Voilà pourquoi tous les évangéliques devraient connaître Bonhoeffer

Du 11 au 13 novembre prochain, Steve Bezner viendra à Paris pour enseigner un cours sur Dietrich Bonhoeffer dans le cadre du cursus de formation théologique #Transmettre. [Pour vous plus d’informations et inscriptions, rendez-vous ici !]

Afin de vous donner un avant-gout de ce que vous y entendrez, nous avons posé quelques questions à Steve, qui est également pasteur à Houston (USA) et docteur en théologie.

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Guillaume Bourin (GB) : Bonjour Steve ! Comment en es-tu arrivé à t’intéresser à Dietrich Bonhoeffer, au point d’en faire ta thèse de doctorat ? 

Steve Bezner (SB) : Salut Guillaume ! J’étais au lycée quand j’ai initialement entendu parler de Bonhoeffer. Un petit groupe d’entre nous lisait son livre, Le prix de la grâce. C’était la première fois que j’étais exposé à un écrit chrétien théologique.

Ce livre a changé ma vie, dès lors j’ai commencé à étudier l’homme se tenant derrière l’ouvrage avec beaucoup d’intensité.

 

 

Steve BeznerGB : Selon toi, pourquoi la figure de Dietrich Bonhoeffer est-elle si populaire encore aujourd’hui ? 

SB : Je pense que Bonhoeffer attire parce qu’il est l’exemple même de la foi inébranlable. Sa résolution d’aller au martyr alors qu’il aurait pu aisément choisir une autre voie nous pousse à la réflexion.

La plupart de ceux qui en appellent à Bonhoeffer font référence à sa mort (entre les mains des nazis, ndt.). Cependant, j’estime qu’il y a beaucoup plus à apprendre de sa théologie. Dans les faits, sa vie est bien plus riche d’instruction que sa mort.

 

 

GB : Certains positionnements doctrinaux de Bonhoeffer paraissent bien étranges aux évangéliques… Qu’est-ce qu’un théologien néo-orthodoxe comme lui peut leur apporter ? 

SB : Croyez moi, les évangéliques ont beaucoup à apprendre de Bonhoeffer, car Bonhoeffer lui-même était particulièrement influencé par les “évangéliques”, avant même que cette catégorie existe au sens moderne du terme

L’une des choses que j’aime le plus enseigner au sujet de Bonhoeffer, c’est l’expérience de conversion qu’il a eu dans une église baptiste et la manière dont sa théologie et sa marche avec Dieu ont été réorientées à la suite de cela. A ce moment précis, l’Evangile lui devint important d’une manière tout à fait spéciale.

 

 

GB : Du coup, va-t-on parler du “côté obscur” de Bonhoeffer, lors du prochain #Transmettre ?

Bonhoeffer n’était certainement pas parfait ! Comme chacun d’entre nous, il était affecté par de nombreuses défaillances personnelles et ses luttes avec le péché étaient nombreuses.

Nous allons aborder tout cela honnêtement, en nous souvenant que le Seigneur se plait à utiliser des pécheurs sauvés par grâce.

 

 

GB : Merci Steve, et rendez-vous dès le 11 novembre prochain !

 

 

Inscriptions ici

 

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Guillaume Bourin est pasteur de l'Église réformée baptiste de la Trinité, à Montréal (Québec, Canada). Il s'intéresse particulièrement à l'exégèse et à l'intertextualité de l'Ancien Testament, à la théologie biblique, et à l’ecclésiologie. Guillaume est l'auteur du livre "Je vous purifierai d'une eau pure" : perspectives bibliques sur la régénération baptismale. Il est titulaire de deux masters en théologie (M.Div., Th.M., Southwestern Baptist Theological Seminary, USA) et il est actuellement candidat au doctorat à l'Université d'Aberdeen (Ecosse).