Attentats de Paris : comment réagir ?

J’écris ces lignes à la volée, la gorge serrée. J’accuse le choc. La France, mon pays, a été durement frappée cette année.

Entre les attentats à la rédaction de Charlie Hebdo, les multiples tentatives dont celle – récente – du Thalys, et maintenant ce terrible massacre sans précédent qui a eu lieu hier dans les rues de la capitale… que penser ?

Aucun d’entre nous ne sait réellement comment réagir. Les prochains jours vont être terribles. Les mois qui vont suivre également.

En tant que chrétiens, comment devrions-nous réagir, à la suite de ces attentats ? Quelles pensées devraient nous animer ?

 

1- Dieu est souverain

Pourquoi ces attentats ? Pourquoi tous ces meurtres horribles ? Pourquoi Dieu, dans sa souveraineté a-t-il décrété de pareilles choses ? Telles sont les questions que nous pouvons légitimement nous poser.

Cependant, la souveraineté de Dieu et sa suprématie absolue sur toutes nos circonstances, sont bien réelles.

La grande question qui doit nous animer, à la suite de cette nuit cauchemardesque, est bel et bien “que veux-tu nous apprendre, Seigneur ?”

 

2- Les gens meurent en France

Notre société tente désespérément d’évacuer toute référence à l’échéance de la mort et à la souffrance qui l’accompagne. Toutes les réflexions actuelles sur la fin de vie et la dignité du mourant sont animés par cette volonté de restreindre la mort à un simple évènement parmi d’autres.

Comme l’a si bien écrit Blaise Pascal :

L’homme, ne pouvant vaincre la mort, s’est efforcé de ne plus y penser.

Ces attentats sont un dramatique rappel que la mort est une réalité, y compris dans nos pays occidentaux si “protégés”.

Beaucoup s’inquiètent de préparer leur fin de vie. Il est bien plus sage de chercher à préparer sa mort, car “il est réservé aux hommes de mourir une seule fois et après quoi vient le jugement” (Hébreux 9:27).

Combien des victimes des attentats d’hier étaient prêtes à rencontrer leur Dieu ?

 

3- Un message à notre sécularisme

Les terroristes qui ont frappé la France hier ne sont pas simplement assoiffés de sang et de mort. En agissant ainsi, la plupart croient servir Dieu.

Christ lui-même a mis en garde ses disciples : “l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu” (Jn. 16:2)

Notre intervention en Syrie et en Irak, tous les beaux discours sur l’intégration et le pluralisme, et plus généralement toutes les mesures étatiques que nous prendront n’éteindront pas l’idéologie qui a présidé à ces meurtres.

Ce sont les limites de notre pensée séculière, qui sont exposées ce soir… Or, désirez-vous voir cette vision du monde haineuse diminuer et s’éteindre ? La seule solution est l’Evangile.

 

4- Il y a plus dramatique que ces attentats

Les victimes des attentats de cette nuit ont connu une fin effroyable. Si certaines sont décédées immédiatement, d’autres ont agonisé lentement avant de mourir. Sans parler de ceux qui ont été lâchement achevés alors qu’elles étaient au sol, dans la salle du Bataclan…

Cependant, aussi grave qu’elles soient, aucune de leurs souffrances n’est comparable à celles que les damnés expérimenteront en enfer.

La Bible emploie un langage métaphorique pour les désigner, parlant du “ver qui ne meurt point”, du “feu qui ne s’éteint point”. Le caractère permanent et continuel de ces souffrances ne fait aucun doute, de l’aveu même de Christ. (Marc 9:47-48)

Les menaces terroristes qui planent sur notre pays ne peuvent pas ne pas être prises au sérieux. Mais à combien plus forte raison devrions nous considérer les avertissements bibliques solennels au sujet de l’enfer.

 

5- Nous sommes dans l’urgence

Ces attentats nous rappellent que nous pouvons d’un instant à l’autre quitter ce monde. Quelle victime de du stade de France, de la rue de Charonne, ou du Bataclan aurait cru qu’elle perdrait la vie en sortant un vendredi soir ?

Vous aussi, vous quitterez tôt ou tard ce monde, peut être subitement, comme l’apôtre Pierre (2 Pierre 1:14).
Ou peut être que le Seigneur viendra au moment où vous vous y attendrez le moins, vous prenant ainsi de court avec le reste des êtres humains ( 1 Thessaloniciens 5:2 ; Luc 17:24, 26-30).

Êtes-vous prêt pour ce jour ? Et si oui, sentez-vous l’urgence de la situation ?

Christ lui-même met en garde : ces attentats, si graves soient-ils, sont un rappel du besoin urgent qu’ont les hommes de se repentir (Luc 13:3, 5).

