Le Bon Combat Réflexions théologiques et ressources d'édification centrées sur Dieu 2017-01-20T06:05:48Z http://leboncombat.fr/feed/atom/ WordPress Pascal Denault http://www.unherautdansle.net <![CDATA[Matthew Henry : Quand la résurrection fait écho à la création]]> http://leboncombat.fr/?p=7527 2017-01-19T23:34:59Z 2017-01-20T06:05:48Z Voici comment Matthew Henry, le célèbre commentateur de la Bible, compare le jour de la résurrection du Christ au premier jour de la création :

Christ a achevé son œuvre au sixième jour; et s’est écrié : « Tout est accompli! » (…)

Il est ressuscité le premier jour de la semaine; le premier jour de la première semaine, Dieu commanda à la lumière de briller du sein des ténèbres; c’est pourquoi en ce jour il a fait briller hors des ténèbres de la tombe celui qui est la Lumière du monde; puis l’ancien sabbat du septième jour fut enterré avec Christ et fut ressuscité en un nouveau sabbat le premier jour de la semaine appelé Jour du Seigneur (Ap 1.10). (…)

Celui qui ce jour-là fut relevé d’entre les morts est le même par qui et pour qui toutes choses furent créées au commencement et qui sont maintenant créées à nouveau.

 

 

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Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Que penser du collectif musulman Al-Hanifiyah ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7520 2017-01-19T00:39:14Z 2017-01-19T06:05:46Z Cette semaine dans Que dit la Bible, nous parlons du groupe musulman Al-Hanifiyah.

Nous avions rencontré ce groupe à l’occasion de notre semaine #Atteindre Montreuil 2013, et nous étions déjà frappé de leurs capacités en matière de rhétorique (!) : il s’agit bien sur du groupe Al-Hanifiyah, que vous connaissez certainement si vous vous intéressez aux débats inter-religieux (notamment sur les réseaux sociaux).

Nous avons demandé à un spécialiste de l’Islam qui les a déjà débattus -Alexandre Barrieu- de nous donner son avis sur ce collectif. Sont-ils réellement compétents en matière d’exégèse coranique ? Connaissent-ils vraiment la Bible ? Doit-on prendre leurs affirmations au sérieux ? Qu’en est-il de la fiabilité de leur apologétique ?

** Nous avons connu un problème avec notre table de mixage au moment de l’enregistrement de cet épisode, et la qualité du son s’en trouve affectée. Nous vous présentons nos excuses. **

 

Bonne écoute !

 

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Pascal Denault http://www.unherautdansle.net <![CDATA[Pourquoi Dieu ne répond parfois pas à nos prières les plus pures ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7517 2017-01-18T00:35:57Z 2017-01-18T06:05:43Z Comment expliquer que Dieu ne répond pas à certaine de nos prières les plus pures, comme celle de changer notre cœur pour le rendre plus patient et aimant? Arthur Pink répond ceci :

Tu as prié pour plus de grâce, la réponse ne peut-elle pas avoir été une augmentation de lumière ? Ton cas n’est pas devenu pire qu’il ne l’était, mais plutôt tu perçois ton état de péché plus clairement qu’avant. Et s’il en est ainsi n’est-ce pas une raison pour être reconnaissant?

Tu as prié pour la grâce d’être victorieux, mais peut-être que Dieu a vu que tu avais un plus grand besoin de la grâce d’être humilié, et s’Il t’a accordé une portion de celle-ci afin de t’éloigner de l’amour pour toi-même et t’amener davantage dans la poussière devant Lui, certainement c’est une preuve que ta demande n’a pas été en vain! (…)

Tu ne dois pas regarder l’humilité et la tristesse concernant ta faiblesse comme de « petites grâces », elles sont des faveurs distinctives qui indiquent que tu appartiens à une autre famille que celle des pharisiens qui se croient justes en eux-mêmes et celle des laodicéens qui sont satisfaits en eux-mêmes.

 

 

 

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Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Y a-t-il une bonne raison de quitter son église locale ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7509 2017-01-17T13:36:07Z 2017-01-17T13:02:56Z Voici donc venu le 14ème épisode de Coram Deo.

