10 vérités à connaître sur ce que la Bible enseigne au sujet de l’homme et de la femme

Suite à la publication en français de la Déclaration de Nashville, ce rappel d’Andreas et Margaret Elizabeth Köstenberger tombe à point nommé. Il a été publié sur le site de l’éditeur Crossway le 1er août 2016 (traduction : Elodie Meribault).

Voici 10 choses que vous devez connaître quant à la manière dont la Bible présente la masculinité et la féminité.

 

 

1- Nous avons été créés hommes et femmes selon le plan divin de Dieu.

Selon le récit de la création que nous trouvons dans la Genèse, Dieu a créé l’humanité en deux genres : masculin et féminin (Gen 1:26‑28). La masculinité et la féminité sont créationnelles, non contractuelles. Elles sont divinement instituées, non pas socialement définies. Notre identité de genre ne peut donc pas être tout simplement renégociée comme on rééchelonnerait un contrat d’hypothèque ou comme on reprogrammerait un rendez-vous manqué. Dieu nous a créés, et nous sommes ses créatures, en tant qu’hommes et femmes.

 

2- Nous avons été créés hommes et femmes selon la ressemblance de Dieu.

La manière dont l’humanité a été organisée en deux genres reflète mystérieusement la nature de Dieu. Bien qu’ils partagent leur humanité, l’homme et la femme sont uniques ; pour autant, ils ne sont pas identiques, mais complémentaires. Cette complémentarité reflète une facette de la nature de Dieu. Dieu est lui aussi unité dans la diversité (un Être en trois Personnes, égales entre elles, distinctes en rôle). Cette unité dans la diversité est merveilleusement symbolisée par le mariage humain, par lequel deux êtres deviennent une seule chair (Gen 2:24‑25).

 

3- L’homme a été créé le premier, et a pour responsabilité la direction.

Les Écritures nous apprennent que l’homme a été créé le premier, par un acte créationnel divin, et qu’il lui a été donné la responsabilité de dominer ; suite à cela, la femme a été créée à partir de l’homme (Gen 2:5‑9) et pour l’homme (Gen 2:18‑20). L’homme a pour rôle la domination de la terre, et il lui est donné pour nom « Adam » ; nom à l’origine de celui de la race humaine. Dieu demande des comptes à l’homme et le tient responsable de la chute.

 

4- L’homme et la femme sont partenaires dans l’exercice de leur domination sur la création de Dieu.

L’homme et la femme ont conjointement reçu de Dieu le mandat de se multiplier, de peupler la terre et de la dominer. Dieu les a créés comme de véritables partenaires, et ce partenariat englobe le leadership de l’homme et le soutien et la participation de la femme, de telle manière que les deux travaillent en tandem, de manière complémentaire. Ce sincère partenariat peut aujourd’hui être reflété par un homme exerçant un leadership dévoué, sans écraser sa femme mais plutôt en l’encourageant à être une participante active au ministère tout en respectant les limites imposées par la Parole.

 

5- Ce que nous sommes, en tant qu’hommes et femmes définit le cœur de notre existence, pas uniquement son enveloppe.

Ayant été créés hommes et femmes, nous sommes des époux et des épouses, des pères et des mères, des fils et des filles, des sœurs et des frères. Notre vie doit donc être vécue selon et au travers de nos identités de genre divinement créées. Aucune n’est superficielle, elle est ancrée en nous, affectant ce que nous sommes en tant que personnes, en tant que membres d’une famille, d’une église et en tant que citoyens. Si l’évangile s’étend à tous sans distinction, nous ne cessons pour autant jamais d’être des hommes et des femmes.

 

6- La chute a déformé, corrompu et confondu notre identité en tant qu’hommes et femmes.

Les hommes et les femmes sont censés vivre selon leur genre, dans l’unité et la diversité. La chute a détruit cette perspective. De relations de genre rompues, des extrêmes tels que la domination de la part de l’homme ou de la femme résultent. Seuls ceux qui sont rachetés en Christ peuvent espérer une réparation dans le but de vivre le plan de Dieu. Gardons toujours à l’esprit que notre problème principal est le péché, non pas une erreur de genre, ou une corruption de la création originelle parfaite. Ceci étant, même l’humanité déchue continue de laisser entrevoir le plan parfait de Dieu.

