Peut-on être délivré du parler en langues ? Une mise au point

Le Bon Combat a cinq ans, le tout premier article date de février 2012. Initialement conçu pour être un blog personnel, il est aujourd’hui davantage dédié à la théologie analytique, ce qui ne l’empêche d’être un vecteur de diffusion d’articles de piété ou de témoignages.

Que les administrateurs du Bon Combat soient amoureux de la théologie réformée n’est un secret pour personne, et nos fidèles lecteurs savent bien que nous n’hésitons pas à défendre une forme modérée de cessation des dons spirituels liés à la révélation.

>> ECOUTER AUSSI : Le cessationisme est-il biblique ? Faut-il y adhérer ?

 

C’est dans cette perspective que nous avons accepté de diffuser le témoignage de Matt Massicotte, ancien conducteur de louange dans une église pentecôtiste québécoise, qui a abandonné la pratique du parler en langues au bout de plusieurs années de vie chrétienne.

Nous savions bien que cet article allait faire polémique mais nous pensons qu’un tel témoignage a sa place, du moins au même titre que les nombreux récits personnels d’expériences de parler en langue qui circulent sur la toile. Vous vous doutez bien qu’avant de publier un tel texte nous avons “calculé la dépense” : Matt savait qu’il allait certainement irriter quelques-uns de nos amis charismatiques, mais il tenait à communiquer son expérience dans les termes qui reflétaient sa perception des faits.

Nous avons donc pris un soin particulier à discuter en amont de la forme et du contenu de ce témoignage, notamment du titre, élément d’accroche  essentiel à la réception d’un article sur les réseaux sociaux. Nous savions que l’intitulé initial auquel nous pensions, “Comment Dieu m’a délivré du parler en langue”, risquait d’attiser la controverse. Mais c’était bel et bien ce que Matt pensait avoir vécu !

Après réflexions, nous avons décidé de le maintenir tel quel pour les raisons suivantes :

(1) Nous croyons que le parler en langue tel que décrit dans la Bible était une forme de xénoglossie (langue humaine connue) prophétique.

(2) Nous pensons que le parler en langue biblique n’était pas une expérience extatique incontrôlable. Deux ou trois maximum pouvaient parler, et les autres devaient se taire (1 Cor. 14:21). L’on se devait de ne pas le pratiquer si dans la salle personne n’était en capacité de traduire (1 Cor. 14:21-22).

(3) Nous constatons que le parler en langue tel que vécu par les croyants charismatiques modernes est une expérience de glossolalie (une séquence de syllabes sans équivalent dans une langue connue) à caractère extatique.

(4) En conséquence, nous ne pensons pas que le parler en langues charismatique moderne constitue la même expérience que le parler en langues biblique.

(5) Pour autant, nous rejetons fermement l’idée que l’expérience charismatique est un forme de “possession satanique”, comme certains l’affirment malheureusement. Nous constatons plutôt qu’il s’agit d’une expérience extatique qui ne se limite pas au christianisme : on la retrouve dans d’autres religions ainsi que dans des cercles agnostiques et athées. On lui connait même une définition médicale.

(6) Pensant donc qu’il ne s’agit pas d’une expérience biblique, nous estimons approprié de parler de “délivrance” d’une pratique qui, pour reprendre le témoignage de Matt, handicape plus qu’elle n’aide la vie de prière.

Bien entendu, nos amis charismatiques sont en désaccord avec ce raisonnement, et nous n’avons donc pas été surpris des réactions profondément polarisées suscitées par cet article. Les uns encensaient le courage et la clairvoyance de Matt tandis que les autres dénonçaient une provocation, un “témoignage à charge” ne favorisant pas l’unité et la paix (voir le commentaire de Joël ci-dessous).

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Dans la soirée suivant la publication de cet article, mon ami Rodolphe Chouteau, pasteur à Saint-Etienne, a attiré mon attention sur un élément que nous n’avions pas pris en compte. Dans les milieux charismatiques et pentecôtistes, la notion de “délivrance” revêt une connotation particulière. Alors que pour les croyants réformés et piétistes la délivrance désigne le plus souvent l’abandon d’un élément qui entrave (une habitude, une addiction, voire un péché), dans les milieux charismatiques elle est premièrement connectée au monde spirituel et à la démonologie. Bien sur, il s’agit ici de ne pas tomber dans des généralités grossières : les réformés et les piétistes croient à l’influence du monde des ténèbres, les pentecôtistes et charismatiques mettent eux aussi l’accent sur la repentance et la haine du péché !

Cependant, fort de cet éclairage, nous comprenons dans quelle perspective certains de nos amis charismatiques ont pu recevoir la mention d’une “délivrance du parler en langue”. Bien que nous n’ayons en aucun cas voulu lier le parler en langues moderne au monde des ténèbres, de nombreux lecteurs charismatiques ont estimé que c’est ce que nous faisons.

Après échange avec Matt Massicotte, nous avons donc pris la décision de modifier le titre de l’article et de supprimer toute référence à la délivrance. Bien entendu, au nom de tous les administrateurs du blog, je demande pardon aux frères et soeurs de confession charismatique qui auraient été blessés par cette incompréhension.

Dans son commentaire ci-dessus, Joel estime que la défense du cessationisme biblique est “une position respectable”. Nous souhaitons de tout coeur que tous nos amis charismatiques et pentecôtistes puissent adopter une telle attitude bienveillante. Notre but n’est pas de détruire la croyance de l’autre mais d’exposer la notre, même quand elle est diamétralement opposée à celle de nos frères et soeurs. C’est la raison pour laquelle nous considérons que ce type de témoignage demeure une ressource utile.

