La Guérison Physique : Pour une Pastorale respectueuse de l’espérance chrétienne (Part 1)

Introduction & Problématique

Le sujet de la souffrance et de la maladie a été de tout temps une source inépuisable de questionnements vis-à-vis de Dieu, de son rôle et de son plan quant à l’origine et la résolution de ces choses-ci.

Lorsque nous lisons les évangiles, nous sommes souvent frappés de la compassion et de l’affection particulière que Jésus-Christ démontra vis-à-vis des plus démunies, des malades et des souffrants. Le ministère qu’il eut sur terre est pour nous une forte déclaration que son royaume s’adresse à l’homme de manière holistique. En effet, le royaume de Dieu, c’est la justice, la paix et la joie par le Saint-Esprit (Rom 14 :17): une justice, une paix et une joie que nous avons déjà dans notre union et communion au Christ par le Saint-Esprit au moyen de la foi, et qui se manifesteront de façon complète et consommée à son retour (Apo 21 :3-5 & 27).

Mais au vu de l’expansion des mouvements évangéliques qui font  leur priorité de la manifestation complète et présente des  marques  du royaume de Dieu, et entre autre de la guérison de nos maladies, il convient de  s’interroger honnêtement sur la validité biblique d’une telle direction, une direction qui est souvent un des plus grands fondements de leur ecclésiologie. Il convient de se demander si la « résolution » de nos souffrances et de nos maladies est quelque chose que nous pouvons, ou même devons exiger maintenant au regard des données bibliques.

Ainsi, si l’emphase de ces mouvements sur la nécessité, voire l’exigence d’obtenir par la foi notre guérison maintenant est biblique, ou si elle est le fruit d’une incompréhension des temps que nous vivons et en particulier de ces temps d’espérance en vue de quelque chose que nous ne voyons pas encore, car : « l’espérance qu’on voit n’est plus espérance : ce qu’on voit, peut-on l’espérer encore ?  » (Rom 8 :24).

Ceci est d’autant plus important, car vivre l’église locale de telle sorte que la foi et la guérison, et non plus l’évangile, deviennent les maîtres mots de notre proclamation fait peser un risque important sur la compréhension même de ce qu’est l’évangile par la société qui nous écoute.

En effet, comme cette foi dans la guérison est revêtue d’une définition instrumentaliste dans le langage courant de notre culture, c’est-à-dire une définition dépouillée de toute consonance christologique, nous devons veiller à ce que notre témoignage au sein de la société demeure prophétique et exprime droitement la vision biblique sur ce qu’est la foi et son rapport avec la guérison. En effet, comme le témoigne le dernier numéro spécial du Monde de Religions :

Grâce à la vulgarisation des nombreux travaux sur l’effet placebo, on comprend désormais aisément que croyance et confiance peuvent se rapporter de manière toute aussi pertinente à Dieu qu’à un traitement.

(Le Monde des religions, Les chemins de la guérison, Juillet-Aout 2012, p.14)

Nous allons donc essayer de nous poser les bonnes questions et établir les bons fondements en ce qui concerne le sujet de la guérison pour comprendre droitement ce que la Bible dit à propos de notre corps actuel afin d’éviter toute dérive qui instrumentaliserait notre foi comme monnaie d’échange pour la guérison, transformant ainsi Dieu en un médecin urgentiste  toujours en alerte pour servir une humanité en souffrance.

Notre problématique ne sera pas la guérison en soi, car du point de vue biblique, toute guérison, quelle qu’elle soit est le résultat d’une intervention de Dieu comme cause première  (Deut 32 :39), soit de manière providentielle (par des moyens naturels et communs) soit de manière miraculeuse.

