La souffrance n’existait pas avant Adam (et la mort non plus)

J’ai remué ciel et terre pour voir cet article de Peter J. Williams paraître en français (sans rien exagérer). J’en avais d’ailleurs déjà publié des extraits. Cet article a été initialement présenté lors du European Leadership Forum, à Sopron, en Hongrie, le 13 juin 2005, dans le cadre d’un dialogue avec le professeur Henri Blocher, qui avait proposé comme lectures préparatoires les chapitres 1-2 et l’annexe de son livre Révélation des origines. Lisez l’introduction sur notre site, et la suite sur La Revue réformée.
— Guillaume

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La thèse développée dans cet article pourrait s’intituler « l’absence de souffrance avant Adam ». Elle affirme tout simplement que Dieu a créé un monde parfait dans lequel la douleur et la souffrance n’existaient pas et où les hommes et les animaux (toutes espèces confondues ou du moins celles que l’on pourrait décrire comme étant « conscientes ») ne mouraient pas. La mort et la souffrance ne sont entrées dans le monde qu’après la chute d’Adam. À mon avis, la question de l’irruption de la mort et de la souffrance à la suite de la chute est théologiquement plus importante que le débat autour de l’âge de la terre ou des changements biologiques (l’évolution) qui se sont produits depuis la création du monde.

La thèse de « l’absence de souffrance avant Adam » recouvre plusieurs autres points de vue plus spécifiques. De toute évidence il y a la thèse créationniste d’un univers jeune, qui affirme généralement que l’univers n’a que six jours de plus qu’Adam et que c’est à l’époque de ce dernier que la mort est entrée dans le monde. Un autre point de vue dans la droite ligne de cette thèse est que l’univers a été créé longtemps avant Adam, mais que la terre a seulement six jours de plus qu’Adam. Ou bien encore que les roches portant des traces de mort (celles qui contiennent des fossiles) sont jeunes, mais que la terre ainsi que l’univers sont vieux. Par conséquent, la mort serait apparue après Adam. Tout en soutenant que la thèse créationniste d’un univers jeune correspond à la lecture la plus simple du texte biblique, je ne vais pas débattre de cette position dans cet article.

Les différents points de vue en rapport avec la thèse qui nous intéresse ici peuvent donner lieu à des théories scientifiques situées à des années-lumière les unes des autres. Certaines suggèrent que la terre et l’univers ont quelques milliers d’années, d’autres affirment que la terre et l’univers ont des milliards d’années, mais toutes s’accordent à dire que la mort et la souffrance sont au cœur d’une problématique théologique fondamentale dans l’élaboration d’une doctrine des origines…

 

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Guillaume Bourin est pasteur de l'Église réformée baptiste de la Trinité, à Montréal (Québec, Canada). Il s'intéresse particulièrement à l'exégèse et à l'intertextualité de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est l'auteur du livre "Je vous purifierai d'une eau pure" : perspectives bibliques sur la régénération baptismale. Il est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse).