui dit : “Qui es-tu ?” Elle lui répondit : “C’est moi Ruth, ta servante. Etends ton aile/ton manteau sur ta servante car tu as le droit de rachat.” Il lui dit : “Bénie sois-tu par Yahweh, ma fille, ce dernier hesed de ta part est encore meilleur que le premier. Tu n’as pas été après les jeunes gens, pauvres ou riches. Maintenant ma fille, ne crains pas : ce que tu diras, je le ferai pour toi. En effet, toute la porte de mon peuple sait que tu es une femme de valeur. Mais maintenant, même s’il est vrai que j’ai le droit de rachat, un autre l’a et il est plus proche que moi. Passe la nuit (ici). Si, au matin, il exerce son droit de rachat sur toi, très bien ! qu’il te rachète. Mais s’il ne désire pas te racheter, par la vie de Yahweh moi je le ferai ! Reste couchée jusqu’au matin.”

Elle resta couchée à la place de ses pieds jusqu’au matin, mais elle se leva avant que l’on puisse se distinguer l’un l’autre, car [Boaz] se disait : “Qu’on ne sache pas qu’une femme est venue sur l’aire !” Il lui dit : “Tend le vêtement que tu portes et tiens-le.” Elle le tint pendant qu’il mesurait six mesures d’orge. Il l’en chargea, puis il rentra en ville.

Elle revint chez sa belle-mère. Elle lui dit : “Qui es-tu ma fille ?” Alors elle lui raconta tout ce que l’homme avait fait pour elle, et elle ajouta : “il m’a donné ces six mesures car, m’a-t-il dit : ‘Ne rentre pas à vide chez ta belle-mère’.” Elle lui répondit : “Ma fille, reste ici jusqu’à ce que tu saches comment l’affaire terminera. Car cet homme ne sera pas tranquille qu’il n’ait terminé cette affaire aujourd’hui même.”

 

 

<p>Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l’un de ses administrateurs actuels. Il s’intéresse particulièrement à l’intertextualité et à l’exégèse de l’Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat en Ancien Testament à l’Université d’Aberdeen (Ecosse).</p>

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