Le Bon Combat Réflexions théologiques centrées sur Christ 2018-08-16T05:01:41Z http://leboncombat.fr/feed/atom/ WordPress Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Pourquoi la discipline d’Église est elle nécessaire ?]]> http://leboncombat.fr/?p=10987 2018-08-16T02:02:01Z 2018-08-16T05:01:41Z

Pourquoi la discipline d’Église est-elle si impopulaire ?  Il est clair que le sujet peine à recueillir l’adhésion d’une large partie du monde évangélique moderne : rarement abordée du haut de la chaire, la discipline d’Église n’est, dans les faits, pratiquée que de manière anecdotique.

 

Qu’est-ce qui explique un tel désintérêt ?

Beaucoup ignorent — volontairement ou non— les enseignements bibliques à ce sujet. Pour certains, c’est un thème secondaire du Nouveau Testament. Pour d’autres, il s’agit d’une pratique d’un autre âge, l’héritage d’une période plus dure désormais révolue en ces temps de « grâce ». Dans l’esprit de beaucoup de croyants, la discipline est associée à la chasse à l’hérésie, à l’intolérance, à l’oppression, à la dureté de cœur, à la méchanceté, et, d’une certaine manière, au légalisme pharisaïque que Jésus cherche à tout prix à dénoncer dans les Évangiles.

Les abus sont régulièrement pointés du doigt ; personne ne veut qu’ils se reproduisent, et l’on préfèrera fermer les yeux sur une situation de péché, même publique, plutôt de prendre un tel risque.

L’individualisme (peut-être devrions-nous parler d’égoïsme) n’y est certainement pas étranger. « Suis-je le gardien de mon frère ? », demandait Caïn dès les premiers temps de l’histoire de l’humanité. La discipline est coûteuse pour l’Église parce que la situation de notre frère ou de notre sœur devient la nôtre, parce que la communauté entière se retrouve engagée dans la vie de l’un de ses membres en difficulté.

Les situations de discipline débouchent parfois sur des conflits, voire sur de véritables divisions. Les responsables qui sont appelés à la mener ont parfois peur de la confrontation, d’un exode de membres, et, en certains cas, de « représailles ». La crainte de voir partir la personne placée sous discipline est légitime, mais nombre de motivations peu honorables peuvent s’y glisser, par exemple lorsque la personne en question est un important contributeur financier de l’église.

 

 

Pourquoi la discipline d’Église est-elle nécessaire ?

Nous pouvons citer de nombreuses raisons scripturaires. Tout d’abord, les Écritures l’exigent (Mt 18 ; 1 Co 5) car elle sert à maintenir, autant que faire se peut, la pureté de l’Église (1 Co 3.17 ; Ép 5.25-27), surtout aux yeux de « ceux du dehors » (1 Tm 3.7).

Là où certains y voient un générateur de division, les auteurs inspirés la présentent comme un facteur de croissance et d’unité du corps de Christ. Elle restaure le frère ou la sœur qui erre à l’obéissance et à la communion fraternelle (1 Co 5.5 ; 2 Cor. 2.6,7,10 ; Gal. 6.1 ; 2 Th 3.14-15). Elle dissuade ceux qui seraient tentés d’en faire de même (1 Ti 5.20). Elle conduit à la repentance celui qui s’y soumet humblement, lui évitant ainsi une discipline éternelle (1 Co 5.5).

La discipline d’Église prévient l’infection, la contagion du mal sous toutes ses formes. Le péché, en effet, est rarement une affaire individuelle : il a presque toujours des ramifications communautaires (2 Co 2.5). La discipline d’Église exercée avec sagesse, empathie, et dans le respect des indications de l’Écriture, préserve la communauté des châtiments divins (Ap 2.14-25).

De toute évidence, Paul croyait que la volonté de l’exercer de manière biblique était l’une des marques de la maturité d’une Église (2 Co 2.9).

 

Il ne s’agit pas de promouvoir une atmosphère punitive, ou d’encourager la dénonciation et la réprimande au détriment d’une saine empathie qui pousse les croyants à « porter les fardeaux les uns des autres » (Ga 6.2). La discipline d’Église vise toujours la restauration du croyant, et non sa destruction (2 Co 10.8).

Les abus biens réels ne devraient pas nous conduire à abandonner la discipline biblique. Nos erreurs et nos manquements ne sont pas un motif valable pour abandonner les enseignements de la Parole.

 

 

 

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Renaud Genevois http://www.leboncombat.fr <![CDATA[L’analogie de la foi : une clé d’interprétation simple mais essentielle]]> http://leboncombat.fr/?p=10993 2018-08-12T19:31:25Z 2018-08-15T05:01:19Z

Quand nous lisons un texte, ne serait-ce qu’une carte postale d’un ami parti en vacance, nous sommes obligé de faire un travail d’interprétation. Qu’est-ce qu’il a bien voulu dire ? Dans quel contexte est-ce qu’il a écrit cela ? En effet, en écrivant par exemple : « Ces vacances sont longues », notre ami peut soit vouloir dire que le temps est long où il est et qu’il s’ennui, ou bien alors il veut nous faire remarquer que la durée de ses vacances est longue et qu’il est heureux de pouvoir en profiter autant. Nous allons donc devoir « deviner » en cherchant des indices dans la lettre sur quel ton il a bien voulu dire cela. Ce travail d’interprétation s’appelle l’herméneutique. Et s’il est nécessaire pour comprendre la lettre de notre ami, à combien plus forte raison il le sera pour comprendre le texte biblique qui date de plusieurs milliers d’années et qui a été écrit par des auteurs différents dans des contextes et des cultures différentes de la nôtre.

