Régénération et réception du Saint-Esprit : une même expérience?

Voici le troisième article de la série “La régénération baptismale à la lumière des Ecritures”.
Jusqu’ici, nous avons survolé les principales formes de régénération baptismale et défini la doctrine de la régénération.

Dans les lignes ci-dessous, nous tentons de répondre à la question suivante : la régénération et la réception du Saint-Esprit constituent-ils deux expériences distinctes, comme l’affirment quelques-uns ?

 

Palingenesia (παλιγγενεσία), le terme grec généralement traduit par régénération signifie littéralement “nouvelle genèse”, c’est à dire “nouvelle naissance”.
Avec raison, l’écrasante majorité des ouvrages évangéliques de théologie systématique envisage donc la régénération comme l’expérience décrite par Jésus en Jean 3. (1)

Quand Christ dit à Nicodème “il faut que vous naissiez de nouveau”, il ne lui dit rien de moins que “il faut que vous soyez régénérés”.

De là à y voir une identification avec l’accueil du pneuma, de l’Esprit de Dieu, il n’y a qu’un pas. Après tout, ceux qui sont nés de nouveau ne sont-ils pas “nés de l’Esprit” ? (Jean 3:6, 8)

Vu sous cet angle, régénération, réception du Saint-Esprit, et nouvelle naissance seraient donc des expressions interchangeables désignant un évènement unique : le passage du croyant de la mort à la vie e Christ (régénération subjective).

Cette identification n’est cependant pas du goût de certains, et le cloisonnement qu’ils établissent entre ces expériences pèse de manière décisive dans leur formulation de la régénération baptismale.

Les Eglises traditionnelles dissocient la régénération de l’expérience de réception du Saint-Esprit, les associant respectivement au sacrement du baptême et à celui de confirmation.

Dans le camp pentecôtiste, la doctrine du baptême du Saint-Esprit comme “seconde oeuvre de grâce” peut amener penser qu’ils dissocient eux aussi la réception initiale du pneuma de la régénération.
La plupart s’en défendent néanmoins, et font une distinction entre la réception du Saint Esprit (la régénération) et baptême du Saint-Esprit (la “deuxième expérience” en tant que telle).

Attendu que l’approche pentecôtiste ne touche pas directement au sujet de la régénération baptismale, elle ne sera évaluée dans cet article.
Nous ne pouvons que recommander au lecteur vers l’excellent ouvrage de John Stott, Du baptême à la plénitude (Excelsis, 1979), dont le traitement synthétique expose avec clarté les enjeux de cette question.

Pour l’heure, arrêtons-nous sur les différents arguments invoquées par les Eglises traditionnelles.

 

1- Arguments en défense de l’approche sacramentelle

Les deux grands courants au sein Eglises traditionnelles envisagent de manière similaire la régénération et la réception de l’Esprit au sein de l’ordo salutis (2) :

  • Pour l’Eglise Catholique Romaine, la régénération se produit au moment du baptême d’eau (3), mais la réception définitive de l’Esprit-Saint a lieu au moment de la confirmation, soit généralement à l’adolescence (4).
  • Pour les Orthodoxes, le baptême d’eau confère également la régénération, et le rituel de réception du Saint-Esprit est appelé chrismation ou myron (de μύρον : onguent, parfum). Ce sacrement est donc l’équivalent catholique de la confirmation, à l’exception près que celui-ci est administré immédiatement après le baptême. (5)

Parmi les arguments communément invoqués pour défendre pareilles approches, les suivants paraissent les plus exploitables :

