Les stratégies de satan

  • Article d’Ed Welch posté le 30 avril 2016 sur le blog de CCEF. Traduction : Elodie Meribault.

 

Vous vous méfiez des escrocs et des avocats véreux, et vous avez raison . À la gare de Rome, il y a des pickpockets partout, faîtes donc bien attention à votre argent et à vos documents importants. Si vous recevez des courriels douteux vous sollicitant pour de l’argent, ignorez-les. Si l’on vous promet un retour sur investissement de 10%, ne déboursez pas un centime. Et lorsque vous avez un ennemi qui vous guette pour vous faire chuter, veillez à connaître ses plans.

Mais à qui vous faites grâce, moi aussi je fais grâce ; et, pour ma part, ce dont j’ai fait grâce, — si j’ai fait grâce de quoi que ce soit —c’est à cause de vous, en présence du Christ, pour ne pas laisser au Satan l’avantage sur nous, car nous n’ignorons pas ses desseins.
(2 Corinthiens 2.10)

 

Voici donc quelques consignes de sécurité concernant les stratégies du diable.

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Il sera subtil. N’imaginez pas que vous allez voir des têtes se tourner à 360 degrés, ou une petite fille parler avec une voix très basse comme dans l’Exorciste. Non ; attendez-vous à des questions ou des envies qui paraissent raisonnables, surtout lorsque tout va bien, comme en Eden, ou lorsque tout va mal, comme Christ dans le désert.

Il vous dira que Dieu n’est pas bon. Les premiers mots de Satan ont été : « Dieu a-t-il réellement dit : ‘Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin !’ » Il remet en doute la parole de Dieu, sa bonté, et sa générosité. Parfois, il attend que nous ayons perdu une chose qui nous parait importante, parce que c’est alors que la prétendue injustice de Dieu trouve le plus de résonance. Quelle est la réponse de l’apôtre Paul ? Dieu fait pleuvoir sur nous ses bontés (Éphésiens 1.3-14). Il ne nous prive d’aucun bien.

Il vous dira que les conséquences du péché ne sont pas si graves, et que ses bienfaits sont finalement plus importants qu’il n’y paraît. Le diable a ensuite dit à Eve : « Vous ne mourrez point » (Gn 3.4), avant de lui parler des bonnes choses qu’elle pourrait retirer de son péché. Il continue à dire que Dieu n’est pas bon, et sous-entend même qu’il est trompeur. Nous en retrouvons des échos dans le psaume 73, lorsque le psalmiste tombe dans la folie spirituelle en voyant les méchants prospérer. Et nous trouvons des échos du mythe des bienfaits du péché dans chacun de nos actes et chacun de nos pensées. Paul nous dit ceci : « Ne vous y trompez pas : on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semé, c’est aussi ce qu’il moissonnera » (Galates 6.7).

Il vous dira que Dieu est distant et impersonnel. En Genèse 2, Dieu est constamment cité comme étant YHWH, le nom révélé de Dieu qui sous-entend son amour fidèle envers nous (Exode 34.6-7 nous donne davantage de détails quant à ce nom). Mais, influencée par Satan, Ève utilise le terme plus général et impersonnel « Dieu » (elohim) (Genèse 3.1-3). Notez la stratégie subtile, mais pour le moins brillante de Satan dans le changement de ce nom. C’est comme si quelqu’un essayait de susciter en moi des doutes sur la fidélité de ma femme en l’appelant « la fille de Cavanaugh ». Si j’utilisais moi aussi ce nom-là, cela voudrait dire que je place une distance entre elle et moi, et la conversation ne finirait pas bien. Mais si je dis : « Tu ne la connais visiblement pas, c’est ma femme — fin de la discussion », nous allons dans la bonne direction. En d’autres termes, au lieu de laisser Satan définir ce que vous appelez Dieu, préparez-vous à affronter ses tromperies grâce à vos noms préférés pour le Seigneur : « Mon Dieu », « Mon Père », « Jésus-Christ, mon Seigneur ».

Écoutez-vous. Entendez-vous de la colère, du mensonge ? Sous l’influence de Satan, nous sommes remplis de colère et vivons coupablement dans les ténèbres. Ce sont les deux choses dont nous parle Paul lorsque nous nous tournons vers le péché.

Rejetez donc le mensonge, et que chacun de vous parle avec vérité à son prochain ; car nous faisons partie les uns des autres. Si vous vous mettez en colère, ne péchez pas ; que le soleil ne se couche pas sur votre irritation ; ne laissez pas de place au diable.
(Éphésiens 4.25-27)

 

Concernant le mensonge, soyez extrêmement vigilant, surtout avec ce que l’on appelle « les pieux mensonges », mais aussi avec les prétextes et les non-dits. Concernant la colère, puisqu’il nous arrive de ne même pas la voir, mieux vaut demander à quelqu’un de notre entourage de nous indiquer si elle se manifeste trop souvent dans nos paroles. Tachez de vous rendre compte des moments où vous oubliez que vous avez été lavés de vos péchés passés (2 Corinthiens 2.10-11, 2 Pierre 1.9). Car l’entourloupe est parfaitement agencée.

Parfois, le péché n’est « pas si grave », mais, une fois trompé, nous en devenons complètement prisonnier. Satan procède ainsi, soit en encourageant un péché habituel jusqu’à ce que nous y soyons insensibles, ce qui nous mène à la mort, soit en suggérant qu’il n’y a pas de pardon possible pour une conscience agitée, ce qui là aussi mène aussi à la mort. Notre moyen de défense ? Nous rappeler la mort de Jésus pour nos péchés et sa résurrection qui nous assure que son sacrifice était suffisant. Nous aurons toujours le dernier mot.

Le péché révélé et confessé, le pardon rappelé et appliqué : ces deux choses sont inextricablement liées.

Nous vivons dans une ère où le pouvoir de Satan est limité, mais il rôde comme un lion rugissant. Notre sécurité doit rester notre premier souci. Et c’est par de simples moyens que l’Esprit nous prépare.

 

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