La doctrine réformée de la Cène est-elle apparue au XVIème siècle ?

Les chrétiens héritiers de la Réforme Protestante, lorsqu’ils échangent avec leurs amis catholiques et orthodoxes, sont souvent amenés à discuter de leurs divergences au sujet du Repas du Seigneur.

En ce qui me concerne, j’ai déjà eu l’occasion d’expliquer pourquoi je rejette toute approche réaliste, c’est à dire toute approche dans laquelle Christ serait réellement et corporellement présent dans les éléments de l’eucharistie.
Mon article sur la question reste, au moment où j’écrit cet article, le plus lu de toute l’histoire de ce modeste blog.
Par la suite, j’ai également formulé une réponse aux principales réactions qu’il a suscité.

Le présent billet se propose de répondre à une autre objection couramment rencontrée, à savoir que les positions évangéliques sur la Cène (approches mystique ou symbolique) ne seraient apparues qu’au XVIème siècle, au moment de la Réforme, dans le cadre d’une grande réaction d’opposition à l’église catholique Romaine.

En réponse à une telle affirmation, vous trouverez ci-dessous une liste non exhaustive de théologiens majeurs ayant, bien avant la Réforme Protestante, explicitement rejeté la doctrine de la présence réelle corporelle de Christ dans l’eucharistie.

 

Avant le VIIIème siècle

Bien que les huit premiers siècles de l’histoire du Christianisme aient été riches en réflexions sur le Repas du Seigneur, peu de traités purement théologiques nous sont parvenus.
Les penseurs chrétiens de cette époque se focalisaient surtout sur les dimensions ecclésiologiques et liturgiques de la Cène, et leurs écrits témoignent d’une grande diversité d’opinion.

Les premiers chrétiens voyaient essentiellement le Repas du Seigneur comme une occasion de reconnaissance.
Après le IVème siècle, cependant, la notion de sacrement commença à se généraliser et la participation à l’eucharistie fut progressivement comprise comme un moyen d’union spirituelle entre le croyant et Christ.

L’étude des penseurs chrétiens de cette période constitue l’un des axes du débat moderne entre les tenants de la présence réelle et ceux qui défendent une approche mystique ou symbolique.
Bien que Catholiques et Orthodoxes affirment que les théologiens majeurs de cette période adhéraient à la position réaliste, rien ne semble venir sérieusement étayer cette hypothèse.

En effet, il n’existe aucune mention explicite et incontestable du type “Christ est réellement et corporellement présent dans les éléments de l’eucharistie“ datée d’avant le IXème siècle qui nous soit parvenue.

A l’inverse, il est possible de trouver différents pères de l’église s’accordant explicitement avec les positions réformées de la Cène.
Ainsi, Tertullien (IIIème siècle) déclare : “Quand Jésus-Christ distribua le pain à ses disciples, il le fit son corps, c’est à dire la figure de son corps“ (Contre Marcion, IV.40).
Augustin (Vème siècle), quant à lui, affirme que “le Seigneur n’a point fait de difficulté pour dire ‘ceci est mon corps’ dans ce repas où il remit et donna à ses disciples la figure de son corps et de son sang“ (Contre Adimante, C.12).

Du IXème au Xème siècle : les premières controverses ?

 

L’Abbatiale dans l’Abbaye de Corbie en 1677

Nous ne disposons d’aucun texte daté d’avant 831 défendant explicitement la présence réelle et corporelle de Christ dans l’eucharistie. Cependant, certains éléments indiquent que cette position existait déjà, sans pour autant être reconnue par la hiérarchie catholique.

Autour de 819-820, Raban Maure (780-856), alors chancelier de l’influente abbaye de Fulda et futur évêque de Mayence écrivait : “quelques uns s’imaginent qu’au sacrement du corps et du sang du Seigneur se trouvent le même corps et le même sang du Christ qui ont été pris de la vierge Marie. J’ai déjà écrit contre cette erreur et montré ce qu’il fallait croire à ce sujet“ (Poenitentialis. De l’institution des Clercs, I.31).
Cette citation montre que, bien que qu’au moins une ébauche de la position réaliste existait déjà au IXème siècle, celle-ci était minoritaire et parfois combattue.

