7 raisons pour lesquelles l’Ancien Testament nous amène à davantage aimer Jésus

Article originale de David Murray pour Church Leaders publié le 15 juin 2017. David Murray est professeur d’Ancien Testament et de Théologie pratique au Puritan Reformed Theological Seminary. Traduction Elodie Meribault.

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Il arrive parfois que des enfants cherchent à approfondir leur relation avec leurs parents en en apprenant davantage sur l’environnement dans lequel ils ont grandi. Ils chercheront ainsi à visiter des lieux historiques. Ils consulteront des archives. Ils rassembleront des articles de journaux ou récupèreront des objets anciens oubliés chez de vieux amis. Ils parviendront ainsi à dresser un portrait plus complet et plus juste de leur père ou de leur mère ; leur relation avec eux sera plus forte et leur amour pour eux, plus profond.

De la même manière, les chrétiens peuvent voyager dans l’Ancien Testament pour dépeindre grâce à lui une image de Christ plus riche et plus proche de la réalité. C’est en nous plongeant dans son passé que nous pouvons nous approcher davantage de lui et renforcer l’amour que nous lui portons.

En voici les raisons :

  1. Nous lisons la Bible qu’il a lue. Les 39 livres de l’Ancien Testament sont les Écritures qu’il a lues et entendues. Ce sont les versets qu’il a mémorisés. Cela a été, en quelque sorte, son école du dimanche à lui. Il a abreuvé son âme assoiffée de la Loi, des Prophètes et des Cantiques. Ces livres l’ont nourri et édifié.
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  2. Nous apprenons sa langue. Jésus connaissait si bien l’Ancien Testament que son vocabulaire regorgeait de paroles et de concepts qui en provenaient. Il a cité l’Ancien Testament ; il a enseigné l’Ancien Testament ; il a appliqué l’Ancien Testament ; et il a sciemment et volontairement accompli l’Ancien Testament. Tout comme on l’a dit de Bunyan, « piquez-le où vous voulez, et il saignera des versets de la Parole ».
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  3. Nous chantons ses chants. Les Psaumes ont été pour Jésus l’équivalent de nos cantiques. Ils étaient ses moyens de louange dans le temple et dans la synagogue. Il les utilisait pour exprimer non seulement sa foi, son espérance et sa confiance en Dieu mais aussi sa peur, son anxiété, son sentiment d’abandon. Les Psaumes étaient dans sa bouche à la veille de sa mort, et même ses dernières paroles étaient issues des Psaumes.
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  4. Nous ressentons ce qu’il a ressenti. Paul a prié de pouvoir connaître la communion des souffrances de Christ (Philippiens 3 :10). L’un des meilleurs moyens de le faire est de lire les Psaumes qui annoncent le Christ émotionnellement blessé, souffrant de la trahison et de l’abandon de tous avant de connaître l’horreur suprême de l’abandon du Père (les Psaumes 22 ou 69 par exemple). Nous y ressentons sa douleur plus vivement encore qu’au travers des évangiles.
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  5. Nous entendons sa voix. Bannissons l’idée reçue selon laquelle Dieu le Père parle dans l’Ancien Testament et Dieu le Fils parle dans le Nouveau Testament. Et même lorsque nous affirmons que la voix que nous entendons dans l’Ancien Testament est celle du Dieu trin, gardons bien en tête que la voix du Fils y résonne à part égale avec celle du Père et du Saint-Esprit. En fait, nous pourrions même aller plus loin et dire que la voix du Fils nous parvient tout particulièrement. Car il est la Parole et le moyen que Dieu utilise habituellement pour s’adresser aux pécheurs ; il est le seul médiateur entre Dieu et l’homme. « Ainsi parle l’Eternel » signifie en vérité « Ainsi parle le Messie » (cf. Apocalypse 19 :10).
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  6. Nous le voyons à l’œuvre. Le Fils de Dieu a visité la terre au moins vingt fois en tant qu’ange de l’Eternel (on peut aisément supposer qu’il est apparu en beaucoup d’autres occasions qui ne nous sont pas mentionnées). Nous pouvons dès lors percevoir en lui le Sauveur, sous une apparence humaine bien avant qu’il ne vienne sur terre dans un corps humain, alors qu’il venait apporter des messages de grâce et tendre sa main puissante à son peuple en détresse.
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  7. Nous admirons ses trophées. D’une certaine manière, les saints de l’Ancien Testament étaient encore plus impressionnants que les saints du Nouveau Testament. Pensez-y : ils n’en savaient que très peu sur l’œuvre de Dieu, ils n’avaient pas pleinement le Saint-Esprit, les croyants se faisaient rares et ils n’avaient que peu de sources d’encouragement. Il est véritablement stupéfiant qu’ils aient pu attendre le Messie avec tant d’espérance. Cela ne s’explique que par l’œuvre toute-puissante de Christ dans leur cœur par l’Esprit-Saint. Jésus a « en vitrine » des trophées de grâce de l’Ancien Testament à l’éclat singulier.
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Ouvrez votre Bible dans la Genèse, remontez le temps, et rencontrez-y Christ. Approfondissez votre relation avec lui et rallumez la flamme de votre amour pour lui.

 

 

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Guillaume Bourin est pasteur de l'Église réformée baptiste de la Trinité, à Montréal (Québec, Canada). Il s'intéresse particulièrement à l'exégèse et à l'intertextualité de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est l'auteur du livre "Je vous purifierai d'une eau pure" : perspectives bibliques sur la régénération baptismale. Il est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse).