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Le couple chrétien et les pratiques sexuelles: y a-t-il des limites?

Ah! que ta bouche me couvre de baisers, car ton amour est plus exaltant que le vin…
(Cantique des cantiques 1:1a)

Beaucoup de jeunes chrétiens, et de moins jeunes probablement, se débattent avec la question du sens et de la place de la sexualité dans leur vie de couple, et peut être plus encore avec des questions tout à fait concrètes à ce sujet.

 

Glorifier Dieu

Si j’avais à donner un éclairage rapide sur ce qui me semble biblique dans ce domaine, je dirais qu’en matière de sexualité dans le couple chrétien, la règle est ici comme ailleurs, de chercher à glorifier Dieu.

Voilà un grand principe spirituel n’est ce pas ? Mais une fois qu’on a dit ça …

La particularité ici c’est que les seuls à être témoins de ce qui se passe dans le lit conjugal ce sont les époux eux-mêmes et Dieu. Qu’est ce que cela signifie alors glorifier Dieu dans sa sexualité maritale ?

Je crois que cela consiste à tout mettre en œuvre pour approfondir l’unité dans la diversité ou, l’union dans la différenciation, qui est une représentation du Dieu Trinitaire.

Comment fait-on cela ? Et bien justement, entre autre…en faisant l’amour ! Voilà, une expression populaire, assez imprécise certes mais qui est simple et correspondant dans le fond assez bien à la raison d’être de la sexualité.

“Faire l’amour”, cela consiste en la rencontre de deux êtres sexuellement différents qui cherchent à se connaître intimement et dont l’interaction les unis l’un à l’autre dans un don de soi mutuel.

En se donnant l’un à l’autre physiquement avec joie et générosité mais aussi dans le respect de leur diversité sexuelle – homme ou femme – les époux cultivent une unité dans la diversité qui est une expression particulière de la Gloire de Dieu.

 

S’aimer

Cela suppose donc d’apprendre à connaître l’autre dans ce qui fait sa spécificité sexuelle pour en combler les besoins particulier.

Et de manière concrète, cela exclut à mon sens une pratique où par exemple la femme chercherait à tenir le rôle sexuel de l’homme ou vice versa -et je ne parle pas ici de position géographique l’un par rapport à l’autre.

Le premier principe qui devrait nous guider me paraît donc être le suivant : l‘obligation absolue de s’aimer l’un et l’autre dans l’acceptation de ses différences naturelles

Mais plus concrètement qu’est ce que cela implique ? Pardonnez ma liberté de langage mais je ne crois pas que l’on puisse faire une liste du style telle ou telle position du kamasutra glorifie Dieu, telles ou telles autre non.

Par contre 2 autres principes peuvent être mis en avant :

 

1- Le respect de l’intégrité du conjoint

Ainsi, tout ce qui porte atteinte à l’intégrité physique ou mentale du conjoint est évidemment à proscrire. En effet comment pourrait-on dire que l’on aime l’autre en détériorant ou en avilissant son corps, par exemple par une pratique sado-masochiste, ou en asservissant l’autre dans le but de satisfaire des “fantaisies” qu’il juge dégradantes.

 

2- L’hygiène

 

De même, tout ce qui va à l’encontre d’une hygiène élémentaire, dans le sens médical du terme, devrait également être évité à tout prix.

Par exemple tout acte qui mettrait l’un des époux en contact avec des substances porteuses de germes me semble clairement hors de la limite de ce qui est approprié.

Par contre il faut savoir que les sécrétions génitales ne sont pas en soi “sales”, “impures” et porteuses d’infections, la précision est utile parce qu’une éducation mal informée à pu inculquer un dégoût infondé de tout ce qui touche aux parties génitales -si c’est votre cas, une prescription s’impose : relire attentivement le cantique des cantiques.

Il est également certainement raisonnable de respecter la destination naturelle des différents parties du corps, sans qu’on en tire une conclusion trop restrictive, par exemple, la bouche est naturellement faite pour manger, parler mais aussi …embrasser !

