La Résurrection de Jésus-Christ : Fait ou Fiction? (1ère partie)

Pâques approche. Voici un excellent rappel de Bob Gonzales, le Doyen de la faculté américaine Reformed Baptist Seminary, sur la véracité de la résurrection de Jésus-Christ. Article en 2 parties.

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Peu de gens osent nier l’historicité de Jésus de Nazareth. Même les critiques de la Bible admettent généralement que Jésus a vécu et a été crucifié par les autorités romaines à l’instigation des chefs religieux juifs. Cependant, beaucoup remettent aujourd’hui en question l’historicité de la résurrection corporelle de Jésus – même de soi-disant érudits chrétiens. D’autres affirment que nous ne pouvons pas savoir avec certitude si Christ est ressuscité d’entre les morts. Un historien moderne, par exemple, écrit:

« En tant qu’historiens… nous préférons ne pas parler de l’événement de Pâques comme d’un ‘fait’, en tout cas pas dans le sens ordinaire de ce mot. Nous pouvons dire quelque chose à propos de la situation avant Pâques, et nous pouvons dire d’autres choses sur les conséquences de l’événement de Pâques, mais la résurrection ne se prête pas à être désignée comme un ‘fait’, car elle ne peut pas être décrite. Nous pouvons dire que Jésus est mort et a été enseveli, et que ses disciples ont ensuite été découragés et déçus. Telle était la situation avant Pâques… Après la Pâques, nous pouvons dire que les disciples étaient des hommes transformés… qui étaient prêts à affronter la mort sans crainte. Quoi qu’il se soit trouvé au milieu et qui pourrait expliquer ce changement, ce n’est pas ouvert à notre enquête historique. Les preuves sont insuffisante. Tout ce que nous pouvons dire, c’est que quelque chose s’est passé. » *

D’autres sont moins hésitants. Ronald Gregor Smith nous dit :

« En ce qui concerne l’historicité… nous pouvons librement dire que les os de Jésus se situent quelque part en Palestine. » **

Néanmoins, le fait est que les disciples de Jésus, peu de temps après sa mort, ont commencé à revendiquer et à proclamer sa résurrection. Et depuis lors, la résurrection du Christ est devenue et continue d’être le thème central du Nouveau Testament et de l’Evangile. C’est cet événement que les chrétiens commémorent le dimanche de Pâques.

Mais célébrons-nous un événement historique réel ? Jésus est-il vraiment ressuscité d’entre les morts ? Ou bien est-ce la résurrection est un mythe, une fable ? Est-ce que notre foi en la résurrection s’appuie sur des faits, ou bien sur une fiction ?

Lors des deux prochains posts, je voudrais défendre l’historicité de la résurrection de Jésus (ce post) et mettre en évidence son importance pour nous aujourd’hui (le prochain post). Je crois que les preuves de la résurrection corporelle du Christ sont solides. Et il ne s’agit pas simplement d’un fait brut : il est d’une importance considérable pour notre foi chrétienne.

Le Nouveau Testament nous fournit deux faisceaux d’éléments factuels pour appuyer la résurrection corporelle de Jésus.


Le tombeau vide

1. Le témoignage du Nouveau Testament

Les quatre évangiles rapportent que le troisième jour après que Jésus ait été crucifié et enseveli, ses disciples ont découvert que son corps avait disparu du tombeau dans lequel il avait été placé (Matt. 28:6 ; Marc 16:5-6, Luc 24:3, 6, 22-24 ; Jean 20:5-8). Examinons brièvement l’un de ceux-ci, Jean 20:3-8 :

« Pierre et l’autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre. Ils couraient tous deux ensemble. Mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre; s’étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n’entra pas. Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre, et le linge qu’on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part. Alors l’autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut.« (Jean 20:3-8).

Notez les points suivants : d’abord, nous avons deux témoins oculaires pour confirmer que le tombeau était bien vide (en plus des femmes qui avaient déjà constaté les faits). Pierre et Jean ont tous les deux vu le tombeau vide. Deuxièmement, la tombe n’était pas complètement vide : les linges qui avaient servi à embaumer Jésus étaient restés au sol. Selon le témoignage de Jean, quelque chose au sujet de ces linges l’a persuadé que Jésus était ressuscité. Certains commentateurs pensent que ces linges avaient retenu la forme du corps de Jésus. Apparemment, le corps ressuscité de Jésus était passé au travers de ses vêtements mortuaires de la même manière qu’il est ensuite passé au travers des murs d’une pièce fermée à clé (Jean 20:19, 26).