 

 

Plus que jamais, alors que notre pays est la cible de terroristes déterminés, nous devons désirer que chaque Français ait une connaissance parfaite de Jésus-Christ, et agir intentionnellement en ce sens.

Les attentats d’hier, aussi choquants soient-ils, nous adressent un message : réveillons-nous.

 

 

GB

 

 

 

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

  • Emi Lie

    « Les menaces terroristes qui planent sur notre pays ne peuvent pas ne pas être prises au sérieux. » Vous plaisantez là ?!!!

    • Loanne Procopio

      Tu as bien lu la phrase Emi Lie? Vous pensez tous les deux la même chose en fait, c’est peut-être juste que tu n’as pas vu le deuxième « pas ».

  • Article très pertinent, Guillaume ! Y a juste le point 4 qui appelle une petite réserve de ma part : « Cependant, aussi grave qu’elles soient, aucune de leurs souffrances n’est comparable à celles que les damnés expérimenteront en enfer. » C’est certes très juste, mais pour ceux qui viennent juste de perdre un être cher, cela aurait peut-être mérité d’être exprimé sans comparatif d’intensité de souffrance, quelque chose comme : « Leurs souffrances sont inimaginables ! Tout comme nous ne pouvons nous imaginer celles, en enfer, de ceux qui auront refusé la grâce de Dieu. »
    Mais je comprends bien : c’est le risque de l’immédiateté, de la réaction à chaud ! Je connais ça ! Pour terminer, ni toi ni moi ne voulons récupérer l’événement, nos cœurs sont blessés, meurtris et nous prions avec compassion pour les rescapés et les familles des victimes.

    • J’allais intégrer les modifications que tu proposes, mais après réflexion, j’ai pris la décision de les maintenir. Je crois que d’une manière ou d’une autre, ces attentats dramatiques devraient inspirer aux chrétiens de tels sentiments. Et j’ai écrit ce que je ressentais sur le coup.
      Ta remarque est tout à fait pertinente, je la comprends. Mais j’assume mes propos et les maintiens, frère.

  • André Pardoenbm

    Même si ce que vous dites est vrai je ne crois pas que c’etait lemoment d’écrire un tel article. Le moment est â la compassion

