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13 raisons de croire que l’épreuve est un don de Dieu

Nous sommes tous confrontés, à divers degrés et de diverses façons à au moins une épreuve dans notre vie : deuil, divorce, maladie incurable, dépendance, dépression, perte d’un emploi, terrible accident, agression, etc.

J’ai moi-même par le passé connu la dépression, la tentative de suicide, l’hôpital psychiatrique, l’esclavage de la dépendance, divers accidents, le divorce de mes parents, etc.

Mais jamais je n’avais souffert physiquement comme cette année 2015.

Médicalement parlant, ma vie n’a jamais été en jeux, loin de là. J’ai simplement eu de sérieux problèmes au bas de la colonne vertébrale (inflammation d’un disque lombaire infecté durant une précédente opération).

Selon les médecins, ce qui m’est arrivé est assez “atypique”. Cela a donc impliqué une longue prise en charge et une interminable attente pour moi…

Ce n’est pas le lieu de rentrer dans les détails, mais, sur l’année, j’ai passé plus d’un trimestre alité 22h/jour dont 11 semaines à l’hôpital. Durant ces 4 mois, pas un seul jour de répit… Impossible de tenir debout ni même assis plus de 10 minutes. La plus part du temps, j’étais soit hypnotisé par ma douleur, soit shooté par les antalgiques.

J’ai connu de multiples périodes de crises aiguës d’un mal inimaginable. La moindre vibration autour de moi me donnait l’impression que mon dos et mon bassin allaient se disloquer…


Certaines nuits, les infirmières devaient me caler tout le corps avec des coussins car chacune de mes respirations me causait des douleurs insoutenables dans toute la colonne vertébrale.
D’autres nuits, des pics de douleurs pendant mon sommeil étaient tellement forts que je me réveillais baignant dans ma propre urine…

Bref, j’ai connu des périodes de souffrance qui relevaient de la torture. J’ai eu mal à vouloir en mourir. Dans ma lâcheté et ma détresse, j’ai plusieurs fois supplié Dieu de me reprendre.

Finalement, une ré-opération fût inévitable pour que l’on m’enlève mon disque malade et que l’on me pose une prothèse discale.
Je suis fier de dire que j’ai maintenant quelque chose en commun avec Robocop, Wolverine ou Terminator. Progressivement, je reviens à une vie “normale”.

 

En tant que chrétien, je sais que l’épreuve est un don d’un Dieu bienveillant et souverain. je dois donc l’accepter avec joie.

Mes frères et sœurs, considérez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, sachant que la mise à l’épreuve de votre foi produit la persévérance.
(Ja. 1. 2-3)

Dieu m’a fait la grâce d’expérimenter cette joie dans l’épreuve pour ce qu’elle va produire en moi, car je sais qu’elle fait partie de son plan pour me bénir.

Stephen Charnock, le dit mieux que moi :

La patience est la soumission à la souveraineté de Dieu. Subir l’épreuve simplement parce que nous ne pouvons l’éviter ou y résister n’a rien à voir avec la patience chrétienne. Par contre, se soumettre humblement parce que c’est la volonté de Dieu d’infliger l’épreuve, et demeurer silencieux à cause de la souveraineté de Dieu qui l’ordonne -voilà ce qu’est la vraie patience.
L’âme humble cherche davantage à glorifier Dieu dans l’affliction plutôt que de chercher à en sortir.

Durant mes épreuves, Dieu m’a rappelé ces 13 vérités. Et ma discipline de piété est désormais celle là.

1- Dieu me soutient par sa Parole puissante

Quand il nous appelle à le suivre, Christ nous prévient qu’il ne nous évitera pas l’épreuve (Lc 9. 23-27).
Elle ne doit donc jamais être une surprise. La persévérance dans l’épreuve a toujours été un sujet de prière et d’étude doctrinale dans ma piété personnelle.

Nous devons avoir une théologie biblique et solide de la souffrance pour mieux vivre l’épreuve, car elle survient tôt ou tard et parfois dans une violence extrême. La théologie n’est pas que pour les pasteurs. Elle est indispensable à tous les disciples.

Quand je n’avais pas la force d’ouvrir ma Bible à cause des médicaments, de l’abattement ou de la douleur, l’Esprit-Saint nourrissait mon âme en me rappelant les vérités de l’Ecriture qu’il avait fait pénétrer dans mon cœur.

La doctrine n’est pas pour les étudiants en théologie, mais pour tous ceux qui veulent suivre Christ.

2- Le courage et la foi n’ont rien à voir

L’une de mes grandes craintes à ma conversion était qu’un jour je puisse abandonner la foi à cause de l’épreuve.

Puis dans mes études théologiques, j’ai découvert ce que l’on appelle la doctrine de la persévérance des saints. (1) Cela fût une grande source de réconfort pour moi : J’appartiens à Christ pour l’éternité (Jn 10. 1-18).

Effectivement, durant ma maladie, pas un seul instant je n’ai douté de mon Dieu et de son amour envers moi. Je sais que cette fidélité envers lui ne vient pas de moi, mais du Saint Esprit qui vit en moi.

Perdre la foi impliquerait que Satan, par l’épreuve, remporte la victoire sur le Saint-Esprit qui vit en moi. Impossible !

Cela est impossible. Comme l’affirme Pierre : “vous êtes gardés en la puissance de Dieu, par la foi, pour le salut (1 Pi. 1.5).

