Cannabis ou… Canne à vices ?

Dans l’une de ses célèbres chansons intitulée “on ira”, le chanteur français Jean-Jacques Goldman décrit son désir de s’extirper de cette société qui, au lieu de nous offrir un peu plus de temps et un peu plus de liberté grâce à ses diverses progrès, finalement, ne cesse de toujours plus nous enfermer et nous rendre esclave de quelque chose.

Et dans l’un de ses couplets, il dit alors la chose suivante :

On prendra les froids, les brûlures en face
On interdira les tiédeurs
Des fumées, des alcools et des calmants cuirasses
Qui nous ont volé nos douleurs
La vérité nous fera plus peur

 

Ce couplet m’a interpellé sur l’un des aspects que nous devrions prendre en compte dans notre réflexion sur la légalisation du cannabis “récréatif” [1], un aspect que nous pourrions utiliser en guise d’introduction à notre problématique.

Dans ce couplet, le chanteur reproche à notre société que la consommation, entre autre, d’alcools et d’anxiolytiques, devenue alors habituelle,  constituent un “vol” de nos “douleurs”, un “vol” pour lequel nous sommes consentants parce que nous ne voulons pas affronter nos peurs, et en particulier “la vérité” qui nous fait peur.

Or ceci m’a particulièrement interpellé, car, dans une approche biblique, la “vérité” est fondamentalement ce qui nous libère et ensuite, vis à vis de nos “peurs”, la Parole de Dieu (source de cette “vérité” qui nous libère) ne nous encourage jamais à fuir ou à oublier nos “peurs” par l’usage de refuges artificiels, mais au contraire de les confronter et de les affronter de façon cohérente à la lumière des écritures pour ainsi leur donner une réponse biblique[2]. Comme le souligne à maintes reprises Ed Welch dans son excellent livre sur la peur (Running Scared: Fear, Worry, and the God Rest, New Growth Press, 2007), nous devons d’abord apprendre à écouter nos peurs, car nos peurs nous “parlent” de quelque chose à laquelle nous sommes attachés et que nous chérissons. Et c’est ainsi, au travers de cette écoute en dialogue avec la Bible que nous pourrons ainsi recevoir cet éclaircissement biblique nécessaire pour enfin comprendre jusqu’où cette crainte est fondée et légitime :

“Au lieu de minimiser vos peurs,  essayer d’en débusquer le maximum. Exposez les à la lumière du jours car au plus vous en trouverez, au plus vous serez bénis en entendant des paroles de paix et de réconfort. (…) La raison pour laquelle nous enquêtons sur certaines des caractéristiques cachées de nos frayeurs est parce que Dieu possède des magnifiques paroles  de réconfort pour les personnes craintives. Après avoir écouté votre propre coeur, écoutez Dieu.”[3]

 

Mais quel est le rapport avec notre réflexion sur le cannabis “récréatif” ?

Tout comme dans une grande partie des abus d’alcool et d’anxiolytiques, est-ce que l’attrait du cannabis “récréatif” ne reposerait pas simplement sur sa capacité d’être un nouveau refuge de substitution au travers duquel un “vol” serait entrepris : le “vol” de nos douleurs, de nos peurs et de notre réflexion…et ainsi une sorte de court-circuitage de l’apprentissage d’une vie “coram Deo”[4] au sein de nos souffrances et de nos douleurs .

 

 

Une raison d’être “récréative”

Je trouve donc qu’il est opportun d’introduire notre réflexion sur la consommation du cannabis, non pas en réfléchissant tout de suite sur la dimension morale de ce problème  en tant que telle (nous y reviendrons), mais en réfléchissant premièrement sur le “pourquoi” d’une telle pratique.

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En tant qu’êtres humains créées à l’image de Dieu, nous avons été créé par Dieu pour le glorifier et nous réjouir en lui.

En tant que créatures, nous sommes des êtres dépendants, autant au niveau physique (besoin alimentaire, besoin d’oxygène, besoin de la lumière…un besoin ô combien important dans notre contrée du Québec après un long hiver) qu’au niveau spirituel et épistémologique (la raison humaine n’est pas autonome mais elle est complètement dépendante de Dieu dans son appropriation cognitive autant de la création qui l’entoure que de lui-même).

Le “cannabis” ne se situe dans aucune des deux catégories précédentes.

Il advient donc à nous poser la question du “pourquoi”. Non pas un “pourquoi” qui serait suspicieux de façon à priori, bien que, je le concède, cela demeure une chose difficile à faire lorsque l’on observe les conséquences d’une telle consommation au sein de notre société. Mais un véritable “Pourquoi ?”, mais aussi un “Pour…quoi ?”

Ainsi, à la question du “Pour…quoi ?”, notre société nous répond avec un mot…ou plutôt une catégorie : Récréatif.

L’usage du “cannabis” est ainsi catégoriser dans notre société de “récréatif”, c’est à dire qui a pour effet de “nous divertir”.

Il est vrai que, si nous y réfléchissons bien, la consommation du cannabis ne possède aucun attrait “culinaire” ou “nutritif” essentiel à notre humanité[5].

Ainsi le “divertissement” constituerait, aux dires de notre société, une des principales “raison d’être” de la légalisation du cannabis.

Mais en tant que croyants, nous savons que la notion de “divertissement” est une chose bien trop ambiguë qui, dans son essence même, n’implique pas nécessairement quelque chose de “bon” ou de “mauvais”, quelque chose “d’acceptable” ou “d’inacceptable”. Ainsi pour évaluer notre compréhension de la raison d’être “récréative” de la consommation du cannabis, la Bible nous pousse à nous poser les bonnes questions à propos de son “but” et de ses “effets” tout en étant conscients que nous avons offert notre vie à Dieu en étant unis au Christ par l’Esprit… et qu’ainsi notre “corps” et notre “intelligence” n’est pas exempt d’une telle réalité : Nous nous appartenons plus à nous-même mais à Dieu !

Notre “corps” est à la fois ce temple dans lequel réside le Saint-Esprit, mais il constitue aussi cette réalité physique de notre existence que nous voulons offrir comme un sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu.

Ainsi, parmi les questions fondamentales à se poser, nous pourrions avoir celles-ci :

> Pourquoi je devrais désirer le cannabis ou pourquoi je ne devrais pas le désirer ?

> Quelle est la promesse offerte par une telle activité ? En quoi cette “promesse” que le cannabis me fait est une promesse “légitime” ? Ou, une promesse “illégitime” ?

> Est-ce que l’expérience de relaxation et de déconnexion temporelle offerte par cette substance ne représente pas un substitut de la paix et de la joie que Dieu veut m’offrir ?

> Est-ce que l’expérience de relaxation et de déconnection temporelle offerte par cette substance ne se présente pas à moi comme l’antithèse de la façon dont l’Esprit de Dieu procède pour m’offrir la paix et la joie ?

 

En effet, Dieu agit en nous par son Esprit en faisant croître notre amour de plus en plus en connaissance et en intelligence pour le discernement des choses les meilleurs (Phil 1.9). Il est d’ailleurs intéressant de noter que Paul oppose à l’enivrement le fait d’être remplis de l’Esprit (Eph 5.18). A l’opposé d’un enivrement dans lequel, entre autre, nos facultés cognitives, psychologiques et notre maîtrise de soi seraient perturbées, Paul nous exhorte à être remplis de l’Esprit afin de continuellement vivre un renouvellement de notre intelligence (Eph 4.23). C’est à dire de vivre une transformation continuelle individuelle de nos pensées et de nos affection par la Parole de Dieu sous l’action puissante du Saint-Esprit en plus d’une communion fraternelle dirigée par l’Esprit (Eph 5.20). En plus de ces choses, Paul nous exhorte aussi à vivre une vie caractérisée par le fruit de l’Esprit (dont la maîtrise de soi…) et par le combat assidu contre l’ennemi de nos âmes en portant toute les armes de Dieu (dont la ceinture de la vérité de la Parole de Dieu qui ceint les reins de notre intelligence…)[6].

Une dernière question pourrait être aussi la suivante :

> Qu’est-ce que cela veut dire d’être un enfant de Dieu responsable vis à vis des mes facultés psycho-intellectuelles lorsque je suis amené à réfléchir sur une activité qui serait à la fois inhibitrice et dangereuse vis à vis de ces facultés ?(Nous pourrions d’ailleurs nous poser la même question concernant les effets nocifs semblables occasionnés par l’usage addictif de nos cellulaires, tablettes et laptop).

