genre

Homme et Femme: La question du Pastorat (3/4)

Nous arrivons maintenant à l’examen de la parole donnée par Paul en 1 Timothée 2:12. Mais avant d’étudier ce verset, il nous faut nous poser la question des auditeurs et du but de la lettre.

Il est clair que Paul écrit ici une lettre à Timothée qui est alors  responsable à l’église d’Éphèse (1:1-4). Sa lettre se veut être un encouragement pastoral de la part de Paul pour qu’il persévère dans la bonne doctrine et que celle-ci puisse rester intacte au sein de l’église locale.

En effet les versets 3:14-15 sont particulièrement parlant :

Je t’écris ceci, avec l’espoir d’aller bientôt chez toi ; mais si je tarde, tu sauras ainsi comment il faut se conduire dans la maison de Dieu, qui est l’Église du Dieu vivant, la colonne et l’appui de la vérité.

Paul possède nettement un projet apostolique en tête lorsqu’il écrivit cette lettre. Tout en encourageant Timothée et en adressant des problématiques ecclésiologiques spécifiques, il avait la claire intention que ses prescriptions soient fermement gardées et obéies au sein de l’église d’Éphèse, mais aussi au sein des églises alentour, et cela avec une visée temporelle permanente (usage de l’argument créationnel comme nous le verrons).

Ceci se remarque aussi au chapitre 4, où Paul parle des “derniers temps” (qu’il comprenait comme étant déjà  présents (l’usage du présent au verset 3 le confirme)) et conclut au verset 6 :

En exposant cela aux frères, tu seras un bon serviteur du Christ-Jésus, nourri des paroles de la foi et de la bonne doctrine que tu as exactement suivie.

Paul parlait de ce qu’il a dit juste auparavant, mais il est certain que l’ “exposition” dont Paul parle peut inclure l’ensemble des prescriptions ecclésiologiques de la lettre. L’ensemble de la lettre constitue un rappel concis de doctrines qui devaient être alors rappelées à Timothée pour l’église d’Éphèse afin que celle-ci demeure dans la “sainte doctrine” et sache comment se conduire.

L’ensemble des doctrines développées par Paul ont une portée temporelle qui dépasse la seule église d’Éphèse, car la réalité de la “maison de Dieu” désigne la réalité de l’église locale de tout âge.

Ainsi, lorsque nous lisons cette épître, nous devons garder en tête que Paul désire nous transmettre des principes qui sont aussi pour l’église d’aujourd’hui à moins que Paul n’exprime clairement que cela ne doit pas être  le cas.

 

La question du pastorat

Au chapitre 2, Paul déclare :

Je ne permets pas à la femme d’enseigner, ni de prendre de l’autorité sur l’homme; mais elle doit demeurer dans le silence. Car Adam a été formé le premier, Eve ensuite; et ce n’est pas Adam qui a été séduit, c’est la femme qui, séduite, s’est rendue coupable de transgression.  Elle sera néanmoins sauvée en devenant mère, si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté. (verset 12 à 15).

Je ne pourrais pas me livrer ici à une exégèse poussée dans le cadre limité de cet article (Pour une étude approfondie, je ne peux que conseiller l’excellent livre de T.Schreiner et A. Kostenberger, Women in the Church (2nd Edition)), mais nous pouvons noter les points suivants :

– Paul donne une interdiction formelle et directe (οὐκ ἐπιτρέπω).

– Cette interdiction concerne deux choses précises : “enseigner ” et “prendre autorité sur” (διδάσκειν (…) οὐδὲ αὐθεντεῖν). Ces deux verbes sont à l’infinitif présent, et  donc une traduction telle que “enseigner en prenant  autorité” n’est alors pas justifiée. Le terme “οὐδὲ ” (ni), relie ici deux activités qui possèdent toutes deux une valeur positive : Enseigner la doctrine et Exercer une autorité sur la congrégation (cf. Etude linguistique de Kostenberger).
Dans le contexte de 1 Timothée, il est clair que la notion “d’enseigner” est à comprendre dans la dynamique de la charge d’ancien/pasteur ( 1 Tim 4:11, 6:2 et 2 Tim 2:2). Et c’est en effet là que s’exerce l’autorité : l’autorité de l’ancien s’exerce toujours par la médiation de la parole “prêchée” et “proclamée”. Son autorité est dépendante de l’autorité de l’enseignement biblique. Le terme αὐθεντεῖν (prendre autorité) est loin d’être si obscur que certains voudraient le faire croire, car c’est bien le sens “Exercer une autorité sur” qui est la définition la plus exacte dans le contexte biblique directe en tenat compte l’usage de celui-ci dans le grec koine (cf. Chapitres 2 & 4 de Women in the Church  (Kostenberger & Schreiner)).