A ce sujet, John Owen disait :

La foi donne toute la gloire à Dieu pour sa grâce, glorifie Jésus-Christ et dépouille le pécheur de toute confiance qu’il pourrait encore entretenir en lui-même pour son salut.

Certains amis m’ont encouragé en me disant que j’étais courageux dans l’épreuve.
C’est faux ! Je suis minable ! Rien venant de moi ne peut me permettre de plaire à Dieu.

Je suis dépendant du Saint-Esprit qui me secourt dans ma faiblesse et intercède en ma faveur pour moi (Rom. 8. 26). C’est lui qui produit en moi l’attitude qui plait à Dieu.
Le courage c’est dire : “Je suis fort“, la foi c’est dire “il est fort“.

3- Le servir n’est pas une fin en soi, le glorifier oui

C’est alors que je commençais un nouveau ministère, plein d’enthousiasme et d’encouragements autour de moi, Dieu m’a arrêté. Il m’a plongé dans la souffrance et cloué dans un lit. Pourquoi ?

Parce que “vous ne vous appartenez pas à vous-mêmes, car vous avez été rachetés à un grand prix. Rendez donc gloire à Dieu dans votre corps et dans votre esprit qui appartiennent à Dieu.” (1 Co. 6. 20)

Mais ma vie ne m’appartient pas. J’ai été racheté. Il m’a rappelé qu’il n’avait pas besoin de moi. Il m’a rappelé que je n’étais pas sauvé pour le servir, mais pour le glorifier. Que ce soit dans le service, ou dans l’épreuve.

“Suis-je suffisant pour te combler ?” Voilà la question qu’il m’a posé au travers de ces souffrances. Cela m’a humilié. Mais plein d’amour, il m’a consolé en me montrant qui il est.

4- Le plus important n’est pas la santé, mais la sainteté

A l’hôpital l’un des objectifs est de traiter la douleur. On me demandait plusieurs fois par jour  : « Sur une échelle de 0 (aucune douleur) à 10 (la plus grosse douleur que vous pourriez imaginer) où situeriez-vous votre douleur ? ».

Cette question m’a fait réfléchir : je ne supporte pas de vivre avec de la souffrance, mais comme je tolère bien de vivre avec mon péché !

C’est seulement quand l’homme ressent son péché comme le malade ressent sa souffrance qu’il en appelle au divin médecin pour en être libéré.

Alors je vous pose la question que je me suis posé : Sur une échelle de 0 à 10 à quel point votre péché fait-il souffrir votre âme ? Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin d’un médecin, mais les malades disait Jésus. (Matt. 9.12).

Nul part vous ne trouverez dans les Ecritures que la santé est ce qu’il y a de plus important. Si les chrétiens avaient autant de zèle  de prier pour la sainteté qu’ils en ont pour prier pour des guérisons, et des miracles, je suis convaincu que l’Eglise serait en meilleure santé… spirituelle.

5- Je suis plus corrompu par mon péché que je ne le pense

Dans la souffrance, mon cœur est pressé, ainsi je vois à quel point ce qui en ressort est noir et puant.

Comme le forgeron tape sur la barre tordue pour lui donner la forme qu’il veut voir, il me fait passer par l’épreuve pour m’examiner.

6- Christ a été puni à ma place

Mais il était transpercé à cause de nos crimes, Écrasé à cause de nos fautes ; Le châtiment qui nous donne la paix est (tombé) sur lui, Et c’est par ses meurtrissures que nous sommes guéris.” (Es. 53.20)

Je peux ainsi avoir la certitude que mon épreuve est une bénédiction et non une malédiction.

Certes, je dois m’examiner et prier pour discerner si Dieu dans sa grâce veut me discipliner, mais cela n’est en aucun cas une preuve que Dieu m’a abandonné ou qu’il m’a rejeté. Au contraire, il me rappelle qu’il y a quelque-chose ici-bas qui ne va pas, il me rappelle qu’ici-bas il a souffert pour moi. 

Compte tenu de mon état de pécheur racheté par le sang de Christ, toute revendication d’insatisfaction à propos de mon état n’est que caprice.

7- La souffrance est pour mon bien, et mon bien, c’est de devenir conforme à Jésus-Christ

Du reste, nous savons que tout contribue au bien de ceux qui aiment Dieu (…) il les a aussi prédestinés à devenir conformes à l’image de son Fils. (Rom.8:28-29)

Durant mon épreuve, beaucoup de frères et sœurs et de proches m’ont dit : “On ne comprend pas pourquoi le Seigneur permet cela… quelle épreuve ! Mais pourquoi ?”

Dans un certain sens, ils n’avaient pas tort. Toutes ces questions sont légitimes quand elles sont l’expression de leur compassion. Mais si en revanche, elle dénotent d’une incompréhension à l’égard du plan divin.

Grâce à Dieu, je ne me suis pas posé cette question parce que ces paroles de Paul en Romains Chap. 8 raisonnaient en moi : Toutes choses concourent à mon bien parce que toutes concourent à me rendre conforme à l’image de Christ.

Ainsi je comprends la place de l’épreuve dans le plan de Dieu : elle est une grâce car elle fait grandir en moi, par le Saint Esprit l’image de Jésus-Christ.