  1. Le Saint-Esprit viendrait sur les croyants au moment de l’imposition des mains, sans qu’il y ait un lien direct avec la régénération.
    Cet argument s’appuie essentiellement sur le livre des Actes, notamment sur les récits de la conversion des Samaritains (Actes 8:5-17) et du baptême des disciples de Jean à Ephèse (Actes 19:1-7). Pour les défenseurs de l’approche sacramentelle, la pratique biblique de l’imposition des mains constituerait le sacrement de confirmation.
  2. La réception du Saint-Esprit (sacrement de confirmation, imposition des mains) serait indépendante de la régénération (sacrement du baptême d’eau).
    L’auteur de l’épitre aux Hébreux ferait clairement une distinction entre les deux (Hébreux 6:2).
  3. Le passage de Galates 4:1-7 indiquerait qu’il faut d’abord avoir été fait fils de Dieu avant de recevoir l’Esprit de Dieu. 
    Cet argument s’appuie essentiellement sur  v.6 : “parce que vous êtes fils, Dieu a envoyé dans nos cœurs l’Esprit de son Fils, lequel crie: Abba! Père!” (6)

Nous ne traiterons pas l’argument populaire selon lequel Christ aurait “reçu le Saint Esprit” au moment de son baptême.
En effet, au-delà de la faiblesse d’un postulat affirmant qu’il y aurait un temps où le Christ incarné “n’aurait pas l’Esprit” (avant son baptême), nous notons l’absence d’imposition des mains dans les trois passages synoptiques (Matt. 3:13-17; Mc 1:9-11; Lu 3:21-22).

L’argument n’est pas exploitable en l’état.

 

2- Réponses aux arguments sacramentels

Si certaines problématiques soulevées par les arguments ci-dessus sont dignes d’intérêt, ces derniers ne résistent pas à l’épreuve d’un examen un peu plus approfondi.

 

1- Premier argument : Actes 8:5-17 et 19:1-7

Si  l’argument basé sur ces deux versets était viable, l’on devrait s’attendre à ce que, dans le Nouveau Testament, l’ensemble des passages décrivant la réception du Saint-Esprit suivent un même schéma.

Cependant, rien que dans le livre des Actes, ce n’est pas le cas.

Il y a dix occurrences narratives de baptêmes, dans le livre des Actes. L’argument sacramentel se focalise uniquement sur deux d’entre eux.

Examinons les huit autres :

  • Dans les récits du baptême des 3000 à la pentecôte (Actes 2:37-41), de l’eunuque Ethiopien (Actes 8:36-39), du geôlier de Philippe et de sa famille (Actes 16:33), et de Crispus et des premiers Corinthiens passant par les eaux du baptême (Actes 18:8-9 ; 1 Corinthiens 1:14, 16), nous n’y trouvons aucune référence à l’imposition des mains.
  • Ananias impose bien les mains à Saul de Tarse, mais avant qu’il ne soit baptisé (Actes 9:17-19).
  • Dans le cas de Lydie, la marchande pourpre de la ville de Thyatire, il semble que l’Esprit de Dieu se soit trouvé en elle avant même son baptême, puisque “le Seigneur  lui ouvrit le coeur, pour qu’elle soit attentive à ce que disait Paul” (Actes 16:14-15 ; comp. 1 Cor. 2:6-16). Là encore, nous n’y trouvons aucune trace de quelque imposition des mains.
  • Plus troublant encore est le récit du baptême de Corneille et de ceux qui étaient dans sa maison :  Pierre était encore en train de s’exprimer que “le Saint-Esprit descendit sur tous ceux qui écoutaient la parole.” (Actes 10:44-48). Non seulement ce passage ne fait mention d’aucune imposition des mains, mais la présence du Saint-Esprit en chacun des membres de l’auditoire est fermement attesté avant même qu’ils aient été baptisés !

D’une manière générale, le livre des Actes ne permet pas d’établir un ordo salutis qui soit définitif. Il s’agit en effet essentiellement d’un récit historique, et bien qu’il contienne des portions didactiques, l’enseignement doctrinal n’est pas sa visée première.

Dès lors, si quelqu’un prétend y trouver quelque indication d’un ordo salutis, il devra nécessairement prendre en considératon l’ensemble des passages de ce livre et montrer leur accord avec les sections s’y rapportant dans les sections didactiques des épîtres.