– Cette interdiction ne se limite pas au contexte culturel du 1er siècle, mais elle fait partie d’un développement anthropologique de la Bible (v. 13&14) pour les églises de tout temps (cf. chapitre 1 de  Women in the church ; cf. Section 2 de Recovering Biblical Manhood and Womanhood ). Cette interdiction est là pour témoigner de la “primogéniture” d’Adam, du fait qu’Adam a été créé avant la femme. Ainsi l’interdiction “d’enseigner et de prendre autorité” est clairement établie par Paul comme le reflet de la différence “économique” au sein de l’altérité sexuelle qui caractérise l’être humain.

Sauvé en accouchant ?

Il est ainsi important de saisir que le projet divin de créer un homme et une femme complémentaires comporte aussi en son sein le projet de Dieu que cette complémentarité soit exprimée dans l’église locale.

Mais Paul ne dit pas que nos sœurs ne possèdent que l’appel d’être “mère”, ce serait tordre ce que Paul dit.

Le fameux verset 15 souligne que c’est “au sein de leur féminité” (dont la maternité en est une des plus glorieuses et gracieuses manifestations) que les soeurs de nos églises exprimeront une vie de foi où leur Créateur, qui les a créées “femmes”, sera pleinement glorifié. Une vie de foi expression de leur salut dans l’union et la communion en Christ.

Paul soulignait tout simplement que la reconnaissance de la complémentarité des genres au sein de la famille et au sein de l’église locale sont des choses qui font entièrement partie de l’obéissance de la foi, car elles expriment avec gloire et beauté le projet créateur de Dieu. Un projet au sein duquel l’homme et la femme sont égaux en tant que Créatures. Un projet au sein duquel l’homme et la femme possèdent une tâche complémentaire et harmonieuse qui exprime la symphonie anthropologique  primordiale voulue par notre Dieu Père, Fils et Saint-Esprit.

Loin d’être machiste, Paul souligne dans ce fameux verset 15 que la reconnaissance de “sa féminité” fait partie des fruits qui caractérisent l’obéissance de la foi.

Paul a pris l’exemple de “donner naissance à des enfants” comme une des  caractéristiques les plus “transculturelles” pour parler de la “féminité”. On pourrait faire une paraphrase de ce verset qui inclut d’autres éléments de 1 Timothée  en disant :

Eve a été séduite en premier et s’est effectivement rendu coupable d’une transgression. Mais elle sera effectivement sauvée par grâce par le moyen de la foi ( »  si elle persévère avec modestie dans la foi, dans la charité, et dans la sainteté. » (2.15), … tout comme Adam !) au sein de sa féminité, une féminité “renouvelée” où elle se réappropriera  la juste complémentarité qui caractérise le couple et en s’éloignant ainsi de ce “rapport de violence et de domination” qui résulte  de la chute. Cette féminité s’exprime en particulier dans cette grâce que le Seigneur lui a faite d’être celle qui porte et qui donne naissance aux enfants du couple. Ce sera ainsi le cas pour toutes ses “descendantes” (Il faut souligner le passage du singulier au féminin du verset 15a (σωθήσεται δὲ διὰ τῆς τεκνογονίας) à 15b (ἐὰν μείνωσιν ἐν πίστει καὶ ἀγάπῃ καὶ ἁγιασμῷ μετὰ σωφροσύνης)).

Toutes les femmes seront sauvées par le moyen de la foi, tout comme les hommes (Gal 3:28).