Connaître cette vérité est déjà une bénédiction, la vivre en est une plus grande. (Job 42. 5) 

Je suis conscient de 3 choses en écrivant ces lignes : c’est la vérité de la Parole de Dieu, selon la nature et la violence de l’épreuve elle peut demeurer longtemps incompréhensible, Christ console réellement car il a été solidaire jusqu’à la mort.

8- Je ne dois pas être connu pour mes dons, mon ministère, ou mes réussites… mais pour ma foi, mon humilité et mon abaissement

C’est en foi et en pureté que Paul encourageait Timothée à être un modèle (1 Tim 4. 12).
Il ne souhaitait pas qu’il évite les souffrances, mais qu’il les supporte (2 Tim 4. 5).

Le Seigneur m’a rappelé que je dois être avant tout un modèle en foi et en pureté. Ce n’est pas gagné… J’ai un orgueil démesuré !

Mais pour mon âme, mieux vaut une bonne épreuve qui m’abaisse, qu’une bonne prédication qui m’élève. Ma place est à genou au pied du trône de la grâce, et trop souvent je l’oublie.

9- Je suis uni à Christ, dans sa gloire et dans ses souffrances

Jésus s’est totalement identifié à moi, et il veut que je m’identifie totalement à lui.

Paul avait compris cela. Il aimait tellement Jésus qu’il voulait tout partager avec lui : “Mon but est de le connaître, lui, ainsi que la puissance de sa résurrection et la communion de ses souffrances, en devenant conforme à lui dans sa mort. (Phil. 3.10).

10- Je suis membre de son Eglise qui est son corps

J’ai trouvé le réconfort auprès de ceux qui ont souffert avant moi.
Quand un frère, un mentor, qui a accompagné son épouse durant vingt ans dans la maladie jusqu’à la mort vous parle, vous l’écoutez attentivement.

J’ai été porté par les prières des frères et sœurs.
Je sais que Dieu a aimé les écouter et qu’il leur a répondu selon sa volonté. Tout le monde est heureux, car tout le monde a confiance en lui.
J’ai appris que deux sœurs, l’une à Saint-Etienne, l’autre au fin fond de l’Alsace, se sont téléphonées pour prier pour ma femme tous les jours pendant un mois ! Je n’en reviens toujours pas.

Ma famille a été soutenue quotidiennement par de l’aide concrète et tellement précieuse.
Grâce à leur exemple et leur service, j’ai appris qu’il n’y a rien de plus spirituel que de garder un enfant un après-midi ou que de préparer un repas pour le soir. Je retiens la leçon.

Durant mes mois d’hospitalisation, beaucoup sont venus me visiter.
Ce fût un beau témoignage auprès du personnel soignant et un réconfort pour moi car nous pouvions prier ensemble et parler de Dieu (en espérant que mon voisin de chambre écoute !).

J’ai constaté que je n’était pas non plus une “prothèse inutile” à son corps.
J’ai pu aussi consoler les autres malgré tout, car je pouvais ressentir la consolation de Dieu en moi et sa compassion. Au sein de l’Eglise, il n’y a pas de saint inutile !

Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus-Christ, le Père compatissant et le Dieu de toute consolation, lui qui nous console dans toutes nos afflictions, afin que, par la consolation que nous recevons nous-mêmes de la part de Dieu, nous puissions consoler ceux qui se trouvent dans toutes sortes d’afflictions !
(2 Co. 1. 4)

11- J’apprends à être content

J’ai appris à être content dans l’état où je me trouve. (Phil. 4. 11)

Le puritain Thomas Watson disait que celui qui est content possède suffisamment. Allongé sur mon lit j’ai vécu cela. 
L’épreuve est une excellente école pour apprendre à se détacher des choses du monde et découvrir que le contentement est un don de Dieu.

Le contentement c’est comprendre que la vraie consolation est auprès de Dieu et non dans la guérison. Sa bonté vaut mieux que la vie.

12- Il me fait penser au Ciel

Il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire à venir dit l’apôtre. (Rom 8. 18).

La grâce de Dieu c’est que dès aujourd’hui, en pensant à la gloire future, son éclat m’éblouit même dans l’épreuve et la rend déjà aujourd’hui moins grave. Je me rappelle que j »ai été semé corruptible, mais je serai ressuscité, incorruptible, glorifié, éternel (1 Co 15).

Par la souffrance Dieu me pousse a penser au ciel.
Existe-t-il quelque chose de plus réconfortant ? Quelle bénédiction… La création toute entière souffre du péché (Rom 8) et j’ai cette assurance qu’un jour je serai complètement libéré du péché et de ses conséquences dans ma chair.

Je serai en parfaite santé ! Quelle grâce ! Mon corps glorifié pourra enfin adorer et servir le Roi des rois pour l’éternité. Je serai libre.

13- Il a fait progresser l’évangile

Alors que Paul était critiqué par certains sur un prétendu manque de sagesse dans sa stratégie d’évangélisation l’ayant conduit en prison, il dit aux Philippiens :

Je veux que vous le sachiez, frères : ce qui m’est arrivé a plutôt contribué aux progrès de l’Évangile. (Phil 1. 13)

Dans ma situation, je m’approprie ce qu’affirme l’apôtre.

Quand on est dans un hôpital, on est entouré de gens qui côtoient la maladie et la souffrance (personnel ou patients).