Nous n’aborderons pas non plus directement la question du cessationisme, et nous partirons du présupposé que Dieu peut encore guérir aujourd’hui. Mais notre objectif sera d’analyser la validité biblique de l’exigence de la guérison pour maintenant par celui qui est malade ou celui qui prie pour le malade, et qui se manifeste souvent par les confessions suivantes :

Il est aussi simple d’être guéri que de recevoir le pardon de nos péchés. (…) La maladie vient de la même source que le péché. Elle ne vient pas du ciel.

(K. Hagin, The name of Jesus, ed. Rhema, p126 & 128)

Nous reconnaissons que cette école de pensée liée à la guérison possède plusieurs ramifications historiques et se manifeste aujourd’hui par des courants doctrinaux et ecclésiaux qui ne sont pas toujours homogènes. C’est pour cela que nous ne prendrons pas pour objet d’étude un mouvement particulier, mais nous essaierons d’établir les fondements herméneutiques, théologiques, sotériologiques et eschatologiques qui nous paraissent nécessaires pour avoir une vision  juste de ce que Dieu veut nous dire au travers de Sa Parole à propos de la guérison.

Nous donnerons en premier lieu les définitions bibliques des mots et concepts qui sont liés à cette thématique de la maladie pour obtenir un cadre herméneutique qui soit juste et sain, et cela afin de comprendre droitement ce que la Bible nous dit lorsqu’elle nous parle de  guérison.

En effet, une grande partie des erreurs faites dans ce domaine vient du simple fait que la plupart des personnes utilisent des termes et des concepts qui comprennent à moitié. La majeure partie des erreurs doctrinales dans le domaine de la guérison vient avant tout d’un handicap herméneutique qui empêche les frères et sœurs de comprendre droitement les versets où il est fait mention de la guérison physique. C’est à partir de ce cadre herméneutique (cadre d’interprétation) que nous trouverons ainsi la réponse pastorale à cette question posée par la maladie et les souffrances physiques, une réponse pastorale respectueuse de notre espérance chrétienne.

Posons le cadre herméneutique 

Le Péché et la maladie 

Le premier fondement  biblique que nous devons établir est celui de l’origine de la maladie. La Bible nous donne une réponse claire dès le livre de la genèse : Dieu avait créé un monde dans lequel tout était bon (Gen 1 :31), mais lorsqu’Adam et Eve désobéirent à l’ordre divin, manifestant ainsi le désir de placer leur égo sur le trône de leur cœur plutôt que Dieu, le péché est entré dans le monde, et ainsi la mort est entrée dans le monde (Rom 5:12-21).

Cette mort qui est entrée dans le monde est une conséquence du péché originel en ce que ce fut clairement le jugement de Dieu envers ses créatures. Ce jugement toucha la création toute entière, de sorte que la création toute entière fut soumise à la corruption par Dieu lui-même lors du jugement du péché. (Rom 8 :20, cf T. Schreiner, Romans, Baker, p.435)

Mais Dieu le fit en accord avec son plan historico-rédemptif, car il le fit avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.

Ainsi, dans notre compréhension de l’origine de la maladie et de la souffrance, nous ne devons jamais perdre de vue la direction historico-rédemptive dans laquelle elle s’insère, à savoir une origine dans la chute de l’homme et une  consommation future dans laquelle elle ne sera plus présente. La maladie est finalement un symptôme polymorphe de ce jugement divin dont la finalité est la mort, elle en est son prélude :

Le mouvement inéluctable vers la mort n’est autre que l’application de la sentence divine prononcée à l’encontre d’Adam : le jour où tu en mangeras, tu mourras (Gen 2 :17) (D.A. Carson, Jusqu’à quand ?, Excelsis,  p.133)

Nous voyons là la grande image de l’origine de la maladie, mais la question suivante serait de comprendre la cause de la maladie individuelle expérimentée par l’homme. Il nous faut noter dès à présent que la Bible ne donne pas une réponse simple, mais elle nous donne un cadre pour délimiter les frontières à ne pas dépasser pour une saine compréhension de cette maladie individuelle.

