Ne séparez pas la sotériologie et l’eschatologie !

Face à la problématique de la culpabilité à cause de notre péché au sein de la vie chrétienne, plusieurs réponses ayant attrait à l’œuvre du Christ ont été proposées au cours de l’histoire de la théologie. Depuis la réforme du XVIe siècle, nous avons pu observer que l’une des réponses privilégiées était la doctrine de la justification par la foi. Plus précisément, la valeur inestimable de la justice parfaite du Christ qui est imputée à celui qui place sa confiance en Christ seul à la gloire de Dieu seul.

Une telle réponse est juste et saine pour le chrétien qui fait face à la culpabilité, car elle le pousse à tourner ses regards vers ce que le Christ a accompli pour lui. Cependant, si nous nous arrêtons à une compréhension exclusivement objective, en considérant uniquement le plan pénal de ce qui Christ a fait, nous risquons de perdre de vue le cœur même de cette doctrine, d’où elle tire toute sa puissance : l’union au Christ ressuscité. En effet, lorsque nous nous penchons plus spécifiquement sur le corpus paulinien, il est important de se rappeler que, pour Paul, la « sotériologie est eschatologie » [1] de telle sorte que dans sa sotériologie, nous ne pouvons séparer les différents actes de Dieu qui sont à l’origine de notre salut de leur aboutissement eschatologique, c’est à dire que le Christ soit devenu un « esprit vivifiant » [2] à sa résurrection.

Ainsi, il nous faut veiller à ce que notre sotériologie ne soit pas déconnectée de l’eschatologie : une eschatologie qui prend ses racines dans la genèse, puis dont les contours se dessinent au fur et à mesure des alliances que Dieu fit avec son peuple et des paroles qu’il lui donna par l’intermédiaire de ses prophètes, et dont Christ en était la substanceet l’accomplissement par excellence.

C’est ce lien organique entre justification et eschatologie que nous nous proposons d’étudier tout au long de cet article, dans un format un peu plus long qu’à l’accoutumée. Dans une première partie, nous étudierons succinctement la problématique anthropologique du péché et la vision biblique de la Justice de Dieu et de la Vie au vu de cette problématique dans le plan de la rédemption. Puis, dans une deuxième partie, nous essaierons de comprendre quelle dynamique unit cette Justice et cette Vie, et plus spécifiquement au sein du paradigme fondamental de la mort et de la résurrection de Jésus-Christ. Dans une troisième partie, nous nous tournerons vers l’application de ce paradigme pour le salut de l’homme qui se manifeste dans sa nouvelle vie. Enfin, nous conclurons sur les dimensions pastorales importantes qu’implique une telle dynamique au sein de la vie chrétienne.

 

 

LISEZ L’INTÉGRALITÉ DE CET ARTICLE ICI

 

 

 

 

Ces ressources pourraient vous intéresser :

 

 

 

 

 

Notes et références

[1] R. Gaffin Jr, Resurrection and Redemption, R&R Publishers (1978), p138

[2] 1 Cor 15 :45

 

 

 

Abonnez-vous au Bon Combat

Recevez tous nos nouveaux articles directement sur votre boîte mail ! Garanti sans spam.

Je suis marié, et le Seigneur nous a fait la grâce d’avoir trois enfants. Je suis actuellement Pasteur Stagiaire sur Montréal. Je suis passionné par le Nouveau Testament, la théologie systématique et l’herméneutique. J’affectionne particulièrement les écrits des réformateurs, de Cornelius Van Til, Vern Poythress, John Frame, Greg Beale et John Piper.