Ma situation m’a rappelé l’urgence du mandat missionnaire et la puissance de l’Evangile.Le confort de la vie quotidienne a tendance à m’endormir.

Souffrir rappelle l’urgence des peines éternelles. Alors du coup, on pense moins à ce que les autres vont dire de nous et on ne se cache pas sous prétexte d’être sage et “d’attendre le bon moment parce que tu comprends, aujourd’hui tout de suite ça fait secte”, alors qu’en fait, on a peur, on a honte.

A chaque voyage en ambulance, chaque infirmière, chaque camarade de chambre j’expliquais l’Evangile et j’étais heureux. Je me suis fait deux amis qui souhaitent en savoir plus, et nous allons commencer un parcours découverte de la Bible. Peut-être que je reverrai certains ambulanciers au ciel.

Vérité Bonus :

14- Il m’a montré que ma femme est extraordinaire

Marion a souffert avec moi, et a porté à bout de bras sa famille avec amour, sans s’économiser, dans un esprit de service, de sacrifice. J’ai vu Christ en elle.

Je n’aurais pas pu imaginer un jour avoir une épouse comme elle. Je ne la mérite pas. Dieu m’a fait ce cadeau par ma maladie : il m’a montré combien ma femme est belle et j’en ressors admiratif et encore plus amoureux.

Le livre des Proverbes nous dit que le mari de la femme vertueuse publie ses louanges aux portes de la ville. Alors je vous le dit : ma femme est extraordinaire !

Si je vous ai partagé cela c’est parce que je sais que Dieu, selon ses desseins bienveillants, Dieu nous fait tous passer par l’épreuve pour faire éclater la gloire de celui qui a vaincu le mal à la croix pour nous ; alors je désir lui exprimer mon amour sans partage dans la louange.

Je laisse la conclusion à Thomas Watson :

Celui qui donne à Dieu la peau de l’adoration peut-il espérer d’avantage que la coquille de la consolation ?

RC

Notes et références :

(1) Sur le sujet, je recommande en particulier A. Pink, Ils ne périront jamais et J. Owen La persévérance des saints.



Raphaël est marié à Marion avec qui il a 2 enfants. Ancien Educateur Spécialisé, il est étudiant en dernière année à l’Institut Biblique de Genève et pasteur stagiaire à l’ECE Grenoble. Il est aussi évangéliste associé à France Evangélisation.


  • Guillaume Muller

    Merci!

  • Magnifique!

  • Thierry Mirone

    Wow ! Merci Raph

  • Micaël Gelin

    Magnifique ! Merci Raph !

  • Peps Cafe

    Touchant. Fort et édifiant.

    • L Caz

      que c’est beau

  • Miandra Raharison

    Merci!

  • L Cazaubon

    horrible. complètement maso. comment peut on vivre avec cette vision de dieu ???? si vous aimez la soufrance et ne voulez ni etre gueri, ni etre aidé par dieu, gardez le pour vous et ne repandez pas vos fausses doctrines sur internet

    • Etienne Omnès

      Messieurs Oliver et Cazaubon, je vous félicite: je n’aurais jamais cru voir autant le Christ dans un commentaire

      • L Caz

        vous ne savez tout simplement pas de ce que c’est de souffrir et de voir un homme proner le masochisme. gardez votre ironie de faux chretien pour vous

  • L Cazaubon

    à force d’absolutiser et d’extrapoler son propre cas, on en arrive à dire quasiment des betises. et le pb est que vous les publiez à tous et que ca fait très mal à ceux qui sont en train de ramer (il y a une différence entre croire et garder ce qu’on croit pour soi, et vouloir que les autres croient dans les meme concepts)
    ,
    –  » la volonté de Dieu est d’infliger l’épreuve » En arriver à dire ca de Dieu, c’est horrible !!! le but de dieu n’est pas de faire souffrir mais c’est le but de l’ennemi. Que faites vous de :
    « Le voleur ne vient que pour dérober, égorger et détruire = INFLIGER L’EPREUVE ? ; MOI, JE suis venu AFIN que les brebis aient la vie et qu’elles l’aient même avec ABONDANCE. = DELIVRER/SOULAGER DE L’EPREUVE»

    vous confondez vivre MALGRE la souffrance, ou qu’il faille tomber POUR apprendre à marcher mais le BUT:
    c’est de vivre, de marcher, non de souffrir ou de tomber ?

    votre texte test vraiment dangeureux psychologiquement pour ceux qui sont dans l’epreuve ou au bord du suicide (ca ma fout le moral à zero et attaque la foi en plein coeur): l’espoir que Dieu veut les en liberer et a de la compassion est parfois leur SEUL espoir et vous brisez cet espoir :
    « Le contentement c’est comprendre que la vraie consolation est auprès de Dieu et NON DANS LA GUERISON (forcement: Dieu ne gueri pas de TOUT tout le temps et de TOUT mais de là à généraliser !!!). Sa bonté vaut mieux que la vie. »

    ALORS pourquoi jesus a gueri des gens et ordonné qu’on guerisse ou vienne en aide en son nom à ceux qui souffrent ? pourquoi jesus a ressenti de la compassion ? sinon il n’aurait pas bougé le petit doigt et aurait juste dit ‘louez dieu, restez dans cet etat et vous aurez la vraie consolation’ ‘n’aidez personne, dites leur juste qu’il nagent dans le bonheur’

    si à votre conversion, vous n’aviez pas été gueri de divers pbs et qu’on vous avait annoncé que le programme de la vie avec jesus, c’est ‘souffrir, souffrir, souffrir’, vous seriez vous converti en le sachant à l’avance ?
    ou alors Dieu nous tend des pièges et trompe sur la marchandise ensuite ? ou alors c’est que vous exagerez ?