Cette semaine, Guillaume et Pascal reçoivent Micael Beaulieu pour discuter de la question de la fidélité à l’Église. À l’heure où le concept d’appartenance à une assemblée locale est ignoré, parfois contesté, voire rejeté par beaucoup, nous voulons réfléchir à l’abandon de l’Église.

(1) Partir d’une Église constitue-t-il de facto un péché, une faute morale ? Que penser du verset d’Hébreu 10:25? “N’abandonnons pas notre assemblée, comme c’est la coutume de quelques-uns; mais exhortons -nous réciproquement, et cela d’autant plus que vous voyez s’approcher le jour”

(2) Quelles sont certaines des mauvais raisons pour quitter son assemblée ?

(3) Y a-t-il, à l’inverse, de bonnes raisons pour quitter son assemblée ?

(4) Que peut-on conseiller aux chrétiens blessés par l’Église ou en rupture de communion avec l’Église?

Le podcast que Guillaume mentionne (vers 9:00) est à retrouver ici.

 

Écoutez sans tarder cet épisode de Coram Deo, et retrouvez nous sur les ondes ou sur votre application podcast préférée ! 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[5 mythes au sujet de la vieille hérésie gnostique]]> http://leboncombat.fr/?p=7506 2017-01-16T03:07:04Z 2017-01-16T06:05:13Z Cet article a été initialement posté sur le blog de Michael J. Kruger, Canon Fodder, le 12 décembre 2016. Traduction Timothée Boggetto.

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Dans le monde universitaire théologique, le gnosticisme est la coqueluche depuis quelques temps, au moins parmi certains spécialistes. Depuis la découverte des soi-disant « évangiles gnostiques » de Nag Hammadi, en 1945, ces spécialistes ont chanté les louanges de cette version alternative du christianisme.

Le gnosticisme était une version hérétique du christianisme qui fit son apparition principalement au cours du deuxième siècle et qui donna bien du fil à retordre aux chrétiens orthodoxes. Et certains spécialistes, observant le passé, souhaiteraient que ces gnostiques aient triomphé.

Après tout, nous dit-on, le christianisme traditionnel était étroit, dogmatique, intolérant, élitiste et mal intentionné, alors que le gnosticisme était ouvert d’esprit, accueillant, tolérant et bienveillant.

Face à un tel tableau, que choisiriez-vous ?

Bien que cette description d’un gnosticisme éclairé, cruellement persécuté par de vils et rigides chrétiens orthodoxes, puisse sembler théoriquement convaincante, cela ne correspond tout simplement pas à la réalité des faits.

Voici donc 5 affirmations souvent faites à propos du gnosticisme qui relèvent plus du mythe que de la réalité.

 

 

1- Le gnosticisme était plus populaire que le christianisme traditionnel

A de nombreuses reprises on nous a affirmé que les gnostiques étaient tout aussi nombreux que les chrétiens orthodoxes, que leurs livres étaient tout aussi populaires (sinon plus). La raison pour laquelle ils n’ont pas triomphé tiendrait à leur oppression et à la répression féroce que le parti orthodoxe, qui avait gagné en influence à travers Constantin, leur opposé.

Mais ce n’est tout simplement pas vrai.

Tous les éléments de preuve suggèrent que c’était « la Grande Eglise » (dans les termes du critique païen Celsus) qui a dominé dans les premiers siècles chrétiens, bien avant Constantin.

De plus, les écrits gnostiques étaient loin d’être aussi populaires que ceux qui sont devenus canoniques, comme on peut le voir par le nombre de manuscrits qu’ils ont laissé derrière eux. Par exemple, nous avons plus de copies du seul évangile de Jean provenant des premiers siècles que nous n’en avons de l’ensemble des écrits gnostiques combinés.

 

 

2- Le gnosticisme était plus accueillant et ouvert d’esprit que le christianisme traditionnel

Une perception répandue des gnostiques est qu’ils ne partageaient pas la mentalité élitiste du christianisme traditionnel. Ils auraient été, en quelque sorte les plus accueillants des deux.

Mais là encore, il semble qu’en réalité soit toute autre. La majorité des gens ne réalise pas que les gnostiques n’étaient pas intéressés par le salut universel. Au contraire, ils considéraient le salut comme réservé à une « élite spirituelle ».