 

Alors certains pourraient alors me rétorquer que ces questions, nous devrions aussi nous les poser pour d’autres choses que nous pourrions placer dans la catégorie “divertissement” et qui pourraient devenir eux aussi des concurrents à notre allégeance à Christ.

Et de fait, ces personnes auraient entièrement raison.

En tant que “doulos” de Jésus-Christ (serviteur, disciple, esclave), notre allégeance est premièrement à Dieu qui s’est manifesté en Christ. Et cette allégeance ne devrait tolérer aucun compromis avec quoi que ce soit qui nous promettrait “mondes et merveilles” en l’échange de l’allégeance de notre coeur et de nos passions.

Le sport pourrait, par exemple, devenir une idole dans notre coeur et nos affections…cependant, pratiquée sainement, faire de la course à pieds (par exemple) ne met pas en danger notre santé et nos facultés psycho-intellectuelles dès notre premier entrainement.

L’alcool pourrait devenir lui aussi un refuge de substitution très dangereux et ce n’est pas pour rien que Paul nous demande explicitement de ne pas être enivrer de vin….cependant, d’un autre côté, je ne crois pas qu’il soit recevable de vouloir comparer les effets limités d’un taux d’alcoolémie de 0,2g d’alcool dans le sang après avoir bu un verre de vin avec les innombrables effets des multiples substances chimiques présentes dans le cannabis et cela dès la première ingestion (d’autant que les mécanismes d’intoxication sont différents). Ceci étant dit, il est vrai que notre façon de réagir à l’alcool varie d’une personne à l’autre. Et c’est en cela que l’ordre donné par l’apôtre Paul est important. En disant de ne pas être enivrer de vin, il souligne que c’est l’enivrement que nous devons rejeter. Ainsi, lorsqu’une personne est trop sensible à l’alcool, il est plus sage de s’en abstenir complètement.

 

 

Le cannabis et notre santé

Cela est connu de tous : La consommation de cannabis n’est pas sans conséquences immédiates sur notre corps.

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En effet, comme le souligne un important rapport scientifique de 2017 :

“Durant une intoxication aiguë de cannabis [7], la sociabilité de l’utilisateur et sa sensibilité à certains stimuli (comme par exemple les couleurs, les odeurs…) peuvent être accrues, la perception du temps est altérée, et l’appétit pour les nourritures sucrées et grasses sont augmentées. Certains consommateurs rapportent un sentiment de relaxation ou expérimentent un “rush” ou un “buzz” très agréable aprés avoir fumer du cannabis (Agrawal et al., 2014). Ces effets subjectifs sont souvent associés avec une décroissance de la mémoire court-terme, un assèchement de la bouche, une détérioration des aptitudes de perception et des aptitudes motrices.[8]”

 

De plus, le cannabis et les cannabinoïdes ne sont pas sans conséquences à moyen et long terme.

Il existe des preuves modérées d’une association (au niveau de statistiques humaines) entre la consommation du cannabis et des cannabinoïdes avec les choses suivantes :

> Déficience dans les domaines cognitifs de l’apprentissage, de la mémoire et de l’attention (usage aigu du cannabis)[10],

> Une augmentation des symptômes de manies et d’hypomanies pour les personnes qui ont été diagnostiquées avec des désordres bipolaires et qui ont une consommation fréquente de cannabis[11]

> Une légère augmentation de symptômes dépressifs et de tendances suicidaires pour les consommateurs réguliers [12].

 

De plus, il existe des preuves substantielles d’une association (au niveau de statistiques humaines) entre la consommation du cannabis et des cannabinoïdes avec les choses suivantes  :

> Symptômes respiratoires difficiles et des épisodes plus fréquents de bronchite chronique (pour les fumeurs de cannabis à long terme)[13]

> Le développement de schizophrénies ou d’autres psychoses. Le risque est hautement accrue dans le cas d’une consommation très fréquente[14].

