Jean Calvin sur le danger de contester la doctrine de la réprobation

Certaines personnes, lorsqu’elles entendent parler de la prédestination au salut et de la réprobation, réagissent fort mal, voyant en Dieu un monstre injuste.

Jean Calvin montre que cette attitude est plus insidieuse qu’il n’y parait, et avertit jusqu’où elle pourrait bien nous conduire :

Il n’y a rien que nous cédons à Dieu avec plus de difficulté que de reconnaître Sa volonté comme étant le motif le plus noble et la justice la plus élevée. Il répète fréquemment : Tes jugements sont comme le grand abîme (Ps 36.6), mais nous, nous plongeons violemment la tête première dans cette profondeur et, lorsque quelque chose nous déplaît, nous grinçons des dents ou murmurons contre Lui et certains éclatent même ouvertement en blasphèmes.

 

 

Pascal Denault est pasteur de l’Église évangélique de St-Jérôme. Il est titulaire d’une Licence (BA) et d’un Master en théologie (ThM) de la Faculté de théologie évangélique de Montréal. Pascal est l’auteur des livres Une alliance plus excellente (2016, Impact Académia), Solas, la quintessence de la foi chrétienne (2015, Cruciforme), et The Distinctiveness of Baptist Covenant Theology (2013, Solid Ground Christian Books).

  • Francine

    Je persiste à trouver le français de Calvin plus vivant et plus naturel qu’une traduction de l’anglais, et la référence nécessaire quand on cite. De plus une idée a été perdue dans la traduction : « pour sonder ce qui est« .

    « Car il n’y a rien que nous accordions si difficilement à Dieu, que sa volonté nous soit pour la dernière et souveraine raison, et pour justice parfaite. Il réitère souvent que ses jugements sont un abîme profond, toutefois nous ne laissons pas de nous jeter en cette profondeur par une impétuosité enragée pour sonder ce qui y est : et s’il y a quelque chose qui ne nous plaise, nous grinçons les dents, ou murmurons contre lui, et même plusieurs viennent jusqu’à dégorger des blasphèmes manifestes. »

    (Harmonie des Évangiles, sur Matthieu 11:26)

    • Pascal Denault

      Merci Francine, je savais que le plus simple pour retrouver le texte original de Calvin était simplement de poster ma traduction en attendant que vous répondiez 😉 La bise!

      • Francine

        Misérable ! exploiter ainsi une faible femme… enfin je vous tends la joue malgré tout.

        • Pascal Denault

          MDR! 😀

        • Jean-Luc Burnod

          Peut-être pas si faible ni si femme que ce qu’on en lit…. ( :-))

          • Pascal Denault

            Faible non! Femme, vous en doutez?

          • Jean-Luc Burnod

            Pour la faiblesse, nous sommes apparemment d’accord. Pour la féminité, le prénom affiché n’est parfois qu’une expression parabolique qui se préoccupe peu du genre (c’est comme ça qu’on nomme la chose actuellement…), et il m’a semblé reconnaître ici une prose et une culture que j’avais déjà vu s’exprimer de manière plus masculine sous d’autres cieux évangéliques.. Mais peut-être me trompe-je !

          • Francine

            Ainsi monsieur Jean-Luc, malgré son doux menton,
            Francine ne serait pas la femme que l’on croit ?
            Répudiez je vous prie, ce soupçon maladroit :
            Songez aux cœurs brisés, et au qu’en dira-t-on !
            D’ailleurs l’incognito ne prouve pas le mâle,
            Il indique plutôt, que je suis bien normale.
            Toute femme avisée, qui intrigue les hommes,
            Cultive le secret, fuit le trop grand soleil,
            Et par le contre-jour, conserve son royaume.
            D’un antique récit, elle suit le conseil :
            Sous les draps de la nuit, la quelconque Léa
            A trompé de Jacob le désir romantique,
            Qui la prend pour sa sœur, la Rachel magnifique ;
            Mais il pleure au matin ce tragique aléa…