Mais le fait d’être une nouvelle créature  en Christ n’élimine pas notre altérité sexuelle :

– Les hommes seront sauvés par la foi au sein de leur masculinité et marcheront dans l’obéissance de la foi tout en accomplissant leur rôle d’homme  dans une dynamique marquée par la grâce (en particulier ce rôle d’autorité qui leur fut  assigné lors de la création caractérisé par un amour sacrificiel).

– Les femmes seront sauvées par la foi au sein de leur féminité et marcheront dans l’obéissance de la foi tout en accomplissant leur rôle de femme dans une dynamique marquée par la grâce (en particulier ce rôle d’épouse qui leur fut  assigné lors de la création et dont le fait  d’enfanter en est une des plus belles manifestations).

L’obéissance de la foi inclut une vie dans laquelle nous reconnaissons et pratiquons notre altérité sexuelle (féminin ou masculin) que nous recevons lors de notre conception.

 

 Mais alors, qu’en est-il de la possibilité qu’une femme puisse exercer un “ministère rémunéré” au sein de l’église locale?

Malheureusement, ce sont les ecclésiologies de types pyramidales où le pasteur est le seul ministère reconnu et rémunéré qui  mènent à  une impasse les projets de nos sœurs de vouloir servir Dieu à plein temps au sein de leur église locale.

Car, au sein d’une vision ecclésiologique qui incorpore une vision complémentaire de l’homme et la femme, la nécessité de faire un budget où il existe des postes rémunérés pour nos sœurs autres que le pastorat devient une évidence non-négociable. C’est ironique, mais je pense que le mouvement féministe qui a poussé à la reconnaissance du pastorat féminin souffre d’un certain syndrome pyramidal et  enferme  les femmes dans une vision trop étriquée de ce qu’est le  “ministère” dans l’église locale. En effet, ils n’ont pas su réévaluer un de leurs présupposés de base qui est celui de  comprendre le “poste pastoral” comme le seul “poste rémunéré” où nos sœurs pourraient développer leurs capacités dans la théologie, l’accueil, l’accompagnement, le catéchisme … .

Voici une réflexion très intéressante de Paul Wells à ce sujet :

1 Timothée 2 et 1 Corinthiens 11 parlent du culte de l’Eglise. Dans 1 Timothée 2 et 3, la femme ne doit pas occuper la charge “d’episkopos-didaktikos”, assumer l’office de celui qui conduit l’ assemblée dans la prière, la prophétie et l’instruction. Le fait que l’apôtre fait référence à la soumission et à la loi dans 1 Corinthiens 14 indique que son argument concerne non pas n’importe quelle façon de parler, mais le fait de parler quand on a une position de responsabilité (ou d’autorité).

Ceci ne veut pas dire, bien sûr, que la femme ne peut pas prier ou prophétiser. La restriction concerne ces fonctions exercées officiellement par le responsable de l’assemblée. Si tous peuvent prophétiser selon 1 Corinthiens 14.23- 24, il s’agit ici d’un charisme donné à tous et qui n’implique pas une position d’autorité dans l’assemblée. 14.33b renvoie à 11.16 et aux traditions établies (voir aussi la question rhétorique dans 14.36). Dans ce cas, le silence des femmes indique non les charismes, mais la charge de conduire l’assemblée. (…) La femme, sans aspirer à devenir responsable de l’Eglise, doit accomplir sa vocation créationnelle de vis-à-vis (qui comprend, mais ne se limite pas, à celle d’épouse et de mère de famille, à laquelle est associée son «salut»: 1 Tim 2.15).

La personne de “l’episkopos” doit renforcer le principe fondamental du couple, non le contraire. L’exercice par une femme de l’ autorité sur les hommes-époux dans l’Eglise implique un renversement de la structure de responsabilité au sein du couple et des familles de l’Eglise; il dévalorise, en même temps, la maternité des femmes qui sont mères.

“Le souci de Paul n’est pas culturel et superficiel. Ce qui se passe dans l’Eglise ne doit pas renverser ou dévaloriser les rôles et donc les relations, enracinés dans la création de Dieu, qui appartiennent respectivement aux hommes -époux et pères -et aux femmes -épouses et mères.” (Barrett dans Evangelical Quarterly, 1989,237)

(Revue Promesse n° 116 (http://www.promesses.org/arts/116p21-31f.html))

 

Ainsi, le texte de Paul quant à l’interdiction du pastorat féminin est clair, mais ce sont les applications de ce texte qui vont nous demander le plus de travail pour savoir articuler une saine et sainte complémentarité dans les “postes rémunérés” au sein de nos églises et de nos fédérations.