Comme Hultgren l’affirme, « l’attitude de ces gnostiques était élitiste à l’extrême, au point d’affirmer que seul un parmi mille ou deux parmi dix milles étaient capables de connaître les secrets [du salut] » (Normative Christianity, 99).

 

 

3- Le gnosticisme reflétait plus exactement les enseignements du Jésus historique que le christianisme traditionnel

Certains ont avancé que, si l’ont connaître le véritable Jésus, le Jésus historique, alors les écrits gnostiques (comme l’évangile de Thomas) donnent une meilleure image.

Les problèmes d’une telle affirmation sont multiples, mais je n’en mentionnerai qu’un : les gnostiques n’étaient pas si intéressés par le Jésus historique. Pour eux, ce qui importait n’était pas la tradition apostolique transmise mais plutôt leur expérience actuelle avec le Jésus ressuscité (cf. Jonathan Cahana, “None of Them Knew Me or My Brothers: Gnostic Anti-Traditionalism and Gnosticism as a Cultural Phenomenon,” Journal of Religion 94 [2014]: 49-73).

En d’autres termes, les gnostiques étaient plus préoccupés par le présent que par le passé.

Ce genre d’approche « existentielle » de la religion est peut-être plus populaire dans notre culture moderne où l’expérience est la norme et où la religion est vue comme une affaire entièrement privée. Mais cela n’aide pas à redécouvrir la réalité historique.

Si l’on veut savoir ce qu’il s’est réellement passé, les évangiles canoniques sont et ont toujours été les meilleures sources.

 

 

4- Le gnosticisme était plus favorable aux femmes que le christianisme traditionnel

Ce mythe-là est un gros morceau. La perception populaire décrit un christianisme orthodoxe qui a opprimé les femmes, et des gnostiques qui les ont libérées. Mais, à nouveau, la réalité n’est pas si simple.

Au contraire, les preuves historiques suggèrent que les femmes ont afflué en masse vers le christianisme traditionnel. Il semble même qu’on y trouvait près de deux femmes pour un seul homme. Rodney Stark dans son livre The triumph of Christianity affirme qu’il en était ainsi car le christianisme s’avérait être un environnement extrêmement accueillant,  sain et positif pour les femmes.

Il faut aussi noter que les opinions en faveur des femmes de certains leaders gnostiques n’étaient pas vraiment ce que l’on voudrait nous faire croire.  Le gnostique valentinien Marcus était en fait connu pour attirer des femmes vers le mouvement dans le but de profiter d’elles sexuellement (Iraneus, Adv. Haer. 1.13.5).

Qui plus est, la vision gnostique de la femme semble particulièrement négative si l’on considère les derniers versets de l’évangile de Thomas : « Car toute femme qui se fera mâle entrera dans le royaume des cieux » (Logion 114). Difficile de voir cela comme une approbation des femmes en général !

 

 

5- Le gnosticisme avait une vision plus positive de la sexualité que le christianisme traditionnel

Le dernier mythe à propose du gnosticisme consiste à dire qu’il était pro-sexe, alors que le christianisme traditionnel était anti-sexe. En d’autres termes, les gnostiques célébraient la sexualité alors que les chrétiens traditionnels étaient coincés et “puritains”.

Encore une fois, la réalité est très différente. Bien que quelques gnostiques étaient en effet assez dévergondés (par exemple Marcus comme mentionné plus haut), une grande partie du mouvement était radicalement opposée à la sexualité. En effet, la majorité d’entre eux défendait un ascétisme sévère ainsi que le célibat.

Par exemple, le livre de Thomas affirme : « Malheur à vous, vous qui aimez l’intimité féminine et le commerce souillé avec elle ! Et malheur à vous par les pulsions de votre corps : car celles-là vous tourmenteront ! »

Même si de nombreux chrétiens orthodoxes avaient une vision positive du célibat, il était toujours considéré comme un acte volontaire. Le mariage, et la sexualité au sein du mariage, étaient tenus en haute estime et considérés comme des dons de Dieu.

 

En résumé, la perception populaire du gnosticisme n’est rien de plus… qu’une perception populaire. Elle n’a donc pas nécessairement de fondement historique. Comme nous l’avons vu dans cet article, le vrai gnosticisme était très différent.

