Baptême au nom de Jésus, ou baptême trinitaire ?

C’est une question qui fait débat et que l’on nous adresse régulièrement : faut-il baptiser au nom de Jésus comme les apôtres semblent le faire dans les récits des Actes, ou bien selon la formule trinitaire, « au nom du Père, du Fils, et du Saint Esprit », donnée par Jésus lui-même en Mt 28.18-20 ?

Au Bon Combat, nous ne faisons pas mystère de notre trinitarianisme et de la place centrale, fondamentale, que nous accordons à cette doctrine. Notre opinion en la matière est donc bien arrêtée, mais il convient néanmoins d’expliquer la coexistence de ces deux formules.

 

Quelques notes à ce sujet :

(1) La formule trinitaire de Mt 28.19, est contestée de longue date. De nombreux spécialistes critiques estiment qu’elle témoigne d’une ecclésiologie trop développée pour être primitive. Ils considèrent généralement qu’il s’agit d’une glose datant de la fin du IIème ou du IIIème siècle. Beaucoup de mouvements mettant l’emphase sur l’unicité de Dieu acceptent cette explication, qui n’est pourtant attestée par aucun manuscrit.

(2) En soit, invoquer la formule trinitaire ne sert pas à grand chose. Dans les cercles modalistes, par exemple, la formule est reconnue, mais considérée comme non prescriptive. Dans tous les cas, « Père », « Fils », et « Saint Esprit » ne ne sont pas envisagés comme des personnes/hypostases distinctes.

(3) J’ai affirmé dans une autre ressource que la formule trinitaire de Mt 28.19 est une allusion intertextuelle au baptême de Jésus, dans lequel chacune des personnes de la Trinité est impliquée au même moment. Je ne pense donc pas qu’il s’agisse d’une prescription liturgique. Les chrétiens trinitaires, pardon du pléonasme, ont tort de s’arc-bouter sur l’ordre des mots ou de rejeter ipso facto le baptême au nom de Jésus (voir ma conclusion).

(4) Pourquoi la formule trinitaire est-elle absente du livre des Actes, tandis que celle « au nom de Jésus » y sonne comme un refrain ? (cf. Ac. 3:6, 16; 4:10, 17, 18, 30; 5:40; 8:12, 16; 9:14–16, 21, 27, 28; 10:48; 15:26; 16:18; 19:5, 13, 17; 21:13; 22:16; 26:9).

Plusieurs explications, qui ne s’excluent pas mutuellement, ont été avancées :

  • Certains théologiens médiévaux (Thomas d’Aquin, Bonaventure) ont affirmé que les apôtres pouvaient baptiser au nom de Jésus seul en vertu d’une dispensation spéciale. Cependant, de nombreux Pères de l’Église considéraient valides les baptêmes post-apostoliques au nom de Jésus (Basile, Ambroise, Chrysostome, etc.).
  • Luc fait probablement allusion au concept vétéro-testamentaire du šēm, le « nom » qui manifeste la présence d’une personne à une autre. Pour Luc, le « nom de Jésus » connote sa présence effective : « L’on y place sa foi, on est baptisé en lui, des miracles sont faits en son nom, le salut s’y trouve, et les premiers disciples prêchent son nom et souffrent pour lui ». (Fitzmeyer)
  • Il pourrait également s’agir d’une formule d’alliance par laquelle le baptisé marque son allégeance au Christ. Il était habituel, dans l’Église primitive, de confesser publiquement Jésus comme Seigneur (Rm 10.9 ; 1 Co 12.3). La formule de Luc-Actes recouvre sans doute ce sens. (Marshall)
  • Ces deux explications font sens, mais j’estime plus probable que la formule trouve son origine dans l’expérience de la Pentecôte (Ac 2:38). À cette occasion, les auditeurs sont invités à recevoir le baptême au nom de Jésus pour (i) le pardon des péchés et (ii) pour la réception du don du Saint Esprit. Ces deux expériences distinguent le baptême de Jésus de celui de Jean. Jean avait certes prêché un baptême de repentance, mais il avait d’avance annoncé que Jésus baptiserait « du Saint Esprit et de feu » (Mt 3.11). Avec la Pentecôte et l’effusion de l’Esprit, cette annonce devient une réalité présente. Dans cette perspective, le « baptême au nom de Jésus » tend à distinguer le rite spécifiquement chrétien de celui de Jean. C’est sans doute pour cette raison que l’expression fonctionne comme un leitmotiv dans le livre des Actes. À mon sens, cette explication trouve un appui non négligeable dans le fait que des personnes « ne connaissant que le baptême de Jean » y sont mentionnées aux contacts de chrétiens à plusieurs reprises (cf. Ac 18.24-28; 19.1-7).

 

Comment donc faut-il baptiser ? On préfèrera sans doute la formule trinitaire, qui est de toute façon sous entendue dans l’expression lucéenne du « baptême au nom de Jésus ». Néanmoins, j’estime avec Luther (La captivité babylonienne de l’église) que s’opposer radicalement à cette dernière est une forme de pédanterie.

Le baptême au nom de Jésus est valide s’il est réalisé dans des dispositions trinitaires.

 

 

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est titulaire deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse).

  • Jean Igor

    Jésus a dit de baptiser les NATIONS, c’est-à-dire les non-juifs, au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit, parce que les païens n’ont pas encore reçu la révélation du Père.
    La plupart des exemples de baptême au nom de Jésus donnés dans les Actes concernent des juifs, qui ont déjà reçu la révélation du Père, de Ha Shem (à l’exception de Actes 10:48 qui concerne un baptême de païens, mais dans ce passage il n’est pas dit au « nom de Jésus, il est dit « au nom du Seigneur », Adonaï, qui désigne aussi bien le Père que le Fils).
    Le passage de Actes 8:16 qui parle du baptême des Samaritains (qui ne sont pas des vrais juifs) dit qu’ils avaient « seulement » été baptisés au nom du Seigneur Jésus, montrant que le baptême au nom de Jésus n’est pas suffisant.
    Ma lecture est donc : baptême au nom de Jésus pour les juifs qui l’acceptent comme leur Messie, et baptême au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit pour les non juifs, pour les nations.
    Bien cordialement en Jésus.

    • Francine

      Discrimination dangereuse et bien malvenue pour l’accueil du catéchumène au sein d’une communion entre Juifs et Gentils, qui par la volonté et le sang de Christ ne doit plus faire qu’un seul corps !

      Dangereuse, parce que la reconnaissance de la messianité de Jésus, n’implique pas toujours l’acceptation de sa divinité essentielle. Après avoir mangé les pains, les Juifs de son temps auraient bien voulu le faire Roi d’Israël ; mais ils l’ont fait crucifier, sous l’accusation de se faire égal à Dieu.

      Malvenue, parce qu’elle pèche contre l’amour et la considération que les membres de l’Église doivent se porter mutuellement, quelle que soit leur origine ethnique : Un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père !

      • Jean Igor

        Il n’y a aucune discrimination « dangereuse » mais simplement un ordre chronologique biblique, une progression dans la révélation qui a pris du temps (environ 2000 ans entre Abraham et Jésus).
        Par l’alliance faite avec Abraham, Dieu avait déjà en vue le salut de toute l’humanité (Genèse 12:3), promesse renouvelée encore 2 fois à Abraham, ainsi qu’à Isaac et à Jacob.

        Jésus n’était pas « chrétien », il était juif, et à l’époque de Jésus et des apôtres, la majorité des disciples étaient juifs. Paul affirme que l’Evangile est une puissance de Dieu pour le salut de quiconque croit, du Juif premièrement, puis du Grec (puis sous-entendu de tous les autres, ni juifs ni grecs).

        Dieu a-t-il rejeté Son peuple ? Loin de là… Nous les oliviers sauvages, avons été greffés au milieu (ou parmi) les branches de l’olivier franc (et non pas « à leur place », c’est une mauvaise traduction), donc ne nous glorifions pas, (Romains 11), ne tombons pas dans l’orgueil qui consiste à nier les racines juives de notre foi.