Or, les tenants de la position sacramentelle sont loin d’adopter une telle méthodologie.  Et c’est la raison pour laquelle leurs arguments se dissipent dès qu’on les examine à la lumière du contexte du livre des Actes.

Mais, dans ce cas, que penser des deux passages revendiqués par les Eglises traditionnelles ?
Ici encore, le contexte immédiat semble être la clé :

  • Dans Actes 8:5-17, la Samarie reçoit pour la première fois la Bonne Nouvelle du Christ ressuscité (v. 14). Il s’agit d’un point d’étape important dans le processus de proclamation de l’Evangile jusqu’aux extrémités de la terre (cf. Actes 1:8, “en Samarie”). Il s’agit de la raison la plus probable pour laquelle la présence des apôtres était requise, comme lors de “l’étape suivante” : l’ouverture de l’Evangile aux païens (Actes 10).
  • Dans Actes 19:1-7, Paul rencontre des disciples de Jean, qui n’avaient manifestement jamais été mis en contact avec la totalité du kerygme, les éléments fondamentaux du message de l’Evangile. Ces derniers n’avaient pas été baptisés conformément au commandement de Christ (Matthieu 28:18-20), et n’étaient même pas au courant de l’existence du Saint-Esprit. Cette situation spécifique explique au moins en partie la singularité de leur expérience.

Quoi qu’il en soit, les passages d’Actes 8:5-17 et 19:1-7 ne sauraient imposer une norme, car celle-ci serait alors contredite par les autres occurrences narratives du livre des Actes.

 

2- Deuxième argument : Hébreux 6:2 

Il y aurait beaucoup de choses à dire sur ce texte. Celui-ci véhicule en effet certaines difficultés exégétiques dont le traitement dépasse le cadre de cet article. (7)

Avant tout, il est important de noter que, dans le Nouveau-Testament, l’imposition des mains n’est pas exclusivement réservée à une pratique post-baptismale.
Ainsi, elle est utilisée lors de guérisons (Matthieu 9:18, Marc 7:32, 16:18, etc…), de bénédictions (Matthieu 19:13-15), de consécrations (Actes 6:6, 1 Timothée 4:14), ou d’envois de missionnaires (Actes 13:13).

Pour que l’argument invoqué ici soit recevable, deux conditions doivent être réunies :

  1. Que le texte de Hébreux 6:2 désigne bien une pratique post-baptismale et non l’un des autres significations mentionnées ci-dessus.
  2. Que cette pratique soit bel et bien le sacrement de confirmation que catholiques et orthodoxes veulent y voir.

Concernant la première condition, il faut reconnaitre que disposons de peu d’éléments textuels qui puissent nous permettre de statuer en toute assurance. La référence faite aux “baptêmes” (notez le pluriel) aurait tendance à indiquer que l’imposition des mains est une pratique qui y est liée, mais la traduction de βαπτισμός (baptismos) constitue l’une des grandes difficultés évoquées plus haut (8).

Malgré ces obstacles, la référence à une pratique post-baptismale reste l’option la plus plus probable. (9)
Un doute raisonnable subsiste cependant, et certains spécialistes, pointant vers l’usage de βαπτισμός en Marc 7:4, arguent que le terme grec fait plutôt référence à des ablutions juives traditionnelles.

La deuxième condition, par contre, est tout simplement indémontrable. Rien ne laisse penser, ni dans le contexte immédiat, ni dans l’épître toute entière, que l’auteur fasse référence au sacrement de confirmation des églises traditionnelles.

Indéniablement, ceux qui veulent voir ici une preuve que la réception du Saint-Esprit est indépendante de la régénération doivent forcer le sens du texte pour le faire cadrer avec leurs propres présupposés.

 

3- Troisième argument : Galates 4:1-7

Là encore, ce passage est largement décontextualisé.