 

Que le Seigneur bénisse et fortifie dans la foi chacun de ceux qui lisent ces lignes, quelle que soit leur position sur cette question controversée.

Votre frère,
Guillaume

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l’un de ses administrateurs actuels. Il s’intéresse particulièrement à l’intertextualité et à l’exégèse de l’Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l’Université d’Aberdeen (Ecosse).

  • Garry Clermont

    Merci pour vos interventions. Une partie m’intrigue : il n’y aurait pas une langue des anges aussi (glossolalie?), selon 1 cor 13 que Dieu permet aux hommes d’utilsier? Ou même regarder dans 1 Cor 14. Car il faudrait la traduire, ce ne serait pas une langue humaine (v2). Dans le chapitre 13 Paul oppose les dons à l’amour, n’est-ce pas? Je comprends que la langue des anges ou des hommes puisse couvrir ce que l’on appelle le don des langues. Dans Actes 2, il fallait toucher un peuple étranger, et j’apprécie fortement l’approche de notre frère, Dieu voulait les toucher, il utilise donc des langues qu’ils peuvent comprendre. Personnellement, je crois que les deux existent dans la Bible (prier en esprit, traduire, en sont les mots indices, selon moi). Si l’on ne traduit pas, qu’on s’asseye et qu’on se taise. Je pense aussi que ce don est de moindre importance par rapport au don de la prophétie (voir 1 Cor 14 et aussi l’article de notre frère. Merci

    • Bien cher frère, combien j’apprécie votre esprit de mesure… apaisant dans ce débat. Puis-je suggérer que quand Paul parle de la langue des anges et des hommes, il n’avait aucun parler extatique à l’esprit, mais voulait dire simplement ceci : « Vous pourrez bien produire les discours les plus sublimes, si vous n’avez pas l’amour, c’est zéro pointé ! » ? A mon avis, c’est ce qui collerait le plus avec le contexte, et, jamais, ailleurs, il n’a été question d’hommes parlant la langue des anges, alors qu’on a massivement l’inverse ! Qu’en dites-vous ?

      • David Tatu

        C’est tout à fait ça l’idée de Paul. En tout cas je serais très surpris du contraire.

      • Mickaël Pitou

        Même si l’amour est la voie par excellence, il y a plusieurs références au parlé en langue qui ne correspondent pas à votre suggestion (1 cor 12v7-11…). Puis-je faire une suggestion à mon tour: Pourquoi ne pas lire la bible tel qu’elle est écrite ? Simplement ? Pourquoi Dieu a t’il fait ce dont à ses enfants ? A quoi cela sert ? Pour mon édification mais en ai-je vraiment besoins ? Je ne crois pas que Dieu fasse des dons inutiles.

        • Cher Mickaël, Que nous dit 1 Corinthiens 12.7 à 11 ? La supposée « langue des anges » dont nous parlions n’y est pas du tout abordée, n’est-ce pas ? (13.1 est bien l’unique passage à l’évoquer !).
          Par contre, le texte que vous citez – qu’il convient de compléter par 29 à 31) est intéressant en ce qu’il établit nettement que les dons de l’Esprit sont distribués souverainement par Dieu, et que tous n’ont pas les mêmes dons.

          J’avoue que je suis en phase avec Matt et avec Guillaume pour ce qu’ils ont exprimé dans les deux articles, et que je ne vois pas trop le sens d’un parler en langues moderne. (Il y a encore bien d’autres arguments dans le même sens). Néanmoins, cela ne me pose pas de problème si d’autres voient et vivent les choses autrement, je n’ai pas de croisade anti-langues à mener ! Toutefois, ce qui me pose un énorme problème, c’est quand on maintient – et je le vis sur le terrain – que le parler en langues serait le signe obligatoire du baptême du Saint-Esprit.
          >> Si les frères qui professent cela étaient conséquents, ils devraient admettre qu’ainsi ils coupent le corps de Christ en deux, et excluent les non pentecôtistes ou non charismatiques, voire même de leurs propres membres pour qui le parler en langues « ne marche pas » (avec les acharnements en rapport !). Mais, surtout, une telle conception est en totale contradiction avec le texte que vous citez !

          J’en viens à votre suggestion, frère ! Lire la Bible simplement, comme elle a été écrite ? Bien sûr, mais certainement pas dans l’ignorance des règles d’herméneutique les plus élémentaires, dont l’une demande la connaissance des habitudes de langage de l’époque et du contexte historique. Par exemple, croyez-vous vraiment que les chameaux ayant du mal à passer par le trou d’une aiguille soient dans la bouche de Jésus autre chose qu’une figure de style frappante ? Autre exemple, dans la pratique, vous lavez-vous les pieds les uns aux autres ?
          >> Ainsi en est-il de l’expression « la langue des anges » à mon avis..

