Dieu n’est jamais contre les siens. Même quand ceux-ci s’endurcissent…

Durant tout l’été 2017, je suis à l’Église réformée baptiste de la Trinité (Montreal, Quebec) et nous nous étudions ensemble le livre de Ruth. La semaine dernière, nous nous sommes focalisés sur les 5 premiers versets du livre qui servent d’introduction et qui établissent la trame du livre.

Cette semaine, nous terminons ensemble la lecture du chapitre 1, et nous voyons Naomi et ses belles-filles se mettre en route pour regagner Bethlehem de Juda. Sur le chemin, un dialogue s’ensuit, et Naomi demande à ses belles-filles de retourner en Moab…

 

Dans l’exposition de ce passage, nous découvrons que :

  • Malgré les désobéissances répétées du peuple d’Israël, Yahweh ne les a pas abandonnés pour autant. Il se souvient de son alliance, et il décide de les bénir à nouveau.
  • Nous en apprenons davantage sur la personnalité et la théologie des différents personnages, en particulier celles de Naomi et Ruth. Nous découvrons, sans surprise, que notre propre théologie conditionne significativement la manière dont nous marchons avec Dieu.
  • Le mot ḥeseḏ apparait pour la première fois au verset 8, et dans le contexte son usage est lourd de sens. Plutôt que de le traduire simplement par “amour” ou “bienveillance”, j’ai préféré le laisser tel quel dans ma traduction (voir ci-dessous) et le définir durant le message.
  • Naomi et Ruth ont toutes deux le même objectif : le bien-être de l’autre. Cependant, seule l’une des deux semble avoir compris ce qu’est le ḥeseḏ divin...
  • Naomi est amère, elle est en colère contre Yahweh et s’oppose à lui. Mais Yahweh, lui, n’est pas contre Naomi, et il a décidé de la bénir. La fin de ce premier acte sonne à nouveau comme une note d’espoir : Dieu conserve sa bénédiction à ceux qui lui appartiennent en propre !

 

J’avoue avoir eu beaucoup de mal à avancer dans la préparation de ce sermon. Tant d’expériences personnelles me revenaient à l’esprit… Vous êtes-vous déjà endurcis contre le Dieu de l’alliance ? Peut-être passez-vous actuellement par une telle “phase”…

Frères et soeurs, si tel et le cas, ne vous leurrez pas : Dieu n’est pas contre vous. Il ne cesse de bénir de son ḥeseḏ ceux qui sont en alliance avec lui !

 

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>> Retrouvez les six messages de cette série sur Le Bon Combat : 

 

>> Diffusion : 

  • Sur les ondes au Québec sur CFOI FM : Quebec 104.1 / St-Jérôme 102.9
  • Via la chaîne de podcasts “Parole proclamée” sur Itunes.

 

>> Voici ma traduction du passage  de Ruth 1:6-22 :

Alors elle se leva avec ses deux belles-filles et s’en retourna des plaines de Moab, car des plaines de Moab elle avait entendu que Yahweh avait visité son peuple pour lui donner du pain. Et elle sortit du lieu où elle était, elle et ses deux belles-filles avec elle, et elles se mirent en route pour retourner au pays de Juda.

Naomi dit à ses deux belles-filles : “Allez, retournez chacune à la maison maternelle. Que Yahweh use de ḥeseḏ envers vous comme vous en avez usé envers ceux qui sont morts et envers moi ! Que Yahweh accorde à chacune de vous de trouver le repos/la sécurité dans la maison de son mari.” Puis elle les embrassa. Alors elles élevèrent la voix et pleurèrent.

Elles lui dirent : “Au contraire ! C’est avec toi que nous retournerons vers ton peuple.”

Naomi leur dit : “Retournez mes filles ! Pourquoi viendriez-vous avec moi ? Ai-je encore dans mon ventre des fils qui deviendraient vos maris ? Retournez, mes filles, allez. Vous savez en effet que je suis trop vieille pour être avec un homme. Même si je me disais que j’ai des espérances et que je sois cette nuit avec un homme, et même si j’enfantais des fils, attendriez-vous pour autant qu’ils deviennent grands et vous abstiendriez-vous d’être avec un homme ? Non mes filles, car [ma situation] est plus amère que la vôtre, la main de Yahweh s’est abattue sur moi.

À nouveau, elles élevèrent la voix et pleurèrent. Orpah embrassa sa belle-mère, mais Ruth s’attacha à elle.

Celle-ci lui dit : “Vois, ta belle-sœur est retournée à son peuple et à ses dieux. Retourne après elle.”

Mais Ruth répondit : “Ne me force pas à t’abandonner, à me détourner de toi, car là où tu iras, j’irai, et où tu passeras la nuit je la passerai avec toi. Ton peuple est mon peuple, et ton Dieu est mon Dieu. Là où tu mourras, je mourrai et j’y serai enterrée. Qu’ainsi Dieu me fasse et qu’ainsi il ajoute si ce n’est pas la mort qui me sépare de toi !”

Comme elle voyait qu’elle persistait à aller avec elle, Naomi cessa de lui parler. Elles marchèrent toutes deux jusqu’à leur arrivée à Bethleem.

A leur arrivée à Bethleem, toute la ville fut en émoi à leur sujet. [Les femmes] se disaient : “Est-ce là Naomi ?” Mais elle leur dit “Ne m’appelez pas Naomi, appelez-moi Mara car Shaddaï m’a rendue grandement amère. Comblée je suis partie, vidée Yahweh me fait revenir. Pourquoi m’appelleriez-vous Naomi quand Yahweh me tourmente et Shaddaï me fait du mal ?”

Ainsi revint Naomi, et avec elle Ruth la Moabite, revenant des plaines de Moab. Et elles arrivèrent à Bethleem au début de la moisson des orges.

 

 

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

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