Charles Spurgeon

Peut-on s’opposer à la grâce ? L’avis de Spurgeon.

Quelle est la part de l’homme dans son Salut ? Dieu veut-il notre consentement pour nous sauver ? Peut-on s’opposer à la grâce de Dieu, refuser d’être sauvé ?
Dans son sermon sur Le Ciel et l’Enfer, Charles Spurgeon réfute catégoriquement l’idée que l’homme puisse s’opposer à la grâce de Dieu :
“Dieu peut-il faire de nous des chrétiens ?
Oui, vous dis-je, et c’est précisément là qu’éclate l’admirable puissance de l’Évangile.
La grâce divine ne sollicite pas le consentement de l’homme, mais elle l’obtient ; elle ne lui demande pas s’il la veut, mais elle lui donne de la vouloir ; elle ne s’impose pas à lui, mais elle transforme tellement sa volonté que, reconnaissant sa valeur, il se prend à soupirer après elle, et la poursuit jusqu’à ce qu’il l’ait atteinte.
Et comment expliquer autrement la conversion de tant d’incrédules, qui avaient dit à une époque de leur vie : “Jamais nous n’aurons rien à faire avec la religion ?“
On raconte qu’un jour un impie déclaré entra dans un lieu de culte pour entendre les chants sacrés, et qu’aussitôt que le ministre prit la parole, il mit les doigts dans ses oreilles, déterminé à ne pas écouter. Mais au bout de quelques instants, voici qu’un petit insecte vient se poser sur son visage, ce qui l’oblige, pour le chasser, à déplacer une de ses mains.
À ce même moment, le ministre prononçait ces paroles : Que celui qui a des oreilles pour ouïr entende.
Surpris, remué dans sa conscience, l’incrédule écoute, et Dieu touche son cœur à salut. En sortant, il était un nouvel homme. L’impie se retira pour prier; le railleur alla verser des larmes de contrition. Celui qui était entré dans la maison de Dieu par manière de passe-temps, retourna chez lui, pressé de rechercher la communion de son Créateur.
Le sceptique devint croyant; le pécheur devint un saint. Et la transformation qui s’est produite chez cet homme, peut se produire également chez tous.
La grâce divine, je le répète, n’a pas besoin de votre consentement préalable : elle saura vous donner la volonté et l’exécution selon son bon plaisir.
Du cœur le plus rebelle qui s’écrie dédaigneusement : “Je n’ai que faire de l’Évangile“, elle peut, quand elle le veut, faire surgir cette humble supplication : “Seigneur, sauve-moi, ou je péris !“
Mais peut-être pensez-vous que vous pouvez vous convertir sans que votre âme subisse l’action prévenante de la grâce de Dieu. Erreur, erreur funeste, mes amis.
Supposons qu’en cet instant même Jésus-Christ se présentât au milieu de nous, quel accueil pensez-vous que lui ferait le plus grand nombre ? “Nous le couronnerions roi“, me répondez-vous.
Hélas ! je n’en crois rien ; et je suis persuadé, au contraire, que la plupart d’entre vous le crucifieraient de nouveau, s’ils en avaient l’occasion.
Oui, se tînt-il là, devant vous, et vous dît-il : “Me voici, je vous aime“, pas un de vous, abandonné à sa propre volonté, ne répondrait à ses avances.
Fixât-il sur vous un de ces puissants regards capables de dompter les lions eux- mêmes; vous parlât-il avec cette voix d’où se sont échappés des flots d’une incomparable éloquence, pas un de vous, laissé à lui-même, ne deviendrait son disciple.
Ce qu’il faut, pour fléchir les résistances de notre cœur, c’est la puissance de la grâce, c’est l’influence du Saint-Esprit.
Nul ne peut venir à moi, a dit Jésus-Christ, si le Père qui m’a envoyé ne l’attire.”
RC

Raphaël est marié à Marion avec qui il a 2 enfants. Ancien Educateur Spécialisé, il est étudiant en dernière année à l’Institut Biblique de Genève et pasteur stagiaire à l’ECE Grenoble. Il est aussi évangéliste associé à France Evangélisation.

  • Daniel

    Je crois pas que l’alternative à la position « impossible de s’opposer à la grâce » soit « je peux me convertir sans l’action prévenante de la grâce ».