          Reste encore votre supposition que le don de langues pourrait contribuer à l’édification de celui qui l’exerce. Voyons 1 Corinthiens 14. 4 :Celui qui parle en langue s’édifie lui-même ; celui qui prophétise édifie l’Eglise. >> Celui qui adore Dieu en est édifié, c’est évident, et je veux bien admettre que si le parler en langues est un trop plein d’émotions mystiques, on en soit édifié (à condition que l’adoration soit centrée sur Dieu, sur Christ et son sacrifice, et non simplement des expériences d’extase sentimentales). MAIS : Paul en ce verset 4 souligne-t-il l’effet d’édification des langues ou met-il en garde contre le risque du détournement illicite de ce don ??
          >> TOUS ces chapitres 10 à 14 montrent l’importance du corps de Christ, et en particulier, que les dons ont été donnés… non pour sa propre édification, mais pour édifier le Corps !
          >> Ma propre édification ne saurait être le résultat d’un don reçu, elle résulte de ma marche quotidienne dans l’obéissance et l’amour, puisant chaque jour EN CHRIST toutes les ressources nécessaires à ma vie dans la victoire sur le péché (Tiens, le péché, grand absent du débat ??) Les dons que j’ai reçus, par exemple celui de pianoter sur mon clavier en ce moment, ne doivent servir qu’à édifier le Corps de Christ, et j’espère que cela fera du bien au moins à une personne, pourquoi pas vous ?
          Bonne journée !

          • Jean-Luc Burnod

            Concernant le « langage des anges », ce n’est pas qu’une figure de style, mais bien une réalité, car il me semble que Paul en parle à deux endroits. Il y a évidemment Corinthiens 13:1, mais aussi dans 2 Corinthiens 13:4 où il fait allusion aux « paroles ineffables » qu’il a entendu dans le ciel.

            Une simple réflexion devrait nous mettre sur la voie. Toutes les langues humaines viennent d’un contexte et d’une culture particulières. Le contexte céleste ne serait-il donc pas capable de générer un langage particulier avec ses propres mots définissant ses propres réalités ? Des réalités qui nous dépassent infiniment et que nous ne pourrions évidemment pas exprimer avec nos pauvres mots terrestres, comme l’apôtre Paul l’a expérimenté lors de sa vision ? Pour moi la réponse est évidente !

    • Écoutez notre podcast à ce sujet, nous discutons ce point
      http://leboncombat.fr/parler-en-langues/

  • Francine

    Il n’est pas certain que vous soyez certain du point N° 1, mais dire que le parler en langues dans l’église de Corinthe consistait en langues humaines connues, est un bon moyen pour couper court à la glossolalie moderne. En effet si les langues de Corinthe avaient été des dialectes terrestres, il n’était pas nécessaire d’avoir reçu surnaturellement un don d’interprétation pour les comprendre, il suffisait d’un traducteur. Aujourd’hui la parole en langue peut être enregistrée, décortiquée à loisir ; à la pointe de l’intelligence artificielle il existe même des logiciels capables de traduire en temps réel n’importe quel locuteur.

    Si donc vous aviez réellement cru que la glossolalie corinthienne aurait pu être traduite par une personne présente au culte et se trouvant connaître la langue employée, vous auriez pu arguer qu’AUCUN ENREGISTREMENT actuel du parler en langues pentecôtiste n’a pu être identifié avec une langue réelle. Mais vous ne pouvez aller plus loin dans cette voie puisque vous n’être pas certain de ce point N° 1, et que vous ne l’avez placé en tête que par bravade.

    Ce qui manque le plus, comme toujours, c’est l’honnêteté intellectuelle, c-à-d l’honnêteté tout court. L’étude des passages relatifs dans la première aux Corinthiens montre qu’il est très improbable que le parler langues pratiqué dans cette église ait consisté en langues humaines. D’autre part, l’analyse linguistique des enregistrements du parler en langues moderne prouve, dans tous les cas, qu’il ne s’agit que d’un charabia improvisé. D’un côté comme de l’autre, l’esprit de grenouille grosse comme le bœuf, la prétention, reste la véritable servitude dont il nous faut être délivrés.

    • Maxime Georgel

      En quoi 1 Cor parle-t-il de langues non humaines ? « il dit des mystères » ? Ce terme chez Paul ne désigne rien de caché mais ce qui est révélé.

      • Francine

        Maxime,

        Il y a suffisamment de bons commentaires sur 1 Corinthiens écrits AVANT l’émergence du mouvement pentecôtiste, qui reconnaissent au parler en langue corinthiens sa nature extatique, pour que Guillaume ne puisse pas être certain de ce qu’il avance au point 1. Que cela l’arrange, c’est évident.

        Vous allez être médecin un jour, non ? Imaginez qu’un client entre dans votre cabinet, criant tout désespéré : « Je suis très très malade ! » Cependant chaque fois que vous lui nommez une maladie, il vous interrompt : « Non, je ne souffre absolument pas de cette maladie, c’est impossible ! » C’est idiot, comment peut-on être très malade et n’avoir aucune maladie ?

        Nous savons tous que Guillaume est un grand pécheur. Cependant je suis à peu près certain qu’il n’est ni voleur, ni adultère, ni meurtrier, qu’il ne se saoule pas, qu’il ne fume pas, qu’il ne mange pas de boudin, qu’il paye ses impôts, qu’il prie tous les jours, etc.. Mais alors quel mystère ! comment peut-il encore être un grand pécheur ? Eh bien je vais vous l’apprendre : Guillaume est un peu vain et filou… comme nous tous, moi comprise, c’est vrai.

    • Maxime Georgel

      Que faites vous du passage cité d’Esaie en 1 Cor 14:21

    • Maxime Georgel

      Je vous vois juge des reins des coeurs, discernant pourquoi Guillaume donne telle raison et dans quel ordre il le fait.