Cela nous rappelle que le gnosticisme a peut-être échoué non pas à cause de l’oppression politique de ces chrétiens orthodoxes vicieux, mais plutôt parce qu’au cours des premiers siècles, il s’est avéré tout simplement moins attrayant pour ceux qui cherchaient à suivre Christ.

Ou alors, comme  le dit F.F. Bruce l’a formulé : « le courant gnostique a perdu parce qu’il méritait de perdre » (Canon of Scripture, 277).

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Le Bon Combat http://leboncombat.fr/ <![CDATA[Le baptême en question #8 – De la relation entre baptême et Alliance de Grâce]]> http://leboncombat.fr/?p=7497 2017-01-13T15:34:03Z 2017-01-13T06:05:17Z Question :
Quelle est la nature de l’Alliance de Grâce, et en quoi le baptême s’y rapporte t-il ?

 

Position pédobaptiste (Alexandre Sarran)

En théologie réformée, l’expression « alliance de grâce » désigne l’engagement que Dieu a pris envers les hommes de sauver tous ceux qui sont attachés à Jésus par la foi. C’est une alliance « de grâce » car elle prévoit que les croyants soient sauvés non par leurs œuvres, mais par l’œuvre du messie, dont la venue et la victoire définitive sur le mal sont déjà annoncées immédiatement après la chute originelle d’Adam. [1]

L’alliance de grâce est effective depuis l’époque d’Adam, même si elle n’est que progressivement révélée au cours de l’histoire. [2] Ainsi, que ce soit avant ou après la venue de Jésus, les croyants ont toujours été sauvés par la grâce de Dieu, en vertu de Christ, par le moyen de la foi ; et ce salut a toujours consisté, essentiellement, à être pardonné de ses péchés, réconcilié avec Dieu, et destiné à vivre éternellement en sa présence.

Quelle qu’ait été sa forme au fil de l’histoire, l’alliance de grâce a donc toujours eu la même substance. Et le médiateur unique de cette unique alliance de grâce est Jésus, le messie. [3] L’alliance de grâce constitue le cadre de toute l’histoire de la rédemption, de la chute d’Adam jusqu’au jugement dernier. [4]

Il se trouve que l’alliance de grâce a aussi pour objet, outre le salut individuel des pécheurs, la constitution d’un peuple à part qui deviendra à terme une humanité rachetée, vivant sur une terre renouvelée, en communion perpétuelle avec Dieu. [5]

Or la Bible montre qu’il est possible d’appartenir au peuple de l’alliance dans l’histoire sans être sauvé dans l’éternité, c’est-à-dire d’avoir part à sa forme sans avoir part à sa substance. C’est un point très important pour comprendre pourquoi il faut baptiser les enfants des fidèles.

Cette mixité, en effet, est évidente dans l’Ancien Testament [6], et perdure dans le Nouveau Testament, jusqu’au jugement dernier. Aujourd’hui encore, d’après la Bible, il est possible d’avoir une certaine relation à Christ (à travers l’Église), d’invoquer son nom (c’est-à-dire de professer la foi), d’être ainsi réputé chrétien et d’être « saint » au sens d’être mis à part, sans pour autant être sauvé au dernier jour. [7]

Or, aucun pasteur ne peut vérifier si un enfant, ou un adulte, a part, pour sûr, à la substance de l’alliance de grâce. En revanche, on peut dire qu’un enfant ou un adulte a part, au moins, à sa forme, dans la mesure où cette personne est dans l’Église, que ce soit par choix personnel ou en vertu d’un lien fédéral. [8]

Quoi de plus naturel, donc, que d’apposer le signe de l’alliance à tous ses membres, enfants compris ? Sauf à prétendre que l’alliance de grâce s’est étrécie avec la venue de Jésus, pour en exclure dorénavant les enfants, ou que le baptême entérine en réalité le salut eschatologique, qui est impossible à diagnostiquer !

 

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Position crédobaptiste (Pascal Denault)

Il y a toujours eu une seule et même façon d’entrer dans l’alliance de grâce : par la foi. L’alliance de grâce est cette alliance qui existe entre Dieu et les héritiers du salut depuis le commencement du monde. Il n’existe qu’un seul salut et un seul peuple de Dieu sauvé par sa grâce (Jn 10.16, 11.52 ; Ep 4.4-6). Dieu a commencé à appeler son peuple immédiatement après la chute et lui a donné la vie éternelle en Jésus-Christ (Heb 9.15).

