Selon les spécialistes, il n'y a rien qui ressemble à “la version de la Septante”
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La version grecque de “la Septante” n’existe pas réellement

Lors de la dernière rencontre annuelle de l’Evangelical Theological Society, Guillaume a croisé notre cher ami Peter J. Williams. Peter venait présenter un article académique sur la version grecque communément connue sous le nom de “La Septante”, dans lequel il entendait militer contre cette appellation.

En toile de fond, Peter Williams cible l’affirmation -malheureusement fort répandue- selon laquelle les traductions grecques de l’Ancien Testament ont prééminence les textes hébraïques dits “massorétiques”.

Nous avons lui avons demandé de nous exposer sa thèse de la manière la plus accessible possible (!) et en Français.

img_pete_squarePeter J. Williams est un spécialiste de premier plan des manuscrits de la Bible. Il dirige Tyndale House, le centre de recherche de l’université de Cambridge et est maître de conférence dans cette même université. Peter est également membre du comité de traduction de la ESV (English Standard Version), et il est titulaire de la chaire du “International Greek New Testament Project”.

Parmi ses publications techniques, l’on compte : Studies in the Syntax of the Peshitta of 1 KingsEarly Syriac Translation Technique and the Textual Criticism of the Greek Gospels et The New Testament in Its First Century Setting: Essays on Context and Background in Honour of B.W. Winter on His 65th Birthday.

 

Bonne écoute de ce 53ème épisode de « Que dit la Bible » !

 

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“Que dit la Bible ?” est le podcast hebdomadaire du blog Le Bon Combat. Retrouvez l'ensemble des questions posées et de nos entretiens sur l'onglet dédié, en haut et à droite de la barre de menu du site !


  • Francine

    Traduire un jeu de mots dans une autre langue n’est pas toujours facile, ou même possible. Quand le traducteur n’y arrive pas il essaie au moins de préserver l’idée illustrée par le jeu de mots. C’est ce que fait la Septante pour Amos 8:2.

    Elle remplace la corbeille de fruits d’été (כְּלוּב קָיִץ) par une cage, ou une gibecière d’oiseleur (Ἄγγος ἰξευτοῦ). Il n’y a alors pas de rapport phonétique avec τὸ πέρας (la fin, l’extrémité du peuple d’Israël), mais le sens est conservé : l’oiseau capturé par l’oiseleur se retrouve évidemment en très mauvaise posture.

    Maintenant si on prétend que la Septante est plus inspirée que le texte massorétique, il va falloir expliquer comment le scribe a pensé à introduire un jeu de mots en hébreu là où il n’y en avait pas dans le texte original…

    • Je n’ai pas le temps d’aller vérifier ces passages, mais la réflexion est intéressante. Êtes-vous sur que la traduction de כְּלוּב קָיִץ par Ἄγγος ἰξευτοῦ a essentiellement pour but de préserver un jeu de concept? Il y a peut-être une autre explication

      • Francine

        Quelle que soit l’autre explication que l’on pourrait trouver à l’apparition d’un oiseleur dans Amos 8.1-2, l’argument demeure qu’il n’y a pas de jeu de mots dans le grec, tandis qu’il y en a un dans l’hébreu. Ce qui à mon sens rend beaucoup plus probable le caractère originel de l’hébreu par rapport à la Septante.

    • Il ne faut pas confondre texte massorétique et texte hébreu et on ne peut pas généraliser à partir d’un exemple.

      Il y a des passages où la Septante conserve un texte plus ancien que le texte massorétique et d’autres où c’est l’inverse, il me semble qu’aucun spécialiste n’osera dire le contraire.

      Pour le reste, les scribes de la Septante ne sont pas plus inspirés que ceux du texte rabbinique, mais ils ne le sont pas moins non plus.

      Ils ont simplement poursuivi l’oeuvre de leurs prédécesseurs.

      Ensuite, il faut aussi tenir compte du fait qu’il y a aussi des textes qui ne relèvent ni de l’un, ni de l’autre.

      Le meilleur exemple est le Texte Alpha d’Esther qui a comme particularité d’avoir une fin différente par rapport à la LXX et au TM, puisque dans ce texte Alpha, il n’y a pas le massacre des ennemis d’Israël. Juste Amman qui est pendu.

      Or c’est bien cette version soft qui a toutes les chances d’être le texte le plus ancien, le massacre étant probablement un ajout plus tardif lié à la victoire des Maccabées contre Nicanor.

