La gloire de Christ : il s’est donné lui-même pour les croyants

Hier, nous vous présentions un survol du livre de John Owen, La Gloire de Christ, publié aux Editions Sembeq. 
Sa neuvième médiation sur ce thème (dixième chapitre du livre) est particulièrement intéressante. Nous vous en livrons ici un extrait un peu plus long.

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L’apôtre Paul décrit le fait que Christ s’est donné lui-même pour l’Église et l’union entre eux comme un grand mystère (voir Éphésiens 5.32).

Néanmoins, bien qu’il s’agisse d’un mystère, nous pouvons toujours considérer cette relation dans laquelle chaque croyant peut dire : “Mon bien-aimé est à moi, et je suis à lui ; il fait paître son troupeau parmi les lis“ (Cantique des cantiques 2.16).

Nous devons bien comprendre que Christ ne se donne pas lui-même à nous parce qu’il est forcé de le faire. Il ne vient pas non plus parmi nous comme un rêve. Il ne devient pas non plus nôtre lorsqu’on le mange dans la sainte communion.

Il se donne lui-même aux croyants d’une façon toute spéciale, que j’expliquerai.

Comparons comment Dieu s’est donné lui-même à l’humanité dans l’ancienne création à comment Christ s’est donné lui-même pour l’Église dans la nouvelle création.

  1. Toute vie, puissance, bonté et sagesse se trouvait à l’origine en Dieu à un degré infini. Ces perfections, et d’autres encore, formaient sa gloire essentielle.
  1. Dans l’ancienne création, Dieu a communiqué la gloire de sa bonté, de sa puissance et de sa sagesse (voir Psaumes 19.1 ; Romains 1.20) d’une façon tout à fait remarquable, en faisant en sorte qu’une chose dépende d’une autre.
    En ce jour-là, j’exaucerai — oracle de l’Éternel — j’exaucerai les cieux, et ils exauceront la terre ; la terre exaucera le blé, le vin nouveau et l’huile, et ils exauceront Jizréel (Osée 2.23-24). Les créatures vivantes dépendent de la terre ; la terre dépend du soleil et de la pluie. Il s’agit d’un système où plusieurs choses sont agencées en harmonie.
  1. En même temps, toutes choses dépendent de Dieu qui leur communique continuellement sa bonté et sa puissance (voir Actes 14.15-17 ; 17.24-29).
  1. L’humanité peut, au moyen de la raison, discerner la gloire de Dieu dans l’œuvre de la création et connaître sa puissance éternelle et sa divinité. La façon dont Dieu se montre dans la création est visible.
  1. La gloire de Dieu révélée dans la création est la gloire d’un Dieu trinitaire. Dans sa puissance et sa bonté, le Père, en tant que fontaine de la Trinité, a façonné le monde ; le Fils a exécuté le plan de la création ; et l’Esprit de Dieu continue de préserver toutes formes de vie sur la terre (voir Jean.1-3 ; Colossiens 1.16 ; Hébreux 1.2 ; Genèse 1.2).
    Tu caches ta face : ils sont épouvantés ; tu leur retires leur souffle : ils expirent et retournent dans leur poussière. Tu envoies ton souffle : ils sont créés, et tu renouvelles la face du sol“ (Psaumes 104.29-30).

 

Si Dieu n’avait pas démontré sa gloire de façon visible dans la création naturelle, personne, excepté Dieu lui-même, n’aurait pu connaître qu’il possédait une telle gloire.

Examinons maintenant la nouvelle création, l’Église, qui relève d’un ordre plus élevé que la création matérielle, bien qu’on ne puisse en voir aussi facilement les preuves externes de la gloire de Dieu.

  1. La bonté, la grâce, la vie, la lumière, la miséricorde et la puissance qui sont à l’origine de la nouvelle création se trouvent toutes en Dieu.
    La raison d’être de la nouvelle création, l’Église, est de manifester la gloire de Dieu dans les manières dont il se révèle à elle, et par elles aux autres.
  1. Tout d’abord, il a plu à Dieu que la plénitude de la nature divine habite en Christ en tant que tête de l’Église (voir Colossiens 1.17-19).
    La bonté, la grâce, la vie, la lumière, la puissance et la miséricorde qui étaient nécessaires à la création et à la préservation de l’Église devaient se trouver en Christ, puis être communiquées par lui à l’Église.
  1. Bien que la nature humaine soit entrée en union personnelle avec le Fils de Dieu, la plénitude de Dieu continuait d’habiter en lui (Colossiens 2.9).
    Il a aussi reçu le Saint-Esprit dans sa plénitude et tous les trésors de la sagesse et la connaissance étaient cachés en lui (Colossiens 2.3). Ces richesses se trouvaient en lui, faisant de lui le prêtre, le prophète et le roi par excellence pour son Église.
  1. Dans la création du monde, Dieu a premièrement créé la matière de laquelle la terre a été faite, puis, par la puissance du Saint-Esprit, il a donné différentes formes de vie aux diverses parties de toute la création.
    Ainsi, dans l’œuvre de la nouvelle création, avant même le commencement de ce monde, Dieu a choisi de se mettre à part cette partie de l’humanité qui serait son Église. L’œuvre du Saint-Esprit était donc de produire des croyants et d’en faire tout ensemble le glorieux corps de l’Église de Christ.Ce qui a été dit à propos du corps naturel est vrai du corps de Christ, l’Église. “Mon corps n’était pas caché devant toi, lorsque j’ai été fait en secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n’étais qu’une masse informe, tes yeux me voyaient ; et sur ton livre étaient tous inscrits les jours qui m’étaient fixés, avant qu’aucun d’eux n’ [existe]“ (Psaumes 139.15-16).
  1. La substance de l’Église était sous les yeux de Dieu lorsqu’en a choisi ses membres. Mais aucun d’eux n’était encore formé individuellement, ni formé en corps, bien qu’ils soient tous écrits dans le livre de vie de Dieu. Le temps venu, le Saint-Esprit les a formés en corps, comme Dieu en avait le dessein depuis le commencement.
  1. L’existence glorieuse de Dieu en tant que Trinité se voit dans l’ordre divin selon lequel la vie est donnée à l’Église. La source éternelle de toute sagesse, grâce et bonté et de tout amour est le Père. Ces qualités divines se trouvaient en Jésus-Christ, le Fils de Dieu, qui les communique à l’Église dans chaque âge, et lui a donné la vie, chacun en son temps et sa saison, à la gloire de Dieu.

 

 

 

AS

 

 

 

 

 

 

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Anna B., chrétienne par grâce, photographe par hobby et violoniste par passion. Joyeuse épouse et actuellement professeur de violon en Amérique latine. Sensible par les rapports entre Art, Culture et Bible.