Quand Paul cite consciemment la littérature Gréco-Romaine

Nulle part les Écritures n’interdisent ni ne limitent l’étude de la littérature non-biblique. La Bible témoigne ainsi d’une confiance absolue de ses auteurs dans la supériorité du message  qu’elle porte : elle laisse libre accès à tous les concurrents dans la grande arène des idées. 

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Or plusieurs érudits dans l’histoire ont observé des parallèles entre certains passages de la Bible et d’autres œuvres de la littérature Antique. Ces parallèles sont-ils volontaires ? Et si oui, que doit-on en penser ? On pourrait penser que si les écrits bibliques copient des œuvres « païennes », alors cela remet en question non seulement leur originalité, mais surtout leur origine, c’est-à-dire leur inspiration divine.

Pourtant, comme nous l’avons déjà vu et allons continuer de le voir ici, il y a plusieurs manières de faire des parallèles à d’autres écrits, et les auteurs bibliques ne cherchent pas du tout à cacher ce qu’ils font : leur but est au contraire d’attirer l’attention sur ces parallèles, afin de rentrer en dialogue, et même en dispute, avec les œuvres païennes. Loin d’être du plagiat, ce sont des références délibérées, et souvent subversives, à la culture ambiante.

Loin d’être du plagiat, ce sont des références délibérées à la culture ambiante, et souvent subversives.

Nous essaierons ici de dresser une liste des références gréco-romaines faites par l’apôtre Paul (nous verrons ses références à la littérature rabbiniques dans un autre article). Pour ce faire, nous utiliserons une méthodologie visant à repérer les références à la culture extra-biblique dans la Bible.

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Seul chrétien de ma famille, converti à 21 ans, puis étudiant en Théologie et désormais apologète à mes heures, je m'intéresse particulièrement aux rapports entre la foi, les visions du monde et la culture populaire (voir "Visio Mundus", site partagé avec Y. Imbert, professeur d'apologétique).