Riches, pauvres… mais pourquoi ?

Sévérien de Gabala fut un membre éminent de l’école d’Antioche*, mais également extrêmement controversé, particulièrement en raison de ses démêlés personnels avec Jean Chrysostome. Il n’en fut pas moins un prédicateur de talent et un bibliste de premier plan de son temps. La citation ci-dessous est le point de départ d’une réflexion sur la pauvreté et la richesse, réflexion que j’entends poursuivre dans les semaines à venir. J’ai été en effet profondément repris par cet extrait d’une homélie sur l’aumône, ce qui m’a amené à revoir mes priorités pour l’année 2013.

On me dira peut-être : pourquoi de même que le Seigneur m’a comblé, moi riche, de ses biens, n’a t-il pas enrichi de même le pauvre ?
A la vérité, il lui était facile de donner au pauvre aussi bien qu’à vous ; mais il n’a pas voulu que votre opulence soit condamnée à la stérilité, et que l’indigence du pauvre demeure sans récompense.  
A vous riche, Dieu donne le moyen de vous enrichir encore plus par l’aumône, et d’user de votre fortune selon la justice. C’est de cette manière que le riche amasse par l’aumône des trésors éternels.  – Sévérien de Gabala (380 ? – 408 ?)

 

– Parmi les ressources de Sévérien qui nous sont parvenues se trouvent six homélies (prédications) sur la création du monde, ainsi qu’un sermon sur le serpent d’airain à consulter en Français ici.  

– Une biographie sommaire est disponible sur Wikipédia.

* L’école d’Antioche était l’une des grandes écoles théologiques des premiers siècles du christianisme (IVè et Vè siècles). Sa méthode théologique était historico-littérale, c’est à dire privilégiant le sens littéral de la Bible. Dans sa démarche exégétique, elle était opposée à l’école d’Alexandrie, davantage attachée au sens allégorique. Théodore de Mopsueste et Jean Chrysostome sont deux représentants importants de l’école d’Antioche.

Réflexions et ressources d'édification centrées sur Dieu