Qu’est-ce que la patience dans l’épreuve?

Qu’est que la patience dans l’épreuve dont parle Jacques, concrètement, et surtout qu’est-ce qu’elle n’est pas ?

Le puritain Stephen Charnock (1628-1680) répond à cette question :

La patience est la soumission à la souveraineté de Dieu. Subir l’épreuve simplement parce que nous ne pouvons l’éviter ou y résister n’a rien à voir avec la patience chrétienne.

Par contre, se soumettre humblement parce que c’est la volonté de Dieu d’infliger l’épreuve, et demeurer silencieux à cause de la souveraineté de Dieu qui l’ordonne -voilà ce qu’est la vraie patience.

Vous l’avez bien compris, pour Charnock la patience n’a rien de fataliste. Il s’agit d’une décision du coeur, celle de se soumettre entièrement à la volonté souveraine de Dieu, même dans les pires circonstances.

Ceux qui souffrent patiemment de la sorte sont heureux, parce que non seulement la couronne de vie leur est réservée (Jac. 1:12) mais ils expérimentent également sur cette terre la miséricorde et la compassion du Seigneur (Jac. 5:10-11).

 

Nous terminons par une citation de Thomas Brooks :

L’âme humble cherche davantage à glorifier Dieu dans l’affliction plutôt que de chercher à en sortir.

Nul doute que cette forme d’humilité est assimilable à la patience. Que Dieu nous dirige donc pour marcher avec Lui de cette manière.

 

 

 

 

Guillaume Bourin est pasteur, auteur, et fondateur du blog Le Bon Combat dont il est l'un des administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse). Guillaume est l'auteur du livre "Je vous purifierai d'une pure" : perspectives bibliques sur la régénération baptismale.