Une fois ces principes simples et ces garde-fous concrets intégrés, il y à un grand espace de liberté où  la règle d’or est que chacun s’efforce de répondre aux attentes, envies, goûts et imagination de l’autre, en y prenant plaisir mais toujours au service de l’unité du couple, dans l’amour et le respect, sans oublier l’action de grâce à Dieu pour ce don merveilleux qu’est la sexualité.

 

Une dernière chose

Dans une société adonnée à la recherche sinon exclusive du moins prioritaire du plaisir, le couple chrétien devrait veiller à ne pas dériver vers une sorte d’hédonisme à deux en donnant trop d’importance à ce domaine au détriment d’autres, comme la prière et la méditation de l’écriture à deux, ou le service qu’il est appelé à rendre dans l’Église et dans le monde.

 

UDSM

 

 

 

Références bibliques :

 

– Cantique des cantiques.

– Génèse 1:27 : “Dieu créa les hommes pour qu’ils soient son image, oui, il les créa pour qu’ils soient l’image de Dieu. Il les créa homme et femme.”

– 1 Corinthiens 13:4-7 : “L’amour est patient, il est plein de bonté, l’amour. Il n’est pas envieux, il ne cherche pas à se faire valoir, il ne s’enfle pas d’orgueil.Il ne fait rien d’inconvenant. Il ne cherche pas son propre intérêt, il ne s’aigrit pas contre les autres, il ne trame pas le mal L’injustice l’attriste, la vérité le réjouit.En toute occasion, il pardonne, il fait confiance, il espère, il persévère.

– Galates 5:1 : “Le Christ nous a rendus libres pour que nous connaissions la vraie liberté. C’est pourquoi tenez bon et ne vous laissez pas réduire à nouveau en esclavage.

 



Marié et père de 3 enfants adoptés, je viens d'un arrière plan familial communiste et catholique non pratiquant Je me suis converti à Jésus-Christ à l'âge de 21 ans au terme d'une intense quête existentielle. Fonctionnaire des finances publiques, je suis passionné de théologie et engagé au sein de mon Église locale. J'aime jouer de la guitare, les randonnées en montagne et le Karaté.


  • Que penser d’Hébreux 13:4 : « Que le mariage soit honoré de tous, et le lit conjugal exempt de souillure, car Dieu jugera les impudiques et les adultères » ?

    En grec, le terme ici traduit par « lit » est en fait « koite ». Il faut donc lire « que le coït conjugal exempt de souillure ». Qu’est-ce que cela peut signifier ?

    Faut-il se contenter d’interpréter cette clause par la clause suivante, « Dieu jugera les impudiques et les adultères », en tel cas la souillure consisterait simplement en le coït extra-marital ?

    Ou faut-il lire la clause « que le coït… » indépendamment de la clause « car Dieu jugera… », en tel cas la clause « que le coït » référerait au rapport sexuel entre époux. Si tel est le cas, alors qu’est-ce qui serait la souillure ? On parle de souillure physique ou morale, ou les deux ? Qu’est-ce qui peut être souillé dans un rapport sexuel entre époux dûment mariés ?

    Ma première hypothèse est de penser que l’auteur inspiré réfère à la sodomie et/ou à la bestialité. Si j’ai raison, alors la souillure serait simultanément physique et morale (surtout pour la bestialité).

    • Intéressant. As-tu des traces de travaux linguistiques soutenant cette thèse?

      • Aucunement. Je ne me souviens plus où j’ai lu que « lit » en Hébreux 13:4 signifie « koite ». La suite est ma réflexion personnelle sur ce verset.

        En allant voir une concordance, je me rends compte que « koite » ne signifie pas nécessairement « coït », mais qu’il peut très bien signifier « lit » (comme en Luc 11:7). Il peut aussi signifier un rapport sexuel licite (comme en Romains 9:10), ou encore rapport sexuel illicite (comme en Romains 13:13).

        http://www.enseignemoi.com/bible/strong-biblique-grec-koite-2845.html

        Donc on pourrait validement lire « que le lit conjugal soit exempt de souillure » en Hébreux 13:4. Mais cela semble revenir au même, à la lumière du reste du verset.