    Personne n’est venu à Dieu sans l’intervention de Dieu, une intervention incroyable qui a guidé les choses depuis la naissance, depuis avant la création, dans un sens.

    Et pourtant, à un moment donné il est indispensable que l’homme fasse un choix réel. Et Spurgon peut le tourner comme il veut, la manière dont il présente chose n’est pas un choix réel. Je kiff Spurgon, mais ça j’ai jamais pu l’accepter (pareil avec Piper, mais bon, c’est tout le même réseau quand on parle de ce sujet 😉 ).

    Je peux pas l’expliquer plus, parce que je crois pas que la Bible prenne la peine de l’expliquer plus. Peut-être que c’est parce qu’on est incapable de le comprendre (pour l’instant ?). Personne ne vient à Dieu sans que Dieu ne l’ai cherché d’abord. Personne n’est venu à Dieu sans une décision propre réelle.

    Ca fait quelque temps que j’ai arrêté d’essayer de résoudre la question. Je n’y arrive pas. Je vais rester sur ces deux constats et laisser à Dieu le soin de faire le boulot. Peut-être quelqu’un l’expliquera, mais pour l’instant, toute explication qui a été faite n’a fait que créer des tentions de logique interne et des tentions avec la Bible.

    • Je peux pas l’expliquer plus, parce que je crois pas que la Bible prenne la peine de l’expliquer plus. Peut-être que c’est parce qu’on est incapable de le comprendre (pour l’instant ?).

      C’est aussi mon avis : il existe des limites à ce que notre mental peut se représenter, qu’on se fatigue inutilement à essayer de franchir, si on ne les accepte pas.

      Par contre il doit en principe être toujours possible de comprendre le point de vue d’un autre humain, et s’il se trompe, de comprendre pourquoi il se trompe.

      Ainsi à l’objection que Spurgeon ne propose pas ici un choix réel dans la conversion de l’homme, celui-ci répondrait, comme tout calviniste qui a réfléchi, qu’au contraire l’homme choisit effectivement, mais que c’est Dieu qui a voulu son choix.

      A quoi celui qui ne comprend pas le point de vue calviniste, réplique que si c’est Dieu qui a choisi à la place de l’homme, ce n’est donc plus un vrai choix de la part de l’homme. A quoi le calviniste testifie derechef que cela reste un choix car l’homme n’est pas un morceau de bois, et que même si Dieu détermine la volonté humaine elle reste une volonté, qui donc choisit réellement. A quoi le non-calviniste rétorque … et ainsi de suite.

      Le fond se résume donc à : Pourquoi veut-on une chose ? question à laquelle il est évidemment impossible de donner une réponse, puisque si l’on répond : parce que Dieu… on demandera alors : Pourquoi Dieu…, nouvelle question impossible ; et que si l’on répond : Parce que l’homme… on demandera tout aussi pertinemment : Pourquoi l’homme…. Il ne peut donc y avoir de fin à ce questionnement.

      Mais alors comment se fait-il qu’il y ait encore débat ? Il y a bien d’autres questions dans l’univers auxquelles on ne saurait répondre, et qui pour cette raison même disparaissent de nos pensées. Celle-ci revient régulièrement parce que derrière l’énigme métaphysique se joue un match de boxe, et qu’un match (humainement parlant) est toujours intéressant.

      Le match ecclésiastique oppose donc tendance augustinienne et tendance wesyleyenne, « Réveille-toi d’entre les morts » contre « Lève la main pour être sauvé ».

      Ici le favori du spectacle est le poids lourd Baptiste Calviniste, Spurgeon. A première vue cela paraît contradictoire, parce que les Calvinistes baptisent les nourrissons, tandis que les Baptistes, par définition, ne baptisent que les convertis. Or ceci reste un détail devant l’intérêt piquant du match : les Add, baptistes indépendants, charismatiques et autres arminio-pélagiens, sont contraints de ne dire aucun mal de Spurgeon (c’est un saint dont la prédication a sauvé beaucoup d’âmes… ils sont même tenus de le révérer en citant de temps en temps une petite illustration de lui dans leurs messages). Or ne voilà-t-il pas que Spurgeon se range lui-même dans le camp calviniste… quelle tactique va adopter l’opposant ?