    – car ici le reniement de vos propres convictions:
    « je réalise donc qu’il a le pouvoir de me laver, de me sauver du mal qu’il y a en moi et de m’accorder la vie éternelle auprès de Dieu. Dès lors, j’eus la certitude que j’ALLAIS M’EN SORTIR car je n’étais plus seul. Le Seigneur Jésus a changé ma vie (EN MAL ? EN MALHEUR ?) et m’a donné la force de couper avec mes habitudes malsaines du passé. J’ai trouvé goût à la VIE (ou à la souffrance ?), j’ai appris à lui faire confiance et à me reposer sur lui.  »
    ET
    « c’est la volonté de Dieu (!!!) d’infliger l’épreuve, et demeurer silencieux à cause de la souveraineté de Dieu qui l’ordonne -voilà ce qu’est la vraie patience. L’âme humble cherche davantage à glorifier Dieu dans l’affliction plutôt QUE DE CHERCHER A EN SORTIR. »

    au debut vous venez à Dieu car il peut VOUS EN SORTIR et apres vous dites que vouloir S’EN SORTIR est suspect ???? comment peut-on vivre avec cette contradiction ?

    Florence Foresti sous-entend bien cette attitude contradictoire => 2 facons de parler de l’accouchement:
    l’une dira: ‘une gueule de bois qui dure 9 mois. les hemoroides, la cystite, on souffre, etc… »
    l’autre: « pendan la grossesse tu as bonne mine. quelle joie quand tu accouché, ce n’est qu’un mauvais moment à passer’
    http://www.dailymotion.com/video/x6i365_florence-foresti-l-accouchement_fun à 10’37
    pourtant on parle EXACTEMENT de la MEME CHOSE, mais il y a 2 facon de la présenter:
    vous confondez donc le BUT et le MOYEN. un PASSAGE et un ETAT PERMANENT.

    si votre souffrance avait duré TOUTE votre vie sans aucune remission, auriez vous dit la meme chose ? non car Dieu ne vous a pas tout retiré et vous a donné sa grace. sinon ca serait de la souffrance inutile.

    – allez vous alors oser dire à un juif dans un camp d’extermination, qui a vu sa famille perir avant lui brutalisé par des monstres, que « c’etait la volonté de Dieu de lui infliger cette épreuve » ???
    ou alors un nazi serait un agent du bien selon vous ?
    ou est la frontière entre le bien ou est le mal ici ?
    je vous propose d’aller voir un des derniers rescapé des camps de la mort et de lui annoncer que Dieu a voulu cela pour sa vie. idem pour les chrétiens massacrés en ce moment en syrie (enfants torturés par ex)
    CHICHE !
    ALLEZ -Y AU LIEU DE PUBLIER CES BETISES SUR INTERNET:
    si vous etes si sûr de vos (propres) croyances, et (propres) interpretations de la bible. et RACONTEZ NOUS ICI ENSUITE la reaction des personnes concernées:
    je suis curieux de voir comment va reagir un syrien dont a fille a été torturée sous ses yeux qd vous lui direz que « c’etait la volonté de Dieu » et allez faire le voyage en syrie pour voir sur place.

    vous oubliez que parfois c’est l’homme qui crée la souffrance sur cette terre ou ne vient pas soulager son prochain. Dieu n’a pas supprimé le mal et la souffrance, mais il n’en est pas l’auteur.

    ici on est pas devant l’extreme d’un l’evangile de la prosperité mais devant un autre extreme: un evangile du masochisme, qui ne parle que des épreuves (souffrir pour souffrir), mais qsui ne parle pas de ce que Dieu fait aussi pour nous aider et nous en delivrer, qui nie presque ce que jesus a accompli sur la croix (1). c’est sur si vous croyez pas à la guerison et à l’interet de visiter les malades -pour faire quoi, sinon soulager leur souffrances-, ca risque pas de marcher: pas de foi, pas de guerison.

    et c’est parfois plus dangeureux que le sadisme de l’islam. Entre ‘fais moi mal et vous devez pensez comme moi’, et ‘je te fais du mal’,la différence est dificile faire…

    (1) Cependant,ce sont NOS souffrances qu’il a portées, C’est de NOS douleurs qu’il s’est chargé; Et nous l’avons considéré comme puni, Frappé de Dieu, et humilié. Mais il était blessé pour NOS péchés, Brisé pour NOS iniquités; Le châtiment qui NOUS donne la PAIX est tombé sur lui, Et c’est par SES meurtrissures que NOUS sommes GUERIS

    il fait tout ca pour rien ? la plupart des pasteurs disent que le salut, la guerison, et le pardon des pechés est indissociable.