        Donc je reviens à ma question : en quoi consiste la souillure ? Peut-être que la clé interprétative se trouve à la clause suivante, « car Dieu jugera les impudiques et les adultères ». Pour l’adultère, on sait c’est quoi. Pour l’impudicité, le grec est « pornos », ce qui signifie « « l’homme qui se livre à l’inconduite sexuelle », et qui est rattaché au concept de « porneia », qui est un terme général signifiant l’« inconduite sexuelle ». Cela est plus large que la fornication, ou même que le flirt extra-marital. Porneia désigne aussi, dans le langage du Ier siècle, les conduites sexuelles inappropriées À L’INTÉRIEUR du mariage.

        http://larevuereformee.net/articlerr/n229/lapotre-paul-et-la-sexualite

        Donc pour revenir à Hébreux 13:4, la souillure du lit et/ou du coït conjugal désigne autant les rapports extra-maritaux que les rapports maritaux inappropriées. (Et dans les deux cas, il me semble que la souillure est à la fois physique et morale.) Cela vient donc renforcer ce qui est affirmé dans cet article, à savoir que même dans le mariage, tout n’est pas permis, qu’il y a des limites qu’il ne faut pas franchir.

        • J’ai vérifié aussi hier. Luc 11:17 est la seule occurrence où il signifie “lit”, le reste du temps c’est soit un euphémisme pour la conception ou l’immoralité, soit le coït qui est ainsi désigné (4 occurrences en tout). Le sens est plus fréquemment sexuel aussi dans la LXX.
          Quoi qu’il en soit, en Heb 13:4, la notion de souillure du lit conjugal est la bonne question à se poser.

        • Ulisses De Sousa Mendes

          Pour ma part je dirais que la souillure pourrait être ce qui ne respecte pas l’un des principes sus-nommés à savoir le problème d’hygiène « médicale », autrement dit un « rapport anal ». Mais plus généralement, je crois que l’on peut approfondir du coté de la motivation. Si le couple s’enferme dans une sorte de recherche frénétique du plaisir au point d’en oublier toute dignité, tempérance, et notion de priorité, nous nous trouverions en présence d’un péché, en ce sens que tout appétit, y compris légitime, devenant le centre de l’attention, renverrait à l’idolâtrie qui est une souillure spirituelle. La relation sexuelle est au service de l’édification mutuelle du couple dans l’amour et non une fin en soi.

        • jay

          il a dit en grec.. pas en Hebreux.

  • Daneil

    Bonsoir,

    D’un point de vue biblique est-ce que la fellation est permise ou a proscrire?

    • Ulisses De Sousa Mendes

      A la lumière de ce qui est dis dans l’article, qu’en pensez vous ?

      • Playad

        En ce qui me concerne je dirais « oui », pour les raisons suivantes :
        Les chrétiens en général se privent de certaines pratiques sexuelles qui sont propres à l’intimité du couple et ne concerne que le mari, sa femme et Dieu.

        Honnêtement, si comme l’auteur le signale les règles d’hygiène (et le consentement plein et non « à contre-coeur » de sa bien-aimée, certaines peuvent ne pas aimer « ça ») sont respectées ==> Enjoy ! Enivrez-vous d’amour avec celle que vous aimez !

        La Bible ne condamne pas ces pratiques, les condamner serait vouloir inutilement dépasser le texte biblique.

        D’autre part sachez que l’épanouissement dans le domaine sexuel Y COMPRIS pour ce qui est de ces pratiques considérées comme « limites », voire proscrite par l’église catholique (car ne participant pas un acte pouvant mener à la procréation) ou par l’église protestante (car on est trop coincés pour s’avouer un penchant, une attirance, ou même un goût prononcés pour ce plaisir qui n’a rien de préjudiciable si les 2 sont adultes mariés et consentants !) est très important.

        Pourquoi ? car les tabous que l’on (les églises principalement, pas la Bible) impose aux croyants, en première ligne les pasteurs et les ministres du culte les amène à de réelles frustrations (que leur amour et leur attirance pour leur femme ne vient que renforcer) qui, in extenso, en conduit nombre d’entre eux à tomber dans la pornographie.