 

7- Le plan de Dieu est le bon.

Le plan créationnel de l’humanité en deux genres ne peut pas être amélioré ! Les voies de Dieu sont de loin supérieures aux nôtres. Le dessein de Dieu pour l’homme et la femme — exprimé par le leadership masculin et le partenariat féminin — exprime sa beauté, sa sagesse et sa bonté. Par la foi, et par la foi seule, nous pouvons nous appuyer sur lui afin de vivre selon ce schéma dans nos relations les uns avec les autres.

 

8- L’enseignement biblique sur le plan de Dieu pour l’homme et la femme est suffisant et cohérent.

De la Genèse à l’Apocalypse, la Bible dépeint une image uniforme de ce que signifie être un homme ou être une femme. Le schéma duel du leadership masculin et du partenariat féminin imprègne les Écritures entières : la création, la chute, la rédemption en Christ, et enfin, la consommation finale.

Les spécialistes des relations maritales bibliques ont mis en avant une théologie du genre solide, en examinant les textes clés grâce à des principes herméneutiques fiables et en considérant les influences historiques importantes dans leur enseignement biblique sur la masculinité et la féminité.

 

9- Chaque génération doit symboliser et enseigner le plan de Dieu pour l’homme et la femme à la génération suivante.

Selon le plan de Dieu, l’homme doit diriger sa famille, les pères doivent enseigner à leurs fils une masculinité biblique qui honore Dieu, et les mères, enseigner à leurs filles une féminité biblique qui honore Dieu. Et cela doit se faire non seulement dans la famille naturelle, mais aussi dans la famille élargie, c’est-à-dire, l’église (voir Tite 2), en particulier dans les cas où la structure familiale est brisée. Comment préparons-nous nos fils et nos filles à vivre le plan divin pour l’homme et la femme ? Comment nos églises pourraient-elles le faire sans modèles de ces rôles ?

 

10- Les tendances culturelles actuelles reflètent la déchéance de l’humanité et la rébellion qui s’enracine contre le Créateur et son plan pour l’homme et la femme.

Les tendances culturelles actuelles telles que le mariage pour les personnes du même sexe, la transidentité ne sont que des symptômes — le véritable problème est le rejet du Créateur de la part de l’humanité (Romains 1). La raison autonome et libertaire humaine insiste sur son droit de se définir elle-même en opposition et en rébellion contre Dieu. Malheureusement, le cœur du problème — la rébellion — sera pour les rebelles synonyme de jugement éternel, à moins qu’ils ne placent leur confiance en Christ. En tant que croyants, par la grâce et par le moyen de la foi, nous avons le privilège de leur montrer le plan de Dieu en vivant selon son sage et merveilleux plan, aux yeux d’un monde vaincu par le péché, qui se languit désespérément du salut.

 

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Cet article est un extrait adapté de Andreas J. Köstenberger et Margaret Elizabeth Köstenberger, God’s Design for Man and Woman: A Biblical-Theological Survey, Crossway, 2014 (en anglais uniquement).

 

Andreas J. Köstenberger (PhD, Trinity Evangelical Divinity School) est enseignant-chercheur en Nouveau Testament et en théologie biblique à la faculté Southeastern Baptist Theological Seminary, à Wake Forest, en Caroline du Nord. Auteur prolifique et spécialiste évangélique de premier ordre, il est également éditeur du Journal of the Evangelical Theological Society (JETS). Il est le fondateur de Biblical Foundations, un ministère dédié au rétablissement des fondements bibliques concernant le foyer et l’église. Köstenberger et sa femme ont quatre enfants.

 

Margaret E. Köstenberger (ThD, University of South Africa) est professeure assistante d’études sur les femmes (« Women’s studies ») à la faculté Southeastern Baptist Theological Seminary, à Wake Forest, en Caroline du Nord. Elle est l’auteur de Jesus and the Feminists, et co-auteur (avec Andreas Köstenberger) de God’s Design for Man and Woman. Elle vit avec son mari en Caroline du Nord, et ils ont quatre enfants.

 

 

 

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

  • dan

    point 1 : et Dieu affirme de son côté l’hermaphrodisme, dans son « plan ».
    Où le rangez-vous ?

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