      Dès qu’on parle de match théologique, certains croient devoir systématiquement renvoyer les adversaires dos à dos, peut-être parce qu’ils ne veulent pas se donner la peine de réfléchir dur, peut-être parce qu’ils croient que cela fait spirituel…

      Ce n’est pas mon avis, un match nul c’est toujours décevant. Moi je crois que comme d’habitude ce sont les challengers de Spurgeon qui vont se ramasser un KO ; et ils ne l’auront pas volé. Ça leur apprendra à nous bassiner les oreilles derrière le pupitre avec Spurgeon par ci, Spurgeon par là…

      Claude.

  • Patricia

    Je suis d’accord avec les commentaires. Aucune prédication, aucun écrit ne m’a encore expliqué clairement ce paradoxe qui en fait, aux yeux de Dieu, n’en est pas un. C’est ce qui est important.

  • La question sous-jacente aux commentaires de Claude et de Daniel est celle du libre arbitre.

    Implicitement, c’est ce que Daniel qualifie de « choix réel ».

    Pour autant, je me demande qui, sur cette terre, a déjà fait un tel choix, en dehors d’Adam dans son état de perfection (et vous savez cependant ce que cela a donné).

    Qui peut se targuer d’être parfaitement libre au moment de sa prise de décision ?
    Et combien plus des personnes mortes spirituellement pourraient-elles d’elle-même se tourner vers Dieu, alors que cela n’est donné qu’aux personnes « spirituelles » (littéralement, « ayant reçu l’Esprit »).

    Mais l’homme naturel, charnel, privé de l’Esprit, « n’accepte pas les choses de l’Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c’est spirituellement qu’on en juge » (1 Cor 2:14, comp. Jude 19).
    Personne ne peut choisir Christ en dehors de l’oeuvre de l’Esprit.

    Quand tu dis, Daniel, que la Bible n’explique pas comment le processus de conversion/choix de suivre Christ se produit, tu ne tiens pas compte des nombreuses explications de ce type qu’elle renferme, à mon sens.

  • Bonjour Guillaume,

    Il se peut que la question de fond des remarques de Daniel soit celle du « libre-arbitre », mais en ce qui me concerne ce n’est pas tout à fait celle-là, mais plutôt celle du déterminisme.

    En termes simples le problème du libre-arbitre demande :

    « Puis je faire un choix libre, ç’est-à-dire un choix qui ne soit influencé par aucune cause extérieure à ma seule volonté. »

    La réponse biblique étant non, à cause de la chute. Je suis asservi à ma nature pécheresse.

    Le problème du déterminisme quant à lui se pose même en dehors de l’existence du péché.

    Il consiste à demander : « Tout a-t-il une cause ? ou au contraire existe-t-il des événements foncièrement indéterminés, c-à-d sans cause qui les explique. »

    Cette question du déterminisme n’est pas une vaine élucubration philosophique, parce qu’elle concerne directement ce que j’appelle ma volonté.

    Ma volonté a-t-elle une cause ? Si elle en a une, que cette cause soit divine ou humaine, que signifie de dire qu’elle est libre ? Comment peut-elle être libre si elle est déterminée ? C’est là tout le paradoxe : Patricia a eu raison d’employer ce mot.

    Quant à Calvin il répond : Tout est absolument déterminé par Dieu, même la volonté humaine. Ce qui simplifie tout, bien sûr, mais ne résout pas le paradoxe qu’une volonté déterminée resterait quand même une volonté.

    Quant à la pensée moderne (scientifique pas théologique) elle répond : il existe au niveau microscopique des évènements foncièrement indéterminés, il serait vain de rechercher ce qui les produit.

    Qui a raison ? disons que si l’on a déjà du mal à comprendre ce que Dieu fait dans la nature avec cette histoire d’indéterminisme, on est pas rendu quand il s’agira d’expliquer comment Dieu agit au niveau spirituel, en produisant en nous le vouloir et le parfaire…

    Donc j’en reviens à ce que disait Daniel : ça nous dépasse !

    Claude.

    • Que des choses soient trop élevées pour nous (Ps. 131), j’en conviens.

      Maintenant certaines choses sont claires comme de l’eau de roche, notamment le fait que personne ne peut se tourner vers Dieu sans que que Dieu n’en soit l’auteur.

      Et sur cela, je sais bien que tu seras d’accord.