        Ce n’est pas le seul facteur, mais c’en est un d’entre eux, c’est un fait. Les chrétiens (y compris les pasteurs) sont autant piégés par la pornographie que le reste de la population. Et la question se pose très sérieusement : ces tabous infondés ne sont-ils pas en partie responsable de ça : http://leboncombat.fr/pornographie-un-sondage-alarmant

    • David Brazda

      D’après moi, il y a d’abord une question à se poser :

      Dieu condamne t-il la sodomie ?

      La réponse est évidement OUI : Dieu a jugé Sodome et Gomorrhe.

      Pourquoi ?

      Parce que Dieu a fait le sexe pour le sexe opposé, et pour rien d’autre.

      Donc, maintenant, en quoi la ‘fellation’ est-elle différente ?

      Par ce qu’elle passe par un autre trou ?

      En quoi est-ce différent ?

      Un côté sert à manger/parler/boire/respirer, l’autre côté sert à évacuer les déchets.

      Dieu n’a destiné aucun des deux à recevoir autre chose.

  • Danierl

    Je ne sais pas,a mon avis non et le votre?

    • Ulisses DE SOUSA MENDES

      Est que cous pourriez expliquer ce qui vous amène à cette conclusion ?

  • Daniel

    Dans l’article,il est écris que la bouche sert a manger et à parler.

    Mais je pense si le couple se respecte et que ça ne dérange personne la fellation est permise.

    Je suis vraiment partager et j’ai besoin d’un éclairage clair et précis sur ce sujet.

    Merci.

    • Ulisses DE SOUSA MENDES

      L’article dis ….et embrasser !

    • Playad

      Très honnêtement je vous soutiens à 100%
      Les chrétiens en général se privent de certaines pratiques sexuelles qui sont propres à l’intimité du couple et ne concerne que le mari, sa femme et Dieu.

      Honnêtement, si comme l’auteur le signale les règles d’hygiène (et d’accord avec la femme, certaines peuvent ne pas aimer « ça ») sont respectées ==> Enjoy ! Ennivrez-vous d’amour avec celle que vous aimez !

      La Bible ne condamne pas ces pratiques, les condamner serait vouloir vouloir inutilement dépasser le texte biblique.

      D’autre part sachez que l’épanouissement dans le domaine sexuel Y COMPRIS pour ce qui est de ces pratiques considérées comme « limites », voire proscrite par l’église catholique (car ne participant pas un acte pouvant mener à la procréation) ou par l’église protestante (car on est trop coincés pour s’avouer un penchant, une attirance, ou même un goût prononcés pour ce plaisir qui n’a rien de préjudiciable si les 2 sont adultes mariés et consentants !) est très important.

      Pourquoi ? car les tabous que l’on (les églises principalement, pas la Bible) impose aux croyants, en première ligne les pasteurs et les ministres du culte les amène à de réelles frustrations (que leur amour et leur attirance pour leur femme ne vient que renforcer) qui, in extenso, en conduit nombre d’entre eux à tomber dans la pornographie.

      Ce n’est pas le seul facteur, mais c’en est un d’entre eux, c’est un fait. Les chrétiens (y compris les pasteurs) sont autant piégés par la pornographie que le reste de la population. Et la question se pose très sérieusement : ces tabous infondés ne sont-ils pas en partie responsable de ça : http://leboncombat.fr/pornographie-un-sondage-alarmant

      • David Brazda

        Playad, je vais d’abord te poser une question :
        Dieu condamne t-il la sodomie ?

        (Pardon pour les termes que je vais employer, mais je ne vais pas passer par quatre chemins.)

        La réponse est évidement OUI : Dieu a jugé Sodome et Gomorrhe.
        Pourquoi ?
        Parce que Dieu a fait le sexe pour le sexe opposé, et pour rien d’autre.

        Donc, maintenant, en quoi la ‘félation’ est-elle différente ?
        Par ce qu’elle passe par un autre trou ?
        En quoi est-ce différent ?
        Un côté sert à manger/parler/boire/respirer, l’autre côté sert à évacuer les déchets.
        Dieu n’a destiné aucun des deux à recevoir autre chose.