En effet, la bible nous donne des exemples de maladies infligées pour des péchés actuels de la personne, mais elle ne nous demande pas d’en faire une généralité. Au contraire, au vu de la justice parfaite de Dieu, “nous devons à la miséricorde du Seigneur de ne pas être punis sur le champ à chaque fois que nous péchons. Si c’était le cas, le monde ne serait plus qu’un vaste cimetière ; il ne resterait plus personne pour perpétuer la race humaine.” (D.A. Carson, Jusqu’à quand ?, Excelsis, p.136)

La Bible  nous donne aussi des exemples de saints affligés dans la maladie sans aucune raison liée à la moralité ou l’immoralité de l’individu. Il existe un autre lien entre la maladie et le péché, un lien dans lequel “il ne faut pas y voir un châtiment divin, mais une  relation naturelle de cause à effet dans la providence de Dieu. Combien de nos maladies sont la conséquence directe de sentiments refoulés, tels que la haine, la colère, la jalousie, l’amertume ou la culpabilité ?” (Ibid).

Nous pouvons donc conclure qu’il existe effectivement un lien historique entre la maladie et le péché (à cause de la chute qui eut lieu en Eden), mais la maladie individuelle de chacun, bien qu’étant l’écho de la sentence divine donnée en Eden, ne peut être associée de façon systématique au péché actuel de l’individu affligé par celle-ci.

Ainsi, vouloir attribuer de façon systématique une cause morale individuelle à la maladie ne trouve aucun appui biblique, et il nous faut faire preuve de sagesse et d’humilité lorsque cette problématique est abordée en ayant conscience que nous ne connaîtrons certainement jamais la cause ultime, tout comme il ne fut jamais révélé à Job le rôle qu’eut la diable dans son affliction. Nous devons nous poser la question de la relation entre Dieu, qui est omnipotent et souverain, avec ces événements destructeurs qui touchent notre cœur. C’est ce vers quoi nous allons nous tourner maintenant.

La maladie et la souveraineté de Dieu 

Nous abordons ici une des questions les plus épineuses et les plus dures vis-à-vis de nos émotions. Une telle question a donné lieu à plusieurs théodicées qui ont malheureusement déchu Dieu de son omnipotence ou de sa souveraineté.

Cependant, nous avons pu précédemment voir que Dieu a toujours exercé sa souveraineté au sein de l’histoire de l’homme. Ceci est important afin d’éviter tout raisonnement erroné qui octroierait au diable une autorité ultime sur la maladie ou qui ferait de la maladie une sorte d’entité autonome sur laquelle Dieu n’exercerait pas sa souveraineté.

Le point commun de toutes ces théodicées a toujours été de rejeter une quelconque implication de Dieu au sein de la maladie. Ainsi Wigglesworth dira :

 Je n’ai qu’un seul mot pour rhumatisme, uniquement : possession démoniaque. Les rhumatismes, cancers, tumeurs, lumbagos, neuropathologies – je ne donne qu’un seul mot pour toutes ces choses, la puissance du diable à l’œuvre au sein de l’humanité.
(Johannes. L. Susanto, A Practical Theological evaluation of the divine healing ministries of S. Smigglesworth and John. G. Lake, Thesis (University of South Africa), p.83)

Liardon conclura que la guérison miraculeuse est la victoire contre les esprits mauvais (Ibid, p.84). Nous pouvons clairement voir des exemples dans la Bible où le diable ou des démons étaient activement impliqués dans la maladie, mais cela ne fut pas le cas pour tous, et une telle conclusion très englobant ne reflète pas le témoignage des écritures.

Certains, comme Bill Johnson, vont encore plus loin en disant :

Aujourd’hui, une large partie du corps de Christ croit que soit Dieu envoie la maladie, soit qu’il le permet afin de faire de nous un peuple meilleur en construisant notre caractère et en nous enseignant la valeur de la souffrance. Si Dieu permet la maladie, pouvons-nous toujours appeler le diable un voleur ? Car, après tout, si le voleur obtient la permission de voler, cela ne s’appelle plus un vol.(B. Johnson & Randy Clark, The essential guide to healing, Chosen Books, 2011, p.126).