Mais parmi tous les outils que nous fournit la discipline de l’herméneutique, il y en a un qui est particulièrement important et qui est malheureusement trop souvent ignoré ou négligé par les personnes de nos assemblées. Je veux parler de ce qu’on appelle l’analogie de la foi.

 

 

1- Qu’est-ce que l’analogie de la foi ? 

Ce terme peut paraître un peu obscur, mais il est en réalité très simple à comprendre. Quand nous étudions un passage biblique – qu’il s’agisse d’un verset, d’un chapitre ou même d’un ensemble plus important – nous devons toujours le confronter avec le reste de ce que dit la Bible sur le même sujet dans son ensemble. Le but étant d’arriver à une compréhension plus claire et plus globale du thème que nous sommes en train d’étudier dans notre passage.

Par exemple, vous êtes en train d’étudier un passage de l’évangile de Matthieu où Jésus parle des petits enfants. Commencez par réellement étudier ce passage sans regarder autre chose. Mais une fois cela fait, allez voir dans les autres évangiles les passages qui sont parallèles à ce texte et même les autres passages où Jésus parle des petits enfants, que ce soit dans Matthieu ou dans les autres évangiles. Cela vous donnera une compréhension plus juste de ce qu’il a voulu dire. Les petits enfants ont-ils des anges gardiens personnels ? Cela vous paraîtra clair chez Matthieu, pourtant ça le sera beaucoup moins en regardant les autres passages.

Le but est donc d’éclairer un passage avec d’autres passages pour qu’il devienne plus clair. Il y a donc quelques règles à respecter. Ce sont par exemple les textes clairs qui doivent éclairer les textes obscurs, et non l’inverse. Eclairer la doctrine généralement claire des épîtres avec l’Apocalypse est donc globalement une erreur (ce qui ne veut pas dire que l’Apocalypse n’a rien à nous apprendre en lui-même, bien au contraire). Ensuite, il faut respecter le mouvement de la Révélation progressive de Dieu. On éclaire donc l’Ancien Testament avec le Nouveau, et non l’inverse (bien que l’Ancien nous aide à mieux comprendre le Nouveau Testament).

Il ne faut pas oublier non plus ce qu’on appelle le principe de la première mention. Une chose qui est rapportée dans la Bible en premier (comme par exemple le parler en langue en Actes 2) nous aidera à mieux comprendre les autres mentions qui en seront faites par la suite. Pour ce qui est de l’intertextualité (un texte repris d’un autre texte), il faudra aller voir dans le passage original ce que l’auteur voulait dire avant de pouvoir comprendre pourquoi notre auteur fait cette citation.

 

 

Un présupposé 

Il y a bien entendu un présupposé dans cette méthode qui est le suivant : toute la Bible est inspirée de Dieu et est sans erreur, infaillible. Elle fait par conséquent autorité dans nos vies. C’est cela qui va nous permettre de pouvoir légitimement interpréter la Bible par la Bible, que la Bible, toute la Bible (sans bien entendu négliger le contexte, le genre littéraire, et ce qu’ont put dire les interprètes bibliques qui nous ont précédés dans l’Histoire de l’Eglise).

Historiquement, Jean Calvin est celui qui a vraiment mis ce principe en avant dans son « Institution », bien que les Pères de l’Eglise l’utilisaient déjà avant lui. Il est tiré de la Bible elle-même, et plus précisément de l’apôtre Paul : « Nous avons des dons différents, selon la grâce qui nous a été accordée. Si quelqu’un a le don de prophétie, qu’il l’exerce en accord avec la foi » (Rm 12.6). Le mot « en accord » pouvant aussi être traduit « selon l’analogie de ».

La foi ne concernant pas dans ce passage la foi personnelle du croyant, mais plutôt l’ensemble de tout ce que le croyant doit croire objectivement (cf. Jd 3). On peut également remarquer que l’analogie de la foi va également avoir besoin des autres matières théologiques pour être faite d’une bonne manière, comme par exemple la théologie biblique et la théologie systématique (voire même la théologie historique).

 

 

Conclusion

Pour terminer, nous voyons donc que ce principe est capital afin d’avoir une saine compréhension des textes bibliques. Appliquer à chaque interprétation, il évitera beaucoup d’erreurs de compréhension, et beaucoup de fausses doctrines comme l’arianisme disparaissent d’elles-mêmes puisqu’elles sont en contradiction avec l’ensemble de ce que dit la Bible.

Bien entendu, même si la Bible est infaillible, nous sommes des êtres humains pécheurs et finis, ce qui sous-entend que notre interprétation, même éclairée par le Saint-Esprit reste faillible. Il ne faut donc pas oublier d’être humble, même avec les bons outils. Il ne faut pas non plus oublier également que la théologie est toujours en tension, mais que cette tension est nécessaire pour maintenir un bon équilibre dans notre foi.

De mon point de vue, la Bible enseigne donc la totale et absolue souveraineté de Dieu, mais également la liberté relative de l’homme qui est tenu responsable de ses choix. L’analogie de la foi pourra donc nous aider à supprimer les contradictions, mais elle ne fera pas disparaître les paradoxes bibliques. De plus, ce principe nous aidera également à mieux voir Christ dans toutes les Ecritures car il en est le sujet principal (Lc 24.44-47). L’analogie de la foi nous aidera donc à avoir une lecture plus christocentrique, mais également à enrichir nos applications pratiques en nous donnant plus d’exemples.

Je nous encourage donc à ne jamais l’oublier et à aider nos frères et sœurs dans l’Eglise à le mettre en pratique. Des chrétiens plus forts amèneront une Eglise plus forte.

 

 

 

 

 

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Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Comment aborder les dix commandements ?]]> http://leboncombat.fr/?p=11005 2018-08-14T03:43:58Z 2018-08-14T05:01:19Z

C’est ici le début d’une série d’épisodes de Coram Deo qui va s’étaler sur plusieurs mois, et qui a vocation à aborder l’éthique biblique sous l’angle des dix commandements (Ex 20 ; Dt 5). Dans ce 94ème épisode, nous discutons essentiellement de grands principes interprétatifs s’appliquant à ces deux passages

 

 

Voici les questions que nous abordons dans cet épisode :

(1) Quelle était le rôle des dix commandements pour l’audience initiale?

(2) Quel est le rôle des dix commandements pour l’Église?

(3) Comment puis-je personnellement tirer profit de ma méditation des dix commandements ?

 

Comment considérez-vous les dix commandements ? Que faites-vous pour les méditer ? Ces ressources sur le même thème pourraient vous intéresser :

 

Prenez donc le temps d’écouter cet épisode et les ressources additionnelles ci-dessus et, comme à l’accoutumée, faites-nous part de vos retours via les commentaires ou notre formulaire de contact.

 

>> Musique : Bob Dylan, Knockin On Heaven’s Door
>> Prochaine émission : La justice… (avec Fred Bican)
>> Retrouvez la liste de tous les épisodes ici

 

 

 

 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Non, Dieu ne change pas d’avis à cause de votre repentance…]]> http://leboncombat.fr/?p=10996 2018-08-12T20:59:27Z 2018-08-13T05:01:15Z

Notre série sur Jonas continue. La semaine dernière, nous regardions à ce passage bien connu dans lequel le prophète est avalé —et recraché— par un énorme poisson. Cette expérience a transformé le prophète rebelle, il n’est plus le même homme ; désormais, il accepte sans sourciller la mission que Dieu lui donne…

 

 

C’est donc sur le chapitre 3 que nous nous focalisons cette semaine. Dans celui-ci, Jonas s’en va avertir les Ninivites de la grande menace qui pèse sur eux. Et, à la grande surprise du lecteur, un grand mouvement de repentance commence dans la ville et s’étend jusqu’aux plus hautes couches de la société.

Voici quelques-uns des éléments frappants que nous relevons dans ce chapitre :

(1) Jonas y obéit aussi promptement qu’il a désobéit dans le chapitre 1. L’appel de Dieu est formulé de la même manière, et la réaction du prophète, bien que diamétralement opposée, suit également la même construction qu’au chapitre 1.

(2) Le message dont Jonas est porteur n’est pas détaillé. Il est simplement résumé sous la forme de cinq termes hébreux  (cf. v.4). De toute évidence, le contenu de sa prédication était bien plus longue.

(3) Toute menace prophétique intègre un certain niveau de conditionnalité. Le fait même que Dieu menace un peuple, une nation, ou un individu est une manifestation de sa grâce : celui qui reçoit un tel message est ainsi invité à se repentir, à se tourner vers son créateur, à abandonner « sa voie mauvaise et la violence de ses mains » (v.8)

(4) Dieu ne se repent pas. Contrairement à ce qu’une lecture littérale du texte (ou plutôt de certaines versions) pourrait laisser penser, Dieu ne change pas ses plans et n’est pas « émotionnellement affecté » par la réaction des ninivites. Son plan est éternel et absolument parfait. Comment expliquer, dès lors, cet abandon divin de la colère tel que ce texte nous le décrit ? Écoutez la prédication pour le savoir !

 

La fin de cette péricope met en contraste deux attitudes contraires face à la repentance des ninivites : celle de Dieu, qui se détourne de sa colère, et celle de Jonas qui, paradoxalement, s’irrite profondément de la situation. Une seule question pour nous : auquel des deux ressemblons-nous le plus ?

Bonne écoute, et à vos réactions 🙂

 

 

 

 

Texte

Voici la traduction du texte de Jonas 3.1-4.1. J’ai encore utilisé cette semaine la version NBS que j’ai retouchée ici et là :

(3.1) La parole de YHWH parvint à Jonas une deuxième fois :

(3.2) Lève-toi, va à Ninive, la grande ville, et fais-y la proclamation que je te dis !

(3.3) Alors Jonas se leva et alla à Ninive, selon la parole de YHWH. Or Ninive était une grande ville devant Dieu ; il fallait trois jours de marche pour en faire le tour.

(3.4) Jonas commença par faire dans la ville une journée de marche. Il proclamait : Encore quarante jours, et Ninive est renversée !

(3.5) Les gens de Ninive crurent Dieu ; ils proclamèrent un jeûne et se revêtirent d’un sac, depuis le plus grand jusqu’au plus petit d’entre eux.

(3.6) La nouvelle parvint au roi de Ninive ; il se leva de son trône, ôta son manteau, se couvrit d’un sac et s’assit sur la cendre.

(3.7) Il fit crier dans Ninive : Par décision du roi et de ses grands, que les humains et les bêtes, le gros bétail et le petit bétail, ne goûtent de rien, ne paissent pas et ne boivent pas d’eau !

