Comment ne pas être un obstacle à l’Evangile ?

Nous poursuivons la série “La liberté chrétienne en pratique” à l’Eglise réformée baptiste de la Trinité. Dans les chapitres 8 à 10 de la première épitre aux Corinthiens, Paul répond à une question portant sur les viandes sacrifiées aux idoles, et il en profite pour établir cinq principes pour vivre la liberté chrétienne.

La semaine dernière, nous avons examiné le premier d’entre eux : ma liberté chrétienne ne peut pas constituer une pierre d’achoppement pour les autres.

Cette semaine, nous tournons nos regards vers la péricope suivante,  1 Cor 9:1-23. Dans ce passage, Paul évoque certaines critiques qu’il essuie, notamment concernant les subsides qu’il reçoit. Mais de manière surprenante, il se sert de ces attaques pour offrir aux Corinthiens un enseignement crucial…

 

Dans le passage d’1 Cor 91-23, Paul indique :

  • Que son ministère est contesté par les Corinthiens,
  • Qu’en tant qu’apôtre, il possède néanmoins des droits et des libertés particulières, dont il justifie le bienfondé,
  • Qu’il a cependant renoncé à ces droits parce que son appel est plus grand encore.

 

C’est là le deuxième des cinq principes que Paul énonce : ma liberté chrétienne ne peut faire obstacle à l’Evangile de Christ. En conséquence, comme Paul, nous sommes appelés à tout faire à cause de l’Evangile, afin d’y avoir part nous aussi.

Voici quelques lignes directrices pour bien mettre en oeuvre ce principe.

 

 

ÉCOUTEZ CETTE PRÉDICATION ICI

 

 

>> Diffusion : 

  • Sur les ondes au Québec sur CFOI FM : Quebec 104.1 / St-Jérôme 102.9 ou en direct sur le web
  • Via la chaîne de podcasts “Parole proclamée” sur Itunes

 

>> Dans cette prédication, c’est la traduction NBS qui est utilisée : 

Ne suis-je pas libre ? Ne suis-je pas apôtre ? N’ai-je pas vu Jésus, notre Seigneur ? N’êtes-vous pas vous-mêmes mon œuvre, dans le Seigneur ? Si pour d’autres je ne suis pas apôtre, je le suis au moins pour vous ; car c’est vous qui êtes le sceau de mon apostolat dans le Seigneur.
Voici ma défense devant ceux qui me jugent. N’avons-nous pas le droit de manger et de boire ? N’avons-nous pas le droit d’emmener avec nous une sœur en tant qu’épouse, comme le font les autres apôtres, les frères du Seigneur et Céphas ? Ou bien sommes-nous les seuls, Barnabé et moi, à ne pas avoir le droit de ne pas travailler ? Qui combat jamais dans une armée à ses propres frais ? Qui plante une vigne sans en manger le fruit ? Qui fait paître un troupeau sans se nourrir du lait du troupeau ?
Est-ce en humain que je parle ainsi ? La loi ne le dit-elle pas aussi ? En effet, il est écrit dans la loi de Moïse : Tu ne muselleras pas le bœuf qui foule le grain. Dieu a-t-il souci des bœufs ? En réalité, n’est-ce pas à cause de nous qu’il parle ainsi ? Oui, c’est à cause de nous que cela a été écrit ; car celui qui laboure doit labourer dans l’espérance, et celui qui foule le grain doit le faire dans l’espérance d’en avoir sa part. Si nous avons semé pour vous les biens spirituels, serait-il excessif que nous moissonnions chez vous les biens matériels ? Si d’autres jouissent de ce droit sur vous, ne devrions-nous pas en jouir à plus forte raison ? Pourtant nous n’avons pas usé de ce droit ; au contraire, nous supportons tout, pour ne pas créer d’obstacle à la bonne nouvelle du Christ. Ne savez-vous pas que ceux qui assurent le service du temple sont nourris par le temple, que ceux qui servent l’autel ont part à ce qui est offert sur l’autel ? De même aussi le Seigneur a prescrit que ceux qui annoncent la bonne nouvelle vivent de la bonne nouvelle.
Quant à moi, je n’ai usé d’aucun de ces droits, et je n’ai pas écrit cela pour qu’ils me soient attribués : j’aimerais mieux mourir… ! Personne ne réduira à néant mon motif de fierté ! En effet, annoncer la bonne nouvelle n’est pas pour moi un motif de fierté, car la nécessité m’en est imposée ; quel malheur pour moi, en effet, si je n’annonçais pas la bonne nouvelle ! Si je le faisais de mon propre gré, j’aurais un salaire ; mais si je le fais malgré moi, c’est une intendance qui m’est confiée. Quel est donc mon salaire ? C’est d’offrir gratuitement la bonne nouvelle que j’annonce, sans user réellement du droit que cette bonne nouvelle me donne.
Car, bien que je sois libre à l’égard de tous, je me suis fait l’esclave de tous, afin de gagner le plus grand nombre. Avec les Juifs, j’ai été comme un Juif, afin de gagner les Juifs ; avec ceux qui sont sous la loi, comme quelqu’un qui est sous la loi, afin de gagner ceux qui sont sous la loi — et pourtant moi-même je ne suis pas sous la loi ; avec les sans-loi, comme un sans-loi, afin de gagner les sans-loi — et pourtant je ne suis pas un sans-loi pour Dieu, je suis lié par la loi du Christ. J’ai été faible avec les faibles, afin de gagner les faibles. Je me suis fait tout à tous, afin d’en sauver de toute manière quelques-uns.
Et tout cela, je le fais à cause de la bonne nouvelle, afin d’y avoir part.

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs actuels. Il s'intéresse particulièrement à l'intertextualité et à l'exégèse de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

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