  • Olivier

    S’il ne nous est pas possible d’éviter des épreuves, la Bible nous donne
    une perspective encourageante, en mentionnant que Dieu S’en sert pour
    nous faire croître ; de plus, Il nous donne l’assurance qu’Il nous
    aidera à nous en sortir si nous faisons notre part. Si nous apprenons
    comment il convient d’affronter les problèmes de la vie, et si nous
    développons des talents ainsi que le caractère requis pour surmonter les
    problèmes auxquels tous les humains ont à faire face, Dieu pourra Se
    servir de nous pour gouverner avec Jésus-Christ et pour rééduquer
    l’humanité dans le Royaume de Dieu à venir. Les épreuves que nous
    subissons et que nous surmontons dans cette vie peuvent servir de
    tremplin pour un avenir grandiose, riche en promesses
    http://www.mondedemain.org/articles/notre-attitude-face-aux-epreuves-f122
    une autre vision doloriste de l’épreuve ne fait que transmettre une vision masochiste de dieu
    l épreuve n est pas un don de Dieu ( n en déplaise à l’apôtre qui a eu ce vécu spécifique étant poursuivi torturé etc)
    il l a permet elle est un don divin dans le sens ou car et elle nous DONne la chance de grandir d rapprendre les grandes leçons spirituelles
    une épreuve longue qui détruit vient du diable!si déja Dieu ne nous tentera pa sau delà de nos forces psychiques, alors pourquoi nous envoyer des épreuves qui nous détruisent ou nous dépriment constamment?!!

    Aucune tentation ne vous est survenue, qui passât
    la mesure humaine. Dieu est fidèle; Il ne permettra
    pas que vous soyez tentés au-delà de vos forces.
    Avec la tentation, Il vous donnera le moyen d’en
    sortir et la force de la supporter  »
    (1 Co 10,13
    http://www.mondedemain.org/articles/notre-attitude-face-aux-epreuves-f122
    Dieu ne s’ingénie pas à torturer dans sa Bienveillance ses enfants à coups d’épreuves NON NON NON
    Jésus expliqua que le temps et les circonstances agissent dans la vie de
    beaucoup d’individus (Luc 13 :1-5). Si une calamité frappe une
    personne, cela ne signifie pas nécessairement qu’elle a commis le mal,
    ou qu’elle s’est rendue coupable d’un grand péché. Des accidents
    arrivent. Des tempêtes, des inondations, des incendies, des tremblements
    de terre et d’autres désastres naturels affectent sans relâche une
    multitude de gens. La maladie frappe des millions de victimes, chaque
    année. Tout le monde mourra un jour. C’est le lot de tout individu en ce
    bas monde.

    Zachée s est converti sans brisement et était riche il a pas connu d’épreuves!
    voilà cher amis inconsciemment imbibé des pensées sado maso et surement pas assez positif pour croire que tout concourt au bien de ceux qui croient et peut aussi dans 70% des cas guérir ( il veut guérir le plus possible n en déplaise aux incrédules qui peuvent se culpabiliser de leur esprit fermé oui!) totalement le corps et à 90% l’âme ( les 10% les malades mentaux et neurologiques qui n ont pas trouvé l’aide spirituelle nécessaire, à cause de gens comme vous qui enfoncez ces malades dans un ressenti négatif de dieu)

    Il y a dans ce livre un parcours particulièrement utile pour engager un processus de libération par rapport à des représentations qui emprisonnent et détruisent. A partir de cette perspective, Lytta Basset propose ensuite une vision nouvelle fondée sur son expérience de la relation humaine et sur sa lecture de l’Evangile.

    hantise de la question de la culpabilité, de la faute et du péché, et
    puis, à la suite d’« une violente irruption et invasion du mal jadis
    souffert », la préoccupation lancinante du mal commis ». « Autre
    préoccupation qui appartient à la préhistoire de ce livre : dans les
    déclarations publiques comme dans les accompagnements spirituels, je
    suis frappée par l’image négative que les gens ont d’eux-mêmes et des
    humains en général » (p 9). « Ma réflexion a donc eu pour point
    de départ mon propre malaise par rapport à la question du péché et à
    l’image désastreuse qu’elle nous avait donné de nous-mêmes » (p
    9). « Nos contemporains ont un besoin brûlant d’être valorisés pour qui
    ils sont. Mais si la voix qu’ils entendent n’est pas celle d’un Dieu
    inconditionnellement bienveillant, faut-il s’en étonner

    Professeur de théologie pratique, pasteur protestante, auteur d’une œuvre qui ne cesse de se répandre

    sur ce mr les mazos de Dieu bonne nuit

  • L Cazaubon

    un dernier pour la route si « Le contentement c’est comprendre que la vraie consolation est auprès de Dieu et NON dans la guérison. Sa bonté vaut mieux que la vie. » c’est qd meme assez ardu dans la manière de dire que Dieu peut nous envoyer sa grace meme dans la souffrance ou que tout concours au bien ?

    si c’est bien dire que la souffrance vaut mieux que la vie et la guerison, alors puisque c’est ca que vous recherchez et voulez proposer (et imposer par le bais d’internet?) aux autres: je vous proposerai d’assumer et de vivre 24/24h dans cette souffrance, et de reperdre TOUT (votre femme, vos enfants, votre vaocation de pasteur, vos amis, …) ce que vous avez recu dans votre vie, comme Job, MAIS sans espoir de restauration. et pas que 9 mois: jusqu’à votre dernier souffle, jusqu’à en presque perdre la foi.

    et là vous verrez que les épreuves que nous supportons sont supportables, parecque nous n’avons pas QUE ca dans notre vie (vous n’étiez pas seul à l’hopital par ex), que Dieu nous accompagne, nous aide et aussi nous gueri, et nous apporte son secours sous diverses formes (amis, pières des autres, ec…).
    sinon ? c’est comme si vous vouliez faire ce que jesus a fait: lui il a vraiment TOUT perdu, sans aide de quiconque jusqu’à dire ‘Père pourquoi m’sa tu abandonné ?’

    vous idéalisez UNE experience particulière qui n’etait que temporaire, qui ne prend pas toute votre vie, dans une vie benie par ailleurs dans de multiples domaines. et vous EXAGEREZ cette experience: non la vie ce n’est QUE cela, ce n’est pas le BUT de la vie, sinon personne ne viendrai au christ.

    si Dieu ne nous épargne pas la souffrance, il ne nous a pas mis au monde pour ne vivre que la souffrance sur cette terre et considerer que les reste est nul, plat, inutile, sans valeur (‘la vraie consolation’).

    bonjour les depressions en perspective avec cette image de Dieu de de la vie

    entre se considerer pecheur et avoir une vision aussi horrible de soi meme, il ya une différence.
    « C’est faux ! Je suis minable ! Rien venant de moi ne peut me permettre de plaire à Dieu. Dans la souffrance, mon cœur est pressé, ainsi je vois à quel point ce qui en ressort est noir et puant »

    vous voulez qu’on vous fouette ?

    « C’est seulement quand l’homme ressent son péché comme le malade ressent sa souffrance qu’il en appelle au divin médecin pour en être libéré  »
    ET RESTER DEDANS TOUJOURS ?
    « Ce ne sont pas les bien-portants qui ont besoin d’un médecin, mais les malades disait Jésus »
    POUR RESTER MALADE ?

    avec vous, qqun au bord du suicide, n’a plus qu’à sauter dans le vide, si il n’a aucun espoir d’etre restauré, à peine soulagé. c’est une vision horrible de Dieu que vous transmettez là.

    ET savez vous qu’avec INTERNET (c’est autre chose de le dire en privé) vous risquez de toucher des gens au bord du desespoir et les faire basculer, et quelle responsabilité vos propos peuvent avoir ?

    qd vous voudrez convertir qqun, n’oubliez pas de lui partager DES LE DEBUT, CE temoignage d’idealisation du masochisme (vous devrez etre sincère et ne rien cacher):

    allez donc sur des forums athée, répandre cette bonne nouvelle (1). alors je doute que vous en convertissiez beaucoup avec cette méthode.

    « parce que vous fermez aux hommes le royaume des cieux (par vos enseignements durs et ascètes); vous n’y entrez pas vous-mêmes, et vous n’y laissez pas entrer ceux qui veulent entrer »
    vous memes ne seriez surement pas venu à Jesus avec un tel enseignement, vu votre temoignage de conversion.

    Jesus n’a pas délivré les gens pour les mettre dans un état pire qu’avant. il n’a pas dit non plus que ce serait le paradis sur terre, mais de là à faire l’apologie de la souffrance, il y a une marge….

    c’est démoralisant. heureusement que d’autres enseignent autre chose….

    (1 ) c’est quoi ce changement de la bonne nouvelle initiale en ce truc inqualifiable:
    « les aveugles voient, les boiteux marchent, les lépreux sont purifiés, les sourds entendent, les morts ressuscitent, et la bonne nouvelle est annoncée aux pauvres » juste pour faire tapisserie ?

    « Guérissez les malades, ressuscitez les morts, purifiez les lépreux, chassez les démons. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement » (et pas « je vous conseille de » mais GUERISSEZ ! DONNEZ !)

    « Oui, le bonheur et la grâce m’accompagneront tous les jours de ma vie (ICI BAS) et j’habiterai dans la maison de l’Eternel jusqu’à la fin de mes jours (ICI BAS) »

    alors pas de guerison possible à l’horizon ? la restauration des vies, c’est du pipi de chat ? pourquoi jesus en fait un commandement, si c’est si bas de gamme ?

  • L Cazaubon

    au fait, pour la femme adultère, jesus l’a-t-il lapidé ou lui a-t-il dit de se contenter de sa situation, cad de se laisser lapider ? non il lui a pardonné, et l’a sauvé de la lapidation pour une vie meilleure (ca m’etonnerai que la suite soit: elle s’est fait battre par son mari en revenant, mais plutot, il se sont reconciliés)
    lui ai-t-il dit: femme, cette lapidation est un don de Dieu, soit heureuse.
    un autre a fait cette chose: mahomet. a propos d’une femme adultère, il a ordonné qu’elle soit lapidée

    c’est incroyable comment à partir d’un experience personnelle et d’un facon extremiste de la décrire, on peut jeter à l’eau tout une partie de l’évangile.