  • Nab Zed

    Il est triste de lire un article de ce genre. Non seulement il remet en question un élément biblique, mais il confond entre un don de Dieu et une utilisation abusive par une certain type d’églises. Ceci dit, il faudrait se rappeler de la joie de l’apôtre quand il déclare qu’il remerciait Dieu car « je parle en langues plus que vous tous ». Ce n’est donc pas une tare que de parler en langues, même abondamment. L’auteur de l’article essaie de transposer sa propre expérience pour en faire une règle, allant même jusqu’à affirmer qu’il a été « délivré » du parler en langues. Je lui souhaite de mieux comprendre ce phénomène, et de se repentir de ce qui parait être un mépris vis à vis d’une grâce que Dieu nous a accordée.
    Nab Zed

    • Francine

      C’est comme si vous colliez sur une bouteille d’eau minérale une étiquette : « L’abus d’alcool est dangereux pour la santé, consommez avec modération » Ce serait idiot puisque ce liquide ne contient aucune trace d’éthanol.
      Je vous mets au défi de prouver que votre parler en langues comporte le moindre élément de surnaturel. Postez un mp3 si vous l’osez.

      • Nab Zed

        C’est quoi ce jeu, et c’est quoi ce défi? Dans quel monde je suis tombé? Pardonnez-moi, mais je ne jouerais pas à ce jeu. Que Dieu vous éclaire.

        • Francine

          La vérité ne craint pas la pleine lumière : les pains et les poissons multipliés par le Seigneur étaient authentiques, ils auraient victorieusement soutenu les examens les plus pointus de tous les laboratoires ; les malades qu’il guérissait se seraient présentés avec assurance devant la médecine moderne, qui aurait été obligée de confesser leur pleine santé. Le surnaturel divin n’est pas un jeu, c’est du solide qui triomphe de la science. Par contre votre « parler en langues » ne résistera pas à une simple analyse sous Audacity : la répétition fatiguante de vos phonèmes, vos pseudo terminaisons hébraïques seront mise en évidence ; n’importe quel linguiste confirmera qu’on a affaire à du charabia enfantin dépourvu de structure grammaticale. C’est vous qui jouez à la glossolalie et aux chrétiens du premier siècle, ou plutôt non, ce n’est pas du jeu, puisque vous osez mettre vos bruits de bouche sur le compte du Saint-Esprit : c’est de l’imposture.

          • Nab Zed

            Franchement, je ne comprends pas les raisons de cette agressivité, et ce qui t’autorise, toi et d’autres, à remettre en question un don du Seigneur. Ton attitude se reflète bien dans ton audace, toi qui parle d’Audacity. Si tu as des doutes sur les abus de certains, et il y en a, cela ne t’autorise pas à mettre tout le monde dans le même panier. Et puis, ton approche n’a rien de rationnel ni de scientifique. Une simple connaissance de la linguistique te surprendrait concernant les règles grammaticales et l’usage des langues dans différentes contrées. Cela, sans parler des langues « des anges », qui ne rentrent pas dans le moule de la compréhension humaine.
            Trêve de polémique. Je te salue.

          • Francine

            Tandis que le roi cheminait fièrement à la procession sous son dais magnifique, tous les hommes, dans la rue et aux fenêtres, s’écriaient : « Quel superbe costume ! Quelle traîne ! Quelle coupe ! « Nul ne voulait laisser deviner qu’il ne voyait rien sous peine de passer pour un niais ou un incapable. Jamais les habits du roi n’avaient excité une telle admiration.

            – Mais il me semble qu’il n’a pas du tout d’habits, observa un petit enfant.

            – Seigneur Dieu ! Écoutez la voix de l’innocence ! dit le père.

            Et bientôt on chuchota dans la foule en répétant les paroles de l’enfant. Il y a un petit enfant qui dit que le roi est nu ! Il n’a pas du tout d’habits ! s’écria enfin tout le peuple.

            Le roi en fut extrêmement honteux, car il comprit que c’était vrai. Cependant il se raisonna et prit sa résolution :

            « Quoi qu’il en soit, il faut que je reste jusqu’à la fin !  »

            Puis, il se redressa plus fièrement encore, et les chambellans continuèrent à porter avec respect la traîne qui n’existait pas.

            Andersen (Les habits neufs de l’empereur)

          • Vanick LE DROGO

            Il me semble bien que dans la bible, les anges ont parlé avec des humains, la même langue qu’eux, une langue qu’on peut comprendre. Le sens de ‘langues des anges’ est peut-être en rapport à un certain contenu (la loi a été donné par les anges, etc.).

          • Mickaël Pitou

            Il est aussi écrit que les langues peuvent ne pas être comprises par les humains dans 1 Corinthiens 14:2 « En effet, celui qui parle en langue ne parle pas aux hommes, mais à Dieu, car personne ne le comprend, et c’est en esprit qu’il dit des mystères. »

          • Vanick LE DROGO

            en effet, ce passage nous dit pourquoi cet homme parle à Dieu: ‘CAR personne ne le comprend’. ce qui n’est pas le cas lorsqu’il y a un traducteur.