Paschase Radbert (785-865) est le premier théologien connu pour avoir incontestablement statué en faveur d’une position réaliste.
Paschase était un moine de l’abbaye de Corbie, une petite ville du nord de la France.

Dans son ouvrage, De Corpore et Sanguine Domini (“Du Corps et du Sang de Christ“, écrit entre 831 et 833), il affirme la présence corporelle du Christ ressuscité dans les éléments du Repas du Seigneur après que le prêtre ait prononcé la bénédiction.
Cet ouvrage ne semble pas avoir réellement circulé avant qu’une version révisée ne soit présentée à l’empereur Charles le Chauve en 844. C’est seulement à ce moment là que la position de Paschase commença à jouir d’une certaine influence.

Cependant, l’approche nouvelle de Paschase fut loin de rencontrer l’unanimité parmi les théologiens catholiques de cette époque.
Deux d’entre eux, en particulier, sont à mentionner.

 

Ratramne de Corbie (?-870)

Ratramne était lui aussi un moine du monastère de Corbie, à l’époque même où Paschase en était devenu l’abbé.

En 843, Charles le Chauve visita Corbie. Il y rencontra manifestement Ratramne et demanda à ce dernier de lui exposer sa position sur l’eucharistie.
Ce dernier s’exécuta et dédia à l’empereur son propre De Corpore et Sanguine Domini.

Dans cet ouvrage, il utilise sensiblement les mêmes termes que Paschase pour décrire la nature de la présence de Christ dans les éléments. Cependant, contrairement à son abbé, Ratramne  affirme qu’il est impossible que Christ y soit présent corporellement, et il développe une approche dans laquelle le pain et le vin représentent le corps et le sang de Christ d’une manière figurative.
Ratramne envisage sa position comme étant dans la continuité de celle des pères de l’église. (1)

Bien que certains historiens modernes aient pu parler d’une controverse entre les deux moines, rien n’est moins sur. En effet, il semble plutôt que c’est à l’initiative de l’empereur de l’époque que les deux traités furent rédigés, ce qui indique plutôt qu’aucune position officielle n’avait été adoptée par l’église.

Bien plus, à la suite de ces deux traités contradictoires, aucune condamnation ne fut prononcée, et aucun concile de cette période ne statua sur cette question, à une époque où pourtant plusieurs controverses théologiques faisaient rage.
Ratramne et Paschase ne mentionnèrent pas leurs écrits respectifs dans leurs ouvrages ultérieurs, et ils restèrent tous deux à Corbie après 844.

Il semble bien plutôt que les deux positions aient coexisté aux VIIIème et IXèmes siècles, sans que l’église ne statue en faveur de l’une ou de l’autre.

 

Gottschalk d’Orbais (808-867)

Né en Saxe, moine à Fulda, puis à Orbais (actuel département de la Marne), Gottschalk a marqué de son empreinte l’église du IXème siècle. Il était en effet un ardent défenseur d’une forme de double-prédestination, et ses thèses en la matière donnèrent lieu à la controverse théologique la plus importante de la période carolingienne.
A cause de celle-ci, il passa les seize dernières années de sa vie emprisonné à l’abbaye de Hautvillers. 

Plusieurs théologiens du IXème siècle soutinrent Gottschalk dans cette controverse : Prudence de Troyes, Wenilon de Sens, Loup de Ferrières, Florus de Lyon, et … Ratramne de Corbie, qui était l’un de ses proches.

Gottschalk était réputé pour sa connaissance des Saintes Ecritures et des pères de l’église, en particulier Augustin.

Contemporain de Paschase Radbert, il écrivit deux traités pour réfuter la doctrine réaliste de ce dernier, affirmant notamment que le corps de Christ ne peut pas de nouveau être présenté dans le sacrifice de la messe, car le Christ glorifié ne peut plus souffrir.
Comme Ratramne, Gottschalk affirmait que sa position était celle des premiers pères de l’église. Sa propre formulation de la doctrine eucharistique s’appuie d’ailleurs grandement sur celle d’Augustin. (2)

D’un point de vue historique, le cas de Gottschalk est particulièrement intéressant : il n’était apprécié ni par les autorités ecclésiastiques, ni par l’empereur Charles le Chauve qui le fit d’ailleurs enfermer à Hautvilliers.
Alors que ses positions sur la prédestination et son opposition doctrinale à l’archevêque de Reims Hincmar lui valurent persécutions physiques et emprisonnement, jamais sa position sur l’eucharistie ne fut condamnée.
Là encore, il semble que l’église du IXème siècle n’était pas prête à statuer sur une doctrine précise de la présence de Christ dans l’Eucharistie.

