Voilà pourquoi le perfectionnisme causera du tort à votre ministère

 

Article de Chuck Lawless publié initialement en anglais sur son blog le 27 mai 2016. Le professeur Lawless supervise les programmes de master à la Faculté Théologique Southeastern, l’une des plus importantes des États-Unis. Il est également professeur d’évangélisation et responsable du pôle Éducation Théologique à l’International Mission Board, l’un des organismes missionnaire les plus importants au monde. Chuck Lawless est l’un des professeurs titulaires du cycle de formation biblique #Transmettre.

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Je suis un perfectionniste, je l’admets, mais je ne l’aime pas. Ce que j’ai appris au travers des années, c’est que mon perfectionnisme cause du tort à mon ministère. Si, comme moi, vous êtes perfectionniste, voilà donc pourquoi ce trait de votre personnalité pourrait bien vous être préjudiciable.

 

1- Vous ne serez jamais parfait vous-même. Nous le savons bien, mais ceux d’entre nous qui sont perfectionnistes vivent comme si ce n’était pas le cas. Nous savons que nous ferons forcément mal un jour ou l’autre. Mais lorsque cela arrive, nous nous reprochons d’avoir échoué de la sorte.

2- Les personnes dont vous avez la responsabilité ne seront jamais parfaites. Même les disciples de Christ ne l’étaient pas. Ils luttaient continuellement. Ils se trompaient. Si vous êtes perfectionniste, les membres de votre église vous décevront toujours.

3- Vous passerez beaucoup de temps à arranger le travail d’un autre. Car c’est cela que les perfectionnistes font : même lorsqu’ils invitent quelqu’un à les aider, ils le suivent de près afin d’être sur qu’ils accomplissent le travail exactement comme ils le souhaitent.

4- Vous courrez le risque de ne pas utiliser vos dons complètement. Quels que soient vos dons, ils est difficile de les utiliser à leur plein potentiel lorsque vous êtes constamment accaparés par ce que d’autres devraient faire.

5- Vous échouerez à diriger une Eglise de type “1 Corinthiens 12”. Une “Eglise 1 Corinthiens 12” est composée de croyants possédants différents dons, tous trouvant leur place dans l’Eglise. Si tout le monde devait être comme vous et s’adapter à vos standards, votre Eglise ne ressemblerait pas à ce magnifique arrangement.

6- Vous ne permettrez pas aux autres de grandir dans la foi. Disons-le très simplement : les perfectionnistes n’ont que peu de patience avec ceux qui prennent leur temps pour apprendre à marcher avec Dieu, à le servir pleinement, et à faire toutes choses correctement.

7- Vous aurez cette tendance à ne pas focaliser votre attention sur la grâce de Dieu. La grâce, par définition, présuppose ces échecs que les perfectionnistes aiment si peu. Très franchement, perfectionnisme et légalisme marchent facilement main dans la main

8- Vous garderez vos luttes pour vous-même. C’est la seule réelle alternative pour les personnes qui se doivent d’avoir tout le temps raison. Une redevabilité authentique amène les perfectionnistes sur un terrain qu’ils n’aiment pas.

9- Vous perdrez probablement le sommeil. Les personnes qui ne soupirent pas après la perfection (comme par exemple, certains chrétiens…) se placeront en travers du chemin du perfectionniste cherchant à atteindre ses objectifs. Ils nous garderont éveillé la nuit en conséquence de notre frustration.

10- Le perfectionnisme est une forme d’idolâtrie. C’est le point central, à mon sens. Si j’aspire à faire toutes choses parfaitement, je me place moi-même dans la position de Dieu. Ce n’est rien d’autre qu’un péché flagrant.

 

 

Si donc vous êtes perfectionniste, comment cela a-t-il affecté votre ministère ?

 

 

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Guillaume Bourin est pasteur de l'Église réformée baptiste de la Trinité, à Montréal (Québec, Canada). Il s'intéresse particulièrement à l'exégèse et à l'intertextualité de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est l'auteur du livre "Je vous purifierai d'une eau pure" : perspectives bibliques sur la régénération baptismale. Il est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse).