Le cessationisme est-il biblique ? Faut-il encore adhérer à une telle doctrine ?

Pour ce 29ème épisode de Coram Deo, et nous abordons la question controversée du cessationisme, souvent présentée comme un rejet de toute forme de miraculeux ou d’intervention divine dans l’histoire.

Guillaume et Pascal commencent par discuter de chacune des charges qui sont portées contre cette doctrine, pourtant historique à bien des égards, puis répondent à certaines questions :

  • Pourquoi certains dons spirituels auraient-ils “cessé” ? Peut-on d’ailleurs réellement parler de “cessation” ?
  • En quoi la prophétie et la fin de la période apostolique sont-elles connectées ?
  • N’y aurait-il pas des points de convergence entre un cessationisme “modéré” (c’est à dire, la forme historique du cessationisme) et un continuationisme plus modéré ?
  • Existe-t-il une forme de prophétie “infaillible” et une forme “faillible” ?

Nous savons que cet épisode devrait générer bien des réactions, alors que les discussions commencent !

 

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104.1 Québec – 102.9 St-Jérôme

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Coram Deo est l'émission hebdomadaire de Pascal Denault et Guillaume Bourin pour CFOI-FM, dont les podcasts sont retransmis sur Le Bon Combat tous les mardis.

  • Merci les amis pour cette présentation.
    Si j’ai bien écouté, votre seul argument pour dire que le prophétie n’a plus lieu d’être c’est de dire que le canon est clos ? Mais est-ce juste de dire qu’il n’y a pas de révélation spéciale en dehors de ce qui est consigné dans la Bible ? Sur quoi se base-t-on pour dire que Dieu ne s’est pas révélé ou que Dieu n’a pas parlé en dehors ce qui a été consigné dans la Bible ?

    Pour ma part, j’estime que la suffisance de l’Ecriture n’implique pas que Dieu ait choisi de se taire une fois le canon clôturé. L’Ecriture est suffisante parce qu’elle présente ce qui est essentiel pour notre vie, notre foi, notre salut ; en un mot : Jésus-Christ. Mais cela ne signifie pas que Dieu ne se plait pas à nous parler encore aujourd’hui par une parole spécifique inspirée, appropriée à une situation donnée.

    Il me semble que plusieurs textes du Nouveau Testament plaident clairement en faveur de cette idée :
    – Lorsque Pierre dit en Actes 2 que la promesse de Joël 3 pour « les derniers jours » s’accomplit à la Pentecôte, je ne vois nulle part la précision : « enfin, quand on dit, pour les derniers jours, on veut dire pour la période apostolique avant la clôture du canon ». Il me semble que nous sommes au moins autant dans les derniers jours qu’à l’époque des apôtres.
    – Lorsque Paul consacre trois chapitres aux dons spirituels (1 Co 11-13) et qu’il dit « aspirez aux dons spirituels, surtout à celle qui consiste à prophétiser » (1 Co 14.1), aurait-il dû préciser : « du moins, seulement si vous êtes prophètes/apôtres et tant que le canon n’a pas été encore clôturé » ?
    – 1 Corinthiens 13 indique que les dons comme les langues ou la prophétie cesseront un jour : « lorsque nous verrons face à face », c’est-à-dire au dernier jour, lorsque nous serons dans la nouvelle création (et pas avant) !
    – Lorsque Paul dit « N’éteignez pas l’Esprit, ne méprisez pas les prophéties » (1 Th 5.19-20), je ne vois pas pourquoi cette exhortation ne concernerait que la période apostolique.
    – Ephésiens 2.20-3.5 affirme clairement que les « apôtres et prophètes » ont eu un rôle spécifique dans le « fondement » de l’Eglise (d’où l’autorité spécifique accordée à leurs écrits qui constituent notre Nouveau Testament). Toutefois, cela ne signifie pas que d’autres « apôtres » ou prophètes n’auraient pas un autre rôle par la suite. Ephésiens 4.11-16 me semble aller dans ce sens : le texte présente l’utilité des « apôtres, prophètes, évangélistes, pasteurs et enseignants » jusqu’à ce que « nous ayons atteint la taille du Christ dans sa plénitude ». Il me semble qu’il y a encore du boulot…
    – On pourrait aussi ajouter la vision des 2 témoins en Apocalypse 11 qui, selon une interprétation courante, représente le témoignage collectif de l’Eglise sous une forme prophétique. Mais le texte est difficile et certains l’interpréteront probablement différemment.

    Quant à la distinction de Grudem entre prophétie faillible et infaillible, elle ne me satisfait pas non plus. Et il me semble que d’autres exégètes y ont apporté aussi des critiques tout en restant continuationnistes (Carson ou Max Turner par exemple).

  • Jean-Luc Burnod

    Pas un seul commentaire ? Ou alors auraient-ils disparus car il ne correspondaient pas à la ligne éditoriale?…

    • Du tout, nous ne supprimons pas les commentaires, sauf s’ils sont insultants