2. Les théories critiques

Malheureusement, tous ne parviennent pas à la même conclusion que Jean. Certains ont tenté d’expliquer le tombeau vide par d’autres moyens.

(a) La théorie du “mauvais tombeau ».
Cette théorie affirme que les femmes et les disciples firent erreur et se rendirent à un mauvais sépulcre. Mais cela est peu probable pour les raisons suivantes : tout d’abord, les femmes avaient suivi Joseph d’Arimathée et Nicodème au tombeau et avaient observé comment le corps de Jésus avait été disposé à l’intérieur (Matthieu 27:61, Marc 15:47 et Luc 23:55). Deuxièmement, nous pouvons êtres surs que Joseph d’Arimathée et Nicodème auraient vérifié le vrai tombeau une fois qu’ils auraient entendu les rumeurs de la résurrection. Troisièmement, nous pouvons être encore plus certains que les autorités juives et romaines auraient volontiers corrigé l’erreur des disciples en les conduisant au bon tombeau et en leur montrant les restes du corps de Jésus.

(b) La théorie de « l’évanouissement”.
Cette théorie affirme que Jésus n’est en fait pas mort sur la croix, mais qu’il a sombré dans le coma. Plus tard, après qu’il ait été mis au tombeau, il se serait rétabli, aurait quitté le tombeau furtivement, devant les gardes, puis aurait rejoint les disciples, qui, en le voyant, auraient conclu à tort qu’il était ressuscité d’entre les morts.
Mais une nouvelle fois, cette théorie manque de valeur probante pour les raisons suivantes : premièrement, ce point de vue nous oblige à croire que ses bourreaux étaient à la fois de mauvais exécuteurs, et qui plus est incapables de juger de l’état physique de leurs victimes crucifiées. Pourtant, le récit évangélique indique que des mesures spécifiques ont été prises pour s’assurer que Jésus était réellement mort.

« Les soldats vinrent donc, et ils rompirent les jambes au premier, puis à l’autre qui avait été crucifié avec lui. S’étant approchés de Jésus, et le voyant déjà mort, ils ne lui rompirent pas les jambes; mais un des soldats lui perça le côté avec une lance, et aussitôt il sortit du sang et de l’eau. Celui qui l’a vu en a rendu témoignage, et son témoignage est vrai; et il sait qu’il dit vrai, afin que vous croyiez aussi. » (Jean 19:32-35)

La référence de Jean à du sang et de l’eau confirme que Jésus était réellement mort.
Deuxièmement, la “théorie de l’évanouissement » nécessite que nous croyions que Jésus ait survécu à la douleur atroce à ses mains et à ses pieds percés, sans parler de la perte de sang qu’il a subi lorsqu’il a été fouetté avant sa crucifixion et lorsque son côté a été percé, de sa faiblesse physique et du choc général qu’il a subi, ainsi que du manque de nourriture. Mais de plus, cette position implique que nous acceptions que, malgré son faible état, il ait réussi à se libérer de son linceul, puis à repousser seul la grande pierre sans que la garde romaine ne s’en aperçoive. Enfin, il se serait montré aux femmes et aux disciples dans cet état affaibli et amaigri. Et merveille des merveilles … il serait parvenu à les convaincre qu’il était le Seigneur de la vie et qu’il était ressuscité d’entre les morts!

(c) La théorie du “corps volé ».
Cette théorie affirme que soit des ennemis de Christ soit ses disciples ont volé le corps dans le tombeau. Il y a plusieurs éléments de réponse à cela.
Tout d’abord, si nous pensons que les ennemis de Christ ont volé son corps dans le tombeau, alors il nous faut expliquer pourquoi ils auraient précisément fait ce qu’ils voulaient éviter (Matt. 27:62, 66). En outre, nous devons dans ce cas nous demander pourquoi les Romains ou les Juifs n’ont pas tout simplement produit le corps, ou au moins un témoin pouvant en donner la localisation, lorsque les disciples ont commencé à proclamer sa résurrection. Quelques décennies plus tard, les Juifs accusèrent Paul devant Festus de prêcher que Jésus était vivant. Suite à cela Festus laisse entendre au roi Agrippa qu’ils ne pouvaient pas prouver leurs accusations. Tout ce qu’ils auraient eu à faire aurait été de produire la dépouille, ou un témoin sachant où elle était située. Mais ils ne pouvaient pas le faire parce qu’ils n’avaient aucune idée de ce qui s’était passé sur le corps du Christ.
En second lieu, il est peu probable que les disciples du Christ aient volé le corps de Christ. Il est peu probable qu’un groupe de disciples apeurés et désorganisés, ait tenté un tel exploit. Briser le sceau d’un gouverneur romain était un crime très important. Et dans le contexte faisant immédiatement suite à la résurrection de Christ, le Nouveau Testament nous présente les disciples lâches et apeurés (Jean 20:19).
Par ailleurs, comment auraient-ils pu contourner la garde romaine et rouler la pierre sans être détectés ? (Matt. 27:62-66). La garde romaine était probablement un quaternion, un groupe composé de quatre soldats. Il est peu probable que les quatre gardes aient été négligents au point de s’endormir, surtout lorsque l’on sait que la peine pour s’être endormi pendant la garde pouvait être la mort.
Enfin, si nous pensons que les disciples ont secrètement volé et fait disparaitre le corps, il nous faut croire qu’ils ont proclamé comme un fait historique une fiction qu’ils avaient arrangé. Un élément plus remarquable encore : quand ils ont été confrontés à la persécution et même à la mort pour avoir prêché Christ ressuscité, pas un seul d’entre eux n’a avoué que c’était un canular. Ce scénario est hautement improbable. Car, comme un homme l’a sagement déclaré: « Les menteurs et les hypocrites ne sont pas faits de l’étoffe des martyrs. »

En conclusion, l’explication qui s’accorde le mieux avec l’évidence du tombeau vide est celle-là même proposée par les apôtres : le corps de Jésus n’était plus dans le tombeau, parce qu’il était ressuscité d’entre les morts !

« Hommes frères, qu’il me soit permis de vous dire librement, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son sépulcre existe encore aujourd’hui parmi nous. Comme il était prophète, et qu’il savait que Dieu lui avait promis avec serment de faire asseoir un de ses descendants sur son trône, c’est la résurrection du Christ qu’il a prévue et annoncée, en disant qu’il ne serait pas abandonné dans le séjour des morts et que sa chair ne verrait pas la corruption » (Actes 2:29-31).

Les implications des paroles de Pierre sont claires. Le tombeau de David et ses os sont toujours avec nous. Par conséquent, ce psaume ne pouvait pas faire référence premièrement à lui. Le tombeau de Jésus, par contre, est vide. Le tombeau vide de Christ prêche la résurrection !

Mais quelqu’un objectera peut-être qu’un tombeau vide ne prouve rien en soi, si ce n’est que quelque chose est arrivé au corps de Jésus. Techniquement parlant, c’est exact. Par conséquent, nous devons nous tourner vers une autre source de preuves.


Les apparitions post-résurrection

1. Le témoignage du Nouveau Testament

Le NT fait état d’au moins 10 apparitions de Jésus après sa résurrection (cinq le jour de Pâques et les cinq autres au cours des 40 jours suivants, qui ont mené à l’ascension du Christ).

(1) Il est apparu d’abord aux femmes (Matt 28:8-10).
(2) Puis, à Marie-Madeleine qui était ensuite retournée à la tombe (Jean 20:10-18)
(3) Puis, à Cléopas et à un autre disciple sur la route d’Emmaüs (Luc 24:13-35).
(4) Puis, à Pierre, à un autre moment ce même après-midi (Luc 24:34; 1 Cor. 15:5).
(5) Ensuite, aux disciples dans la chambre haute (Luc 24:36-43).
(6) Une autre fois encore aux disciples, une semaine plus tard, quand Thomas était présent (Jean 20:26-29).
(7) Ensuite, il est apparu à sept disciples de la mer de Tibériade (Jean 21:1-22).
(8) Puis il apparut aux onze sur une montagne de Galilée (Matthieu 28:16-20). Il est possible que ç’ait été l’occasion lors de laquelle il est apparu à plus de cinq cents disciples à la fois (1 Corinthiens 15:6).
(9) Ensuite, il est apparu à son demi-frère, Jaques (1 Cor 15:7).
(10) Enfin, il est apparu de nouveau aux onze disciples à l’occasion de son ascension au ciel (Luc 24:44-52 ; Actes 1:4-9 ; 1 Cor. 15:7).

