Jean Chrysostome sur la tristesse selon Dieu et selon le monde

La tristesse selon Dieu produit une repentance à salut dont on ne se repent jamais, tandis que la tristesse du monde produit la mort.
(2 Cor. 7:10)

Quoi de plus pénible que le chagrin? Néanmoins, quand on s’afflige selon Dieu, cette tristesse vaut mieux que la joie du monde.
La joie du monde s’anéantit. A l’inverse la tristesse chrétienne produit le repentir, et le repentir produit le salut, un salut dont on n’a jamais lieu de se repentir.

Oui, si vous vous affligez de la sorte, jamais vous ne vous en repentirez. Mais c’est tout le contraire qui arrive, lorsqu’on s’afflige selon le monde.

Quoi de plus cher qu’un fils ? Quoi de plus cruel que de le voir mourir ? Et cependant ces parents qui sont inconsolables dans leur douleur, qui se frappent la poitrine, ne tardent pas à se repentir de cet excès de tristesse qui n’a servi qu’à accroître leurs maux, bien loin de les diminuer.

Bien différente est la tristesse selon Dieu. Elle offre un double avantage : jamais on ne regrette de l’avoir éprouvée, et elle a pour conséquence le salut.

La tristesse du monde ne produit aucun de ces résultats.
Ceux qui s’affligent selon le monde s’affligent pour leur malheur. Après s’être affligés, ils se le reprochent; ce qui montre bien l’inconvénient de cette tristesse.

Quant à cette tristesse qui est selon Dieu, c’est tout le contraire. Aussi l’apôtre parle t-il d’un repentir qui produit le salut, un repentir que l’on ne regrette point. Personne, en effet, ne se reprochera de s’être affligé pour ses péchés, d’avoir éprouvé de la douleur et de la contrition.

 

Jean Chrysostome (344? – 407)

Extrait de l’homélie n° 15 sur 2 Corinthiens. 

 

 

Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).

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