        • Playad

          @david Premièrement, tu fais un raccourci erroné, tu confonds une appellation donnée à un acte sexuel précis (sodomie) avec une histoire biblique. Il est très probable qu’à Sodome cet acte sexuel était courant par l’histoire des anges. Il est également très clairement mentionné que Dieu condamne l’homosexualité (la pratique pas la personne), donc oui, si on désigne sodomie par rapport sexuel communément pratiqué par 2 homosexuels, Dieu condamne cela clairement dans le nouveau testament. Il n’est mentionné clairement nulle part qu’un rapport consenti entre un homme et sa femme marié soit condamné par Dieu dans la Bible. à Sodome c’est ce peuple idolâtre et homosexuel que Dieu à condamné, il n’est pas écrit que c’est à cause d’un acte sexuel (communément appelé sodomie) qu’ils ont été punis.

          Après entre nous si tu préfères te priver du plaisir de la fellation, ce n’est pas très grave, ce n’est que toi que ça dérange après tout 😉
          En ce qui me concerne c’est comme si tu me disais de renoncer au chocolat car c’est (d’après toi) un péché. Non merci, j’apprécie le chocolat pour un bon cadeau de Dieu qu’il est et je ne me priverai pas de ce plaisir pour autant =)
          Finalement la règle biblique la plus appropriée me semble « que tout ce qui n’est pas le fruit d’une conviction est péché », si pour toi le plaisir de la fellation (que tu n’a probablement jamais expérimenté et tant mieux car il te serait plus dur de t’en passer si tel avait été le cas) est coupable, alors surtout ne te l’autorise pas ! En revanche je ne peux pas en dire autant pour moi (Pardon pour les termes que je vais employer, mais je ne vais pas passer par quatre chemins.) j’apprécie tout particulièrement le plaisir du sexe oral, tout autant la sensation incroyable que la preuve d’amour de ma femme envers moi que cela représente; je l’apprécie tout autant que d’autre vont apprécier boire un très bon vin, un bon chocolat, un met de chef, une belle balade en montagne, ou faire l’amour avec la femme que l’on aime. Et je ne m’en cache pas car, comme mentionné dans l’article, toutes les conditions d’hygiène, de consentement et de respect de l’autre sont réunis, de plus comme ni la Bible ni ma conscience ne condamne cela, ce n’est pas un péché pour moi. Ce n’est pas un péché que de jouir de la femme que l’on aime sous le soleil, l’ecclesiaste nous y encourage même,
          Soit béni

          • Marine

            Je me permets d’ajouter mon point de vue féminin dans cette conversation.

            Qu’avez-vous voulu dire par « jouir DE la femme que l’on aime » ? Je crois que l’homme et la femme sont faits pour jouir ensemble, l’un AVEC l’autre, pour se servir l’un l’autre… Et pas pour se servir l’un de l’autre.

            De plus, dans son rôle de chef-serviteur, je crois que l’homme est appelé à se sacrifier pour sa femme, et pas à chercher sa propre satisfaction ou le sentiment d’être aimé. Donc en ce qui concerne les rapports conjugaux, je crois que le but est d’en jouir ensemble pour renforcer le couple et vivre les rôles de mari et femme au sein de cette intimité, en exprimant sa masculinité et sa féminité.

            En clair, dans les pratiques orales dont vous parlez, il me semble, pour reprendre votre analogie, que c’est comme apprécier un très bon vin, un bon chocolat, un met de chef, une belle balade… tout seul. Puisque l’autre n’aboutit pas au même plaisir. C’est comme si, au lieu de prendre plaisir à un repas en tête à tête, un des partenaires préférait ne dresser qu’un seul couvert et être servi par l’autre. Et pour finir, il me semble qu’il manque une dimension du modèle masculin divin qui veut que ce soit le mari qui soit appelé à aimer, se sacrifier et se donner gratuitement pour sa femme, tandis que la femme est appelée à se soumettre à cette amour. Et non l’inverse.

