Quel rôle doit avoir l’Eglise dans des cas de violence conjugale ?

Pour ce 68ème épisode, Pascal et Guillaume abordent un sujet compliqué, en particulier par les temps qui courent. Que penser de la violence conjugale ? Et surtout, comment l’Eglise devrait-elle réagir ?

 

 

Nous commençons cet épisode en considérant le lien entre le modèle patriarcal prôné historiquement par le christianisme et les abus qu’il peut occasionner. Nous sommes conscient que l’actualité rend cette discussion difficile, non seulement à cause de la multiplication des affaires du type Harvey Weinstein, mais aussi en raison du profond clivage anthropologique qui scinde aujourd’hui le christianisme évangélique.

Voici donc les questions auxquelles nous avons tenté de répondre :

(1) Le camp conservateur, complémentariste, ne serait-il pas à l’origine de la justification tacite de la violence conjugale dans l’église ? N’avons-nous pas méprisé pendant des siècles la parole de la femme ? C’est en tout cas ce que certains affirment, notamment sur la base de Gen 3:16. Nous ne discutons en particulier de ce passage.

(2) Comment l’église doit-elle se positionner quand de telles histoires surviennent ?

(3) Comment considérer la violence verbale ? N’est-elle pas le premier degré de la violence conjugale ?

(4) L’église locale doit-elle conseiller à un conjoint battu de pardonner et de demeurer à tout prix au domicile conjugal ? Cette question peut vous paraitre saugrenue, cependant nous recevons régulièrement des témoignages de femmes qui sont encouragées en ce sens par des pasteurs d’églises évangéliques…

 

 

Cet épisode évoque beaucoup d’autres thèmes, notamment ceux qui sont en relation avec la violence ou les relations de couple. Ces quelques articles/podcasts pourraient vous intéresser :

 

Alors, quelles sont vos réactions sur ce sujet si douloureux ? À vos réactions !

 

>> Musique : Kevin Parent, Maudite jalousie
>> Retrouvez la liste de tous les épisodes ici  

 

 

 –

SUIVEZ CORAM DEO

Sur Itunes

LOGO-iTunes-REAL

Sur Souncloud 

Sur Google

google-dk-flat

Sur Stitcher

stitcher-radio-logo-2 

Ou bien copiez ce flux RSS dans votre application podcast préférée

Coram Deo est l'émission hebdomadaire de Pascal Denault et Guillaume Bourin pour CFOI-FM, dont les podcasts sont retransmis sur Le Bon Combat tous les mardis.

  • Victor Call

    Bonsoir, je tenais à réagir à votre article sur les violences conjugales, la violence commence toujours par des mots, toujours, je le sais, je l’ai vécue, c’est triste parce que c’est dans son foyer que l’on devrait se sentir en sécurité, et là, ce n’était pas le cas, bon, pour être clair, il ne cherchait pas une femme, mais, une bonniche, c’est comme cela et j’étais vraiment aveugle au départ, car, je l’aimais, il m’a fait miroité, les enfants, une vie de couple parfaite, le soir, on se raconterait notre journée de travail, et puis, la triste réalité, le jour de notre aménagement, nous n’étions que tout les deux à transporter des meubles très lourds, et pourquoi ? Parce qu’il avait refusé l’aide de ses collègues de travail, il était militaire, l’un d’entre eux m’expliquera plus tard, qu’il avait refusé en lui disant, « ce sont ses meubles, elle se débrouillera pour les monter », voilà, je devais payer les factures qui étaient restés à son nom, j’accepter tout les emplois, sous peine d’être jeter à la rue, le bail n’était qu’à son nom, le frigo était constamment vide, il faisait les courses que pour lui, si je n’avais pas de rentrer d’argent suffisante, quand, j’étais malade, il refusait d’appeler le médecin, il me refusait tout soin médicaux, il m’a abandonné lors d’une crise d’asthme, quand, nous rentrions des courses, (il était passé me prendre au travail), je ne pouvais pas poser les sacs sur la table qui était maculée de confitures et de miettes, je lui avais dit d’essuyer, il m’avait répondu « pourquoi, t’es là pour ça », et cela a duré durant trois ans, il me jetait régulièrement à la rue, je devais dormir, soit à l’hôtel, quand, j’avais de la chance ou dans la rue, quand, je manquais d’argent, j’allais donc au travail, ni lavée, ni changée, vous pensez que les employeurs comprenaient bien que je vivais une situation à problème et ils ne m’embauchaient pas, j’étais intérimaire, dès que je lui parlais, il me traitait de « menteuse », il se moquait ouvertement de moi, me disant que j’étais « sans personnalité », que je « coucherais avec ces camarades, car, je n’avais aucune volonté », en claire, j’étais une poupée de chiffons, c’était un homme pingre, sur tout les plans et je ne vous dit pas les petits mots doux du style « tête de noeud », « abrutie » etc….. Alors, un jour, je suis partie, si je n’avais pas pris cette décision, je n’aurais pas rencontré mon mari et n’aurait pas eu deux beaux enfants, cela fait 17 ans et je ne l’ai jamais regretté. Par contre, ce qui me met en colère, ce sont ses pasteurs qui conseillent à des femmes battues de rester et de pardonner, sérieusement ? Je suppose que ce sont des hommes, ils aimeraient être traités de cette façon ? Je crois que non, parce que leur dire de rester, c’est joue à la roulette russe, c’est se voiler la face, la plupart de ces femmes battues finiront par être tuées par leur « conjoint » ou seront estropiées à vie, et le pire, ce sont les enfants, moi, j’ai vu ma mère frappé par mon père, et tout ce que je voulais, c’est qu’il parte, et il est parti, tant mieux, ces pasteurs ne se mettent pas à la place des enfants, vous croyez que cela fait plaisir de voir sa mère en victime et de considérer son père comme un monstre ? Non, par ailleurs, il y a des lois, en obligeant, ces femmes à rester avec leurs bourreaux, ils deviennent les complices d’un grave délit, elles n’ont rien fait de mal, elles n’ont pas à être traitées comme cela, un homme qui bat sa femme ne peut pas être un bon mari et encore moins un bon père, c’est qu’en vérité, il n’aime pas sa famille, il les considère tout juste comme une possession, je sais que tout cela vient d’un pasteur Luthérien qui se nommait Richard Wurmbrand, qui conseillait de ne pas divorcer, mais de supporter jusqu’au bout, je sais qu’il avait été persécuté par les nazis, puis, par les communistes, mais, en quoi, cela vous rapproche de Dieu de vous faire martyrisé pour rien ? Pour une punition imaginaire ? Non, non et non, je ne regrette pas mes choix, jamais, le pardon, oui, je lui ai pardonné.

  • Victor Call

    Pourquoi avoir enlever mon commentaire ?

    • Nous n’avons pas enlevé votre commentaire, il a surement été placé en spam par Disqus. Je regarde de ce pas.

  • Victor Call

    Comme a dit le Christ, « là ou on ne vous recevra pas, secouez la poussière de vos chaussures ». Adieu.

  • Fred BICAN

    Bravo les gars ! Un sujet très difficile, traité avec les bonnes nuances. Vous nous invitez à assumer courageusement nos responsabilités d’église. Merci pour vos précieux échanges qui sont édifiants pour moi, en tant que chrétien, comme dans mon rôle de mari et de pasteur. Longue vie à Coram Deo 🙂

%d blogueurs aiment cette page :