10 choses que tout chrétien devrait savoir sur l’infertilité

Peu d’articles existent sur la question de l’infertilité sur le web évangélique francophone. Nous espérons que celui-ci pourra vous être utile. Article initialement publié sur le site de Crossway le 7 juillet 2018. Traduction : Elodie Bourin.

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1- L’infertilité est une expérience commune

Selon les CDC (Centres de Contrôle et de Prévention des Maladies, USA), environ 7 à 10 % des couples connaissent une certaine forme d’infertilité – un nombre considérable. Pour rendre ce chiffre un peu plus concret, si votre église compte environ 200 familles présentes un dimanche matin, il y a des chances qu’une vingtaine d’entre elles aient connu l’infertilité.

Malgré tous les sentiments contraires, les couples infertiles ne sont pas seuls dans leur expérience. Beaucoup l’ont vécue, et pour certains, c’est une réalité permanente. Il est important que les couples réalisent qu’ils ne sont pas seuls dans leur expérience, et il est important que les églises prennent conscience du nombre de couples qui ont été, ou qui sont, aux prises avec l’infertilité.

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2- Dieu a une mission pour les couples sans enfants

Si vous faites partie des couples incapables de concevoir, Dieu a une mission spéciale pour vous. Il vous a donné une autre façon d’être une famille. En d’autres termes, il ne s’agit pas pas d’un modèle familial inférieur. Ne croyez pas un tel mensonge. L’absence d’enfant peut être une expérience frustrante et blessante, mais, qu’elle soit temporaire ou durable, elle fait néanmoins partie du dessein de Dieu pour vous en tant que couple. Il souhaite qu’ainsi vous soyez témoins de la bonne nouvelle en Jésus-Christ.

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3- Les raisons pour lesquelles Dieu refuse d’accorder des enfants aux couples restent un mystère

Les Écritures nous disent que les voies de Dieu dépassent notre compréhension. Ses voies ne sont pas les nôtres. Les raisons pour lesquelles il retient les enfants lui appartiennent. Nous prions, nous cherchons la faveur de Dieu, sa force, et nous implorons sa grâce. Même les progrès des connaissances médicales ne peuvent pas entièrement expliquer pourquoi certains couples ne peuvent pas concevoir. Les outils et les dépistages les plus sophistiqués de l’histoire de l’humanité sont eux-mêmes limités dans ce qu’ils peuvent nous dire sur le pourquoi et le pourquoi pas de la conception.

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4- Aucune promesse n’est attachée à ce sujet aux récits de la Bible

Les récits bibliques dans lesquelles des personnes infertiles enfantent ne sont pas des promesses implicites d’avoir des enfants, mais la preuve de l’engagement de Dieu envers son alliance et du soin qu’il porte à ses enfants.

Il est important de ne pas lire les récits d’infertilité dans les Écritures comme des promesses divines d’avoir un enfant. Les récits sont profondément édifiants et instructifs, mais ils ne peuvent être revendiqués de la sorte. Nous apprenons que Dieu se préoccupe de l’espèce humaine et de la transmission des générations. Nous apprenons la fidélité intraitable de Dieu à l’alliance avec son peuple élu. Mais nous ne trouvons pas dans ces passages des promesses individuelles d’enfantement. Et en tout cas, en tant que membres de la nouvelle alliance, même les buts de la procréation sont réinterprétés. L’alliance de grâce ne dépend pas du maintien de notre postérité physique.

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5- La parentalité – et même le désir d’être parent – est soumise à Jésus-Christ et à sa mission

C’est là ce que les disciples de Jésus-Christ sont en premier lieu, des disciples, puis ils assument une série d’autres rôles associés. En fait, être un disciple façonne la manière dont nous devons assumer ces rôles. Cela s’applique aux couples avec et sans enfant. Le désir d’être parent —et le fait d’être parent— reste soumis à Jésus et à sa mission. Nous devons nous repentir des conditions ou des exigences que nous plaçons pour définir comment ou quand nous sommes disciples du Christ.

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6- En tant que membres du corps de Christ, nous faisons partie de la famille de Dieu

Aucun chrétien n’est sans famille. Cette image est l’une des principales façons dont l’apôtre Paul décrit l’église. Les disciples de Jésus-Christ ne sont pas seuls. Ils vivent avec les autres. Même ceux qui n’ont pas de famille biologique ou d’enfant font partie intégrante de la famille de Dieu.

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7- L’infertilité nous rappelle que nous ne sommes pas aux commandes

Nos semblables sont enclins à penser que nous pouvons contrôler ou neutraliser les circonstances de la vie. Tant d’éléments de la nature ont été apprivoisés, tant de défis existentiels ont été vaincus… Et pourtant il y a tant de choses dans notre expérience ordinaire qui échappent réellement à notre contrôle. L’infertilité constitue l’un de ces rappels que nous ne sommes pas aux commandes. Nous prenons les moyens à notre disposition et nous attendons des résultats positifs. Aucune intensité d’effort ou de force de volonté ne peuvent faire qu’un enfant vienne à naître. Nous attendons, nous faisons confiance et nous prions, cherchant Dieu pour la vie.

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8- Les mythes de la conception ne sont que des mythes

Les couples infertiles reçoivent toutes sortes de conseils pour concevoir, et tous ne sont pas toujours sages. Les conseils populaires vont de « cessez d’essayer si fort » à « adoptez, et certainement, vous concevrez ». La plupart de ces donneurs de conseils sont bien intentionnés, mais les conseils sont dans l’ensemble trompeurs. Il n’y a pas de formule magique pour concevoir.

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9- Ce n’est pas parce qu’il existe des techniques d’Assistance Médicale à la Procréation (AMP) qu’il faut les utiliser

Parfois, nous avons tendance à penser que, parce qu’une forme de traitement est disponible, nous devons en bénéficier. Ce n’est pas nécessairement vrai. Les différentes formes d’aide à la procréation proposées aux couples infertiles ne sont pas des traitements du même type que la chimiothérapie pour un cancer ou ce de la chirurgie orthopédique pour une rupture du ligament croisé antérieur. Les techniques d’Assistance Médicale à la Procréation comme la FIV (Fécondation in Vitro) sont des formes optionnelles de traitement. L’infertilité n’est pas une maladie ou un traumatisme. Certains traitements peuvent servir de remède, d’autres non. Mais sa simple disponibilité n’est pas suffisante pour justifier son utilisation.

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10- La fécondation in vitro (FIV) comporte de profondes complexités éthiques

La FIV n’est pas éthiquement neutre. Elle a un historique de recherche et de développement. Elle a un processus – un processus qui mérite une évaluation éthique sérieuse et minutieuse. L’utilisation de la FIV implique l’acceptation de risques éthiques évidents. La parentalité peut prendre d’autres formes, comme l’adoption, qui n’impliquent pas de risques moraux.

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Matthew Arbo (PhD, Université d’Edimbourg) est professeur adjoint en études théologiques et directeur du Center for Faith and Public Life de l’Oklahoma Baptist University. Lui et sa famille sont membres de l’église Frontline Church à Oklahoma City (Oklahoma, USA).

 

 

 

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