 

Encore une fois, voici la conclusion très pertinente de Paul Wells :

 

Ces textes bibliques n’ont pas pour contexte la culture, mais la création et la christologie. Ils sont donc transculturels et, ainsi, ne se périment pas dans l’Eglise, où l’ordre créationnel n’est pas gommé, mais restauré et purifié. Ils indiquent que le rôle d’autorité et d’enseignement dans le culte public incombe à l’homme et que la femme ne peut pas y accéder sans déshonorer son “chef”.

Ils ne traitent pas de coutumes locales, mais de traditions qui remontent à Jésus ou, au moins, aux apôtres; ils sont donc d’application générale: pour toute l’Eglise. Ils ne dévalorisent pas la femme, car ils concernent non sa nature, mais sa fonction. Les respecter ouvre, au contraire, la voie à l’exercice d’une diversité de ministères, autres que celui de conducteur-pasteur, qui soient utiles et bienfaisants pour toutes et tous dans l’Eglise.

S’écarter de l’enseignement biblique à cet égard me semble grave pour deux raisons:

– ce serait modifier le fondement apostolique de l’Eglise;

– ce serait permettre que s’établissent de nouvelles structures de relations entre les femmes et les hommes dans les autres domaines de la vie, surtout dans la famille, au sein de laquelle la subordination de la femme n’est rien moins qu’un modèle de comportement christique… comme c’est aussi le cas dans l’Eglise;

– ma conviction en ce qui concerne le pastorat féminin est fondée sur trois textes, interprétés selon l’analogie avec d’autres textes bibliques (avant tout ceux de la Genèse, Ephésiens 5 et 1 Pierre 3.1- 7) traitant le rapport créationnel homme-femme et la nature du ministère consacré. Ce fondement, s’il peut sembler mince, est néanmoins largement suffisant. Aucun texte sur le ministère dans l’Eglise permettant aux femmes de devenir anciens-enseignants ne lui est, en effet, opposable. Est-il permis de modifier les structures de l’Eglise sans une raison biblique explicite (voir 1 Corinthiens 14.36-38)?

Arguer du silence de l’Ecriture sur le pastorat féminin ne revient-il pas à supposer que celle-ci est insuffisante sur ce sujet? Pouvons-nous remplacer son message explicite pour des raisons “culturelles et sociologiques”, finalement très faibles, sans contrecarrer l’autorité de l’ Ecriture sur ce point? N’est-ce pas en adoptant une herméneutique relativiste sur une question que nous nous ouvrons au pluralisme sur toutes les autres?

(Revue Promesse n° 116 (http://www.promesses.org/arts/116p21-31f.html))

La prochaine fois, nous étudierons la validité de l’affirmation de certains qui soulignent que nous devons dépasser cette compréhension, tout comme nous ne pouvons plus accepter l’esclavage aujourd’hui.

 

Site à consulter : Council on Biblical Manhood and Womanhood

Livres à consulter :

– A. Kostenberger & T. Schreiner, Women in the Church.

– W. Grudem & J. Piper, Recovering Biblical Manhood and Womanhood.

– B. Reaoch, Women, Slaves, and the Gender Debate: A Complementarian Response to the Redemptive-Movement Hermeneutic.

 

 

 

DS

 

 

 



Je suis marié, et le Seigneur nous a fait la grâce d’avoir trois enfants. Je suis actuellement Pasteur Stagiaire sur Montréal. Je suis passionné par le Nouveau Testament, la théologie systématique et l’herméneutique. J’affectionne particulièrement les écrits des réformateurs, de Cornelius Van Til, Vern Poythress, John Frame, Greg Beale et John Piper.


  • Bonjour
    Darby traduit correctement ce verset de 1 Timothée 2.15, ce qui donne un éclairage meilleur… (Si cette traduction correcte aurait été toujours faite cela aurait peut-être évité aux mormons de devenir polygames)…
    D’autre part pour le « service » « féminin » vous devriez lire « Libérées par Christ pour son service » de Madame A. Blocher-Saillens.
    J’utilise le mot « service » à la place du mot « ministère » car ce mot monte un peu trop à la tête de certains…
    Sincèrement vôtre
    Jean

    • Bonsoir Jean,

      La traduction de Darby est littérale, sur ce passage y compris, mais n’explique pas pour autant le jeux grammatical qui existe, notamment entre le singulier (“elle sera sauvée”) et le pluriel (“si elles persévèrent”).
      Libérées par Christ pour son service date un peu, et ses arguments ont été démontés depuis longtemps. Les débats se focalisent essentiellement sur le contexte Ephésiens de 1 Timothée.

      Je laisse Daniel Saglietto répondre s’il a quelques commentaires à ajouter.
      Guillaume

  • Nathanaël

    Bonjour à chacun,

    La question du ministère féminin est un vaste débat… Beaucoup de points de divergence existe sur l’interprétation des textes bibliques. J’aurai cependant une question:
    Admettons que nous ne soyons pas partisan du ministère pastoral féminin, que pensez des femmes qui ont ministère fort et qui porte du fruit? On reconnait un fruit à son arbre. Comment mettre en équilibre ce que l’on peut voir aujourd’hui dans ces ministères et les textes bibliques cité?

    • Hello Nathanaël, et merci pour ton commentaire.

      Je ne sais pas ce que tu entends par “fruit”, et ce à quoi tu fais référence exactement.

      Pour répondre d’une manière générale, je dirais qu’il faut bien prendre garde de ne pas adopter une interprétation absolument pragmatique des circonstances.
      L’histoire de l’Eglise regorge d’exemple de personnes qui ont obtenu de brillants résultats, tangibles et réels, et qui pourtant ont agi d’une bien mauvaise manière. La fin n’est pas toujours la démonstration du bienfondé des moyens…

      Ta question est légitime, et elle est régulièrement soulevée. En réponse, je donne généralement l’exemple des conversions au travers du ministère des Témoins de Jehovah : ils prêchent un faux évangile basé sur les oeuvres, leur Bible même est trafiquée, et pourtant des cas de personnes régénérées au travers de leur action existent. Est-ce que cela justifie leur doctrine, leurs principes ou leurs méthodes? Certainement pas.

      En d’autres termes, il y a un point où le pragmatisme ne saurait aller.

      Cette réflexion est générale. Elle ne s’applique pas uniquement au sujet qui nous occupe, mais aussi à nos propres vies. Au jour du Seigner, notre vie ne sera pas évaluée uniquement sur la base de ce que nous avons fait, mais aussi de pourquoi nous l’avons fait.

      J’espère que ça peut te donner quelques éléments de réponse.
      En Christ,
      Guillaume

    • Bonjour Nathanaël,
      Je te remercie pour ton commentaire. Guillaume t’a déjà donné une réponse, mais je voudrais juste rajouté une réflexion supplémentaire.
      Dieu, dans sa grâce, donne à l’église locale des hommes et des femmes précieux et doués pour qu’ensemble nous puissions croître et avancer. Comme je l’ai dit dans l’un des articles, il est vraiment trop étroit de croire que si une femme ne peut accéder à un ministère pastoral, on l’empêche de servir et on fait obstruction au Saint-Esprit…car l’auteur de la Parole ne se contredira jamais. Par contre, je crois que c’est à l’équipe des anciens/Pasteur et à l’église locale de savoir discerner les dons de chacun et de les encourager. Si une femme est convaincue d’être appelé pour le ministère pastoral, je dirai simplement qu’il est possible que cette soeur soit effectivement appelé à servir le corps du christ, mais la « position » à laquelle sera nommé ne pourra pas être « pasteur » si nous voulons respecter les écritures. Si elle produit déjà du fruit, ce « fruit » devra être évalué et être un encouragement le cas échéant pour qu’elle puisse servir au sein de l’église dans un service particulier, mais une fois encore, nous ne pouvons pas faire comme si Paul n’avait rien dit 🙂 .
      En Christ,
      Dan S.

  • M

    Chacun faisait ce qui lui semblait bon ; il y eut des femmes « remarquables » quand les hommes faisaient défaut ? ou pour quelle raison ( si tant est que l’on puisse comprendre) ?

    Avons-nous les preuves que les hommes ne font pas défaut dans ces temps d’apostasie ? Et au cours des siècles antérieurs ?

    En le tolérant, Dieu ne rétablissait-il pas une certaine justice puisque les hommes virent (péché de Eve) que les filles des hommes étaient belles et que gd nombre transgressèrent la volonté divine initiale dans le mariage par la dureté de leur coeur (révélée dans la question même des disciples au Seigneur) ?
    Ceux qui disent que « il n’y a plus ni homme ni femme en Christ » s’applique au salut manquent un peu de bon sens comme si Paul avait douté du salut de Sara par exemple ou de ces hommes et femmes étrangers à Israël qui préfiguraient déjà le salut pour toutes les nations.

    Des ministres de la Parole, en place et qui portent du fruit, admettent leur propre épouse dans le pastorat ; j’évite de nommer mais tous peuvent vérifier sur internet.

    Pourquoi ne sommes-nous pas dans le consensus ?

    Tout cela est regrettable et sûrement dommageable mais dans quelle mesure…

  • M

    j’ai oublié d’exprimer que je n’entre pas en résonance ni en r(ai)sonnance avec les prêches des femmes en général. Mon coeur ne vibre pas donc. Je m’en tiens aux prédicateurs donc !

    Fraternellement.

    • Bonjour,
      Merci de votre commentaire. Le but de cet article n’était pas de démontrer que Dieu n’avait pas utilisé ou ne pouvait pas utiliser des femmes remarquables au sein de son Eglise, mais simplement de saisir avec justesse l’enseignement de Paul quant à la position de l’ancien dans l’église. Le corps de Christ est composé de plusieurs membres et nous ne sommes pas tous des yeux ou des mains ou des pieds…. . Paul souligne clairement la notion de complémentarité au sein de l’altérité sexuelle, que ce soit dans le couple ou que ce soit dans l’organisation de l’église locale.
      Galates 3.28, pris dans son contexte, ne peut être compris dans une optique féministe, Paul souligne premièrement que le sexe, la nationalité, la condition sociale ne jouent aucun rôle dans notre accès au salut et être ainsi héritier selon la promesse.
      Dieu nous a parlé dans sa Parole et notre devoir en tant que disciple du Christ et de comprendre cette Parole et de la mettre en pratique cette Parole pour la seule gloire de son nom.
      Fraternellement,
      Dan S.

  • M

    Merci pour votre réponse.

    Je pensais que vous comprendriez que par femmes « remarquables » je parlais des exemples de femmes ayant autorité : Déborah, hulda

    • …les ministères de Déborah et de Huldah n’étaient pas des ministères d’enseignants comme celui qu’exerçaient les prêtres. Déborah a affirmer au contraire la nécessité qu’un homme soit à la tête du peuple et Déborah n’a jamais elle-même exercé une quelconque autorité royale. Le ministère prophétique de ces deux femmes est à être séparé avec les ministères de leadership et d’enseignants alors existants.
      Pour approfondir ces questions voici une ressource gratuite qui encadre bien ces question :
      http://cdn.desiringgod.org/website_uploads/documents/books/recovering-biblical-manhood-and-womanhood.pdf?1414777990
      Fraternellemen,
      D.S.

      • M

        .. le lévite dit à Mica, « tu me serviras de père et de prêtre » Et Déborah dit dans son cantique inspiré : « quand je me suis levée comme une mère… » cela est troublant si l’on fait le rapprochement avec l’enseignement de la mère.

  • M

    Ce sont des hommes qui ont sorti gal3.28 de son contexte, pas moi, qui n’ai nullement la fibre féministe. Mais j’ai pu lire ces non-sens dans de nombreux forums

  • M

    Je me questionne car je pense que cela est bon et me garde dans l’humilité plus que l’affirmation péremptoire. Je suis d’hier et je ne sais rien alors j’ai soif d’apprendre, de comparer, confronter dans un esprit paisible.

    • …il n’y a pas de soucis, nous aimons partager et débattre sur le bon combat 🙂 . Pour le passage de Juges 17, Mika était un homme avec de gros problèmes 🙂 . Et la phrase de Deborah n’implique pas une position d’autorité semblable à celle du roi ou du prêtre.
      Nous sommes tous en chemin à l’école de notre Seigneur Jésus Christ et notre appel et de grandir dans sa connaissance par Sa Parole.
      En ce qui me concerne, mon grand désir est d’être formé et transformé par la Parole et ne jamais faire l’inverse avec l’aide du Seigneur. C’est un chemin, c’est une marque qui nous est commune à tous.
      En Christ,
      Dan

  • Bonsoir,
    Lorsque Paul écrit à Timothée, existait-il déjà l’évangile écrit ? Irénée de Lyon et ses coauteurs, lorsque l’évangile aura été écrit ‘transféreront’ la colonne de la vérité de l’Eglise à l’évangile écrit : livre 3 : cet évangile, les apôtres l’ont d’abord prêché, puis ils l’ont écrit, afin qu’il devienne le fondement et la colonne de notre foi. Irénée (ou encore Augustin) verront l’autorité dans les écritures (les 4 évangiles). (et avec elles, les lettres de Paul, les Actes, etc)

    • …. j’ai oublié l’essentiel ! 🙂

      Donc, l’autorité était celle des apôtres, et encore plus celle de Jésus. Lui a donné l’enseignement à transmettre, les apôtres n’ont fait que transmettre l’enseignement de Jésus. Puis, l’enseignement a été écrit, Les écrits font maintenant autorité ; l’antique tradition/instruction des apotres.

      Nous pouvons tous lire l’enseignement. Il a été écrit. Que voudrait-on enseigner de plus, que l’on soit homme ou femme ?

      Généralement, ce qui est appelé enseignement est soit de l’exhortation, soit de l’encouragement : exhortation à ‘marché droit’, encouragement à se confier en Dieu ,,,

      Les premiers chrétiens se transmettaient et gardaient l’enseignement donné et ils lisaient l’enseignement, ou …. ???

      Si oui, qu’on soit homme ou femme, l’autorité est celle des écritures, et qu’on soit homme ou femme, la matière a enseigner à été écrite, il n’y aurait donc plus rien à enseigner ‘de plus’ (si ce n’est la géographie, la culture-société des époques bibliques, donc de l’histoire et en tout premier, certainement la langue française ,,,, que tous puissent lire avec aisance n’importe quel livre, des hébreux aux proverbes ….

      • Bonsoir,
        Il est important de se recentrer ici sur ce qu’enseigne Paul quant aux caractéristiques de l’enseignement et des personnes désignées pour cela. Je pense que Paul a suffisamment éte clair. C’est en tout ce que j’ai essayé de développer courtement dans cette série.
        En Christ,
        Dan S.

        • Bonjour,
          Oui d’accord. Je me suis donc portée sur le contexte immédiat (la première lettre de Tim) pour rechercher ce qu’était la matière à enseigner

          Car quel est l’enseignement a ne pas enseigner, me semble une question préalable incontournable.

          Uniquement dans Tim 1, j’ai relevé la matière à enseigner :

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          Re: Comment célébrer le repas du Seigneur ?

          Message par Au revoir Aujourd’hui à 6:36
          Pour la lettre morte : 2 Corinthiens 3:6
          Pour Jésabel : elle a entrainé d’autres vers le paganisme, vers les idoles … je ne vois pas le rapport entre le pain et Jésabel quoique … il y a eu des Phobée (ministre (servente-diaconesse) et présidente, dirigeante) prostates (féminin de proistemi) ou encore des Junias (Romains 16) femme et aportre qui a passé pour un homme pendant des siècles … depuis que l’enseignement est écrit, il n’y a plus rien à enseigner. C’est à dire, homme et femme peuvent lire l’enseignement, l’évangile écrit, la colonne et le fondement de notre foi (Irénée et ses coauteurs, milieu du livre 3) Pour le pain, la didachè voit aussi ‘tous les chrétiens’ éparpillé sur la terre, dans le pain …