      • Francine

        @David Vincent

        OK de OK Doc, pour dire que la Septante a sans doute conservé en certains endroits un texte hébreu plus ancien que le massorétique et un plus récent en d’autres. On ne s’avance pas beaucoup, puisque de toutes façons il ne peut y avoir de témoin absolu sur la question.

        Par contre KO de KO quand tu écris : les scribes de la Septante ne sont pas plus inspirés que ceux du texte rabbinique, mais ils ne le sont pas moins non plus. Déclaration d’un laxisme libéral délétère qui revient à nier toute inspiration originale des prophètes ! Il est bien entendu que les septante et deux (s’ils ont existé), n’ont été que des traducteurs, parfois assez bons, mais parfois tellement mauvais qu’il a fallu revoir entièrement leur copie : Théodotion.

        OK de OK Doc, pour dire que la Septante a sans doute conservé en certains endroits un texte hébreu plus ancien que le massorétique et un plus récent en d’autres. On ne s’avance pas beaucoup, puisque de toutes façons il ne peut y avoir de témoin absolu sur la question.

        Par contre KO de KO quand tu écris : les scribes de la Septante ne sont pas plus inspirés que ceux du texte rabbinique, mais ils ne le sont pas moins non plus. Déclaration d’un laxisme libéral délétère qui revient à nier toute inspiration originale des prophètes ! Il est bien entendu que les septante et deux (s’ils ont existé), n’ont été que des traducteurs, parfois assez bons, mais parfois tellement mauvais qu’il a fallu revoir entièrement leur copie : Théodotion. A ce compte tu pourrais aussi bien dire que Segond ou tout autre traducteur du N.T. a été aussi inspiré que Paul.

        Enfin pour revenir à la vision d’Amos, il n’y a pas de milieu : soit il voit un panier plein de fruits mûrs, soit une cage avec un oiseau. Aucune importance en soit, mais une vision venant de Dieu est une vision divine, une traduction est une traduction, et la vérité doit rester la vérité.

      • « Il y a des passages où la Septante conserve un texte plus ancien que le texte massorétique et d’autres où c’est l’inverse, il me semble qu’aucun spécialiste n’osera dire le contraire. »
        => Donne des exemples et cite les spécialistes en question s’il te plait. Non pas que je ne sois pas d’accord (je le suis), mais je me demande sur quel critère on affirme ça

        • Un exemple tout simple, Juges 18 : 30

          Le TM a « fils de Guerschom, fils de Manassé »
          La LXX a « fils de Guerschom, fils de Moïse ».

          Exemple typique d’un tiqquné sopherim. Les rabbins ont jugé qu’il était trop honteux que ce Jonathan soit le petit-fils de Moïse, ils ont donc rajouté une lettre supplémentaire pour changer le nom du grand-père.

          Quels critères ? Comparaison textuelle (au sein du texte et entre les différents textes) et logique. C’est le fonctionnement de base de la critique textuelle.

          Evidemment, ce n’est pas une « science exacte », mais je pense que dans de nombreux cas, on peut parvenir à des résultats assez pertinents.

          • Oui sur cette exemple la correction est attestée et connue. Mais je ne pensais pas que tu faisais référence à des Tiqqné Sopherim -je pensais que tu voulais parler de sections complètes ou de versets où une correction intentionnelle n’est pas en jeu.

            Ce que j’ai en tête, ce sont les nombreuses propositions d’émendation de Wellhausen qui se sont avérées être fondées lors des découvertes du désert judéen. Wellhausen n’avait pas recours à la critique textuelle, du moins pas de manière aussi développée avec des critères et des catégories élaborés que nous avons aujourd’hui. Il n’avait que son intuition, ou presque. Encore aujourd’hui, la majeure partie des prp ou des legendum de la BHS sont l’oeuvre de Wellhausen. Or, même quelqu’un comme Emmanuel Tov met met en garde contre la faillibilité des critères de critique textuelle de type lectio difficilior potor, qu’il utilise pourtant abondamment, et préfère suggérer l’intuition comme premier levier d’investigation.

            Je crois que la critique textuelle ne va que progresser dans les années à venir, mais je milite pour une grande prudence dans les affirmations en la matière. Je pense surtout à nous, qui bloguons et donc vulgarisons les données. Nous devons impérativement inciter ceux qui nous lisent à la prudence, surtout s’ils ne sont pas familier de la discipline.

    • @disqus_sgTaR0CWgJ:disqus: Je ne comprends pas tes réponses apparaissent, puis disparaissent.
      je réponds donc ici à ton message réponse sur ma première remarque :

      Il s’agit de ne pas faire d’anachronismes et de ne pas confondre les traducteurs ou les copistes modernes, avec les scribes antiques.

      Les scribes ne se contentaient pas de copier le texte, ils pouvaient le modifier et ça n’est pas faire preuve d’un quelconque libéralisme que d’affirmer cela, c’est simplement tenir compte des travaux historiques contemporains. Si le sujet t’intéresse, je te recommande particulièrement les articles de Molly Zahn.

      Les Septante n’ont pas été que des traducteurs, ils ont parfois modifié le sens du texte hébreu original et leur modification a/ont pu être reprises par les auteurs du NT.
      Mais les scribes rabbiniques ont pu faire la même chose, jusqu’à une époque tardive. Ce sont les fameux « Tiqquné sopherim » mentionnés dans le Talmud.

      Puisque tu t’intéresses à Amos, je te propose d’étudier en détail les versets 11-12 du chapitre 9 et de comparer :

      A) Le texte massorétique (appuyé par Qumran)
      B) La « traduction » de la LXX
      C) La citation qu’en fait Jacques dans le NT (Actes 15) et surtout le commentaire qu’il en tire.

      Autre remarque. Si tu compares la version LXX de Jérémie et le version TM, tu remarqueras que la seconde est plus longue de 20%. Soit environ un verset sur cinq du TM qui n’existe pas dans le texte grec. Comment sont apparus ou disparus tous ces versets ? (Sachant que les spécialistes depuis les travaux du P. Bogaert penchent plutôt pour une « apparition »).

      • Francine

        Moi non plus je ne comprends pas ce qui passe avec le filtre anti-spam…
        Je vais donc faire court en espérant que tu puisses voir ma réponse :
        On admet que le prophète Amos a bien existé et qu’il a eu une vision venant de Dieu. Soit il a vu un panier plein de fruits mûrs, soit un oiseau en cage. La version inspirée de son témoignage est celle qui rapporte ce qu’il a réellement vu. Ai-je été claire ?

        • Oui mais au chapitre 9, il n’est question ni d’un panier plein de fruits mûrs, ni d’un oiseau en cage.

          Et ton affirmation ne résout pas le problème de la divergence entre le texte hébreu/massorétique et la citation qui en est faite dans le NT 🙂

          Au passage, cela n’explique pas non plus comment sont apparus ou disparus les 20% du livre de Jérémie.

          Il me semble que ta conception de l’inspiration ne peut pas correctement rendre compte de la diversité des textes bibliques.

          • Francine

            Là c’est plus le filtre anti-spam qui est bouché… mais ton comprenoir, à moins que tu le fasses exprès : Amos a eu une vision, qu’est ce qu’il a vu ?

          • En l’occurence dans le passage que je te propose d’examiner (Amos 9 : 11-12), ce n’est pas d’une vision, mais d’une parole de l’Eternel dont il est question.

            Quelle est cette parole ?

            Toute la question est là, puisque le texte hébreu/massorétique, la Septante et le Nouveau Testament donnent un sens très différent à ce passage.

            J’attends donc un examen attentif de ta part et une réponse pertinente.
            Les attaques ad hominem ne résolvent jamais les problèmes de fond 🙂

          • Francine

            Désolée, mais c’est moi qui ai initié le fil avec Amos 8:1-2, et c’est donc toi qui fait diversion avec Amos 9:11-12, passage souvent utilisé pour promouvoir la Septante et jeter par la même occasion un doute sur la fiabilité du texte massorétique. Que le texte grec ait quelques fois raison contre le texte hébreu a nous parvenu, ne me dérange pas, ni n’ébranle pas ma confiance dans le contenu de l’A.T. Un élève qui obtient une moyenne générale de 18/20 est considéré comme excellent ; s’il n’arrive qu’à 12/20 ça reste honorable, mais sans plus. Eh bien le Massorétique vaut 18, et la Septante 12. Francine a parlé, et c’est ainsi ; à eux deux ça fait du 15/20, ce qui n’est pas si mal pour rassurer les lecteurs sur la traduction de leur Bible en français.

            Maintenant en ce qui concerne la partie ad hominem, c-à-d tes motivations, contrairement à ce que tu en dis, c’est elles qui constituent justement le fond de la vie chrétienne : Pourquoi as-tu réagis ainsi ? Non par curiosité (puisqu’au lieu d’essayer de savoir si Amos a vu des fruits ou un oiseau tu pars sur toute autre chose) mais pour te pousser en avant sur la piste du cirque universitaire évangélique. S’il s’avérait que le texte de la Septante doit être la plupart du temps préféré à celui des Massorètes, alors tous nos calvino-masterisés qui dégoisent en chaire se retrouveront coiffés d’un chapeau de clown, et toi d’un bonnet de docteur. En punition de ce vilain fantasme, je te colle un zéro pointé, qui n’est pas éliminatoire cependant, tu feras mieux la prochaine fois ; à l’école biblique on peut redoubler plusieurs fois, ce qui n’est pas forcément le cas ailleurs.

          • Si j’en crois les tableaux de l’époque, nos amis calvinistes ne m’ont pas attendu pour porter des chapeaux de clown. Quant au bonnet de docteur, j’ai déjà un chapeau qui me va très bien.

            En tout cas, Francine me parait très autoritaire, mais Francine n’a pas pour autant raison.
            Il me semble que la question d’Amos 8 est close, il n’est donc pas nécessaire de s’y arrêter plus longuement.

            Le cas d’Amos 9 suffit à démontrer que la théologie de l’inspiration de Francine n’est pas très pertinente, quant aux notes qu’elle distribue, cela montre visiblement qu’elle n’a pas compris mes messages.

            Je lui mets donc un 0 pour son exercice de lecture, auquel j’ajoute un 0 supplémentaire de conduite pour son impolitesse.

      • Non David, si le T.M. de Jérémie est plus court de 20% que la LXX, ce n’est pas nécessairement que « un verset sur cinq n’existe pas dans la LXX ». Mais il y a effectivement une famille de texte, celle du vorlage de la LXX, où Jerémie est plus court.

        J’aimerais aussi comprendre comment tu peux affirmer que tel ou tel passage est plus ancien dans LXX que dans T.M : sur des critères de critique textuelle ?

        • Evidemment, c’est une approximation, mais dans la réalité on n’en est pas très loin. Un jour, on pourra s’amuser à compter le nombre de versets manquants.

          Concernant ta dernière question, tu parles spécifiquement de Jérémie ou de manière générale ?

          • De manière générale. David, il y a eu des études récentes sur la version grecque de Jérémie qui tend à démontrer que cette version raccourcie pourrait s’expliquer par une volonté d’harmonisation du traducteur. J’ai lu cette référence dans un article de Peter Gentry, mais je ne l’ai plus sous la main (tout est dans les cartons). Gentry affirme que les différences entre la famille de textes dite « LXX » et celle dite « Massorétique » sont moins importantes que ce que l’on a eu tendance à affirmer dans le passé.

            Oui, je parlais de manière générale

  • Francine

    Bien qu’ajouter à la Parole de Dieu soit aussi formellement condamné que retrancher, ces deux attentats contre l’intégrité de l’Ecriture ne sont pas équivalents en gravité. En effet, on peut omettre par ignorance, mais on ne peut pas ajouter sans invention.

    Ainsi il n’est pas nécessaire d’imaginer que les traducteurs de la LXX ont volontairement raccourci le texte hébreu de Jérémie utilisé dans nos Bibles. S’ils avaient devant les yeux un texte hébreu incomplet, leur responsabilité reste sauve.

    PAR CONTRE, les massorètes n’ont pas pu allonger un texte hébreu original plus court, sans tomber dans l’épouvantable péché d’attribuer à Dieu des paroles qu’il n’a pas dites, et celui de corrompre sa Parole pour toutes les générations subséquentes.

    Exemple.
    En Jérémie 1:18 nous lisons dans nos Bibles : Je t’établis en ce jour comme une ville forte et une colonne de fer et une muraille d’airain contre tout le pays…

    Inutile de chercher dans la Septante, la colonne de fer elle n’y est pas. Notons bien qu’il s’agit ici de la Parole de Dieu au sens propre, un oracle de l’Éternel. Donc soit Dieu a parlé à Jérémie d’une colonne de fer, soit il n’a jamais mentionné un tel objet.

    On ne peut pas s’en tirer en disant que le scribe se sentant brusquement inspiré a rajouté de son propre crû une colonne de fer à côté de la muraille d’airain, car il s’agit de paroles adressées à Jérémie. On ne peut pas non plus prétendre ici que le texte massorétique est plus long que celui des LXX parce que les scribes voyaient double (haplographie) : la colonne de fer n’est mentionnée que là.

    Un peu plus loin Jérémie 5.15 : Voici j’amène sur vous une nation de loin, maison d’Israël, dit l’Eternel ; C’est une nation inépuisable ; c’est une nation ancienne ; une nation dont tu ne connais pas la langue…

    Inutile de chercher dans la Septante la traduction de nation ancienne, elle n’y est pas… etc. etc.