Cette citation expose clairement un raisonnement simpliste et dangereux dénué de toute compréhension de l’œuvre de Dieu tout au long de la révélation Biblique.

La bible regorge d’exemples où la souveraineté de Dieu est explicitement articulée au sein de la maladie. Par exemple, lorsque Dieu se présente devant Moïse, Il lui dit : Qui a donné une bouche à l’être humain ? Et qui rend muet ou sourd, voyant ou aveugle ? N’est-ce pas moi, l’Éternel ? (Exo 4:11). Ou encore par la bouche d’Esaïe : Je suis l’Éternel, et il n’y en a point d’autre. Je forme la lumière et je crée les ténèbres, Je réalise la paix et je crée le malheur ; Moi, l’Éternel, je fais toutes ces choses. (Esaïe 45:6-7).

Ainsi contrairement à ces théodicées, nous soulignons, au vu des données bibliques, que Dieu exerce une totale souveraineté au sein de la Maladie et de la souffrance comme le dit très justement Talbot :

Rien –aucune chose mauvaise, ou personne, événement, action- n’arrive en dehors la volonté ordinatrice de Dieu. Rien n’apparaît, n’existe ou ne subsiste indépendamment de la volonté de Dieu. Ainsi, même quand le pire des maux nous atteint, il ne vient ultimement d’ailleurs que de la main de Dieu. De plus, l’auteur des Hébreux décrit la souveraineté de Christ, du logos, de telle manière qu’il est impossible que celui-ci ne soit pas impliqué dans chacune des choses qui se passent dans l’univers. En effet, en Heb 1 :3, il est dit : Ce Fils, qui est le rayonnement de sa gloire et l’expression de sa réalité même, soutient tout par sa parole puissante. Or, le verbe utilisé pour soutenir ne signifie pas simplement soutenir, mais il a un sens actif, un contrôle dirigé et intentionnel sur les choses portées d’une place à une autre, d’autant plus que phero apparaît dans notre verset au participe présent, ce qui indique que Jésus soutient/transporte toutes choses dans l’univers par sa puissance. Ainsi, voici le schéma : Dieu le Fils tient chacun de tous les aspects de la création, incluant toutes ces facettes mauvaises, dans ses mains – c’est-à-dire, avec sa parole toute puissante et toujours efficace – et il les dirige par sa parole pour qu’elles accomplissent exactement ce que Lui désire. Ephésiens 1 :11 va encore plus loin en déclarant que Dieu en Christ opère tout selon la décision de sa volonté. Ici le verbe grec energeo indique non seulement que Dieu soutient tous les événements et les objets dans l’univers pour qu’ils accomplissent leur dessein, mais qu’en plus il conduit tout cela pour que toutes choses résultent en accord avec son dessein.
(John Piper & Justin Taylor, Suffering and the sovereignty of God, Crossway, p.41)

Nous sommes conscients que de telles vérités sont souvent difficiles à accepter à cause de la souffrance émotionnelle qu’engendre la maladie ou tout type de souffrance.

Mais nous ne  pouvons ignorer l’enseignement biblique. Néanmoins, il convient aussi de souligner qu’une telle vision de la souveraineté de Dieu n’efface jamais l’enseignement biblique de la responsabilité de l’homme ou du fait que Dieu œuvre au moyen de causes secondes. En effet, dire que Dieu est souverain sur le mal, ne veut pas dire que Dieu prend plaisir dans le mal, ou qu’il en est l’artisan (Jc 1:31). Mais la Bible nous offre une vision compatibiliste sur la doctrine du mal, dans son articulation  de la souveraineté de Dieu et de la responsabilité de l’homme :