  • Jacqueline Deyres

    2 Corinthiens 7:10 En effet, la tristesse selon Dieu PRODUIT UNE REPENTANCE A SALUT dont on ne se repent
    jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.
    Actes 17:30 Dieu, sans tenir compte des temps d’ignorance, annonce maintenant à tous les hommes, en tous
    lieux, QU’ILS AIENT A SE REPENTIR, 31 parce qu’il a fixé un jour où il jugera le monde selon la justice, par l’homme qu’il a désigné, ce dont il a donné à tous une preuve certaine en le ressuscitant des morts.
    Matthieu 24.38 Car, dans les jours qui précédèrent le déluge, les hommes mangeaient et buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où Noé entra dans l’arche ; 39 et ils ne se doutèrent de rien, jusqu’à ce que le déluge vînt et les emportât tous : il en sera de même à l’avènement du Fils de l’homme.
    Luc 17:27 Les hommes mangeaient, buvaient, se mariaient et mariaient leurs enfants, jusqu’au jour où
    Noé entra dans l’arche ; le déluge vint, et les fit tous périr. 28 Ce qui arriva du temps de Lot arrivera pareillement. Les hommes mangeaient, buvaient, achetaient, vendaient, plantaient, bâtissaient ;
    Daniel 8:19 Puis il me dit : Je vais t’apprendre, ce qui arrivera au terme de la colère, car IL Y A UN TEMPS MARQUE POUR LA FIN.
    Matthieu 24:6 Vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres : gardez-vous d’être troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin. 7 Une nation s’élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume, et il y aura, en divers lieux, des famines et des tremblements de terre. 8 Tout cela ne sera que
    le commencement des douleurs. 9 Alors on vous livrera aux tourments, et l’on vous fera mourir ; et vous serez haïs de
    toutes les nations, à cause de mon nom. 10 Alors aussi plusieurs succomberont, et ils se trahiront, se haïront
    les uns les autres. 11 Plusieurs faux prophètes s’élèveront, et ils séduiront beaucoup de gens. 12 Et, parce que l’iniquité se sera accrue, la charité du plus grand nombre se refroidira. 13 Mais celui qui persévérera jusqu’à la fin sera sauvé. 14 CETTE BONNE NOUVELLE DU ROYAUME SERA PRECHEE DANS LE MONDE ENTIER, POUR SERVIR DE TEMOIGNAGE A TOUTES LES NATIONS. ALORS VIENDRA LA FIN
    Marc 13:18 Priez pour que ces choses n’arrivent pas en hiver. 19 Car la détresse, en ces jours, sera telle qu’il
    n’y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu’à présent, et qu’il n’y en aura jamais.
    Apocalypse 1:3 Heureux celui qui lit et ceux qui entendent les paroles de la prophétie, et qui gardent les choses qui y sont écrites ! Car le temps est proche
    Apocalypse 1:8 Je suis l’alpha et l’oméga, dit le Seigneur Dieu, celui qui est, qui était, ET QUI VIENT, le Tout Puissant.
    Jude 1:17 Mais vous, bien-aimés, souvenez-vous des choses annoncées d’avance par les apôtres de notre Seigneur Jésus Christ. 18 Ils vous disaient qu’au dernier temps il y aurait des moqueurs, marchant selon leurs convoitises impies ; 19 ce sont ceux qui provoquent des divisions, hommes sensuels, n’ayant pas l’esprit. 20 Pour vous, bien-aimés, vous édifiant vous-mêmes sur votre très sainte foi, et priant par le Saint Esprit, 21 maintenez-vous dans l’amour de Dieu, en attendant la miséricorde de notre Seigneur Jésus Christ pour la vie éternelle. 22 REPRENEZ LES UNS, ceux qui contestent ; 23 SAUVEZ-EN d’autres en les arrachant du feu ; et pour d’autres encore, ayez une pitié mêlée de crainte, haïssant jusqu’à la tunique souillée par la chair. 24 Or, à celui qui peut vous préserver de toute
    chute et vous faire paraître devant sa gloire irrépréhensibles et dans l’allégresse, 25 à Dieu seul, notre Sauveur, par Jésus Christ notre Seigneur, soient gloire, majesté, force et puissance, dès avant tous les temps, et maintenant, et dans tous les siècles ! Amen !
    Daniel 8.23 A la fin de leur domination, lorsque les pécheurs seront consumés, il s’élèvera un roi impudent et artificieux. 24 Sa puissance s’accroîtra, mais non par sa propre force ; il fera d’incroyables ravages, il réussira dans ses entreprises, il détruira les puissants et le peuple des saints. 25 A cause de sa prospérité et du succès de ses ruses, il aura de l’arrogance dans le cœur, il fera périr beaucoup d’hommes qui vivaient paisiblement, et il s’élèvera contre le chef des chefs ; mais il sera brisé, sans l’effort d’aucune main. 26 Et la vision des soirs et des matins, dont il s’agit, est véritable. Pour toi, tiens secrète cette vision, car elle se rapporte à des temps éloignés.

    Juste la Parole

  • Etienne Omnès

    Devoir expliquer à son fils que « des hommes méchants ont fait beaucoup de mal » (il a 2 ans) et pleurer ensuite. Quelque chose qui ne m’est strictement jamais arrivé.

    Pour moi, en tout cas, c’est la fin des théodicées: je ne chercherai plus à raisonner le mal, car tout nos raisonnements se fracassent sur l’abominable réalité.

    Dire que le mal est une réalité nécessaire, qu’il faut bien un mal pour un bien, tout comme il faut un bas pour un haut? Allez donc le dire aux victimes du bataclan. Dire que Dieu respecte tellement la liberté humaine qu’il le laisse commettre le mal? Comment donc pourrais je respecter un Dieu qui respecte la volonté des djihadistes?

    Deux semaines avant, je me rendais compte que Dieu lui-même ne fait jamais de théodicées, même dans le livre où il avait le plus de raisons de le faire (Livre de Job). La semaine avant, j’écoutais Henri Blocher qui rejetait toute théodicée intellectuelle car il trouvait qu’elles diminuaient l’horreur du mal, elles l’apprivoisaient trop. Et aujourd’hui c’est toute ma personne qui est touchée.

    C’est la fin des théodicées pour moi: je ne chercherai plus à raisonner sur l’existence du mal, à lui donner une place dans ma vision du monde, à l’apprivoiser. Je me contenterai désormais de dire: Dieu a une raison infiniment supérieure à notre compréhension de le permettre, et je me rends à lui.

    Je me contenterais simplement de haïr le mal, selon ce qui nous est demandé, et de ne plus le supporter. Je me contenterais de souhaiter la fin de toute souffrance, de toutes les forces que le Seigneur me donnera. Et surtout, je placerai mon espérance dans ce monde futur: un monde sans larme ni cris de peine, sans deuils ni mort. Ce monde-là est certain, soyons patient et tenons ferme.

    Qu’à l’Eternel seul soit la sagesse et la grandeur, et que lui seul soit reconnu comme Dieu.

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