          Emmanuel, une chose me surprend, hors de nos débats ici, c’est qu’actuellement, dans tous les milieux chrétiens, à la télévisons, du ‘haut de la chair’, sur Internet, il nous est dit en long et en large : lisez la Bible. La Bible EST le libre le plus commentés, le plus achetés, l’unique livre traduit en plus de 2000 langues et donc, lire la Bible, de la part des jeunes, des vieux, des hommes, des femmes, des non-instruits est vivement recommandé. Or comprendre la pensée des apotres, l’enseignement de Jésus est une chose ‘normale’ pour énormément de personnes … essayer de comprendre … et souvent, ‘nous’ avons été enseigné par de petits passages, relevés isolément ici ou là ………. tous, tous, dans tous les milieux. Découvrir l’entier des passages, de la Bible, me semble donc tout à fait quelque chose d’usuel … tu sembles surpris qu’une femme parle de la Bible. Les femmes savent lire et écrire dans passablement de pays ! Smile

          Emmanuel, à quoi bon cette discussion, dans quel but, pour quelle finalité ? Est-ce utile à quelque chose ? Tu sous-entends plusieurs fois que je comprends mal … et que tu aurais mieux compris que moi … c’est le genre de discussion en ‘je’ et ‘tu’ qui n’édifie personne. C’est un vain discours inutile, tant dénoncé par Paul

          Je relisais 1 Timothée sur ce qu’il ne faut pas faire : Ne pas laisser enseigner

          afin de recommander à certaines personnes de ne pas enseigner d’autres doctrines,(…) qui produisent des discussions plutôt qu’elles n’avancent l’oeuvre de Dieu dans la foi. Le but du commandement, c’est une charité venant d’un coeur pur, d’une bonne conscience, et d’une foi sincère. Quelques-uns, s’étant détournés de ces choses, se sont égarés dans de vains discours; ils veulent être docteurs de la loi, et ils ne comprennent ni ce qu’ils disent, ni ce qu’ils affirment. Nous n’ignorons pas que la loi est bonne, pourvu qu’on en fasse un usage légitime (1Timothée 1:3:Cool
          Repousse les contes profanes et absurdes.(1 Tim 4:7 )
          O Timothée, garde le dépôt, en évitant les discours vains et profanes, et les disputes de la fausse science dont font profession quelques-uns, qui se sont ainsi détournés de la foi. Que la grâce soit avec vous!
          Si quelqu’un enseigne de fausses doctrines, et ne s’attache pas aux saines paroles de notre Seigneur Jésus Christ et à la doctrine qui est selon la piété, il est enflé d’orgueil, il ne sait rien, et il a la maladie des questions oiseuses et des disputes de mots, d’où naissent l’envie, les querelles, les calomnies, les mauvais soupçons, les vaines discussions d’hommes corrompus d’entendement, privés de la vérité, et croyant que la piété est une source de gain. (1 Tim 6:3ss)

          C’est donc ce qui deviendra l’évangile Ecrit ?

          Es-tu d’accord ?

          • C’est pas le bon copier.coller. Tu peux me sup ce message `Merci
            Je refais

  • M

    Sauf que j’ai interverti les personnages dans mon com et que la suite n’a plus le même éclairage !!

    Je me demande aussi comment les veuves, femmes divorcées, jeunes filles d’aujourd’hui peuvent être concernées par la parole qui interdit de prendre de l’autorité sur l’homme mais de le questionner à la maison. Surtout celles qui sont unies à un inconverti ; je ne comprends pas non plus à travers l’exhortation de se soumettre les uns autres que cela signifie qu’elles doivent la soumission à tous les hommes ; hommes et femmes, nous sommes enseignés par l’onction, Christ en nous.

    Bref, encore de bons questionnements en perspective, dans la soumission à Christ, cela est par contre on ne peut plus clair, en long et en large dans les écritures.
    Bien à vous

    • Ce sont de très bonnes questions qui nécessitent effectivement plus qu’une simple réponse dans un commentaire. Je ferais de mon mieux pour faire un article annexe à ce sujet dès que possible .
      En Christ,
      Dan S.

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