        Nous faisons partie des nations évoquées par Jésus en Matthieu 28:19, ce n’est pas pareil que le peuple d’Israël. Devant Dieu il n’y a ni juif ni grec, ni homme ni femme (donc pas de discrimination), mais pourtant je suis un homme et vous êtes une femme, et tant mieux, nous ne sommes pas dans l’idéologie du genre. De même devant Dieu il n’y a plus ni juif ni grec, mais il y a toujours le peuple d’Israël, avec son destin particulier, et il y a les nations.

        • Francine

          Je prends bonne note de votre amour pour le peuple juif, que je partage naturellement ; mais je ne vois pas le moindre rapport avec la remarque qu’il est possible pour eux de reconnaître Jésus comme Messie (je dis pour eux puisque les Gentils n’étaient pas tenus d’attendre le Messie) SANS le reconnaître comme Dieu incarné : scène de la multiplication des pains où ils voulaient l’établir Roi d’Israël.

          • Jean Igor

            Tous les juifs messianiques que je connais en France et en Israël reconnaissent en Jésus Christ (Yeshoua Ha Mashiah en hébreu) Dieu incarné, comme au temps des Actes où l’église était majoritairement juive.

        • jch.B

          Il n’y a pas de remplacement mais une continuité.L’Israël de Dieu,son peuple,est l’Eglise,composée de juifs et de non juifs.Il n’y a toujours un qu’un reste de sauvé(élu) par la foi.L’Eglise n’est pas une parenthèse ou un plan B.

          • Jean Igor

            Dans Galates 6:16, l’expression « Israël de Dieu » désigne bien l’Eglise, mais ne signifie pas que l’Eglise a remplacé Israël. La théologie du remplacement, faite de demi-vérités et de confusions, a fait énormément de mal à Israël, et à l’Eglise par ricochet, et a alimenté l’antisémitisme chrétien pendant des siècles. Les nazis se sont appuyés sur l’antisémitisme de Luther (qui n’avait pas tout compris). Aujourd’hui, elle se cache sous les noms de « théologie de l’accomplissement » ou « théologie de l’Alliance » selon laquelle la nouvelle alliance remplace la première alliance (et non pas l’ancienne), mais rien ne permet de dire que la première alliance est abolie, au contraire. Les prophéties concernant Israël et leur réalisation le montrent bien.

          • jch.B

            -« Les prophéties concernant Israël et leur réalisation le montrent bien. » : elles montrent bien ce que vous voulez y voir.Jésus n’aurait-il pas tout accompli à la croix? Qui est la lumière du monde aujourd’hui? Dieu a-t-il deux peuples? Le dispensationalisme est une séduction,un faux prophétisme.Faites des recherches sur Scofield et Darby.Il n’y a qu’un Israël,c’est l’Eglise de Jésus-Christ et on est appelé au salut par la foi en Christ,individuellement,juifs et non juifs.
            http://www.knowyourbiblerecordings.org/sermons/french/2024a.mp3 =StuartOlyott http://larevuereformee.net/articlerr/n233/jesus-le-messie-et-leglise-versus-israel

          • Jean Igor

            Certes, Jésus a tout accompli à la croix pour notre salut individuel et pour la construction du Royaume de Dieu. Mais l’alliance de sel qu’il a scellée avec le peuple d’Israël concerne le destin collectif de ce peuple et c’est autre chose, cette alliance est irrévocable, car Dieu ne peut se dédire.
            Je n’aime pas beaucoup les mots en « isme », mais pourquoi séduction et faux prophétisme ? Il y a plus de 80 passages prophétiques dans la Bible concernant Israël et qu’on ne peut pas extrapoler à l’Eglise sauf en tordant le sens des Ecritures, et qui se sont déjà accomplis, en totalité ou en partie, montrant la véracité de la Bible. C’est la théologie du remplacement qui est une doctrine fausse (dans le sens de contraire à la vérité scripturaire), pernicieuse et nuisible (car elle fait du mal).
            « Les prophéties montrent bien ce que vous voulez y voir ? » Quand on les rapproche avec l’Histoire, elles sont tout-à-fait claires. Lisez la Parole de Dieu avec un esprit ouvert et sincère, et demandez à Dieu de vous éclairer, et… allez en Israël ! Vous y verrez le Seigneur à l’œuvre, physiquement et spirituellement. Lisez les livres du pasteur Jean-Marc Thobois, grand connaisseur de la Bible et d’Israël. Lisez aussi ses enseignements en ligne : http://www.enseignements-bibliques-jmthobois.com/enseignement-doctrine-d-israel.html

