La PMA pour tous au nom de l’égalité ? Une absurdité ahurissante

[Réflexion initialement posté sur les réseaux sociaux le 1er juillet 2019.]

 

Se revendiquer de la PMA sans conditions au nom de l’égalité est d’une ineptie et d’une absurdité ahurissantes. On revendique l’égalité uniquement quand on est victime d’une réelle discrimination. Or les « couples » homosexuels ne sont aucunement victimes d’une discrimination, puisque leur infertilité est structurelle et non accidentelle, elle est une simple conséquence des lois de la nature, qui ne permet pas la reproduction de deux individus du même sexe.

A ce compte là, il faudra bientôt corriger toutes les différences naturelles, et indemniser ceux qui n’ont pas les mêmes capacités physiques et/ou intellectuelles, ou qui n’ont pas un physique de mannequin, au nom d’une égalité décidément bien mal comprise, puisque eux aussi auront été « discriminés » par la nature (et qui nierait qu’eux aussi peuvent « souffrir » de cette situation ?).

Mais qui dit discrimination dit nécessairement qu’il faut aussi un responsable de cette discrimination. Faut-il accuser la nature d’injustice dans la répartition de ses dons ? Le nature est-elle un « sujet de droit » à qui l’on pourrait se plaindre ? On nage en plein délire, mais le plus grave est que ce soient des responsables politiques qui donnent du crédit à de telles revendications, ce qui en dit long sur l’état pitoyable de la politique française et sur son complet asservissement aux lobbies et à la tyrannie des minorités.

 

 

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Charles-Éric de Saint Germain est professeur agrégé de philosophie en classes préparatoires. Il est l’auteur de "La défaite de la raison. Essai sur la barbarie politico-morale contemporaine" (Salvator, 2015) et de "Cours particuliers de philosophie" (Ellipses, 2011-2012).