(3.8) Que les humains et les bêtes soient couverts d’un sac, qu’ils invoquent Dieu avec force, et que chacun revienne de sa voie mauvaise et de la violence de ses mains !

(3.9) Qui sait si Dieu ne reviendra pas, s’il ne renoncera pas, s’il ne reviendra pas de sa colère ardente, pour que nous ne disparaissions pas ?

(3.10) Dieu vit qu’ils agissaient ainsi et qu’ils revenaient de leur voie mauvaise. Alors Dieu renonça au mal qu’il avait parlé de leur faire ; il ne le fit pas.

(4.1) Jonas le prit mal, très mal, et il se fâcha.  

 

 

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Mandimby Ranaivoarisoa <![CDATA[Que faire lorsque je doute d’une doctrine de la Bible ?]]> http://leboncombat.fr/?p=10978 2018-08-11T14:17:36Z 2018-08-11T13:52:13Z

Que faire lorsque nous sommes sujet au doute quant à une doctrine des Écritures ou à un aspect du crédo ? Comment réagir face à de tels doutes ? Voici une réponse d’Athanase d’Alexandrie, dans le contexte des débats autour de l’engendrement éternel de Christ :

« …poser de telles questions est irreligieux, et démontre une totale ignorance de Dieu. Il est donc contraire à la sainteté que de s’aventurer sur de telles questions concernant la génération du Fils de Dieu, ou de mesurer Dieu et sa Sagesse à la mesure de notre propre nature et de notre infirmité.

De même, une persone n’a pas la liberté de s’écarter de la vérité dans ses pensées,  et si quelqu’un est perplexe sur de tels sujets, il ne doit pas non plus cesser de croire ce qui est écrit. Car il vaut mieux se taire et croire, au sein de la perplexité, que de ne pas croire à cause de la perplexité. En effet, celui qui est perplexe de la sorte peut, d’une manière ou d’une autre, obtenir miséricorde, parce qu’il s’est tu, bien qu’il ait douté« .

 

— Athanase d’Alexandrie

 

 

 

 

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Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Que penser des Églises qui organisent des groupes de communauté ou « connect » ?]]> http://leboncombat.fr/?p=10967 2018-08-10T12:23:33Z 2018-08-10T05:01:43Z

« Groupes de maison », « groupes de communauté », « groupes connects » : que dit la Bible au sujet de tels « petits » groupes ? Réponse immédiate : aucun enseignement didactique direct ! Oui, mais… nous pouvons tout de même y discerner quelques indications 🙂

 

 

Dans cet épisode, Guillaume discute :

(1) Les exemples de relations spirituelles s’exerçant dans un cercle plus restreint et informel, tant dans l’AT que dans le NT
(2)Les avantages bien réels de tels groupes de communauté
(3) Les points de vigilance, qui doivent être évalués avec précaution

 

Pour Guillaume, bien maniés, de tels petits groupes peuvent être utiles à l’Église ! Et vous, qu’en pensez-vous ? À vos réactions !

Dans cet épisode, Guillaume mentionne un épisode de Coram Deo sur l’amitié dans l’Église et dans le pastorat ; retrouvez-le ici. Dans la même veine, vous voudrez certainement prendre connaissance de ces cinq mythes au sujet de l’amitié et de ce que C.S. Lewis en dit. Bonne écoute/lecture !

 

 

 

 

Écoutez les derniers épisodes de “Que dit la Bible ?

 

 

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Invités Le Bon Combat http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Voilà pourquoi je lis chaque jour le livre des Proverbes]]> http://leboncombat.fr/?p=10959 2018-08-09T03:43:25Z 2018-08-09T05:01:53Z

Article de Don Whitney initialement publié le site de théologie pastorale Southern Equip.

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Proverbes a toujours été l’un de mes livres de la Bible préférés. Alors que j’étais encore jeune, on m’a fait remarquer qu’il y a un chapitre pour chacun des trente et un jours d’un mois, alors j’ai pris l’habitude de lire quotidiennement le chapitre des Proverbes qui correspond au jour du mois.

Après l’avoir fait pendant plus de quarante ans, j’ai été étonné de constater que cela signifie que j’ai lu le livre des Proverbes plus de cinq cents fois. Et j’ai l’intention de continuer la pratique pour le reste de ma vie, car je n’ai jamais dépassé le besoin de la sagesse pratique de ce livre inspiré de Dieu.

Toutefois, je dois admettre qu’il y a des endroits dans les Proverbes où je suis parfois tenté de penser, « Pourquoi ai-je besoin de relire ceci ? » Quand j’en arrive au chapitre 7, par exemple, je suis tellement familier avec l’histoire que je sais exactement ce qui va se passer quand le jeune homme stupide décide de marcher dans la rue où se cache la femme adultère. Je voudrais dire à ce garçon : « N’y allez pas ce mois-ci ! Vous y allez tous les mois depuis quarante ans et ça finit toujours mal. Pour une fois, pourriez-vous prendre un autre chemin ? » Mais tous les mois, il s’y rend, et il finit toujours par « descendre vers les demeures de la mort » (7.27).

 

Pourquoi donc lire encore et encore ? 

Puisque je connais ce passage par cœur, pourquoi le relire ? Il y a quelques années, je me suis rendu compte de la réalité suivante : lorsque de telles tentations surviennent —c’est inévitable— sur mon chemin, je ne suis jamais plus loin qu’à trente jours d’un nouvel avertissement concernant la ruine qui frappe celui qui cède à pareille séduction. Je ne pense pas que je n’en arriverai un jour au point où je n’ai plus besoin de cet avertissement.

« Que celui qui croit être debout prenne garde de tomber » (1 Cor. 10.12).

En raison de mon amour pour les Proverbes et de la valeur perpétuelle que la sagesse du livre a été pour ma vie, j’ai voulu inculquer ses conseils dès le début de la vie de ma fille. Ainsi, dès son plus jeune âge, j’ai commencé à incorporer le livre des Proverbes dans notre routine d’adoration familiale.

 

Un exercice simple et efficace

Voilà comment je l’ai fait. Au début, je lui lisais un tiers de chapitre tous les soirs. Pendant le premier mois de chaque trimestre (c’est-à-dire janvier, avril, juillet et octobre), je lisais le premier tiers du chapitre qui correspond au jour du mois.Au deuxième mois de chaque trimestre, je lisais le deuxième tiers du chapitre chaque jour. Et le dernier mois du trimestre, je lisais le dernier tiers du chapitre. Ainsi, le 1er janvier, je lisais Proverbes 1.1-11 (à peu près). En février, je lisais Proverbes 1.12-22. Et le 1er mars, je lisais Proverbes 1.23-33, etc.

Après quelques années, j’ai commencé à lire un demi-chapitre chaque soir, en alternance tous les deux mois. Ainsi, le 1er janvier, je lisais Proverbes 1.1-17 environ, et le 1er février, je lisais Proverbes 1:18-33. Puis, quand elle devenue suffisamment âgée, j’ai commencé à lire le chapitre entier chaque soir, couvrant tout le chapitre un le premier de chaque mois, tout le chapitre deux le second de chaque mois, et ainsi de suite. Et après ces quelques minutes dans les Proverbes, je me tournais vers l’endroit où nous lisions la Bible à l’époque.

À un moment, en cours de route, je suis tombé sur une pratique qui a considérablement augmenté son écoute et sa compréhension. Avant de commencer à lire avec elle, je lui ai dit : « Je veux que tu choisisses un verset que tu m’expliqueras et un autre pour que moi je te l’explique ». Et cela a fait une énorme différence. Souvent, bien sûr, son explication du verset était hors contexte ou peu claire. Cela m’a donné une autre occasion de lui expliquer les Écritures.

Je vous recommande cet exercice simple, mais efficace.

 

 

Donald S. Whitney est professeur de spiritualité Biblique et doyen associé à la faculté de théologie de Southern Seminary (Louisville, Kentucky). Il est l’auteur de Spiritual Disciplines for the Christian Life and Praying the Bible.

 

 

 

 

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Renaud Genevois http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Chercher le frère dans le Christ, et le Christ dans le frère]]> http://leboncombat.fr/?p=10949 2018-08-06T22:43:17Z 2018-08-08T05:01:41Z

J’ai déjà écrit un article qui évoquait la notion de médiation du Christ. Si je reviens ici pour développer cette notion c’est parce que je suis convaincu qu’elle est primordiale pour deux raisons.

Premièrement, je reste persuadé que commencer à parler du Christ en termes de médiateur sera dans la plupart des cas moins étrange et plus compréhensible pour nos contemporains qui ne connaissent pas Jésus mais qui se représentent beaucoup mieux ce qu’est un médiateur qu’un Seigneur et Sauveur.

Deuxièmement, cette fonction médiatrice du Christ a des implications très fortes qui pourront nous aider toujours plus à grandir à son image (ce que nous verrons plus loin).

Mais avant de continuer, tentons de donner une définition du mot médiateur. Le médiateur, c’est celui qui généralement en cas de conflit va venir se mettre entre deux parties opposées pour calmer les tensions, empêcher les violences, faire en sorte qu’un dialogue sain puisse s’établir, et finalement amener à la réconciliation. C’est un peu le boulot ingrat de celui qui se prend les coups des deux côtés sans vraiment pouvoir riposter afin de rester neutre. Dans notre société actuelle assez violente, égoïste, tournée sur elle-même, où la plus grande recherche est généralement celle de son propre épanouissement personnel, le rôle de médiateur (qui est un métier à part entière) est de plus en plus important, et on le retrouve dans pratiquement tous les domaines : écoles, entreprises, travail social, relations conjugales, immobilier, finances, et même… l’église.

Christ a donc ce rôle de médiateur dans la Bible. Mais si le monde a besoin de différents médiateurs pour ses différentes activités, la Parole de Dieu nous affirme qu’en réalité Christ est le seul et unique médiateur de toute chose. L’apôtre Paul nous dit : « En effet, il y a un seul Dieu et il y a aussi un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un homme, Jésus-Christ » (1Tm 2.5). Ce passage est intéressant, car nous allons le voir maintenant, même si une grande partie de sa médiation tient au fait que Jésus soit le Fils de Dieu, Dieu lui-même de toute éternité, une autre partie est également liée au fait qu’il soit devenu un homme par son incarnation (Jn 1.14). Cela veut donc dire que sans cette dernière, Christ n’aurait pas été l’intermédiaire parfait qu’il est aujourd’hui, et que donc cette notion de médiation fait réellement partie des décrets de Dieu puisque Jésus devait mourir pour nous de toute éternité (1P 1.19-20).