  • Merci, Guillaume, pour votre mise au point commune à Matt et à toi !
    Était-il indispensable pour autant de murer votre conception comme appartenant à la théologie réformée ? Tous les réformés sont-ils obligés de croire ce que proclame leur confession de foi ? Je signe entièrement vos deux prises de position, sans me reconnaître dans toutes les convictions des réformateurs.
    Et si nous assumions tous nos convictions, tout simplement en tant que chrétiens qui sondent les Écritures et qui s’aident mutuellement à mieux les comprendre ? Du premier schéma (réformé), je me trouve exclu. De celui dont je parle, il y aurait peut-être une petite place pour moi ? 🙂

    • Non, nous visons plus large, incluant également le « piétisme », ce qui peut regrouper bien des choses.
      J’ai vu tes emails, j’y répond rapidement 🙂

      • Tu le sais, c’est en ami que je te réponds et non en contradicteur, et j’apprécie nos échanges par mail, qui traduisent une réelle humilité de ta part, et aussi… un manque cruel de temps 
        Permets-moi de réagir à ta phrase. Hé, c’est quoi encore cette classification ? Tu veux vraiment me donner les boutons ? Par cette chaleur ?? Donc, tu as compris que je trouvais ton cadre « Réformé pur jus » un peu étroit. Et tu crois l’élargir assez en y « incluant également le « piétisme  » ?? (et je ne réagis pas sur les drôles de mots qui suivent !  ) Donc, ton cadre, ce serait : « réformés + piétistes » ? Piétistes, c’est quoi encore ?? Tu sais, je suis à un âge où j’oublie facilement… ce qui ne me marque pas en profondeur ! L’autre jour, tu m’as parlé de modalistes, y avait aussi un jour les monistes chrétiens, je crois, les semi pélagistes, et d’autres curieux personnages que je n’ai jamais rencontrés dans nos rencontres évangéliques, désolé ! D’ailleurs, ça fait plutôt vieillot, je les rangerais avec les puritains et les quakers, ces gens-là ? (Punaise ! Tu m’as contaminé : me voilà en train de ranger moi aussi les gens !)
        Guillaume, j’étouffe dans des cadres si étroits ! (Là, je te cherche, je sais bien que tu as le cœur large !) Pour faire court (qu’est-ce qu’il ose dire, le Claude), je te suggère que le seul cadre qui me convienne à moi, (car je suis d’accord qu’il en faut un quand même), c’est celui des 5 « Soli » des réformateurs. Eux seuls me paraissent inclure et exclure les membres de la fraternité correctement. J’aimerais le montrer solus par solus, mais il me faut rester global…

        – Le plein accord sur les 5 soli te permet d’accueillir pleinement un gars comme moi (ouais !!), sans avoir besoin de lui coller une étiquette de piétiste ou autre.
        – Le plein accord sur les 5 soli te permet d’accueillir pleinement par exemple nos frères pentecôtistes, ce qui ne t’obligera pas à adopter leur compréhension des charismes,
        – Le plein accord sur les 5 soli mettra automatiquement des barrières de communion avec des cercles qui se disent chrétiens, mais dont l’Ecriture seule n’est plus la norme, dont Christ seul n’est pas le centre, dont la foi est plus ancrée dans les expériences mystiques ou dans l’amélioration du vieil homme que dans le Christ des Écritures.
        – Le plein accord sur les 5 soli te permet de t’ouvrir au témoignage de frères différents comme moi sans te dire constamment : « ce n’est pas Réformé, ce qu’il dit là ! », mais de te poser la seule bonne question : « Est-ce conforme aux Écritures ? »

        D’ailleurs, je pense que ce n’est pas un mystère pour toi que :
        – nous, les Évangéliques « non Réformés », nous nous réclamons aussi pleinement comme héritiers de la Réforme, justement sur la base des 5 soli.
        – chez vous, les Réformés, ainsi que chez les Luthériens, l’âge des Lumières qui a suivi la Réforme, a grandement altéré la foi en ces 5 soli. Il me semble que c’est le cas des Réformés de la Fédération Protestante de France, plutôt libéraux, contrairement à ceux du CNEF, évangéliques.
        – enfin, autant dans vos églises que dans les nôtres, la confession de foi a beau être conforme aux Écritures, donc aussi aux 5 soli, on aurait des surprises si on pouvait savoir ce que chacun de nos membres croit réellement. N’oublions pas qu’eux aussi ont Internet, et mangent souvent à des râteliers que nous-mêmes jugerions peu orthodoxes…

        – Pour finir ce long commentaire : ce matin, au culte, un frère a justement présenté les 5 soli. (moi, je l’avais fait l’an dernier). En intro, il avait affiché sur l’écran la phrase : « Reformata simper reformanda » Nous avons tous toujours besoin de réforme, constamment ! Aidons-nous mutuellement pour cela ! Voilà, j’ai grillé toutes mes cartouches pour tenter de t’aider à t’ouvrir, mon cher frère ! Pas à tous vents, loin de là, mais comme un vrai… réformé ! (minuscule) Amitiés !

  • Dandelion

    Si je résume, le parler en langues n’apporte strictement rien au royaume de Dieu ? En plus apparemment c’est nuisible plus qu’édifiant d’après les commentaires que je constate.
    A partir du moment où l’Evangile est mal compris, la définition de ce qui est vrai chez les uns ne sera jamais la même chez les autres, ça c’est mon avis personnel. Et même si Dieu a limité la raison, j’en use pour le coup, parce que c’est superbement suffisant.
    Pendant ce temps-là, pendant que certains s’extasient, Daniel nous rappelle qu’on ne va pas beaucoup rigoler.

  • toni

    j’ai commencé à parler en langues à l’age de 8 ans alors que je
    réalisais que Jésus était mort pour moi, en chantant, à coté d’un
    pasteur baptiste qui ne croyait pas au parler en langues.

    Je n’avais jamais entendu parlé en langues, ce pasteur est simplement passé dans
    mon quartier et il faisait chanter les enfants.
    je n’ai fréquenté aucune église après cela.
    J’ai continué à parler en langues jusqu’à l’age de 21 ans sans fréquenter
    aucune église et ne sachant même pas que cela existait.