Par ailleurs, plusieurs théologiens majeurs du IXème siècle semblent s’être ralliés à Raban, Ratramne et Gottschalk : Haymon d’Halberstadt (et/ou peut être Haymon d’Auxerre, car une confusion règne sur l’identité de ces deux personnages), Jean Scot Érigène (confondu au XIè siècle avec Ratramne, voir ci-dessous), etc… (3)

 

 

Du XIème au XIIIème siècle : Ego Berangarius et Transsubstantiation

 

Bérenger_de_Tours

Bérenger de Tours, imaginé par Hondius (1602)

Si le statu quo entre la position de Paschase et celle de Ratramne semble avoir perduré au moins jusqu’au XIème siècle, il est indéniable que la doctrine réaliste a progressivement gagné en influence, en particulier auprès des autorités ecclésiastiques catholiques.

La grande controverse attisée par la prise de position de Béranger allait pousser l’église de Rome à définir plus précisément sa position sur l’eucharistie.

 

Beranger de Tours (999-1088)

Bérenger, chanoine laïc de la cathédrale d’Angers, était un théologien français particulièrement populaire au milieu du XIème siècle.

Il défendait une approche symbolique de la Cène, dans la droite ligne de celle de Ratramne de Corbie.
Béranger connaissait le De Corpore et Sanguine Domini de Ratramne, mais l’avait attribué par erreur à Jean Scot Erigène.

A partir de 1049, Béranger rentra en dispute ouverte avec Lanfranc, l’influent prieur de l’abbaye du Bec, en Normandie, et ardent défenseur de la présence corporelle de Christ dans l’Eucharistie.
Lanfranc fut le premier à utiliser la catégorisation aristotélicienne pour distinguer l’apparence du pain et du vin de leur substance, arguant que c’est uniquement cette dernière qui est changée en corps et en sang de Christ lors de la consécration.
Cette approche fut reprise plus tard par Thomas d’Aquin dans sa définition de la transsubstantiation.

La controverse fut longue et amère, et la position de Lanfranc trouva l’assentiment du pape Léon IX.
Convoqué à Rome puis à Verceil en 1050, Béranger ne put s’y rendre. Le concile de Verceil condamna la position eucharistique de Ratramne (sous l’attribution erronée de Jean Scot), soit plus de deux siècles après sa formulation.

Béranger ne se rétracta pas pour autant, et la controverse enfla pour atteindre son paroxysme en 1059, lors d’un nouveau concile à Latran.
Présent à cette occasion, Béranger ne put se faire entendre et fut contraint par la force de signer la confession suivante :

Le pain et le vin qui sont déposés sur l’autel sont, après la consécration, non seulement un sacrement mais également les vrais corps et sang de notre Seigneur Jésus-Christ, et ils sont physiquement élevés et brisés par les mains du prêtre et broyés par les dents des fidèles, non d’une manière sacramentelle uniquement, mais en vérité. (4)

Cette confession, connue sous le nom de Ego Berengarius, passa dans le droit canon de telle sorte qu’aucun théologien médiéval ne pu l’ignorer.
Nombre d’entre eux furent dans l’embarras et eurent du mal à accepter cette formulation.
Plusieurs historiens modernes notent que l’Ego Berengarius fut souvent réinterprété et rationalisé par les théologiens médiévaux postérieurs. (5)

Au final, Béranger de Tours ne se rétracta jamais complètement, et continua à affirmer ses idées. Il fut condamné par pas moins de 14 conciles, et mourut exilé sur l’ile de Saint-Cosme (Tours).