 

 

1- Médiateur de toutes choses 

Voyons plus dans le détail quelques exemples de la médiation de Jésus en commençant par les points traditionnels que l’on retrouve toujours en rapport avec ce principe. Il est déjà médiateur de la Création. Christ étant la Parole de Dieu (Jn 1.1), et Dieu ayant tout créé par sa Parole (Gn 1.3), l’apôtre Paul nous montre que tout a été créé par Christ et pour Christ (Col 1.15-16). Mais également que tout subsiste aujourd’hui à travers lui (Col 1.17 ; He 1.3). Si le monde tourne rond, si les lois naturelles et physiques se maintiennent, si la vie animale et végétale continue, si le chrétien et le non-chrétien peuvent respirer, tout cela est à cause du Christ, qu’on le veuille ou non. On voit donc également le lien qu’il y a entre la notion de médiation du Christ au sein de la Création et les notions de Providence et de grâce commune qui appliquent cet office même aux non-chrétiens dans un monde déchu.

Christ est ensuite médiateur de la Rédemption. C’est en effet pour venir mourir sur la croix afin de nous racheter de nos péchés que Christ s’est incarné (Rm 3.21-26). C’est donc par la grâce que moi ou que toi sommes sauvés. Christ nous a choisis individuellement pour le Salut (Rm 8.30 ; Tt 3.5). Mais il y a également une dimension collective à la Rédemption, car Christ n’est pas seulement venu racheter, réconcilier, purifier et restaurer des âmes individuelles, mais son Salut s’étend également au monde céleste et à l’univers dans son entier (Mt 19.28 ; Rm 8.19-23 ; Col 1.20 ; Ap 21.5).

Sa médiation entre également en compte dans la relation personnelle que nous pouvons avoir avec Dieu. En effet, quand nous étions pécheurs, nous étions séparés de Dieu. Pire, nous étions sous sa colère et sous sa condamnation (Ep 2.1-3). Mais grâce à Jésus le chemin de la communion avec le Père est retrouvé. Nul ne peut venir au Père que par Christ qui en est le chemin (Jn 14.6). De plus, il y a un autre mot qui est lié à celui de médiation, c’est celui d’intercession. Il intercède pour nous constamment auprès du Père (Rm 8.34 ; He 7.25), aujourd’hui et pour l’éternité. Et cette notion est forte, car le texte ne sous-entend pas qu’il se contente d’apporter au Père nos prières quand nous avons quelque chose à demander, mais c’est constamment qu’il plaide auprès de lui en notre faveur, même quand nous ne disons rien. Et ça c’est grandiose ! Quel amour le Christ a pour nous. Voilà ce que fait Jésus aujourd’hui.

Il est également médiateur d’une Nouvelle Alliance, meilleure que l’Ancienne qui n’était qu’une ombre, car fondée sur de meilleures promesses (He 8.6). Nous ne sommes plus sous la Loi de Moïse, mais nous sommes dans l’ère de la grâce. Dans l’Alliance où l’on entre par la foi : une foi qui est elle-même un cadeau de Dieu. Une Alliance Nouvelle où le Saint-Esprit nous fait naître d’en haut et nous remplit pour accomplir les œuvres que le Christ avait prévu pour nous d’avance afin de lui rendre gloire (Ep 2.8-10).

Médiateur de la Nouvelle Création, car celle-ci était déjà en germe dans l’acte de Création. C’est Christ qui établira cette Nouvelle Création au Jour de son Retour (2P 3.10-13). Sa médiation revêt donc un caractère « de la fin des temps » en liant Création et eschatologie, et le rend médiateur de notre espérance et de notre persévérance.

Il est également médiateur dans notre lecture de la Bible. En effet, c’est par son Esprit qu’elle a été inspirée (Jn 14.26, 15.26), et toute l’Ecriture lui rend témoignage (Lc 24.44-46). Lire la Bible de manière christocentrique et christotélique, c’est donc appliquer la médiation du Christ à notre lecture quotidienne.

Egalement médiateur de notre culture. Etant le Créateur de toute chose, « il n’y a pas un centimètre carré qui ne lui soit pas soumis » comme le disait Abraham Kuyper. Si Christ a racheté tout l’univers par son sacrifice substitutif, alors notre culture aussi a été rachetée, bien que ce ne soit pas encore visible dans beaucoup de domaines (tout comme ça l’est pour nous ou pour le monde). Cela est dû à cette tension eschatologique dont nous parlions plus haut.

Et comme le disait Dietrich Bonhoeffer dans son livre « Le Prix de la Grâce » : « Christ n’est pas seulement le médiateur entre Dieu et les hommes, mais il est aussi le médiateur entre les hommes et les hommes ». Cela veut dire que quand je regarde quelqu’un, je devrais le regarder avec les yeux de Christ. Et quand quelqu’un me regarde, c’est Christ qu’il devrait voir. Christ est donc médiateur de notre couple, de nos rapports entre collègue au travail ou entre camarades à l’école, et même médiateur de notre communion fraternelle au sein de l’Eglise.

 

 

2- Implications

Mais Dietrich Bonhoeffer qui est peut-être un des théologiens que je connaisse qui a mis le plus l’accent sur cette notion de Christ médiateur a également dit cette phrase qui m’a secoué et qui m’a fait beaucoup réfléchir, me poussant à écrire cet article. Il a dit : « Chercher le frère dans le Christ et le Christ dans le frère ». Une phrase tellement simple et courte, mais d’une telle profondeur, et avec beaucoup d’implications pratiques. Pour lui, même deux chrétiens ne peuvent pas avoir une relation directe sans passer par le Christ. Il y a donc ici deux temps, qui vont nous demander de nous arrêter et de réfléchir avant de faire ou de dire quoi que ce soit dans notre marche chrétienne.

Premièrement, « chercher le frère dans le Christ ». Autrement dit, qu’est-ce que Jésus dit sur le frère dans la Bible, qu’est-ce qu’il m’apprend sur lui ? Par exemple qu’il est comme moi créé à « l’image de Dieu », ce qui implique que nous sommes tous les deux égaux de nature. Mais il dit aussi que nous avons des dons différents. Il nous rappelle que depuis la Chute lui et moi sommes pécheurs, ce qui amènera nécessairement des tensions à un moment donné. Mais il m’apprend aussi que je dois lui pardonner. Jésus me montre que je dois apprendre à supporter aussi bien ses péchés que ses libertés car nous sommes tous les deux en cours de sanctification. Mais il me rappelle également que nous sommes unis par le même Esprit, que nous faisons partis du même corps au sein de l’Eglise, et que nous passerons l’éternité ensemble. Jésus me dit que j’ai besoin de lui comme lui de moi, et que nous devons nous aimer réciproquement. J’avoue que devant cela je me rends compte que mon regard sur mon frère n’est que rarement biblique en réalité.

Deuxièmement, « chercher le Christ dans le frère ». Quand je regarde mon frère, quels traits de son caractère, quelles paroles, quels gestes, quelles attitudes me rappellent Jésus tel qu’il nous est présenté dans la Bible ? Est-ce que sa générosité me rappelle celle de Jésus, est-ce que ses paroles d’encouragement me font penser à celles des évangiles ? Voilà une raison de me réjouir d’être avec ce frère. Mais inversement, si ses excès de colère ne me montrent pas Jésus, alors cela peut être une occasion pour moi de lui faire remarquer pour l’aider à se sanctifier sur ce point.

Mais ce qui est vraiment fort dans cette phrase de Bonhoeffer, c’est qu’en réalité nous pouvons remplacer le mot « frère » par n’importe quel mot : culture, travail, argent, amour, la vie, la connaissance, etc. Nous allons donc pouvoir par exemple « chercher la culture dans le Christ et le Christ dans la culture ». Autrement dit, qu’est-ce que le Christ enseigne sur la culture dans la Bible ? Et inversement, quels aspects de ma culture me rappellent le Jésus des évangiles ? Quels sont les traits chrétiens de ma culture et quels sont ceux qui ne le sont pas ?

Alors effectivement, Christ n’a pas dit tout sur tout dans les évangiles. Mais comme nous avons vu que toute la Bible est inspirée et centrée sur Christ, si nous nous posons une question dont Jésus n’a pas parlé directement, cherchons dans toute l’Ecriture quels principes bibliques s’y rapportent (d’où l’intérêt de l’analogie de la foi, de la théologie biblique, et de la systématique).

Nous pouvons donc voir que questionner le monde et notre vie avec ce mouvement de va-et-vient va nous permettre de pouvoir développer une vision biblique du monde, à vivre en accord plus profondément avec l’enseignement biblique, grandir en sagesse, apprendre à connaître mieux le monde qui nous entoure et le Christ, afin de devenir toujours plus conforme à son image, porter du fruit, et être prêt pour le jour de son Retour.

 

 

 

Conclusion

Pour finir, nous pouvons voir qu’il y a eu d’autres médiateurs dans la Bible, comme par exemple Abraham, Moïse, les rois, les prêtres, les prophètes, ou encore l’apôtre Paul. Mais tous étaient pécheurs, finis, imparfaits. Et par conséquent, leur médiation n’était qu’incomplète et provisoire. Mais la médiation du Christ change absolument tout, aussi bien dans notre vie que dans le monde. De plus, nous voyons également que si c’est Dieu le Père qui a permis cette médiation du Fils, nous pouvons voir que le Saint-Esprit intercède aussi dans nos prières (Rm 8.26).

Cette notion de médiation implique donc toute la Trinité. Elle contient également une dimension éthique importante en nous obligeant à réfléchir d’une manière biblique, en passant par Christ, en ce qui concerne par exemple l’argent ou la sexualité. La médiation christique amène donc un véritable bouleversement dans notre réalité, et a un impact pratique et concret qui doit produire des changements dans notre manière de voir le monde, dans nos valeurs, et finalement dans nos actes. La médiation du Christ a donc un lien avec notre sanctification. Si je n’avance pas dans cette dernière, peut-être que la première chose que je pourrais faire en terminant cet article serait de me chercher moi-même dans le Christ, et chercher le Christ en moi (2 Co 13.5).

 

 

 

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Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Faire l’école à la maison est-il le 11ème commandement de la Bible ?]]> http://leboncombat.fr/?p=10955 2018-08-06T23:25:08Z 2018-08-07T05:01:46Z

L’école à la maison reste fort peu développée en francophonie en comparaison du monde anglo-saxon. Pourtant, de nombreux chrétiens se tournent vers ce modèle, devant l’évolution du programme scolaire de l’école publique. Alors que certains sont particulièrement militants en faveur de ce système d’éducation, et que d’autres y sont farouchement opposés, que faut-il en penser ?

 

 

Pour ce 93ème épisode, nous recevons Julie Charette, une croyante absolument convaincue des bienfaits de l’école à la maison. Durant l’échange avec vos deux animateurs préférés, vous constaterez certainement que Pascal Denault adhère lui aussi à ce modèle, tandis que Guillaume Bourin davantage plus réservé 😉

Voici les questions que nous avons posé à notre invitée :

(1) Pourquoi, selon toi, l’école à la maison est-elle la meilleure option éducative ?

(2) Quelles sont les objections les plus fréquentes concernant l’école à domicile et que peut-on y répondre ?

(3) Avec la nouvelle loi sur l’école à la maison (au Québec, juin dernier), peux-tu nous décrire brièvement à quoi ressemblera le portrait de l’école à la maison pour les familles qui seraient intéressées à se lancer dans ce projet ?

(4) Est-ce que cette option est bonne pour tout le monde ? Est-ce toujours un succès ?

(5) Que peux-tu conseiller à ceux qui voudraient en savoir plus? Ressources, sites, etc. ?

 

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Prenez donc le temps d’écouter cet épisode et les ressources additionnelles ci-dessus et, comme à l’accoutumée, faites-nous part de vos retours via les commentaires ou notre formulaire de contact.

 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Dieu peut sauver même le plus rebelle d’entre nous. Mais ça risque de faire mal]]> http://leboncombat.fr/?p=10943 2018-08-05T23:06:24Z 2018-08-05T22:45:17Z

Nous continuons notre série sur Jonas. Cette semaine, place à l’exposition du chapitre 2 qui est principalement composé d’une section poétique très proche de certains Psaumes de reconnaissance. Oui mais voilà, cette prière a ceci de particulier qu’elle est prononcée depuis le ventre d’un gros poisson naviguant au fond de la mer…

 

 

Dans le premier chapitre, nous avons vu Jonas s’endurcir jusqu’à être volontairement jeté dans la mer. Cependant, face aux éléments déchaînés et voué à une mort certaine, le prophète rebelle a capitulé et a invoqué YHWH (v.3). Ce dernier l’a entendu et a directement envoyé ce grand poisson pour avaler Jonas. Là, dans le ventre de cet animal mystérieux, Jonas prie.

Voici quelques-uns des éléments frappants que nous relevons dans cette prière :

(1) Le poisson n’y a aucune place. Quel que soit cet animal, Jonas n’en parle pas : seules les deux commentaires narratifs qui encadrent la prière (v.1 et 11) en parlent. Le prophète est davantage concentré sur ce que le poisson signifie plutôt que sur l’animal lui-même.

(2) Jonas raconte sa grande détresse. Il a compris sa misère, parce que toute la souveraineté de Dieu s’est appesantie sur lui. Il compare son expérience dans l’eau à celle d’un prisonnier qui finit par êêtre étranglé. La suffocation du prophète est palpable : il ne peut reprendre son souffle

(3) Jonas a vécu cette expérience comme un avant-goût de l’enfer. Même s’il n’est pas réellement mort, Jonas a goûté à toute l’horreur de la séparation avec Dieu. Sans être un traité de théologie systématique, ce passage donne une perspective de ce qu’est la plénitude de l’enfer

(4) Dieu a sauvé et transformé son prophète. Il ne l’a pas laissé dans le fond de la mer. Il l’a sauvé de la mort, mais il l’a aussi radicalement changé, de sorte que c’est un nouveau Jonas qui est recraché sur la terre ferme.

 

L’un des aspects les plus intéressants de ce passage se trouve… en dehors du passage ! En effet, Jésus applique à lui-même l’expérience aquatique du prophète lorsqu’il oppose le « signe de Jonas » aux attaques répétées des pharisiens. Pourquoi ce « signe » plutôt qu’un autre ? Que signifie cette réutilisation messianique de l’histoire de Jonas ? Écoutez cette prédication si vous souhaitez comprendre en quoi Jésus est le parfait Jonas 😉

 

 

 

Voici la traduction du texte de Jonas 2.1-11. J’ai encore utilisé cette semaine la version NBS que j’ai retouchée ici et là :

  1. YHWH appointât un grand poisson qui engloutit Jonas, et Jonas resta dans le ventre du poisson trois jours et trois nuits.
  2. Jonas, dans le ventre du poisson, pria YHWH, son Dieu.
  3. Il dit : Dans ma détresse, j’ai invoqué YHWH, et il m’a répondu ; du sein du sheol j’ai appelé au secours, et tu m’as entendu.
  4. Tu m’as jeté dans les profondeurs, au cœur des mers, les courants m’entourent ; tous tes flots, toutes tes vagues ont passé sur moi.
  5. Et moi, je disais : Je suis chassé loin de tes yeux ! Mais je verrai encore ton saint temple.
  6. Les eaux m’ont enserré jusqu’à la gorge, l’abîme m’entoure, des joncs se sont noués autour de ma tête.
  7. Je suis descendu jusqu’aux racines des montagnes, les verrous de la terre m’enfermaient pour toujours ; mais tu m’as fait remonter vivant de la fosse, YHWH, mon Dieu !
  8. Alors que mes forces me quittaient, je me suis souvenu de YHWH. Ma prière est parvenue jusqu’à toi, jusqu’à ton saint temple.
  9. Ceux qui s’attachent à des idoles illusoires éloignent d’eux la fidélité [de YHWH].
  10. Quant à moi, je t’offrirai des sacrifices en proclamant ma reconnaissance, je m’acquitterai des vœux que j’ai faits. Le salut appartient à YHWH
  11. YHWH parla au poisson, qui vomit Jonas sur la terre ferme.

 

 

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