          • Paul

            Hello Marine,
            J’ai un peu raccourci, mais tu as raison de compléter, l’idée n’est ni plus, ni moins :
            « Jouis de la vie avec la femme que tu aimes, pendant tous les jours de ta vie de vanité, que Dieu t’a donnés sous le soleil, pendant tous les jours de ta vanité; »
            « et réjouis-toi de la femme de ta jeunesse »
            en conclusion de ces 2 passages biblique je me permet de conclure par « Jouis avec ta femme » qui ne me permet pas capillotracté 😉 (cf Ecclésiaste 9:9 et Proverbes 5:18)

  • Samuel

    Ah le plaisir de lire ce discours et ces commentaires …. Vous n’éduquez en rien, vous culpabilisez ! Regardez comment vous répondez à un visiteur qui est venu chercher une réponse, un éclairage sur sa double pratique de sa foi et de sa sexualité, vous le prenez de haut.

    Encore un exemple qui explique que le nouveau terme d’unie ne convient pas à notre église.
    Il est grand temps de séparer Calvinisme et Evangéliste.

    • Samuel
      • Ulisses De Sousa Mendes

        Je lierai ces articles avec attention, bien que je doive l’avouer, l’Oratoire du Louvre , institution théologiquement libérale s’il en est, n’est pas vraiment ma tasse de thé.

    • Ulisses DE SOUSA MENDES

      Samuel,
      concernant votre suggestion pour l’Eglise Unie ( EPUF ), n’en faisant pas partie je vous suggère de vous adresser aux instances officielles…;)

      Plus sérieusement, je n’avais pas eu l’impression de prendre qui que se soit de haut, ma réponse à Daniel, certes succincte , visait à lui faire remarquer que l’article disait que la bouche était faite pour « manger, parler », comme il l’a souligné, mais aussi « embrasser… », et je pensais très sincèrement que cela répondait très précisément à sa question…bien que j’ai préféré laisser à chacun le soin de définir pour lui même, les limites de ce qui pouvait être embrassé ou non.

  • Alain

    J’apprécie beaucoup l’article d’UDSM, qui me semble bien définir le cadre dans lequel doit s’inscrire la relation conjugale en général, et ce beau cadeau de notre Créateur qui en fait partie : la sexualité. Chercher à glorifier Dieu en veillant à ce que tout contribue à l’approfondissement de l’amour au sein du couple est le grand principe que nous devrions toujours avoir à l’esprit, même quand nous « faisons l’amour ».

    Concrètement, il me semble aussi que l’article répond à certaines questions en disant : « Il est également certainement raisonnable de respecter la destination naturelle des différents parties du corps, sans qu’on en tire une conclusion trop restrictive ». Pour ma part, je le comprends dans le sens qu’il y a une grande latitude dans les « préliminaires » à l’union sexuelle, ceux-ci aboutissant normalement à cette union pour laquelle les organes masculins et féminins se correspondent.

    La nature nous l’enseigne, et l’Ecriture aussi. Quand elle dit que tel homme « connut » sa femme, on ne peut pas le comprendre autrement, d’autant plus que cette expression est souvent suivie de « elle conçut et enfanta » (sans que cela veuille dire que la procréation soit le seul but de la sexualité).

  • Marine

    Merci pour cet article sur ce sujet plutôt difficile… J’aimerai faire une suggestion en ce qui concerne la manière dont la sexualité dans le mariage glorifie Dieu, peut-être pourrai-t-on approfondir ce en quoi les rapports sexuels expriment la diversité et la différenciation au sein du couple

    Je crois que cela consiste à tout mettre en œuvre pour approfondir l’unité dans la diversité ou, l’union dans la différenciation, qui est une représentation du Dieu Trinitaire.

    “Faire l’amour”, cela consiste en la rencontre de deux êtres sexuellement différents qui cherchent à se connaître intimement et dont l’interaction les unis l’un à l’autre dans un don de soi mutuel.

    En se donnant l’un à l’autre physiquement avec joie et générosité mais aussi dans le respect de leur diversité sexuelle – homme ou femme – les époux cultivent une unité dans la diversité qui est une expression particulière de la Gloire de Dieu.

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