Ses thèses sont loin d’être restées infructueuses parmi ses contemporains.
Moins d’un siècle plus tard, Pierre de Bruys, Henri de Lausanne, et leurs disciples étaient décrits par les autorités catholiques comme rejetant la doctrine de la présence réelle.
Un traité daté de 1120, L’Antichrist, dénonce également la position réaliste comme un sacrement qui “défend d’adorer Dieu seul.“ (6)

 

Le IVème Conclie du Latran et le dogme de la Transsubstantiation

En 1215, le quatrième concile du Latran fut convoqué par le pape Innoncent III.

Lors de ce concile, la doctrine de la présence réelle corporelle de Christ dans l’Eucharistie fut définie pour la première fois comme dogme de l’église catholique. Le concile utilisa le terme latin transsubstantiatio pour définir l’opération de changement de substance des éléments, tel qu’ébauchée par Lanfranc.

La doctrine de la transsubstantiation devint alors la doctrine officielle de l’église catholique Romaine.

 

XIVème et XVème siècles : les précurseurs de la Réforme

 

Wyclif,_John

John Wycliffe

John Wycliffe (1326-1384)

L’opposition la plus ardente de tout le XIVème siècle contre la transsubstantiation fut celle de ce brillant théologien d’Oxford, également traducteur de la Bible. (7)

Ses différents écrits sur le sujet sont à replacer dans le contexte d’opposition politique entre une certaine partie de la noblesse anglaise et la curie romaine.
La proximité de Wycliffe avec John de Gand, à l’époque l’un des personnages les plus puissants d’Angleterre, et l’opposition de ce dernier avec l’évêque de Londres influencèrent certainement Wycliffe dans ses prises de position ecclésiologiques.

Les deux ouvrages dans lesquels Wycliffe traite le plus en profondeur la question de la Cène sont De Eucharistia et Trialogus.
Dans ces livres, il défend une approche mystique de l’eucharistie similaire à celle que les Réformateurs Suisses allaient formuler deux siècles plus tard (Jean Calvin en particulier).

Pour Wycliffe, Christ est présent d’une manière spéciale au moment du Repas du Seigneur, mais sa présence est spirituelle et certainement pas corporelle.

Bien plus qu’un simple traité théologique, De Eucharistia est une violente attaque du dogme de la transsubstantiation et une réfutation de son historicité.
Il y ouvre son propos par un commentaire sur l’Ego Berangarius, qu’il interprète comme une confession de foi s’opposant à la transsubstantiation. En comparant ce document avec les articles du IVème concile du Latran, Wycliffe déduit que l’église est sujette à erreur, et que dès lors toute doctrine -celle du Repas du Seigneur en particulier- doit être examinée prioritairement à la lumière des Ecritures.

Tant que Wycliffe se borna à dénoncer les abus et la tyrannie de l’église de Rome, il reçut le le soutien d’une partie du clergé et de la noblesse anglaise. Mais dès qu’il s’opposa à la transsubstantiation, sa position devint intenable et il dut quitter son poste à la faculté d’Oxford.

Ses idées influencèrent profondément les mouvements Lollard, Hussite, mais également la Réforme Suisse. Une version imprimée du Trialogus circulait en 1525 à Genève, et ce même ouvrage était mentionné sur une liste de livres hérétiques prohibés à Londres en 1529. (8)

 

Jean Huss (1369-1415)

L’histoire de ce prêtre et universitaire Tchèque est bien connue des protestants, en particulier sa condamnation et son exécution sommaire par les autorités catholiques au Concile de Constance, en 1415. Huss s’y était présenté avec la garantie d’un sauf-conduit impérial qui fut renié au moment du concile.

L’influence de Wycliffe sur Jean Huss est manifeste : plusieurs de étudiants tchèques de Wycliffe se retrouvèrent dans l’entourage de Huss, suite à leur retour à Prague, et ils traduisirent de nombreux ouvrages du théologien anglais, en particulier le Trialogus.

Malgré certaines formulations ambigües, il n’est pas évident que Huss lui-même ait adoptée une approche semblable à Wycliffe.
Les idées de Wycliffe ont toutefois trouvé un écho important au sein du mouvement réformateur tchèque.

 

Conclusion : cohérence et continuité de l’héritage Réformé

Face à ces éléments historiques, quelques remarques s’imposent :

1- Les positions mystiques (Christ spirituellement présent lors de la Cène) et réalistes (Christ corporellement présent dans les éléments de la Cène) coexistent depuis au moins le IXème siècle.
L’écrasante majorité des historiens catholiques, orthodoxes, et protestants s’accordent sur ce point.
Par conséquent, le coeur du débat académique sur l’histoire de l’eucharistie se focalise aujourd’hui sur les écrits datant d’avant cette période.

2- Il existe un lien de  continuité dans le développement de la doctrine Réformée de la Cène : Gottschalk et Ratramne connaissaient leurs travaux respectifs, Béranger a été influencé par le traité de Ratramne, Wycliffe cite l’Ego Berangarius et s’en inspire, et les écrits de Wycliffe ont directement influencé la doctrine eucharistique de la Réforme Suisse. (9)

3- Les positions mystiques et réalistes semblent avoir coexisté du IXème au XIème siècles sans que l’église catholique ne cherche à statuer sur la question. La controverse Bérangarienne fut une première étape dans la radicalisation de la position réaliste, qui ne devint officiellement doctrine de l’église qu’en 1215.
Le fait que les écrits de Ratramne de Corbie ne soient condamnés que deux siècles après leur rédaction démontre que l’église toute entière acceptait globalement la position mystique.

4- Depuis la controverse eucharistique impliquant Béranger de Tours et jusqu’à la Réforme, les croyants rejetant fermement la doctrine de la présence réelle furent persécutés. L’affirmation de cette doctrine comme un dogme de l’église catholique en 1215 n’avait pour autre ambition que de réduire définitivement au silence cette opposition.

Les faits parlent d’eux-mêmes, la doctrine réformée de la Cène est bien plus ancienne que certains vulgarisateurs voudraient le faire croire.
Elle fut même une doctrine universelle, acceptée par l’église catholique au moins jusqu’au XIème siècle.

 

GB

 

 

Notes et Références :

(1) Ratramnus and J. N. Bakhuizen van den Brink, De Corpore Et Sanguine Domini (Amsterdam: North-Holland, 1974) (retour)
(2) D. E. Nineham, “Gottschalk of Orbais:  Reactionary or Precursor to the Reformation?“, Journal of Ecclesiastical History n° 40 (1989), 9-10. Voir aussi D. C. Lambot, Oeuvres théologiques et grammaticales de Godescalc d’Orbais.  Louvain, 1945. (retour)
(3) Taylor, James, The True Doctrine of the Holy Eucharist: As Instituted in Scripture. 1855. (London: Forgotten Books, 2013), 308-9.(retour)
(4) Margaret Gibson, Lanfranc of Bec, (Oxford: Clarendon Press, 1978), 81. (retour)
(5) Cf. par exemple Gary Macy, The Theologies of the Eucharist in the Early Scholastic Period: A Study of the Salvific Function of the Sacrament According to the Theologians (Oxford, New York: Clarendon Press, 1984), 36. (retour)
(6) Cf. Léger, Histoire Générale, 71 ; Perrin, Histoire des Vaudois, part. III, 225. (retour)
(7) cf. Ian Christopher Levy, “The Narrowing of Eucharistic Orthodoxy: Wycliffites and their Opponents.” Lexington Theological Quarterly 41, no. 2 (2006): 131-47. (retour)
(8) John Foxe and George Towsend, The Acts and Monuments of John Foxe: with a Life of the Martyrologist, and Vindication of the Work (London: Burnside, and Seeley, 1837), 667. (retour)
(9) Sur l'étroite relation entre la doctrine eucharistique de Wycliffe et celle des réformateurs suisses, voir David Broughton Knox, The Lord’s Supper from Wycliffe to Cranmer (Exeter: Paternoster Press, 1983), 17. (retour)



<p>Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l’un de ses administrateurs actuels. Il s’intéresse particulièrement à l’intertextualité et à l’exégèse de l’Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat en Ancien Testament à l’Université d’Aberdeen (Ecosse).</p>

  • Laurent dv

    Bjr il y a une faute dans la partie/paragraphe concernant Bérenger de Tours, il y a marqué « ses thèse », au lieu de « ses thèses ».

    • Correction effectuée.
      Tu pourras faire une lettre de réclamation à la deuxième mascotte de #Atteindre Montreuil 2013, qui avait effectué la correction :p

  • Patricia Paquette

    Ton site est une véritable mine d’or. Je me délecte de tes articles concernant l’histoire de l’Église, la Réforme, les Puritains, etc. Cette façon que tu as d’exposer la vérité pure de la Parole, de retourner à la source… C’est un véritable bijou. Longue vie à ce site! Petite question: J’ai su dernièrement que nous avions des Églises baptistes réformés au Québec. Est-ce que tu fais partie des Baptistes réformés en France?

    • Bonjour Patricia,

      merci pour tes commentaires encourageants 🙂
      Oui, tu as des églises Réformée-Baptistes au Quebec, à commencer par celle de mon ami Pascal Denault, à St Jérôme.
      En France aussi, tu as de telles églises. Mais tu as aussi un nombre conséquent de pasteurs et de responsables d’églises “mainstream“ qui sont de confession Réformée-Baptistes.
      Oui, de mon côté j’adhère aux textes fondateurs de cette dénomination, de même que la plupart des contributeurs de ce blog.

      Que Dieu soit avec toi.
      Guillaume

  • Philippe

    Bonjour,

    Merci pour ce site

    Juste une question : on fait comment lorsqu’il n’y a aucune église réformée baptiste dans son entourage ?

    Merci pour la réponse

    • Bonjour Philippe,

      Et merci pour votre commentaire.
      Je vous ai envoyé un email.

      En Christ,
      Guillaume

  • Olivier

    Bonsoir,

    De confession catholique, ayant travaillé sur les papes, je m’interroge sur l’Eglise et les dogmes. Un temps intéressé par l’Orthodoxie, je voulais savoir votre position et si les réformés ont évolué dessus sur le filioque. Célèbre controverse qui sépara l’occident et l’orient. Bizarrement, les premiers réformateurs n’ont pas reproché cela à l’Eglise. Merci

    • Bonsoir Olivier,

      Et merci pour votre commentaire. 🙂

      Historiquement, les protestants ont retenu la validité du Filioque même si aujourd’hui,dans différents cercles (notamment libéraux), cette doctrine tend à être de moins en moins confessée (voir par exemple l’Eglise Episcopalienne des USA)
      Mais il semble que la querelle moderne porte plus sur l’historicité des affirmations crédales que sur la doctrine elle-même.

      Pour ma part, j’ai tendance à penser que la consubstantialité du Fils au Père rend le Filioque inévitable.
      => Si le Saint-Esprit procède du Père, cela ne saurait se faire sans l’implication du Fils.

      D’autre part, les textes ne laissent aucune ambiguité sur le fait que l’Esprit est aussi envoyé par le Fils (Jean 15:26, Jean 16:7).
      Le Saint-Esprit est également appelé « l’Esprit de Christ » ou « l’Esprit de Jésus » (Actes 16:7 ; Rom. 8:9 ; 1 Pie. 1:11 ; 4;14).
      C’est aussi Christ et lui seul qui baptise du Saint-Esprit (Matt. 3:11 ; Actes 1:5 ; Actes 11:16).

      Si vous lisez l’anglais, voici un bon article sur les implications pastorales du Filioque.
      http://www.thegospelcoalition.org/article/a-pastoral-case-for-the-filioque-clause/

      Merci pour cette excellente question, qui mériterait un article plus approfondi.

      • Bonsoir Olivier,

        J’aimerais également indiquer un site particulièrement intéressant dédié à la défense du Filioque.
        Parmi les articles qui ont attiré mon attention, celui-ci démontre que plusieurs des Pères Cappadociens adhéraient bel et bien au Filioque.

        Bien à vous.
        Guillaume

  • Laurent dv

    Calvin ne nie pas que Jésus-Christ est présent corporellement lors de la Sainte-Cène, mais seulement qu’il est dans les éléments (pain et vin), et que son corps n’est pas présent partout par ubiquité (approche luthérienne). Quand il parle de présence spirituelle c’est surtout pour dire que Christ est présent PAR la puissance du Saint-Esprit.

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