Sorti du contexte de l’épitre aux Galates, tout d’abord. C’est par la foi que les Galates sont devenus “fils de Dieu” (3:26), c’est par la foi qu’ils ont reçu l’Esprit (3:2, 14) et c’est par la foi qu’ils ont été justifiés (2:16 ; 3:6-9, 11) : la foi semble être à la fois au départ et au coeur de leur relation avec Dieu. Par conséquent, “leur réintégration en tant que fils et leur réception de l’Esprit apparaît être simultanée.” (10)

La question de l’ordo salutis dans l’épitre aux Galates est certainement des plus pertinentes (pourquoi la foi semble précéder la réception de l’Esprit ?), mais elle se saurait être résolue par l’usage d’une péricope déconnectée du reste de l’épitre.

Sorti du contexte de l’ensemble des Ecritures, ensuite. Car dans le parallèle de Romains 8:15-16, c’est clairement la présence de l’Esprit de Dieu qui est à l’origine de la filiation : c’est parce qu’ils ont reçu un Esprit d’adoption que les Romains peuvent crier : “Abba ! Père !

Fort de ce constat, J.B. Lightfoot explique ainsi Galates 4:6 : “La présence de l’Esprit est donc la preuve de leur filiation. La force de cette clause est mieux expliquée par son passage parallèle, Romains 8:15-16.” (11)

En réalité, le coeur de la problématique est essentiellement linguistique et se situe sur le sens d’un petit mot, ὅτι (hoti), traduit diversement par “qui”, “pourquoi”, “parce que”, “pour”, “depuis”, etc…
Dans les faits, la question n’est pas tant de savoir quelle est la traduction la plus appropriée que de garder en tête ce qu’elle implique.

Commentant Galates 4:6, l’académicien britannique F.F. Bruce ne s’y trompe pas :

Si ὃτι est traduit  par ‘parce que’ (et c’est la manière la plus naturelle de le comprendre), il est sous-entendu que, logiquement, sinon chronologiquement, la réception de l’Esprit est égale à leur réintégration en tant que fils.”

Et d’ajouter :

Paul présente généralement l’Esprit comme ἀρραβών (arrabōn), ou acompte initial de l’héritage ultime, héritage dans lequel le υἱοθεσία (huiotesia, l’adoption, c’est à dire l’investiture finale en tant que fils, dans le sens de Rom. 8:19-23) est inclus.” (12)

Si ce passage appuyait réellement ce que les défenseurs du sacrement de confirmation veulent lui faire dire, il manifesterait une contradiction au sein même de la théologie paulinienne de l’adoption.

Cet argument sacramentel, certes peu commun, manque cruellement de force.
Dire qu’il faut qu’un individu soit fait fils avant d’être capable de recevoir l’Esprit de Dieu est aussi absurde que d’affirmer à une femme qu’elle doit enfanter avant de pouvoir être enceinte…

 

Conclusion

La réception du Saint-Esprit est à l’origine même de la nouvelle naissance-régénération (encore une fois, Jean 3:5-8, “né de l’Esprit”).

Sans, lui, nous ne pouvons pas prétendre appartenir à Dieu (Romains 8:9) ni avoir la moindre étincelle de vie : le Saint-Esprit est un Esprit de vie (Romains 8:2), qui communique la vie, et sans lequel l’homme est spirituellement mort à cause de ses péchés (Epéhsiens 2:1-10).

Affirmer que l’on puisse être régénéré avant d’avoir reçu le Saint-Esprit s’oppose à l’oeuvre de Dieu telle qu’elle est révélée dans les Ecritures.

Non seulement le sacrement de confirmation est en lui-même grandement sujet à caution (13), mais l’ordo salutis qu’il introduit sape les fondements même de la doctrine biblique de la régénération.

La réception du Saint-Esprit est à la base de l’union avec Christ, de la vie nouvelle de l’enfant de Dieu.

 

 

Dans le prochain article, nous adresserons les positions théologiques que la régénération baptismale implique.