Avant que le Christ verse son sang pour sceller l’alliance de grâce (Lk 22.20), celle-ci était sous la forme d’une promesse et c’est par la foi dans cette promesse que furent sauvés les héritiers du salut avant Jésus-Christ (Heb 6.13-20). La Nouvelle Alliance est la forme visible et définitive de l’alliance de grâce (2 Co 1.20 ; Heb 8.6) ; en fait l’alliance de grâce c’est la Nouvelle Alliance : premièrement promise, ensuite conclue.

L’alliance de grâce est par définition une alliance inconditionnelle, c’est-à-dire qu’elle procède de la grâce seule et de la foi seule par opposition à un modèle d’alliance conditionnelle qui procèderait des œuvres d’obéissance à la loi (Rm 4.13-16, 10.5). L’alliance de grâce est donc synonyme du salut par grâce sans les œuvres ; le salut tel qu’il est enseigné dans la conception réformée : sola fide et sola gratia (Ep 2.8-9).

Si l’alliance de grâce est inconditionnelle c’est exclusivement parce que Christ a accompli activement et passivement toutes les exigences de la loi par son obéissance (Mt 5.17 ; Rm 5.18-19 ; 1 Co 1.30). Aucune personne ne peut hériter de ce salut et périr puisqu’il est entièrement et exclusivement garanti par Christ (Heb 7.22, 10.10,14). Les apostats ne sont pas des membres de la Nouvelle Alliance, mais sont de faux croyants jamais connus de Christ et indûment introduits parmi les enfants de Dieu (Mt 7.23 ; 1 Jn 2.19 ; Ps 1.5). Tous les membres de la Nouvelle Alliance sont régénérés, connaissent Dieu et possèdent l’héritage du salut (Jr 31.33-34).

Le baptême est le signe visible de l’appartenance à l’alliance de grâce. Avant que le baptême ne soit donné, l’alliance de grâce n’avait pas encore de signe visible propre à elle. Elle était néanmoins matérialisée par des symboles passagers qui communiquaient indirectement la grâce du salut et qui n’étaient pas exclusivement réservés aux membres de l’alliance de grâce.

Depuis que le sang de l’alliance de grâce a été versé, le baptême est le signe exclusif pour marquer l’entrée dans le peuple de Dieu, les autres signes étant révolus (Mt 28.19 ; Ga 5.1-3). Seuls ceux qui s’inclinent sous la seigneurie de Christ et reçoivent sa grâce doivent être baptisés.

 

 

 

 

Notes et références :

[1] Genèse 3.15. -AS

[2] Comme l’affirme la Confession de foi baptiste de Londres de 1689 : « [Dans l’alliance de grâce, Dieu] offre gratuitement aux pécheurs la vie et le salut par Jésus-Christ, requérant d’eux la foi en celui-ci afin d’être sauvés. […] Cette alliance est révélée dans l’évangile. Tout d’abord à Adam, dans la promesse du salut par la postérité de la femme, et par la suite, progressivement, jusqu’à sa révélation complète dans le Nouveau Testament. […] Ce n’est que par la grâce de cette alliance que tout membre de la postérité d’Adam déchu a jamais été sauvé » (chapitre 7, articles 2 et 3). -AS

[3] En théologie, on distingue habituellement « l’alliance de grâce » de « l’alliance de rédemption ». La première désigne l’engagement de Dieu vis-à-vis des hommes, dans l’histoire, pour le salut des croyants, comme il en a été question ci-dessus. La seconde désigne l’accord que le Père et le Fils ont conclu de toute éternité (ce qu’on appelle aussi parfois le « pacte du salut »), d’après lequel le Père décide de sauver parfaitement tous les élus, et le Fils accepte de réaliser leur salut par son incarnation, sa vie d’obéissance, et son propre sacrifice. De toute éternité, donc, Jésus est désigné comme étant le médiateur unique de l’alliance de grâce. C’est ce qui permet de comprendre, par exemple, pourquoi la Bible parle de « l’Agneau immolé dès la fondation du monde » (Ap 13.8). -AS

[4] Il ne faut pas non plus confondre l’alliance de grâce avec la « nouvelle alliance ». Je reviens sur cette distinction dans le prochain article de cette série. -AS

[5] