Le chrétien authentique peut-il fêter Noël ?

Commençons ce billet par une citation issue de la Confession helvétique supérieure (XXIV, 2) :

De plus, si les Églises célèbrent religieusement avec une liberté chrétienne la mémoire de la naissance du Sauveur, de sa circoncision, de sa passion, de sa résurrection, de son ascension au ciel et de l’envoi du Saint-Esprit sur ses disciples, nous l’approuvons très fort ; mais nous n’approuvons nullement les fêtes instituées à l’honneur des hommes ou des saints. Car les fêtes se rapportent à la première Table de la loi et sont un honneur qui n’appartient qu’à Dieu. Enfin, ces fêtes instituées pour les saints et que nous avons abolies renferment plusieurs choses absurdes, inutiles et qui ne sont nullement supportables. Cependant nous avouons que l’on peut utilement en temps et lieu rappeler au peuple dans des sermons la mémoire des saints, et proposer à tous les auditeurs leurs saints exemples à imiter.

La conscience est libre de la tradition des hommes et ne doit être soumise qu’à la Parole de Dieu. L’Église n’a pas l’autorité d’imposer l’observation de fêtes religieuses quelconques.

Ceci étant, le chrétien peut-il célébrer en toute bonne conscience une fête qui ne soit pas biblique?

Je souscris entièrement au paragraphe de la Confession helvétique postérieure de 1564 cité ci-dessus. Les fêtes « religieuses » doivent honorer Dieu et non l’homme.

De plus, même si l’Écriture ne prescrit pas de fête entourant la naissance de notre Sauveur et même si nous ignorons la date exacte de sa naissance, la Bible nous rapporte les événements entourant sa naissance.

 

Sans faire du 25 décembre un jour saint, je crois que les chrétiens peuvent, en toute bonne conscience, se commémorer la naissance de Jésus en ce jour. De la même façon, nous nous rappelons la mort et la résurrection de Christ à Pâques, sans avoir de prescription biblique, et même beaucoup d’Églises célèbrent la Réforme protestante le 31 octobre; une tradition qui est venue longtemps après la fermeture du canon biblique.

Certains opposants argueront que la fête de Noël est corrompue par toutes sortes de traditions païennes : la date, la décoration d’un arbre, la visite d’un personnage pendant la nuit, etc.

Personnellement, je n’ai pas grand inquiétude de conscience vis-à-vis de ces questions, mais d’autres en ont.Je n’ai pas de problème qu’une famille décide de ne pas avoir d’arbre de Noël ou de ne pas célébrer cette fête; je crois aussi qu’une Église doit faire preuve de prudence quant à cette question de conscience…

Cependant, je suis assez dérangé par ceux qui veulent imposer unilatéralement leur conscience aux autres (d’un côté comme de l’autre).

 

Je crois qu’en cette période de l’année, il est de mise de republier cette émission que Guillaume Bourin, Alexandre Sarran et moi avions enregistrée sur le thème de Noël dans la Bible et dans la tradition. J’espère que ces quelques réflexions seront édifiantes pour ceux qui les écouteront.

 

ÉCOUTER L’ÉMISSION ICI

 

 

J’en profite pour vous transmettre mes vœux les plus sincères de paix et de joie dans le Seigneur.

 

 

Pascal Denault

 

 

 

 

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Pascal Denault est pasteur de l’Église évangélique de St-Jérôme. Il est titulaire d’une Licence (BA) et d’un Master en théologie (ThM) de la Faculté de théologie évangélique de Montréal. Pascal est l’auteur des livres Une alliance plus excellente (2016, Impact Académia), Solas, la quintessence de la foi chrétienne (2015, Cruciforme), et The Distinctiveness of Baptist Covenant Theology (2013, Solid Ground Christian Books).