Quand Le Bon Combat donne la parole à un arminien (!)

 

Cette semaine, nous offrons la possibilité à Timothée Davi de nous exposer ses 10 mythes que, selon lui, les calvinistes entretiennent au sujet de l’arminianisme 🙂

Voici les 10 mythes en question :

Mythe 1: La théologie arminienne est le contraire de la théologie calviniste
Mythe 2: Un hybride du calvinisme et de l’arminianisme est possible
Mythe 3: L’arminianisme n’est pas une option évangélique orthodoxe
Mythe 4: Le cœur de l’arminianisme est la foi en le libre-arbitre
Mythe 5: La théologie arminienne nie la souveraineté de Dieu
Mythe 6: L’arminianisme est une théologie centrée sur l’homme
Mythe 7: L’arminianisme n’est pas une théologie de la grâce
Mythe 8: Les arminiens ne croient pas en la prédestination
Mythe 9: La théologie arminienne nie la justification par la grâce seule via la foi seule
Mythe 10: Tous les arminiens croient à la « théorie gouvernementale » de l’expiation

Que pensez vous ? À vos réactions !

Bonne écoute de ce 54ème épisode de Que dit la Bible !

 

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“Que dit la Bible ?” est le podcast hebdomadaire du blog Le Bon Combat. Retrouvez l'ensemble des questions posées et de nos entretiens sur l'onglet dédié, en haut et à droite de la barre de menu du site !

  • Il est intéressant d’entendre Timothée Davi (mythe 2) dire qu’il ne saurait y avoir d »hybridation » entre les deux doctrines du salut arminienne et calviniste. Exactement comme Henri Blocher dans le « camp adverse », qui, en Ichthus 1977/71, écrivait qu »Il faut se méfier surtout des solutions “miracles”, faussement supérieures, qui prétendent réconcilier tout le monde, ou renvoyer tous les adversaires dos à dos. » Presque 40 ans après, Henri Blocher répète que pour lui, « il n’y a que 2 positions orthodoxes à considérer : la doctrine calviniste et la doctrine arminienne. » Point barre !

    Pour moi, il y a bien une 3e voie, pas « solution miracle » du tout. C’est une vision qui évite les excès des options autant calviniste qu’arminienne et qui adopte leurs points forts. Moi-même, en évaluant mon accord/désaccord avec les 5 points calvinistes tulip et leurs correspondants arminiens, j’arrive à 25% d’accord avec les premiers (essentiellement la persévérance des saints) et 60% avec les deuxièmes.:-) D’autres arrivent évidemment à des proximités sensiblement différentes des deux « pôles ». D’ailleurs Timothée, en parlant de son 1e mythe, énumère aussi le heureuses convergences entre les deux convictions. Le fait d’être tous résolument d’accord sur la DSP est énorme et nous unit tous ensemble en Jésus-Christ !

    Timothée nous a aussi montré que c’est souvent à tort qu’on juge l’arminianisme comme étant extrême, on a des clichés tenaces. Faut dire que Timothée est le seul arminien contemporain que je connaisse, ils ont si peu écrit, depuis Frédéric Godet. Moi, un jeune pasteur m’a dit péremptoirement qu’avec les catholiques et les libéraux, je suis le seul à ne pas croire à la souveraineté de Dieu. Sans commentaire. Et si on renonçait aux anathèmes-clichés ? Personnellement, je ne serais plus sur ce blog si j’étais animé d’un esprit de clan.

    Concernant la 3e voie, sommes-nous incohérents de croire cela ? J’ai écrit un petit livre d’une centaine de pages pour défendre cette voie qui ne se veut pas un camp retranché fermé barricadé 🙂 (pléonasmes, je sais !) Je ne sais pas encore qu’en faire, car bien évidemment aucun éditeur ne se mouillera avec cette étude à contre-courant de la mode actuelle. Et aucun théologien calviniste de ma connaissance n’a accepté de le lire pour une critique positive.
    Pour le moment, cette étude minutieuse et documentée (pdf) est disponible gratuitement par un petit mail à pourquoi.je.vis@free.fr. Son titre : Dieu ne voudrait-il pas que tous les hommes soient réconciliés avec lui ? Sa visée n’est nullement polémique. Sa lecture devrait aboutir à acquérir la vision d’un Dieu plus grand, plus glorieux et plus aimant, et donc à nous unir pour l’adorer !