    Je trouvai ça bizarre! mais ce que je savais, c’est que ça me faisait un bien fou. Je
    me sentais plus fort et apaisé au fond de moi.

    A l’age de 21 ans, j ai rencontré Dieu dans ma chambre, j’étais définitivement transformé.
    Même la peau de mon visage brillait physiquement pendant 3 mois à cause
    de la visitation du Seigneur. Dieu s’est présenté à moi en me disant
    « je viens dans le monde pour te sauver mais je ne suis pas du monde ».
    Les non croyants qui me connaissaient, restaient choqués de mon changement radical.Sans que je fréquente d’ église.
    Je parle 3 sortes de parler langues selon l’inspiration du moment.
    Parfois, des personnes qui sont prêt de moi quand je parle en langues
    reçoivent la force à travers ce parler en langues et me remercie car ça
    les a fortifié, alors que je sens une force sortir de moi à ce moment là.
    Je sers Dieu depuis de longues années, je n’ai jamais dit que
    parler en langues devait être obligatoire et je n’ai jamais forcé
    personne à parler en langues.
    Les diplômes et l’éloquence des hommes m’importent peu car je peux vraiment dire que je connais Dieu profondément et pas seulement intellectuellement.
    Il ne sert à rien de déployer toute votre science car elle est vaine. Je ne parle pas par obscurantisme mais plutôt, et je peux le dire sans prétention, par des expériences extraordinaires, des miracles vécus depuis 29 ans et encore
    et surtout aujourd’hui, sans me faire enfermer dans l’église systémique et dogmatique, car le St Esprit m’a éduqué lui même pendant plusieurs années(hors églises).
    Je suis désolé de vous le dire mais vous suscitez de l’égarement et c’est bien dommage.
    Je déplore que ces églises aient culpabilisé des personnes sincères, j’en suis désolé pour vous.
    Soyez soulagé, mais ne rejetez pas ce que vous ne comprenez pas intellectuellement.
    Car le temps vient ou beaucoup de confusion va être semé.
    Il existe du mimétisme, il existe beaucoup de choses que les chrétiens imitent, même vous.
    Mais à vous qui servez Dieu, concentrez vous sur le fait de libérez l’identité des chrétiens et vous découvrirez la véritable église.
    bonne route.

  • Yohann Garnier

    J’aimerais en savoir un peu plus sur ce qui vous pousse à penser que la xénoglossie ne se fait plus. Auriez-vous des versets l’attestant ? En effet les points 3 et 4 expliquent pourquoi le « vrai » parlé en langues n’existerait plus mais ne citent que des constats et raisonnements, aucun verset.

    Je m’explique :
    _Jésus a dit qu’il enverrait une puissance, le Saint-Esprit
    _Celui-ci a été envoyé et c’est relaté en Actes 2 (Pentecôte)
    _Les dons du Saint-Esprit sont même cités en 1 Corinthiens 12
    _et Paul a donné un cadre pour le parlé en langues (1 Corinthiens 14) et les prophéties (idem)

    …mais où est-il « clairement » écrit que la xénoglossie a cessé ? Que le parlé en langues fait partie du passé ? (un peu comme quand on lit « c’était l’ombre des choses à venir » en Colossiens 2:17, ou encore « Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde » en Hébreux 10:9)

    • Francine

      La réponse à votre question est d’une simplicité… biblique.

      A l’époque où les prophètes ont parlé de la part de Dieu, il n’existait pas de moyen d’enregistrement audio ; c’est pourquoi leurs paroles ont été confiées à l’Écriture, afin que nous puissions les lire, les relire et les relire encore autant que nous le souhaitons : conserver les paroles inspirées du Saint Esprit, l’Écriture n’a pas d’autre fonction.

      Or si quelqu’un se met à parler une langue étrangère qu’il n’a jamais apprise, ce n’est rien moins qu’un miracle. Et si c’est par le Saint Esprit qu’il parle, ce qu’il dit ne vient pas de lui, mais de Dieu ! il ne prononce rien moins que des paroles de Dieu ! Or aujourd’hui on peut les ENREGISTRER, opération qui joue le même rôle que l’Écriture : vous pouvez les écouter, les réécouter à l’infini ! De plus, si le parler en langues est une xénolalie, ou xénoglossie, cela veut dire que l’on peut TRADUIRE cette langue. C-à-d encore une fois écouter et réécouter ce que Dieu, en personne, a dit ! et le diffuser dans le monde entier !

      Conclusion :
      Si on arrive à démontrer que le parler en langue biblique a toujours été une xénolalie, et non pas une glossolalie, les charismatiques sont faits comme des rats : il suffira d’écouter un de leurs ENREGISTREMENTS pour mettre en évidence qu’il ne s’agit pas d’une langue étrangère ! et par conséquent pas du parler en langue authentique. Peut-être essaieront-ils de s’en tirer en disant qu’on a pas le droit d’ENREGISTRER ; mais il n’y aura aucun justificatif à cet interdit : n’oubliez qu’il s’agit d’une PAROLE DE DIEU, et qu’on doit pouvoir l’écouter et la réécouter au même titre que vous lisez et relisez l’Écriture. Vous avez donc tout intérêt à ne pas trop insister en demandant qu’est ce qui prouve que la xénoglossie a vraiment cesser d’exister…

      • Marie Garnier

        Je ne comprends pas la hargne presque colérique qui ressort de vos propos…
        Les points de vues différents doivent être acceptés avec amour, et la discussion engagée non pas pour faire taire l’autre, mais pour que chacun puisse grandir. Toujours en se basant sur la Parole de Dieu… parce que les raisonnements humains seuls sont vains.