Dieu n’est pas derrière le mal de la même façon qu’il est derrière le bien, mais que sa position derrière l’un et l’autre est asymétrique. Autrement dit, Dieu est derrière le mal d’une manière qui  fait que même le mal ne peut pas se produire hors des limites de sa souveraineté ; et cela sans toutefois lui être moralement imputable ; le mal doit être attribué à des agents ou des causes secondaires. A l’inverse, non seulement le bien relève de sa souveraineté, mais procède toujours de Dieu en priorité et seulement accessoirement d’agents secondaires. En d’autres termes, si je pèche, je ne peux pas le faire hors des limites de la souveraineté de Dieu, mais je suis seul responsable de ce péché –avec, éventuellement, ceux qui m’ont tenté ou induit en erreur. Ce n’est pas la faute de Dieu. Mais si je fais le bien, c’est Dieu qui produit en moi le vouloir et le faire selon son bon plaisir. Dieu a manifesté sa grâce envers moi et toute la louange Lui revient.
(D.A. Carson, Jusqu’à quand ?, Excelsis, p.260)

Une théologie qui rejette la souveraineté de Dieu au sein de la maladie est une offense à Dieu, et un danger pour l’église, particulièrement pour les plus faibles, car elle laisse finalement leur maladie souveraine et non plus Dieu. Bien plus que cela, un tel raisonnement a des conséquences néfastes sur notre compréhension de la croix. Comme le souligne Piper :

La mort de Christ, dans le registre des souffrances suprêmes, est la plus grande, la plus claire, la plus sûre expression de la gloire de la grâce de Dieu. Si cela est vrai, alors une grande vérité est révélée : la souffrance est une partie essentielle de l’univers créé dans lequel la grandeur de la gloire de Dieu peut être complétement manifestée. La souffrance est une partie essentielle de la tapisserie de l’univers de telle sorte que le canevas de la grâce puisse être vu pour ce qu’il est vraiment. (…) La raison ultime pour laquelle la souffrance existe dans l’univers est telle que Christ puisse manifester la grandeur de la gloire de la grâce de Dieu en souffrant lui-même pour vaincre la souffrance.
(John Piper & Justin Taylor, Suffering and the sovereignty of God, Crossway, p.82)

Ainsi, vouloir généraliser de façon grossière et désinvolte la souffrance et la maladie comme une œuvre exclusive du diable ou une conséquence  exclusive du péché de l’individu (dans lequel Dieu n’exerce pas sa souveraineté) est inacceptable.

Car elle impliquerait aussi que nous rejetions la place que Dieu à jouer dans l’événement le plus injuste de l’humanité, la crucifixion de Christ. Or nous ne pouvons accepter aucune de ces propositions face aux données bibliques.

Nous avons donc pu établir  que la présence de la maladie au sein de l’humanité est l’écho ultime de la chute originelle, dont les causes directes  peuvent être diverses, mais demeurent néanmoins des causes secondaires sur lesquelles Dieu exerce tout le temps sa souveraineté, autant dans la manifestation de celles-ci que dans le but de la présence de celles-ci. Et comme nous avons pu le voir, la mort et la résurrection du Christ sont la résolution divine de notre problématique du péché, et ainsi, de façon ultime, la résolution de la présence de la maladie et de la souffrance dans le monde. C’est ce vers quoi nous nous tournerons dans la prochaine partie pour essayer de comprendre comment se manifeste l’accomplissement de cette œuvre salutaire divine vis-à-vis de la maladie.

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 DS

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Je suis marié, et le Seigneur nous a fait la grâce d’avoir trois enfants. Je suis actuellement Pasteur Stagiaire sur Montréal. Je suis passionné par le Nouveau Testament, la théologie systématique et l’herméneutique. J’affectionne particulièrement les écrits des réformateurs, de Cornelius Van Til, Vern Poythress, John Frame, Greg Beale et John Piper.