 

 

 

Notes et références :

(1) Avec toutefois quelques exceptions notables, comme celle de Berkhof, que John Murray a certainement cherché à corriger. Voir le commentaire de Henri Blocher dans La doctrine du péché et de la rédemption. Vaux-sur-Seine: Edifac, 2001, p. 258, 261.
(2) Ordo Salutis : littéralement “ordre du salut”. Cette expression désigne l'ordre logique, sinon chronologique, des différents éléments qui constituent le salut. L'ordo salutis établit, par exemple, la relation qu'entretiennent la régénération, la foi, la repentance, la justification, la glorification, etc... Pour aller plus loin, voir “Ordo Salutis” dans Ferguson, S. B., & Packer, J., New dictionary of theology, (Downers Grove, IL: InterVarsity Press, 2000). Pour une approche réformée de l'Ordo Salutis, voir A. A. Hodge, “The Ordo Salutis; or Relation in the Order of Nature of Holy Character and Divine Favor”, PTR 54 (1878), pp. 305–21 ou encore J. Murray, Redemption—Accomplished and Applied (Grand Rapids, MI, 1955)
(3) Catéchisme de l'Eglise Catholique, art. 1262 à 1274.
(4) Les débats intra-catholiques sur l'historicité de la séparation des sacrements du baptême et de la confirmation sont encore d'actualité aujourd'hui. On estime généralement que c'est à partir du 13ème siècle que cette dissociation a commencé.
(5) Voir l'article (en anglais) “Chrismation“, sur le site Orthodoxwiki.org. A noter que, pour l'église Copte Orthodoxe, la chrismation transforme également le croyant en temple du Saint-Esprit, alors que pour les Catholiques c'est au moment du baptême que cela se produit. Cf. “Confirmation” sur le site du Diocese Copte Orthodoxe du Sud des USA.
(6) A ma connaissance, cet argument n'est présent sur aucun document apologétique catholique ou orthodoxe. Il est issu d'une conversation entre deux jeunes filles d'arrière-plan Copte orthodoxe d'Egypte et un prêtre de cette même dénomination. Attendu que cette affirmation avait fait forte impression sur mes deux jeunes amies, j'ai décidé de l'inclure à la présente discussion.
(7) Pour une discussion approfondie dans une perspective évangélique sur Hébreux 6:2, voir par Lane, W. L. (1998). Vol. 47A: Hebrews 1–8. Word Biblical Commentary. Dallas: Word, Incorporated, p.139.
(8) Le mot βαπτισμός (baptismos) n'est présent que quatre fois dans le N.T., le plus souvent pour désigner les bains rituels juifs (cf. Marc 7:4). L'une des grandes difficultés de ce passage est de déterminer ce à quoi il fait référence.
(9) Les baptistes rédigeant la Confession de Philadelphie (1742), comprenaient également les choses ainsi. En effet, l’un des articles qu’ils ont rajouté à la fameuse Confession de 1689 portait spécifiquement sur la pratique de l'imposition des mains (Article 31). Pour justifier cet additif, ils invoquaient Hébreux 6:1-2.
(10) Bruce, F. F. (1982). The Epistle to the Galatians: A commentary on the Greek text. New International Greek Testament Commentary. Grand Rapids, MI: W.B. Eerdmans Pub. Co, p.198.
(11) St. Paul’s Epistle to the Galatians. A revised text with introduction, notes, and dissertations. 1874 (J. B. Lightfoot, Ed.) (4th ed.). Classic Commentaries on the Greek New Testament. London: Macmillan and Co., p.169.
(12) Bruce, F.F., Galatians.
(13) Jean Calvin s'est fermement érigé contre la pratique catholique des 7 sacrements, en particulier celle du sacrement de confirmation, accusant l'église catholique romaine d'avoir “renversé et ensevelit cette ordonnance ancienne” et “au milieu d'elle mis en avant je ne sais quelle confirmation forgée et inventée par eux, confirmation qu'ils ont fait tenir ensuite pour sacrement de Dieu.” Voir Institution de la Religion Chrétienne, Livre 4, ch. 19, paragraphes 4 à 13.