2. Les théories critiques

De nombreux chercheurs croyant à l’historicité de l’arrestation de Jésus, de son procès et de sa crucifixion, basée en grande partie sur les indications de l’Évangile, rejettent néanmoins l’historicité de ces apparitions après la résurrection et proposent les théories alternatives suivantes :

(a) Les “apparitions » post-résurrection sont des histoires inventées par la suite par l’église primitive.
Mais cette théorie n’explique toujours pas le tombeau vide. De plus, les récits du NT ont été écrits trop rapidement après les évènements pour être à la fois fictifs et crédibles par ceux qui les lisaient. La 1ère épître aux Corinthiens a été écrite seulement 26 ans après les apparitions de Christ ressuscité, et, selon Paul, la plupart des témoins étaient encore en vie (1 Cor. 15:6). N’importe quel croyant de Corinthe pouvait vérifier par lui-même les affirmations de Paul !
[…]Certainement, l’histoire de la résurrection est trop proche pour que l’événement soit une légende. En outre, les Évangiles présentent les femmes comme les premiers témoins de la résurrection. On faisait bien peu de cas du témoignage d’une femme à cette époque, et il est par conséquent très peu probable que ce soient des histoires fabriquées. Ce dont nous disposons, c’est d’un récit honnête des évènements !

(b) Les apparitions post-résurrection étaient des hallucinations ou des visions subjectives.
Dans un livre intitulé “The Myth of God Incarnate » (Le Mythe de Dieu Incarné, NDGB) Michael Goulder soutient que, parce que Pierre était tellement confiant et optimiste dans le fait qu’il verrait le Christ ressuscité, il aurait eu une vision subjective de Christ le matin de Pâques. Puis, plus tard ce soir-là, Pierre aurait parlé aux autres disciples de son expérience, et : 

« …la puissance de l’hystérie est si puissante au sein d’une petite communauté que dans la soirée, à la lueur des bougies, avec la peur d’une arrestation toujours présente, et l’espoir et la résolution étant toujours tenaces en eux, il leur a semblé que le Seigneur est venu à eux à travers la porte verrouillée, puis est repartit. Par conséquent… l’expérience de Pâques a façonné une foi qui devait amener Jésus à la divinité, et porter son enseignement aux quatre coins du globe. » ***

En d’autres termes, les disciples étaient tellement confiants dans le fait qu’ils verraient Jésus que, par le biais de “l’autosuggestion », ils ont fini par le “voir ». Mais il y a un certain nombre de considérations qui rendent cette explication difficilement soutenable.
Premièrement, il y a des détails dans un certain nombre de récits qui soulignent l’objectivité de ce qu’ils voyaient : un vrai corps ressuscité. Par exemple, les deux fois où Jésus apparu à ses disciples dans la chambre haute, il leur montra ses mains et son côté et les a encouragés à le toucher s’ils souhaitaient.

Saisis de frayeur et d’épouvante, ils croyaient voir un esprit. Mais il leur dit: Pourquoi êtes-vous troublés, et pourquoi pareilles pensées s’élèvent-elles dans vos cœurs? Voyez mes mains et mes pieds, c’est bien moi; touchez-moi et voyez: un esprit n’a ni chair ni os, comme vous voyez que j’ai.“ (Luc 24:37-39)

Plus tard, quand il leur est apparu près de la mer de Tibériade (ou mer de Galilée, cf. Jean 21), il s’assoit et déjeune avec eux. Jésus voulait qu’ils soient sûrs qu’ils n’étaient pas en train de rêver ou de halluciner. Deuxièmement, les apparences multiples et variées de Christ rendent hautement improbable que ce soient des hallucinations ou des visions subjectives. Jésus est apparu :

– À différents moments de la journée
– A la fois à Jérusalem et en Galilée
– En public comme en privé
– A des femmes comme à des hommes
– A des personnes seules, à deux disciples, à de petits groupes, et finalement à une grande assemblée de 500 personnes.