          • jch.B

            « allez en Israël ! Vous y verrez le Seigneur à l’œuvre, physiquement et spirituellement »…
            1Si donc vous êtes ressuscités avec Christ, cherchez les choses d’en haut, où Christ est assis à la droite de Dieu. 2Affectionnez-vous aux choses d’en haut, et non à celles qui sont sur la terre(colossiens3)
            Et donc je serais aveugle,pas sincère ni ouvert !? Mais pas vous,évidemment.Le problème de ce genre d’échange c’est que l’on arrive très vite à un dialogue de sourd,car je pourrai vous renvoyer les mêmes « critiques ».Je ne peux que vous encourager à aller lire et écouter des frêres en Christ qui connaissent,eux aussi, la bible et israël mais qui comprennent les choses différemment.Pour ma part j’ai pensé comme vous un temps et j’ai écouté JM Thobois.Avez-vous fait l’inverse ?

            ça aussi,ci-joint,ça me parait très clair :

            https://www.youtube.com/watch?v=m1hRfa6RR-U (il y a deux parties)
            Je me permets d’insister car il me semble que nous avons à faire une séduction annoncée dans les écritures.Mais peut-être que je me trompe

          • Jean Igor

            Je connais bien le point de vue exprimé par Roland Mohsen dans cette vidéo et d’autres comme Sylvain Romerowski. C’est une opinion nouvelle, apparue dans les années 1980-90, qui n’existait pas autrefois dans le monde évangélique, qui vivait en direct et souvent avec ferveur tout ce qui se passait au Moyen Orient au milieu du 20ème siècle, en y voyant la main de Dieu, car c’étaient des évènements uniques dans l’Histoire et conformes aux prophéties. Est-ce qu’on doit maintenant arracher des pages de nos Bibles ? ou tordre le sens des Ecritures pour les faire coller avec une certaine théologie ?
            Je suis millénariste (je pense que les 1000 ans évoqués 6 fois dans Apocalypse 20 sont un nombre symbolique) et je préfère suivre l’avis de grands érudits et hommes de Dieu comme Jean-Marc Thobois ou Roger Liebi. Je trouve que c’est grave de ne pas voir l’action de Dieu dans ce qui se passe aujourd’hui, et de dire que les nombreuses prophéties sur le retour du peuple juif et sur le rétablissement d’Israël (en particulier Ezéchiel 37) n’ont rien à voir (!?!) avec tout ce qui se met en place depuis la fin du 19ème siècle jusqu’à nos jours avec la question du statut de Jérusalem (voir Zacharie 12:2-3) en passant par la déclaration Balfour en 1917, la Shoah, le plan de partage de la Palestine en 1947, l’indépendance d’Israël en 1948 (2ème phase d’Ezéchiel 37) dont on va célébrer bientôt les 70 ans, et en allant jusqu’au retour glorieux du Seigneur sur le Mont des Oliviers, toutes les nations qui montent à Jérusalem, notamment lors de la fête des Tabernacles, les juifs messianiques de plus en plus nombreux en Israël (préfiguration de la 3ème phase d’Ezéchiel 37).

        • Vous même dîtes cher Jean Igor, je vous cite : «Devant Dieu il n’y a ni juif ni grec, ni homme ni femme (donc pas de discrimination)…» et pourtant vous faîtes dans votre écrit une distinction en ce qui concerne le baptême entre juifs et païens ce qui est en effet selon votre propre mot de la discrimination.
          Votre écrit citant cette vérité biblique exerce déjà une condamnation envers vos conclusions personnelles concernant le baptême.

          Bien à vous !

