Vous avez péché ? Priez

Lorsque nous avons chuté, ou lorsque la froideur de notre coeur nous enveloppe, notre bouche se fige et la source d’où jaillit nos prières se tarit. C’est une tendance naturelle à laquelle nous sommes tous confrontés, et cependant la Parole nous appelle à agir bien différemment, comme Calvin le rappelle :

 

“Nous ne devons pas prétendre que nos péchés doivent nous faire craindre de nous adresser à Dieu, car même s’il est bon et bienveillant, nous l’avons irrité par nos offenses.

Parmi les hommes, un fils ne saurait avoir un meilleur avocat devant son père qu’il a offensé que lui-même si, avec humilité et dans l’obéissance, reconnaissant sa faute, il vient demander pardon. Un coeur paternel ne peut mentir et se laissera fléchir et émouvoir par de telles prières.

Que fera ce Père compatissant, ce Dieu de toute consolation ? (2 Cor 1:3) En entendant les pleurs et les gémissements de ses enfants, eux qui le prient pour eux-mêmes – puisqu’il les invite et les exhorte – ne les exaucera t-il pas bien mieux que ne le feraient les requêtes présentées pour eux par ceux auprès de qui ils se réfugieraient, se défiant et doutant de la bonté et de la clémence paternelle de Dieu ? […]

Non seulement Dieu est Père, mais plus que les pères les meilleurs, il est plein de pitié, si nous nous remettons à sa miséricorde, bien que nous soyons ingrats, rebelles, et de mauvais enfants. Afin que nous ayons plus d’assurance que – si nous sommes chrétiens – il est pour nous un tel Père, il n’a pas voulu que nous l’appelions seulement “Père”, mais que nous précisions en ajoutant “notre”. […]

Ainsi, toutes les fois que nos hésitations nous paralyseront, souvenons-nous de supplier Dieu de corriger la faiblesse qui nous rend craintifs et de nous guider et pousser à prier avec confiance dans cet esprit de liberté.”

 

Tournons-nous donc vers le Père, même (surtout) lorsque nous avons péché.

 

 

 

Réflexions et ressources d'édification centrées sur Dieu

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