 

 

 

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

  • Safia Kanelis Belbachir

    cela veut dire que si l’on n’est pas baptisé alors nous n’avons pas reçus le Saint Esprit ?

    • Etienne Omnès

      Cela veut surtout dire que la réception du St Esprit n’est pas liée du tout au baptême. On peut recevoir le St Esprit, avant ou après le baptême,mais Dieu n’attend pas que le registre de baptême soit signé pour envoyer le St Esprit, ni que 1L (ou 60, selon les traditions) d’eau soit versé sur la tête.

      Par ailleurs, quels sont les exemples bibliques? Comment cela se passe dans la Bible? Dans le livre des actes, on voit Paul recevoir le St Esprit… avant son baptême. De même, l’eunuque accepte le christ et reçoit le St Esprit avant. Dans l’autre sens, Jésus reçoit le St Esprit après son baptême. Il n’y a donc pas de règles mais un seul cas qui n’arrive jamais: recevoir le St Esprit en même temps que son baptême.

      Ca ne veut pas dire que le baptême est vain, bien au contraire, mais cela veut dire que Dieu n’est pas contraint par son église à envoyer son St Esprit sur un tel ou tel autre. 🙂

      D’autres questions? 🙂

      • Safia Kanelis Belbachir

        Merci beaucoup Etienne que Dieu vous bénisse !!!! oui j’aimerais beaucoup passer mon Baptême mais j’ai peur de tomber sur une Eglise comment dire pas très sérieuse comment faire ? et est ce grave de rêver de satan qui ensuite prend l’apparence de mon homme et me sourit d’une manière vicieuse ? j’ai toujours eu des apparitions que ce soit en rêve ou dans la maison depuis que j’ai donner ma vie à christ c’est exclusivement en rêve comment faire pour que ça cesse ?

        • Etienne Omnès

          Je distingue deux choses dans votre réponse:

          1.Le choix d’une église et votre baptême
          2. Vos visions et rêves

          Concernant le choix d’une église, j’ai envie de dire qu’il n’y a aucune église dont le baptême n’est pas valable (catholique, protestante, protestante évangélique), mais vu vos rêves, je vous conseillerai davantage une église évangélique ouverte aux pratiques de délivrance (il suffit simplement de parler de vos visions aux pasteurs, et vous verrez bien leurs réactions). Regardez donc un peu les églises près de chez vous:

          Sur connaitredieu.com, vous trouverez un champ de recherche en bas de la page qui indique: « trouvez une église près de chez vous ». Je pense que l’annuaire du CNEF (association faitière des églises évangéliques en France) est un bon départ aussi.

          Concernant vos rêves, sachez que je vous croie, et qu’il est possible pour vous d’être délivrée de ces rêves. Cependant, je pense qu’il infiniment préférable de se tourner vers des frères et soeurs en chair et en d’os (et en d’esprit). La relation sera infiniment meilleure, le suivi aussi, et cela correspond davantage au modèle du Seigneur.

          Cependant, si vous le désirez, je serais intéressé de prier pour vous et de garder le contact pour vous conseiller. Vous pouvez toujours le faire à omnes-etienne@orange.com

          • Safia Kanelis Belbachir

            Merci infiniment pour vos réponses Etienne !! je vais regarder ça tout de suite pour les églises proche de ma maison, ou trouver des frères et sœurs en christ dans l’église ? oh j’aimerais beaucoup que vous prier pour moi ! je prend votre email. que l’Éternel te bénisse.

          • Safia Kanelis Belbachir

            J’essaie de t’envoyer un mail voila ce que je reçois :

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            omnes-etienne@orange.com

          • Etienne Omnès

            woups!
            omnes-etienne@orange.fr

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