          • Jean Igor

            Condamnation !!! Wouah ! Quelle prise de tête, alors que je n’ai pas jugé votre position unitarienne.
            J’ai simplement voulu donner une explication (qui n’est pas la mienne au départ), aux différents baptêmes cités dans l’article.
            Vous n’avez pas lu la suite : « Devant Dieu il n’y a ni juif ni grec, ni homme ni femme (donc pas de discrimination), mais pourtant je suis un homme et vous êtes une femme (je m’adressais à Francine), et tant mieux, nous ne sommes pas dans l’idéologie du genre. » Il y a toujours des hommes et des femmes, des juifs et des grecs. Distinction ne signifie pas discrimination, et il y a en a plein d’exemples dans la vie courante.

          • Ce n’est pas la distinction qui est le sujet de mon intervention mais la pensée qui consiste à faire de cette distinction une doctrine qui crée une séparation entre juifs et païens là où Dieu lui même n’en crée pas.

          • Jean Igor

            Etes-vous témoin de Jéhova ?

          • Maxime Georgel

            N’aie pas de honte à le condamner, les unitariens sont des faux-enseignants qui sont déjà condamnés par Paul, Pierre et Jude.

  • Etienne Miniot

    « En Christ habite corporellement toute la plénitude de la divinité » (Colossiens 2 v.9)

    Le mot Divinité (version Segond) ou Déité (version Darby) indique les 3 Personnes divines en un seul Dieu, traduit dans le langage courant par « Trinité ».

    Puisque les 3 Personnes de la Trinité habitent corporellement en Jésus Christ, une personne baptisée au nom de Jésus est donc baptisée au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

    Autrement dit : baptiser au nom de Jésus revient exactement au même que de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit.

    Il est à remarquer que Jésus dit en Matthieu 28 : « …les baptisant au nom (au singulier) du Père, du Fils et du Saint Esprit »

    • Francine

      Les choses vont sans dire ; mais elles vont mieux en les disant (De Gaulle). Puisque « baptiser au nom de Jésus revient exactement au même que de baptiser au nom du Père, du Fils et du Saint Esprit », cela ne devrait déranger personne de rajouter : et du Père et du Fils… et ainsi soit-il.

      • Jean Igor

        Excellente citation de De Gaulle ! Certes cela revient au même pour nos esprits grecs, mais alors comment expliquer le passage de Actes 8:16 qui dit que les Samaritains qui venaient de se convertir avaient été baptisés « seulement » au nom du Seigneur Jésus, montrant bien que ce baptême était incomplet ?

        • Francine

          Chronologiquement, De Gaulle n’était pas encore né au temps de Actes 8:16, le citer était alors impossible :+) Sérieusement, dans le contexte de ce verset le seulement μόνον, ne s’applique pas du tout à une alternative entre être baptisé au nom de Jésus ou être baptisé au nom de la Trinité. Il s’agit d’être baptisé d’eau (ici au nom de Jésus) ET d’avoir expérimenté la descente du Saint Esprit. Les Samaritains n’avait qu’été baptisés d’eau au nom de Jésus, sans avoir reçu les dons miraculeux de la Pentecôte. Le passage prouve simplement que ces dons ne s’obtiennent pas automatiquement par un baptême d’eau, qu’il soit au nom de Jésus, ou de la Trinité.

  • Un PDG, son DG et son DGG fondent une SA, ils en sont les actionnaires majoritaires..
    Lors d’une réunion le DG s’écrit que tout contrat faisant foi se fera dorénavant au nom du PDG, du DG et du DGD..
    Dois je conclure par cela qu’il existe au sein de cette SA une entité solide qui s’appelle PDG/DG/DGD ou simplement ne considérer valides que les contrats signés au nom de toutes ces personnes constituant le socle contractuel de la SA ?