Imaginez que votre église soit remplie de 300 personnes le dimanche matin. Votre pasteur fait alors quelque chose d’étrange. Il monte grimpe sur le haut de la chaire et fait une petite danse. Une fois le sermon fini, vous marchez dehors en secouant la tête et vous demandant s’il s’agissait d’un rêve, ou bien s’il s’agit de quelque chose que vous auriez mangé le matin même au petit déjeuner. Plus tard, vous posez la question à votre conjoint. Puis vous vérifiez auprès de vos enfants. Vous commencez à téléphoner à d’autres membres de l’église pour confirmer. Et effectivement, vous découvrez que toutes les 300 personnes confirment avoir vu vous ce que vous avez vu. Vous ne savez peut être pas ce qu’il convient de penser au sujet de votre pasteur, mais vous pouvez être certain que ce n’était pas un rêve ni une hallucination.

Deuxièmement, la confiance et les attentes subjectives qui auraient pu donner naissance à de telles visions de Jésus étaient en réalité totalement inexistantes. Les femmes apportant les aromates au tombeau n’avaient bien évidement pas anticipé un seul instant que Jésus soit encore en vie. Les disciples furent d’abord assez sceptiques lorsqu’ils reçurent l’information (Jean 20:19; Cf. Jean 20:25).

Les autres disciples dirent donc [à Thomas] : Nous avons vu le Seigneur. Mais il leur dit: Si je ne vois dans ses mains la marque des clous, et si je ne mets mon doigt dans la marque des clous, et si je ne mets ma main dans son côté, je ne croirai point. (Jean 20:25)

Troisièmement, l’esprit général des disciples après la mort du Christ était un mélange de déception, de découragement, et de désespoir : “Alors Jésus [ressuscité] leur dit : O hommes sans intelligence, et dont le cœur est lent à croire tout ce qu’ont dit les prophètes ! (Luc 24:25, comp. Jean 20:19). Et qu’est-ce qui a transformé leur esprit de déception, de découragement et de désespoir en un esprit d’enthousiasme, de confiance et d’espérance ? Considérez le témoignage de Actes 1:3 : 

Après qu’il eut souffert, il leur apparut vivant, et leur en donna plusieurs preuves, se montrant à eux pendant quarante jours, et parlant des choses qui concernent le royaume de Dieu. (Actes 1:3).

Le terme grec traduit par “preuves » (τεκμήριον = tekmerion) désigne l’évidence qui conduit quelqu’un à tenir pour sur et certain un fait. C’est le terme qui était utilisé pour désigner le plus haut niveau de preuve juridique. Selon Luc le médecin, l’auteur humain du livre des Actes, c’est précisément le type de preuve sur lequel s’appuie la résurrection.
C’est ce genre de preuves solides que Dieu a utilisé pour convertir un avocat du nom de Frank Morison. Morison avait grandi dans un milieu athée et rationaliste. Il croyait que Jésus était un homme moralement bon, mais il niait tout ce qui avait trait au surnaturel. Il croyait que la résurrection de Jésus-Christ n’était qu’un conte de fées. Finalement, il décida d’écrire un livre sur la mort de Christ, et résolut de prouver que la résurrection n’était qu’une fiction. Cependant, lorsqu’il s’assit et qu’il examina tous les éléments, il en vint à une conclusion tout à fait différente.
Il écrivit son livre malgré tout. Mais désormais, il défendait la résurrection. Et il ne fallut pas longtemps avant que son livre, “Who Moved the Stone ? » (Qui a déplacé la pierre ?) ne devint un best-seller. 

Voici, pour finir, les mots d’un théologien moderne :

Rien d’autre que la véritable résurrection [de Christ] ne peut expliquer à la fois le tombeau vide et la transformation des disciples passant du doute et de la tristesse à la foi et à la joie du martyre. Nous n’avons pas besoin de chercher d’autres explications à cette foi nouvelle de Pâques. ****

Dans notre prochain post, nous allons chercher à démontrer la pertinence pratique de cette réalité historique. Qu’est-ce que cet événement historique qui s’est passé il ya 2000 ans a à voir avec nous aujourd’hui?

 

Bob Gonzales
Professeur et Doyen Académique de RBS (Reformed Baptist Seminary), en Caroline du Sud (USA), pasteur et auteur. 

L’article original, en anglais, se trouve sur le blog de Bob Gonzales, It is Written.

Notes : 

* Paul van Buren, “The Secular Meaning of the Gospel », p.128.
** « Secular Christianity », p.103.
*** 
Michael Goulder, cité par Robert Reymond, “A New Systematic Theology of the Christian Faith », p.574.
**** Ibid, p.575 

<p>Réflexions et ressources d’édification centrées sur Dieu</p>

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