Engendrement Eternel vs. Engendrement Incarnationnel

Dans un précédent article, j’ai exposé les grandes lignes de la doctrine nicéenne de l’engendrement éternel du Fils.

Au détour de quelques commentaires sur Psaume 2:7, j’ai mentionné la position de l’engendrement incarnationnel du Fils : l’expression “Fils de Dieu“ désignerait, selon cette approche, la sujétion d’une subsistance (personne) de la Trinité à une autre. En d’autres termes, Christ deviendrait Fils de Dieu au moment de son incarnation, et il ne le serait pas de toute éternité (bien qu’ayant une existence éternelle), comme l’affirme au contraire la position de l’engendrement éternel

Les différences entre ces deux positions théologiques sont importantes. Il ne s’agit pas simplement de questions de sémantique ou de points de détails techniques. Bien au contraire, certaines sont fondamentales, et touchent à la nature même de Dieu.

Le tableau ci-dessous cherche à en résumer et à comparer les principales différences :

tableau engendrement

Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, la position de l’engendrement incarnationnel du Fils n’est pas satisfaisante, et c’est avec raison que le Concile de Nicée l’a indirectement rejetée en parlant de “Fils unique de Dieu, né du Père avant tous les siècles“.

J’ai d’ailleurs été très étonné de découvrir que le très conservateur John MacArthur a défendu cette position pendant plusieurs années, certes avec beaucoup de modération, avant de se rétracter récemment (cf. note 5. du précédent article).

Nous aurons encore bien des occasions de réfléchir sur l’insondable doctrine de la Trinité.  Mais maintenons avec force que Jésus-Christ est le Fils Eternel de Dieu introduit dans le monde pour prendre sur lui la condamnation que nous méritions.

GB

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