    Dans ce cas pourquoi évoquer en ce verset Mat.28.19 le fondement doctrinal d’un Dieu trinitaire alors que le verset parle d’autre chose ?
    Que l’on baptise au nom du Père, du Fils, de l’Esprit-Saint cela fonde t-il la doctrine inaltérable d’un Dieu trinitaire ?
    Non !
    Cela confirme simplement que le baptême de tout chrétien est sous l’autorité spirituelle exclusive du Père, du Fils et du Saint-Esprit ou place le chrétien sous l’autorité spirituelle du Père, du Fils et du Saint-Esprit..
    Cependant la Bible dit elle que Dieu dans ce verset est Père/Fils/Esprit ?
    Non !
    C’est ce que certains concluent tout comme les catholiques concluent avec la même facilité légendaire que Marie est mère de Dieu car elle a enfanté Jésus.
    Si je pose la question à tout bon protestant : Marie est-elle la mère de Dieu ?
    La réponse est …
    Alors pourquoi tirer de Mat.28.19 que Dieu est une trinité quand l’Esprit dit en «1 Corinthiens 8:6 néanmoins pour nous il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui viennent toutes choses et pour qui nous sommes,…» ?
    Je ne vois pas dans la formulation de 1Cor.8:6 l’ombre d’un seul Dieu qui serait une Trinité mais je vois bien la réalité d’un seul Dieu qui est le Père.

    Pour revenir au baptême tout ce qui est spirituel dans l’Église se fait au nom du Seigneur Jésus car c’est en lui seul que le Père a placé son OUI.(2Cor.1:20).
    Si le Seigneur lui même demande de baptiser au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit alors en son nom faisons le simplement !

    • Jean Igor

      Dès le 1er verset de la Genèse, on voit le caractère tri-unitaire de Dieu, car Elohim est un pluriel (la version Chouraqui qui est la plus littérale des traductions utilise même le double pluriel Elohims), toujours suivi du verbe au singulier. Le pluriel de majesté ou de politesse n’existe pas en hébreu. Cette association sujet au pluriel et verbe au singulier est propre à Dieu(x).

      • Jésus n’adorait pas et ne priait pas un Dieu tri-unitaire.

        • Jean Igor

          Certes ! Il priait son Père, puisqu’il est le Fils.

          • Et quoique étant le Fils il priait le Père en déclarant dans sa prière que le Père est le seul vrai Dieu selon ses propres mots en Jn17:3.

    • Denis Bourrassa

      Nope !

      QUE DIT MATTHIEU 28 : 19 ?
      Allez, faites du toutes, les nations des disciples, les baptisant au nom du père, du fils et du Saint Esprit.

      LE VRAI SENS DE MATTHIEU 28 : 19
      Dans ce passage, il est question d’aller annoncer la Parole de Dieu à tout le monde et de gagner des âmes à Christ. Ensuite de les baptiser. Mais comment ? Cette question, parce que l’erreur que beaucoup commettent aujourd’hui part de là. La réponse est la suivante ; dans un seul nom. Dans le passage il est dit : au nom et non aux noms alors invoquer les titres père, fils et Saint Esprit lors du baptême d’eau est incorrecte. Les mots au et nom étant au singulier, il s’agissait bel et bien de baptiser dans un seul nom. C’est ce nom là qu’il fallait découvrir et connaître d’abord avant de baptiser. L’apôtre Pierre connaissant ce nom dit à la multitude le jour de la Pentecôte : repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, pour le pardon de vos péchés (Actes 2 : 38. Et ceci s’accorde bien avec le passage de Matthieu. 28:19. Il n’y a sous le ciel aucun autre nom qui ait été donné parmi les hommes par lequel nous devions être sauvés, (Actes 4:12.)

    • Maxime Georgel

      Vous demandez « Marie est-elle la Mère de Dieu » ? Oui, voici un point de vue protestant : https://parlafoiblog.wordpress.com/2017/08/12/marie-est-elle-la-mere-de-dieu/