    • Jonathan

      D’accord avec toi, le 2ème point est très largement discutable.

      Le contre-exemple systématiquement ignoré est celui du luthéranisme confessant, qui est clairement une position sotériologique intermédiaire si l’on considère les 5 points en question.

      En cherchant moins loin, on peut aussi parler de l’Amyraldisme (dans une certaine mesure).

      Bref, d’autres traditions au cours de l’histoire ont postulé une élection inconditionnelle sans toutefois affirmer un ou plusieurs des 4 autres points.

    • Timothée Davi

      Merci pour ton commentaire Claude, je l’ai lu avec plaisir. J’aimerais avoir le temps de lire ton essai, mais, je vais être honnête, je ne l’ai tout simplement pas.

      Le mythe numéro deux postule qu’il n’y a effectivement pas d’hybride possible entre la position arminienne et calviniste. Est-ce à dire que ce sont là les seules positions existantes, possibles, cohérentes ? Loin de là ! Cela n’était pas ce que ce point prétendait défendre.

      En effet, comme Jonathan l’a souligné, je suis bien au courant et ai étudié la position luthérienne (fameuse pour son paradoxe assumé par la foi – position par défaut tenue par pas mal de chrétiens), amyraldienne, open theist (franchement hérétique selon moi, mais les avis changent à ce propos chez les évangéliques) et surtout la moliniste qui est certainement la plus populaire dans les milieux philosophiques chrétiens.

      Je ne puis juger dans quelle branche ta position tomberait, mais peut-être serais-tu un arminien avec quelques touches spéciales. En effet, la persévérance des saints a été défendue par des arminiens, donc tu peux rajouter ces 25% aux 60 que tu as déjà pour l’arminianisme et cela fait de toi un arminien classique à 85% avec tes 15% qui font de toi un arminien… particulier ! Chaque arminien apporte sa touche, l’arminianisme, comme le calvinisme, est une grande « famille » théologique qui, comme toute famille, est reconnue en tant que tel par certains principes et permet une part de liberté, de particularités à chacun de ses membres. Ainsi l’on parle de Classical Arminianism, Reformed Arminianism, Wesleyan Arminianism, Pentecostal Arminianism, Charismatic Arminianism, Free Will Baptist Arminianism, etc.

      • Pourtant, cher Timothée, je me sens en phase avec beaucoup de calvinistes modérés, allant même jusqu’à Charles-H Spurgeon ou Don Carson.
        Et, curieusement, aussi avec le « père » de beaucoup de calvinistes actuels, James Packer, dans un de ses livres, mais très très peu dans un autre !
        Bien sûr, on me dira : c’est que tu n’as rien compris ! 🙂

        Ne me récupère pas dans le « camp » arminien, Nicolas, je n’aime pas les camps (et les sous-camps) et mon livre a aussi cette visée : celle d’affirmer que le seul critère valide pour distinguer fondamentalement les hommes est la foi en Jésus-Christ reconnu comme Sauveur et comme Seigneur, reçu dans une attitude de repentance, de foi et de consécration.

        Dans mon « essai », comme tu l’appelles, il y a ces 15% perso (oh, c’est certainement moins !); Ils ne consistent nullement en nouveautés (forcément suspectes), mais simplement en mises en relation de doctrines éprouvées mais pas assez vues comme clés du sujet qui nous occupe. Ainsi par exemple la fameuse DSP.

        Ensuite, tu seras d’accord pour admettre qu’on trouve toujours le temps de lire ce qui nous semble important. J’espère que les arminiens ne sont pas aussi fermés que ne le sont les calvinistes dont j’ai parlé.
        Une dernière chose, sache que mon petit livre est truffé de citations analysées. L’une d’elle, c’est… ta fameuse parabole du puits !

        Toutes mes amitiés à toi, et bien sûr à Guillaume, que j’apprécie énormément, tout calviniste pur sucre qu’il est !! Pour ne pas abuser, je ne ferai plus d’autre commentaire public sous cet article, c’en est peut-être déjà un de trop… 🙂

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