 

D’un point de vue pastoral, je ne crois pas qu’il soit sage de pouvoir comprendre l’usage récréatif comme inoffensif et ainsi recommandable.

Nous apprenons à nos enfants dès leur jeune âge à être de bon gestionnaire de la vie et du corps que Dieu nous a donné, une gestion et un usage pour lequel nous devrons rendre des comptes. Tout comme dans notre rapport vis à vis de la nourriture ou de l’alcool, Dieu nous demande d’exercer de la sagesse avec les balises bibliques qu’il nous a donné, des balises qui sont souvent reliées aux notions “d’excès”, de “perte de maîtrise de soi” et “d’utilité” dans notre vie de sainteté. Je suis convaincue que l’usage récréatif du cannabis se trouve en dehors de ces balises, autant au niveau des effets psychologiques occasionnés dès la première consommation que pour les effets à moyen et long terme au niveau de notre santé physique et spirituelle.

De plus, comme le souligne ce rapport de 2017, nous ne sommes qu’au début des recherches approfondies sur les effets de la consommation du cannabis, et mon intuition est que les études futures ne feront que confirmer, voire même empirer, les conclusions que nous avons déjà à notre disposition.

 

 

Quelle dimension éthique pour la consommation récréative du cannabis ?

Nous arrivons là à la question devant laquelle chaque pasteur et parent devra trancher : Est-ce un péché de consommer du cannabis de façon récréative ?

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Nous pourrions alors poser cette question d’une autre manière : Est-ce que la consommation récréative du cannabis est “utile”, “inutile”, “dangereuse” ou “destructrice” pour notre vie chrétienne ?

Ou dit encore autrement : Est-ce que Dieu a créé la fleur de cannabis pour qu’elle soit utilisée de la sorte ?

Personnellement, je suis convaincu que Dieu n’ a pas créé la « fleur de cannabis » pour un tel usage de même que Dieu n’a pas créé le « raisin » pour que nous nous enivrions ou la « fleur de pavot » pour que nous nous « divertissions » en consommant ses dérivés que sont l’opium ou l’héroïne. Je crois que le croyant devrait “fuir” la consommation du cannabis compte tenu des différents éléments que nous avons abordés ci-dessus. Je ne crois pas que l’on puisse considérer ou réfléchir une utilisation “sainte” et “inoffensive” du cannabis. Au contraire, je crains que la consommation du cannabis que ne constitue qu’une nouvelle « canne » pour « marcher dans les vices de notre chair »….une « canne à vices »…

L’auteur Douglas Wilson va ainsi lui-même dans la même direction :

« L’unique chose que vous apporte le cannabis-expérimenter une forme de buzz et de déconnexion vis à vis de ce qui nous entoure-est la chose qui est interdite [dans la bible] concernant l’alcool. Lorsque Paul nous dit de ne pas être « ivre » avec le vin, il ne disait pas qu’être « ivre » avec une bière ou un whisky était acceptable. Le problème n’est pas le vin, mais plutôt la perte de contrôle. Et parce qu’une telle détérioration mentale est justement le but recherché dans le fait de fumer de la marijuana, l’usage récréationnel de marijuana est un péché sérieux, et cela dés la première ingestion. Personne ne fume du cannabis parce que cela accompagne bien la dégustation d’un bon poisson ou d’une bonne viande. »[15]

Pour conclure, je vous laisserai quelques-unes des questions que Dominique Angers nous avaient donné pour réfléchir sur des sujets éthiques à propos de 1 Cor 8 à 10 (vous pouvez regarder ses deux conférences sur Multi-C) et qui vous seront utiles non seulement pour la question du cannabis, mais aussi pour d’autres problèmes éthiques que vous rencontrerez et qui appartiendraient à des zones « grises » (des zones pour lesquelles la bible resterait silencieuse) :

> Quel est l’effet sur d’autres chrétiens ?

> Quel est l’effet sur les non-croyants ?

> Quel est l’effet sur ma propre vie spirituelle ?

 

 

 

Notes et références

Cet article a été initialement publié le 4 juin 2018 sur le site de l’UEBFC.

[1] Dans cet article, je me limiterai intentionnellement à l’usage récréationnel du cannabis, car dans le cas de l’usage thérapeutique, la démarche éthique est un peu différente.