  • Alain Baril

    Acte 2:38 Et Pierre leur dit: Repentez-vous, et que chacun de vous soit baptisé au nom de Jésus Christ, en
    rémission des péchés; et vous recevrez le don du Saint Esprit:
    il n’y a en fait seulement dans le nom de Jésus qu’il y a pardon des péchés son sang nous lave de toute iniquité
    Ro10:9 Si tu confesses de ta bouche le Seigneur Jésus, et si tu crois dans ton coeur que Dieu l’a ressuscité des
    morts, tu seras sauvé.
    Tit3:5 il nous a sauvés, non à cause des oeuvres de justice que nous aurions faites, mais selon sa miséricorde, par le
    baptême de la régénération et le renouvellement du Saint-Esprit,
    C’est ici le baptême au nom de Jésus, cette immersion dans le cœur de l’amour de Dieu qui nous lave par son sang de toute iniquité, le seul baptême qui sauve vraiment et cela n’est possible que dans le nom de Jésus
    Aucun acte physique ne peut sauvés ou nous lavés de nos péchés
    Voici ce que dit plus loin le texte des Actes
    Après la conversion ils furent baptisés dans l’eau
    Acte 2:40 Et par plusieurs autres paroles, il conjurait et exhortait, disant: Sauvez-vous de cette génération perverse.
    Acte 2:41 Ceux donc qui reçurent sa parole, furent baptisés; et en ce jour-là furent ajoutées environ trois mille âmes.
    J’ai la forte conviction que ce baptême d’eau fut fait au Nom du Père du Fils et du Saint Esprit
    Pour plusieurs le baptême d’eau semble être la source du salut alors que ce n’est qu’un engagement
    Au service du Seigneur et au service de l’Église de Christ sur cette terre
    Le baptême comporte trois volets :
    Une ordonnance du Seigneur, ( Matthieu 28 : 19, 20 )
    Un engagement d’une bonne conscience envers Dieu ( 1 Pierre 3 : 21 )
    Un symbole qui le baptême par immersion, représente l’ensevelissement en la mort de Christ et sa résurrection qui donne au nouveau baptisé une image de la résurrection en un homme nouveau. ( Romains 6 : 3-4 )
    J’ai souvent remarqué que plusieurs après leur baptême n’étaient que des personnes ni plus ni moins intéressées a devenir de véritable témoins de Jésus Christ (Ps104:4 Il fait des vents ses messagers,Des flammes de feu ses serviteurs.) c’est ce qui arriva le jour de la Pentecôte ouvrant la route a propager sa Parole avec en eux le feu du Saint Esprit un zèle que donne la Parole de Dieu
    cen’est en fait qu’une remarque ou une constatation de voir plus souvent ne faisant que réchauffer les bancs
    pour moi quand je me suis converti je fus animé par un feu en moi de lire la Bible et chercher a m’impliquer dans l’église de Christ un amour en moi se manifestait pour le partager
    encore avec toutes ses années je reste un amoureux en fait du royaume des cieux

    Jésus a dit : Lu 10:20 Cependant, ne vous réjouissez pas de ce que les esprits vous sont soumis; mais réjouissez-vous de
    ce que vos noms sont écrits dans les cieux.
    En Lui par sa grâce et Son Amour

  • Jean Igor

    Alors comment expliquer le passage de Actes 8:16 qui dit que les Samaritains qui venaient de se convertir avaient été baptisés « seulement » au nom du Seigneur Jésus, montrant bien que ce baptême était incomplet ?

    • Selon vous le larron justifié sur la croix est-il descendu de sa croix pour se faire baptiser au nom du père, du fils et du saint-esprit et est-il aujourd’hui moins sauvé ?

      • Jean Igor

        Ce n’est pas le baptême qui sauve, c’est un acte d’obéissance et un symbole comme la Sainte Cène mais à l’impossible nul n’est tenu.
        Et vous ne répondez pas à ma question, mais vous posez une autre question (une fausse question puisque Jésus a déjà donné lui-même la réponse au larron)…

    • Denis Bourrassa

      Le bapteme , ce n’est pas lui qui sauve…mais croire en Jésus qui est le sauveur et le prêcher, voila qui sauve.. Le bapteme en lui-même ne signifie seulement que le passage de l’ancienne vie pécheresse à la nouvelle vie en Christ.. Bien sûr le péché est toujours tapit à l’entrés mais le pardon , il le faut et seul le pécheur repentant sera pardonné.

  • Jésus est Seigneur

    Bonjour à tous ici fr Wanky Massénat du site ajpnh.org j’aimerais savoir si je peux mettre cette article sur mon site avec comme source bien entendu le boncombat.fr

    • Cher frère,
      Faites donc. L’idéal serait que vous respectiez la règle de partage du Bon Combat en ne publiant qu’un tiers de l’article sur votre site et en mettant un lien renvoyant vers LBC pour que vos lecteurs consultent le reste.
      En Christ
      Guillaume

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