      • Tout à fait Guillaume, mais ce n’est pas étonnant : j’aime bien lire Calvin (je numérise en ce moment son commentaire sur les Actes des apôtres, c’est long !).

        Par contre, le plus surprenant, c’est que même un anti-calviniste, s’il est vrai chrétien, finira par admettre, lui aussi, qu’il ne serait jamais converti à Jésus-Christ si Dieu ne lui avait donné la foi. Alors pourquoi ce schisme entre calvinistes et non-calvinistes ?

        Il y a les malentendus : le mot foi se prenant tantôt dans le sens de foi vivante en Jésus-Christ, communiquée par le Saint Esprit, tantôt dans le sens de simple potentialité humaine à accepter ce que Dieu offre. Tous tomberont d’accord que l’on ne peut pas être sauvé par une virtualité, il faut que Dieu donne réellement pour que l’homme puisse prendre ; et dans ce sens la foi est un don de Dieu.

        Mais s’il ne s’agissait que de malentendus, il y a longtemps qu’ils auraient été dissipés. C’est pourquoi j’ai évoqué, de manière un peu impertinente je l’avoue, un match de boxe. Les problèmes philosophiquement insolubles de la prédestination, deviennent inévitablement l’occasion d’autres jouxtes, beaucoup plus compréhensibles, parce que de nature « politique ».

        Ceci n’a rien de péjoratif, il est tout à fait normal que les églises se soient toujours groupées en diverses tendances. Peut-être aurons nous un jour un article sur la perception du néo-calvinisme dans les églises évangéliques françaises, traité non du point de vue théologique, mais « sociologique » ?

        Pourquoi Spurgeon fait-il généralement le consensus chez les évangéliques, tandis que Calvin hérisse le poil de plusieurs ? C’est psychologiquement intéressant.

        Claude.

  • Dwight Moody, l’évangéliste américain bien connu contemporain de Spurgeon, avait un point de vue différent de celui de Spurgeon.

    Voici un épisode très intéressant de sa vie rapporté par Orlando Boyer dans son livre « Les héros de la foi » aux éditions Vida.

    « Cela se passa lors d’une célèbre campagne d’évangélisation de Moody et Sankey. La soirée du lundi avait été prévue pour un message qui s’adressait aux matérialistes. Charles Bradlaugh, champion du scepticisme, qui se trouvait alors au sommet de sa gloire, avait ordonné à tous les membres des clubs qu’il avait fondés d’assister à la réunion. Ainsi, près de cinq mille hommes, résolus à dominer le culte, entrèrent et occupèrent tous les bancs.

    Moody prêcha sur le texte suivant:  » Car leur rocher n’est pas comme notre Rocher, nos ennemis en sont juges  » (Deutéronome 32:31). Rapportant une série d’incidents pertinents et émouvants de ses expériences avec des personnes sur leur lit de mort, Moody laissa aux hommes le soin de décider par eux-mêmes qui avait une meilleure fondation sur laquelle baser sa foi et son espérance. A leur corps défendant, de nombreuses personnes avaient les larmes aux yeux. La grande masse des hommes, dont le visage portait la détermination et le défi qu’ils lançaient à Dieu, affronta l’attaque répétée aux points les plus vulnérables, c’est-à-dire, le cœur et le foyer.

    En conclusion, Moody dit:  » Levons-nous pour chanter: oh, venez, vous les affligés et pendant que nous chanterons, les portiers ouvriront toutes grandes les portes pour que ceux qui désirent sortir puissent le faire. Nous continuerons ensuite le culte comme d’habitude, pour ceux qui veulent accepter le Sauveur.  » L’un de ceux qui avaient assisté à ce culte dit:  » J’espérais que tous allaient sortir aussitôt, laissant la salle vide. Mais la grande masse des cinq mille hommes se leva, chanta puis se rassit; aucun d’entre eux ne quitta sa place! »