    En conclusion, à moins d’admettre que les scribes qui ont collationné les paroles attribuées à Jérémie n’ont pas hésité à amplifier les textes qu’ils recopiaient (ce qui est moralement insoutenable quand on sait la terreur qu’ils éprouvaient devant Dieu), nous pouvons considérer que le livre de Jérémie traduit de l’hébreu dans nos Bibles, de son premier verset à son dernier mérite sa place dans le canon divin, et que par conséquent, sur ce sujet particulier, c’est la Septante qui est en défaut.

    • Les massorètes n’ont fait que vocaliser. Ils interviennent à la toute fin du processus de transmission.
      Ce sont leurs prédécesseurs qui ont allongé les textes.

      Il suffit de se renseigner sur la pratique du Targum et du Midrash pour comprendre qu’imputer des paroles à Dieu ne gêne nullement les scribes qui ont copié la Bible.

      http://didascale.com/lutilite-du-targoum-letude-du-nouveau-testament/

      Or, avant d’être extériorisées, ses pratiques ont pu se retrouver au sein même du texte biblique.

      Par ailleurs, si on suit ta logique, il faudrait donc conclure que sur les textes de Daniel et Esther, qui sont plus courts dans le TM que dans la LXX, c’est le TM qui est en défaut.
      Sinon comment expliquer ces ajouts ?
      Même chose pour le livre de Baruch, que les premiers chrétiens joignaient au livre de Jérémie, comment expliques-tu sa disparition dans le TM ?

      • Francine

        @David,

        Après avoir ruiné ma moyenne avec un double zéro inique, tu en remets une couche provocatrice contre la Sainte Bible transmise aux évangéliques une fois pour toutes. Mais je suis bonne pâte, et je veux bien encore tenter de t’arrêter sur la pente savonneuse du libéralisme où tu dévales d’un mouvement uniformément accéléré.

        1) Dire que les massorètes ont juste vocalisé vient comme un cheveu sur la soupe, puisque le problème se repose identique pour les scribes qu’ils ont recopiés : ceux-là ont donc eu l’audace d’inventer ?

        2) En innvoquant le Targum et le Midrash, là tu craches carrément dans la soupe, puisque tant les juifs que les chrétiens distinguent expressément les textes canoniques des autres. C’est-à-dire qu’ils admettent que Dieu a surnaturellement inspiré et providentiellement préservé sa Parole écrite. Évidemment si tu n’admets pas ce distinguo fondamental, toute discussion devient superfétatoire.

        3) Fallait surtout pas parler de Daniel ! Tu sais très bien que les éditions grecques de la Septante en contiennent deux.. l’ancien et celui de Théodotion, tellement que le premier il était nul par rapport à l’hébreu…

        4) La disparition de certains textes dans le MT par rapport à la LXX s’explique tout simplement par la même dynamique d’élimination des apocryphes supervisée par le Saint Esprit. Comme pour le point N° 2 si tu ne crois pas à cette action divine, mystérieuse mais réelle, pourquoi t’intéresser particulièrement à la Bible ? Ce serait encore un livre historique d’accord, mais sans aucune supériorité sur d’autres.

        5) Je n’ai pas répondu à tes spams sur Amos 9:11-12, tout simplement parce qu’il s’agit d’un sujet archi-connu et rabâché (c’était à toi de changer de disque et de t’expliquer sur Amos 8.1-2, auquel tu n’as toujours pas répondu : Lequel des deux textes est le plus probable ?) Je veux bien néanmoins te donner un lien vers ce même Peter Williams qui explique très bien que Jacques n’a pas vraiment cité la septante, mais a combiné un ensemble de déclarations de l’Éternel dans l’A.T, qui annonçait que les gentils auraient un jour part au salut.

        https://www.youtube.com/watch?v=RmpnJ1cgh58&t=6s

        Et ne proteste pas que c’est en anglais, où tout le monde en déduira que tu bluffes en prétendant lire la Septante dans le grec.

(CC) (BY NC ND) Mandimby Ranaivoarisoa, Pascal Denault, Raphaël Charrier, Daniel Saglietto & Guillaume Bourin. Vous êtes encouragé à partager l'ensemble des ressources disponibles sur ce site. Si vous reproduisez un extrait de l'un de nos articles, nous vous remercions d'y inclure systématiquement un lien renvoyant vers la source. Dans le cas où vous souhaiteriez reproduire un article dans son intégralité, merci de nous contacter.