La doctrine de Dieu et la Trinité – Théologie Systématique #2

Après avoir étudié le fondement épistémologique de la connaissance de Dieu : la doctrine de l’Écriture, étudions son fondement théologique : la doctrine de Dieu et la Sainte Trinité.

 

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La confession de foi nous présente en seulement trois paragraphes la doctrine de Dieu. Le premier paragraphe concerne Dieu en lui-même : son existence, ses attributs et perfections. Les deux autres paragraphes concernent les relations divines externes (par. 2) et internes (par. 3) ; il y est respectivement question de Dieu par rapport à ses créatures et de Dieu en sa trinité.

Pour bien comprendre la doctrine de Dieu, il est important de reconnaître d’emblée la distinction la distinction Créateur-créature. Cette distinction n’est pas uniquement qualitative et quantitative, elle est aussi quidditative (du latin « quid » qui signifie « quoi »). Dieu n’est pas simplement meilleur et plus grand que la créature : il est différent, il est d’une autre catégorie complètement ; il est quidditativement différente. Qu’est donc Dieu? « À qui me comparerez-vous, pour que je lui ressemble? Dit le Saint. » (Es 40.25)

Puisque nous ne pouvons parler de Dieu qu’avec des mots et des concepts humains alors qu’il n’appartient pas lui-même à cette catégorie, nous devons confesser l’incompréhensibilité de Dieu et nous devons reconnaître que toute notre connaissance de Dieu est analogique. Nous pouvons dire ce que Dieu n’est pas (via negationis) : Dieu n’est pas créé, il n’est pas visible, il n’est pas corporel, il n’est pas temporel, il n’est pas passible, il n’est pas fini.

Mais pouvons-nous pleinement expliquer ce que veut dire être incréé, invisible, incorporel, intemporel, impassible et infini? Nous pouvons affirmer positivement ce que Dieu est (via eminentiae), mais comment comprendre qu’il n’est pas la somme des qualités que nous lui attribuons puisqu’il est simple et qu’il n’est pas composé de parties distinctes (Ex 3.14 ; Heb 6.13)? C’est pourquoi nous avons dit que Dieu est incompréhensible parce qu’il est quidditativement distinct de nous.

De plus, quelle devrait être la place de la Trinité dans notre théologie? Est-elle réellement fondamentale? Est-elle-même biblique? Quelle est la bonne compréhension de la Trinité? Toutes ces questions nous montrent la richesse de ce que l’on appelle la théologie propre (la doctrine de Dieu lui-même).

Le chapitre 2 de la Confession de foi de 1689 est extrêmement condensé ; en le distillant, nous pourrions écrire des volumes entiers. Ce chapitre réuni, sous trois paragraphes, des siècles de réflexions chrétiennes sur Dieu. Ce chapitre est une magnifique synthèse de l’orthodoxie chrétienne historique.

Voici donc onze questions par lesquelles nous tenterons de mieux comprendre qui est Dieu et ce qu’il est :

 

1. Comment Dieu existe-t-il ?

2. Qu’est-ce que l’incompréhensibilité de Dieu ?

3. Qu’est-ce que l’impassibilité de Dieu?

4. Qu’est-ce que la simplicité de Dieu ?

5. Qu’est-ce que l’infinitude et l’éternité de Dieu ?

6. Comment Dieu peut-il être miséricordieux et juste à la fois ?

7. Qu’est-ce que l’aséité de Dieu ?

8. Quelle est la position de l’homme face à Dieu ?

9. Qu’est-ce que la Trinité de Dieu ?

10. Comment Dieu peut-il être un et trois ?

11. La doctrine de la Trinité a-t-elle une utilité pratique ?

 

 

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Pascal Denault est pasteur de l’Église évangélique de St-Jérôme. Il est titulaire d’une Licence (BA) et d’un Master en théologie (ThM) de la Faculté de théologie évangélique de Montréal. Pascal est l’auteur des livres Une alliance plus excellente (2016, Impact Académia), Solas, la quintessence de la foi chrétienne (2015, Cruciforme), et The Distinctiveness of Baptist Covenant Theology (2013, Solid Ground Christian Books).

  • Francine

    Le chapitre 2 de la Confession de foi de 1689 est extrêmement condensé ; en le distillant, nous pourrions écrire des volumes entiers.

    En êtes-vous certain ? En distillant un produit, même très condensé, vous obtenez forcément un volume plus petit que le bouillon de départ ! sauf si vous partez de la proportion azéotropique… auquel cas la vapeur étant quidditativement identique au liquide, le distillat sera en fin d’opération quantitativement et quidditativement égal au produit initial. Si donc vous vouliez écrire des volumes à partir du chapitre 2 de la Confession de foi de 1689, il faudrait le diluer et non pas le distiller.

    Je redeviens sérieuse : en français nous avons les mots essence, essentiel, qui sont complètement synonymes des vieux termes scolastiques quiddité, quidditatif. Merci d’employer les premiers de préférence aux seconds, non seulement pour user de prévenance envers les lecteurs :
    …si donc je ne connais pas le sens de la langue, je serai un barbare pour celui qui parle, et celui qui parle sera un barbare pour moi. » 1Cor 14:11

    mais encore pour satisfaire au salutaire conseil de l’apôtre : …omnibus qui sunt inter vos, non plus sapere quam oportet sapere.

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