        • Francine

          Vous m’avez mal lue, je n’ai pas écrit que le parler en langue avait toujours été une xénoglossie, j’ai seulement dit : si on POUVAIT le démontrer. Dans le cas contraire (glossolalie) les ENREGISTREMENTS sont beaucoup moins dangereux pour les parleurs en langue, puisqu’il leur suffit de dire qu’il s’agit d’un idiome céleste intraduisible. La pratique du parler en langue ne peut donc perdurer dans l’église pentecôtisme qu’à condition de ne pas être une xénoglossie, et également qu’à condition que le don d’interprétation en soit quasiment absent, sinon on aura vite des contradictions entre deux interprétations du même ENREGISTREMENT.

          • Merci, Francine, pour cet argument de l’enregistrement écoutable et réécoutable que vous… martelez ! 🙂 Je comprends que vous puissiez indisposer certains frères et sœurs, mais pour le fond, je vous donne raison.
            – L’évangéliste Fernand Legrand (pseudo : Rendal) avait déjà utilisé l’argument de l’enregistrement des messages actuels en langues à soumettre à des linguistes pour identifier si on peut vraiment parler de langues réelles
            – Mais je n’avais jamais pensé à cet argument de l’enregistrement écoutable et réécoutable. ,Il est très pertinent, que l’on parle de glossolalie ou de xénoglossie. Et vous savez quoi, en vous lisant, j’ai réfléchi à ce que signifierait un tel enregistrement, et avant même d’en arriver au commentaire où vous en parlez, je me suis dit : « Mais, il y aurait un gros problème ! Si ce parler en langues était d’origine divine, le canon biblique ne serait pas clos !! » Puis, j’ai vu que vous arriviez à cette conclusion ! Je confirme donc ! D’ailleurs, c’est ce que nous disions déjà pour un autre charisme, le don de prophétie !

          • Francine

            @Claude,

            …que vous… martelez ! 🙂

            Plus de chablabladala on use,
            Tant plus mon marteau s’en amuse.

            (D’après Théodore de Bèze)

          • Hélas,Francine, le marteau (ou celui qui le manie) est souvent le seul qui s’amuse !

            Si tu veux t’amuserà propos d’un marteau, je vous propose d’aller sur http://www.vivreaujourdhui.com/
            et taper le mot-clé « marteau ». Dans la foulée, tu pourras taper le mot-clé « laine » pour retrouver un texte humoristique de ton serviteur.
            (Allez, je saute le pas, je te tutoie ! Jusqu’à présent, je m’y suis refusé, par respect pour la dame au chapeau que je suppose comtesse, et dont je n’ai aucune idée de l’âge ! Mais c’est un peu sexiste, car on tutoie tous ceux qui, au fil des mois, ont fini par devenir un peu des complices, sinon des amis ! Si ça t’indispose, je rétrograde !)

            Mais, Francine, les frères et sœurs qui ont une autre compréhension de la chose que toi et moi ne sont pas des ennemis ! 🙂 Et nous sommes ici sur le blog de Guillaume, pas sur le nôtre, c’est en tant qu’hôtes respectueux que nous voulons nous y exprimer. (D’ailleurs, Guillaume, j’avoue que j’attends tes réactions !!)

            Je veux d’ailleurs dire aussi aux amis charismatiques qui se sont montrés offusqués autant de l’article de Matt que des réactions de Guillaume et de toi Francine, que je ne verrais pas aller sur un forum charismatique ou pentecôtiste et m’y indigner de ce que j’y lirais ! Autant aller sur un site musulman et y vitupérer contre leur croyance au Coran !

            Pour terminer, j’espère que le Seigneur aura prévu des « chambres » spéciales bien séparées dans son « ciel » pour les irréductibles charismatiques/cessationistes, calvinistes/ arminiens, créationistes/évolutionistes. Sinon ces gens vont nous empoisonner notre éternité, à nous qui désirons adorer le Seigneur de tout cœur dans la paix avec TOUS ceux dont Christ est le Sauveur et le Seigneur ! (cf. ma réponse à Guillaume ici, ci-dessous) Je suis sûr qu’au fond de toi, c’est ce que tu désires aussi…

          • Francine

            Cher Claude,

            Merci pour ton texte charmant et édifiant sur les pelotes de laine. Rassure-toi je ne joue qu’allégoriquement du marteau, les vrais sont trop bien lourds pour mon faible poignet ; ce distique n’était qu’un clin d’œil à la devise bien connue de Théodore de Bèze à propos de la Bible, qu’il compare à une enclume :

            Plus à me frapper on s’amuse,
            Tant plus de marteaux on y use.

            Mon profil n’est pas non plus celui d’une comtesse, mais d’une actrice, qui a servi de modèle à Renoir et à Manet. Quant à mon âge, il est éternellement jeune, comme sur la toile de Manet, où tu me vois sous un chapeau, et qui s’intitule : Le Printemps.

            Francine

      • Yohann Garnier

        Merci Francine mais là encore c’est un raisonnement humain, qui de plus ne répond pas à ma question (« quels versets vous poussent à penser que la xénoglossie ne se fait plus ?) mais à celle-ci : « comment vous y prendriez-vous pour déterminer si un parlé en langue correspond à de la xénoglossie ou à de la glossolallie ?