    Moody dit alors: « Je désire expliquer quatre mots : recevez, croyez, ayez confiance et acceptez le Seigneur.  » Un large sourire apparut sur cette mer de visages. Après avoir parlé quelques instants sur la Parole reçue, Moody lança un appel :  » Qui veut la recevoir? Il suffit de dire : je le veux.  » Une cinquantaine de personnes qui se trouvaient debout le long des murs répondirent:  » Je le veux « , mais aucun de ceux qui étaient assis n’éleva la voix. Un homme s’exclama: « Je ne peux pas », et Moody lui répondit:  » Tu parles bien et avec raison, ami. Tu as bien fait de t’exprimer ainsi. Ecoute et ensuite tu pourras dire : je peux.  » Moody expliqua alors le sens du mot « croire  » et lança son second appel :  » Qui dira : je veux croire en lui?  » A nouveau, quelques-uns de ceux qui étaient debout répondirent; mais un chef de l’un des clubs s’écria :  » Moi je ne veux pas.  » Alors Moody, submergé de tendresse et de compassion, répondit d’une voix brisée :  » Tous ceux qui sont ici ce soir doivent dire : je veux ou je ne veux pas.  »

    Moody rappela alors à l’auditoire l’histoire du fils prodigue et dit: « La bataille porte sur le fait de vouloir et uniquement sur cela. C’est au moment où il dit : « Je me lèverai » que le fils prodigue gagna la bataille, parce que c’est alors qu’il prit l’ascendant sur sa propre volonté. C’est de cela que tout dépend aujourd’hui. Messieurs, vous avez au milieu de vous votre propre champion, l’ami qui a dit : moi je ne veux pas. Je désire que tous ceux qui croient que ce champion a raison se lèvent, suivent son exemple et disent : moi, je ne veux pas.  » Personne ne dit rien et il y eut un grand silence jusqu’à ce qu’enfin, Moody le brise pour dire:  » Grâce à Dieu! Personne n’a dit : je ne veux pas. Et maintenant, qui va dire : je veux?  » Alors, il semble que le Saint-Esprit fondit soudain sur ce grand auditoire d’ennemis de Jésus-Christ et près de cinq cents hommes se levèrent, les joues ruisselantes de larmes et s’écrièrent: « Je veux! je veux! « . Ils crièrent jusqu’à ce que l’ambiance fût transformée.

    La bataille était gagnée.

    Le culte se termina sans plus attendre, afin que l’œuvre puisse commencer parmi ceux qui désiraient recevoir leur salut. En l’affaire de huit jours, près de deux mille personnes passèrent des rangs des ennemis dans ceux de l’armée du Seigneur, par la soumission de leur propre volonté. Les années qui suivirent apportèrent la preuve de la solidité de l’œuvre accomplie car les clubs ne s’en remirent jamais. Dieu, dans sa miséricorde et par sa puissance, les réduisit à néant par son Evangile.

    En tout, cinq cent mille âmes précieuses gagnées au Christ, c’est là la récolte que Dieu fit par l’intermédiaire de son humble serviteur, Dwight Moody. R. A. Torrey, qui le connut intimement, le considérait avec raison comme le plus grand homme du XIXe siècle, c’est-à-dire l’homme dont Dieu s’était le plus servi pour gagner des âmes. »
    http://sentinellenehemie.free.fr/bio_dwightmoody1.html.

    Il faut noter les paroles proprement arminiennes de Moody : « La bataille porte sur le fait de vouloir et uniquement sur cela. C’est au moment où il dit : « Je me lèverai » que le fils prodigue gagna la bataille, parce que c’est alors qu’il prit l’ascendant sur sa propre volonté. C’est de cela que tout dépend aujourd’hui. » Moody s’est appuyé sur la parabole du fils prodigue et sur l’enseignement que l’on peut en tirer à propos du libre choix humain.

    • Merci pour ce commentaire!
      Oui, Moody n’avait pas le même avis que Spurgeon, et cela prouve bel et bien que Dieu se sert des hommes indépendamment de leur position sur la prédestination !!

      A très bientôt.

      • Cela prouve aussi qu’une prédication distinctivement calviniste (quant à l’impossibilité pour l’homme de même exercer sa volonté dans le salut) peut, dans certains cas, être contre-productive et inhiber toute conversion et toute oeuvre du Saint-Esprit. Le revivaliste arminien Charles Finney (qui étacependant fortement pélagien) avait affirmé très à propos qu’il était nécessaire d’adapter le message à l’auditoire. Dans des églises saturées de prédications sur la souveraineté de Dieu, il faut prêcher la repentance et la responsabilité de l’homme. Dans des églises centrées sur les oeuvres et sur l’homme, il faut faire valoir la souveraineté de Dieu dans le salut.

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