[2] Il est bien entendu ici que je n’inclue pas ici l’utilisation légitime d’anxiolytiques ou d’autres médicaments dans le cas de dépression ou d’autres souffrances psychologiques du même ordre. Le livre “Descriptions and Prescriptions” de M. R. Emlet (2017) est un bon livre d’introduction à cette question.

[3] Running Scared: Fear, Worry, and the God Rest, p.28.

[4] Cette expression latine issue de la Réforme souligne notre appel à vivre constamment une vie sous le regard de Dieu.

[5] Une fois de plus, il ne sera pas traité ici de la légitimité ou non de l’usage thérapeutique du cannabis.

[6] “As Christians, our goal is knowing and experiencing the full and undistorted reality of the glory of God in our resurrected physical bodies (1 Corinthians 15:12–49; Philippians 3:20–21; 1 Corinthians 13:12). This is our trajectory as Christians. This is our aim. God is glorious beyond measure, and Christians seek to experience the reality of his glory, for the sake of his glory. Sin has distorted our vision and corrupted our world. Ever since sin first entered the world, all of us have been born spiritually dead, unable to discern the true glory of God (Ephesians 2:1–5; Colossians 2:13; 2 Corinthians 4:4). When we experience the redemptive work of Christ through the Holy Spirit, we are awakened to the reality and beauty of God (2 Corinthians 4:6). But until we see him face to face, we still see his glory as through a glass dimly (1 Corinthians 13:12). As redeemed believers, we are on a journey to knowing him without obstruction. Therefore, we do not want to distort reality; rather, we aim to know him as he really is. We want to see things as they really are. The Christian use of any kind of psychoactive substance should always align with this gospel goal of looking to see things clearer. We do not want our vision of reality distorted.” (https://www.desiringgod.org/articles/marijuana-to-the-glory-of-god). Voir aussi : https://www.desiringgod.org/articles/don-t-let-your-mind-go-to-pot

[7] Les effets du Cannabis sont dus à une des substances chimiques qui le constitue : le THC. L’intoxication arrive quelque minutes après avoir fumer le cannabis, mais cela peut prendre plus de temps lorsqu’il est ingéré par voie orale. Les effets d’une intoxication au cannabis peut durer jusqu’à 3 ou 4 heures lorsqu’il est fumé, mais l’intoxication peut durer plus longtemps lorsqu’il est ingéré par voie orale.

[8] Ibid, p.53

[9] Toutes les données médicales et scientifiques sont tirées d’un rapport récent (2017) sur l’usage du cannabis et des cannabioides : https://www.nap.edu/download/24625

[10] Ibid, p.18

[11] Ibid, p.19

[12] Ibid, p.19

[13] Ibid, p.16

[14] Ibid, p.19, voir aussi https://ajp.psychiatryonline.org/doi/pdf/10.1176/appi.ajp.161.3.501

[15] Citation de Douglas Wilson (Douglas Wilson, “Two Birds with One Stoner,” Blog and Mablog (blog), June 11, 2016, https://dougwils.com/the-church/two-birds-one-stoner.html. Accessed 08/14/2016) faite dans « Can I smoke the Pot ? : Marijuana in the light of scriptures » (T. Breeden & M. Ward, Cruciform Press, 2012).

Les auteurs Breeden & Ward conclue aussi de façon similaire :

« In other words, since lack of self control appears to be the principle behind the Bible’s condemnation of drunkenness, the comparison between marijuana and alcohol is valid, even if it is not exact.
It is sinful to get high for the same reasons it is to get drunk. Being high lowers inhibitions, clouds decision making, and deprives people of fruitfulness in their work. Alcohol and marijuana share this danger. So we can conclude that the Bible forbids getting high just as it condemns drunkenness. Smoking marijuana recreationally in order to get high is sinful. »

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Je suis marié, et le Seigneur nous a fait la grâce d’avoir trois enfants. Je suis actuellement Pasteur Stagiaire sur Montréal. Je suis passionné par le Nouveau Testament, la théologie systématique et l’herméneutique. J’affectionne particulièrement les écrits des réformateurs, de Cornelius Van Til, Vern Poythress, John Frame, Greg Beale et John Piper.