    • Melanie Camirand Landry

      Je pensais en partie comme vous avant, malgré le fait que j’avais rejeté une partie de l’évangile de prospérité, je m’étais laissé convaincre par les enseignements de Curry Blake sur le fait que Dieu ne veut jamais la maladie, la mort, la souffrance. Mais je me suis aperçue que malgré la sincérité de M. Blake dont je ne doute pas, il avait utilisé beaucoup de versets hors de leur contexte. Comme vous le dites, il ne faut pas rejeter une partie de l’évangile. Or, la Bible que je lis parle amplement de la souffrance comme voulue par Dieu, que ce soit dans les Lettres de Pierre ou les écrits de Paul. Je crois qu’en toute chose Dieu est souverain et que bien qu’il puisse décider de guérir et de soulager nos souffrances, il peut aussi se glorifier à-travers elles, sachant le fruit qu’elle produit en nous. Par exemple, un parent peut soumettre volontairement son enfant à la souffrance en l’apportant chez le docteur qui va recoudre sa plaie ouverte s’il s’est blessé. Ce parent sait qu’ultimement c’est pour le bien de l’enfant, sinon la plaie s’infecterait et pourrait causer bien pire. Or, Dieu qui est un bon Père, sait que les plaies spirituelles de nos âmes ont parfois besoin du remède de la souffrance pour éviter la gangrène et ultimement la mort. Parce qu’orgueilleux, arrogants et têtus que nous sommes, nous ne réalisons pas aisément le mal qui nous gruge dans nos âmes, préférant nos péchés à la sagesse de Dieu. Alors Dieu humilie nos cœurs dans la souffrance (tout en nous accompagnant de sa consolation), afin de produire en nous du fruit bien meilleur. Comme Habacuc, après qu’il se soit révolté contre Dieu qui ne le sortait pas des difficultés dans lesquelles il était, ayons le réflexe de se repentir et de dire à Dieu, encore au sein de nos souffrances : « Mais moi je me réjouirai en l’Éternel, je tressaillirai de joie dans le Dieu de ma délivrance. L’Éternel, le Seigneur, est ma force ; il rend mes pieds semblables à ceux des biches, et me fait tenir sur mes hauteurs. » (Habacuc 3, 18-19)

  • L Caz

    13 raisons de croire que l’auteur de ce blog est psychologiquement atteind et a renié ce qui l’a mené à Dieu

  • Laurent

    Bonjour, je ne partage par votre point de vue sur la souffrance et votre façon de vous définir. Je respecte cependant votre sincérité et votre croyance. Je suis un homme de foi, je traverse aussi des épreuves terribles… Mais contrairement à vous, ma compréhension de l’univers ne se fait pas à travers le filtre religieux, j’essaye justement de rentrer dans une relation de cœur à cœur avec cette sublime force que vous appellez dieu. Meme s’il faut s’abandonner et croire sans voir, je reste convaincu que le diable n’existe pas, qu’il est un concept moyenâgeux. Il est seulement l’ombre de notre ignorance. Mais peut on avoir peur d’une ombre ? Je pense que dans l’épreuve nous devons grandir, comprendre notre vraie nature, apprendre à mieux aimer et trouver en nous le juste équilibre. Je pense que notre corps nous parle, que la maladie n’est pas une action du diable mais une incompréhension de la volonté de Dieu. Dieu nous aime et veut nous voir à la place qui est la nôtre… Nous devons apprendre à penser et à ressentir ce que nous sommes vraiment sans chercher à nous mentir ou nous dévaloriser. Accepter nos émotions, leur donner le droit d’exister sans se culpabiliser, ou les juger, laisser notre intuition ou saint esprit nous envahir… Apprendre à ne plus voir le monde par nos fausses croyances. Lâcher prise, aimer, pardonner, être reconnaissant, croire et enfin grandir avec humilité et enfin se débarrasser de cette culpabilité sado maso qui consiste à croire qu’on ne le mérite pas ! Nous sommes tous des éternels étudiants sur le chemin de la vie, en quête de plus d’amour et de connaissances spirituelles… Acceptons notre niveau d’évolution aussi modeste soit il et aimons nous, avec nos imperfections et quelque soit nos croyances et nos langages… L’important est de se souvenir que nous sommes tous comme les cellules d’un même corps. Et que ce sont nos différences qui rend la vie possible dans ce corps… À mon humble avis, vous avez un goût prononcé pour la souffrance. Vous n’êtes pas obliger de souffrir pour être meilleur chrétien et de porter un tel fardeau sur votre dos, pour connaître Dieu… Prier pour que votre connaissance se fasse dans l’amour et la santé et vous verrez que dieu se révèle aussi de cette manière…

  • Melanie Camirand Landry

    Merci pour ce partage! Je m’y suis beaucoup reconnue ayant traversé des épreuves qui m’ont amené bien au-delà de moi-même, là exactement où m’attendait Jésus. Malgré l’atrocité des souffrances que mes épreuves m’ont apportées et bien que consciemment je déteste souffrir et préférerais que Dieu m’enseigne par la sagesse plutôt que la souffrance (si seulement mon grand orgueil ne se mettait pas au-travers du chemin), mais sachant aujourd’hui les fruits produits par une telle souffrance, je n’aurais pas voulu qu’il en soit autrement. Ma relation avec Dieu et ma compréhension des choses de Dieu et de la foi sont bien meilleures aujourd’hui qu’avant ces épreuves. Avant j’avais l’arrogance de penser que je savais, mais il a fallu que Dieu humilie mon cœur afin que j’aille une meilleure compréhension. Il a fallu que Dieu m’amène à un endroit où je ne maîtrisais plus rien, où je n’arrivais plus à être en contrôle afin que je reconnaisse mon immense besoin de Dieu et que je découvre à quel point Lui est souverain, en contrôle et qu’il prend soin de moi. Votre texte est superbe et très inspirant! Merci!

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