        Je reformule donc : y aurait-il des versets (est-ce scripturaire, indéniable) prouvant la cessation du parlé en langues, comme il y en a qui prouvent son commencement (Actes 2) ou expliquent le cadre dans lequel il doit être utilisé (1 Cor 14) ?
        Ça me rappelle Actes 5:38-39 : « Maintenant, je vous le dis, ne vous occupez plus de ces hommes et laissez-les faire. Si cette entreprise ou cette activité vient des êtres humains, elle se détruira; en revanche, si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas la détruire. Ne courez pas le risque de combattre contre Dieu! ».
        Il me semble important de ne pas prendre de risque.

        PS: Je suis quelque peu choqué par votre commentaire qui dit « les charismatiques sont faits comme des rats ». Je sais que c’est une expression, mais on parle quand même d’enfants de Dieu, en tous cas à mon sens.

        • Francine

          Cher Yohann,

          Je reconnais que l’expression « faits comme des rats » est malsonnante envers des enfants de Dieu.. je vous prie de bien vouloir m’en excuser.

          Des versets bibliques prouvant que la xénoglossie aurait cessé vous n’en trouverez pas, puisque pour interpréter la glossolalie il fallait le DON d’interprétation, non pas l’apprentissage de la langue, ou quelqu’un qui la parlait depuis son enfance, mais le DON aussi surnaturel que le parler en langue lui-même. Par conséquent la glossolalie n’était généralement pas une xénoglossie : personne ne comprenait ce qui se disait à Corinthe quand les gens parlaient en langue, Paul l’atteste.

          Vous ne trouverez non plus aucun verset prouvant que la glossolalie ait cessé, (ce qui ne prouve évidemment pas qu’elle continue). Si Dieu a pu, et voulu faire aux premiers siècles ces miracles, qui peut lui interdire de les refaire aujourd’hui ? (ce qui encore une fois ne prouve pas non plus qu’il veuille les refaire).

          Vous manquez toutefois le plus important aspect de la question moderne : L’ENREGISTREMENT. Un authentique parler en langue enregistré est un miracle PERMANENT, vous pouvez le lire et le relire à volonté comme la BIBLE. Si donc le parler en langue miraculeux, le Saint Esprit s’exprimant lui-même à travers quelqu’un, qui ne comprend pas ce qu’il dit, et qui donc ne peut pas inventer ces paroles ou y mettre du sien, alors le canon biblique n’est pas fermé ! Si l’on avait pu enregistrer Jérémie ou Ésaïe, leurs audios auraient autant de valeur que leurs écrits. Or aujourd’hui on le peut, c’est çà le problème ; qu’on le veuille ou non, la question du parler en langues se résout dans l’étude des ENREGISTREMENTS, tout comme la question de l’inspiration de la BIBLE se résout dans l’étude de ses TEXTES. C’est justement pourquoi les parleurs de langue ne veulent pas donner d’ENREGISTREMENT.

          • Yohann GARNIER

            Merci Francine. Il n’y a donc aucun verset attestant l’extinction de la xénoglossie si j’ai bien compris.

            C’est donc via un raisonnement humain et en posant les hypothèses (i)que tous les parlé en langues de la terre sont comme ceux décrits dans le post (une séquence de syllabes sans équivalent dans une langue connue) et (ii)que tout parlé en langue comportant une séquence de syllabes sans équivalent dans une langue connue ne vient pas de Dieu, que l’on arrive à la conclusion que le parlé en langues de nos jours est à distinguer de celui dont parle la Bible.

          • Francine

            Je ne comprends, dans ce contexte, pas votre expression « raisonnements humains ». A partir du moment où on raisonne nos raisonnements humains sont forcément humains ! Et si Dieu déclare quelque chose ce n’est plus un raisonnement, c’est une affirmation. Ensuite la xénoglossie n’a pas pu cesser (à Corinthe), puisqu’elle n’a pas commencé : il s’agissait de paroles incompréhensibles. Enfin vous manquez toujours la question essentielle des parlers en langue modernes : leurs ENREGISTREMENTS.

  • Tom Forryan

    Un article sage et important.

    • Samuel Da Silva

      Je partage totalement 😉

  • dan

    Ô frère, la réalité de ton être est à l’image de ta pensée,
    Pour le reste tu n’es qu’un amas de chair.
    Si ta pensée est une fleur, tu es comme un jardin du paradis
    Mais si elle faite d’épines, tu n’es que du carburant pour un fourneau.

  • Dogstone Laurent

    Pour moi cette pratique n’a jamais été un handicap, j’ai même prié Dieu d’en être délivré si ça ne venait pas de lui ( devant aussi certains cessationistes)…et je pratique toujours ce don…Je pense que le terme de « délivrance » est trop fort, excessif et peut porter à confusion…que ça l’ait gêné dans sa vie de prière pourquoi pas de là à en faire une fixation…Notez que j’ai reçu ce don sans l’avoir demander alors que le louais le Seigneur, c’était un samedi matin, 11 Septembre 1992….Une colonne de feu m’est littéralement « tombée dessus » , plutôt j’étais dans cette colonne et je me suis senti remplir petit à petit puis j’ai loué le Seigneur dans une langue que je ne connaissais pas mais c’était merveilleux …Depuis je prie en Esprit et aussi avec mon intelligence sans aucun problème ni gêne…. ;-)..Que Dieu Nous bénisse et Il le fait comme Il veut et Il en est de même pour ses dons qu’Il distribue à qui Il veut…

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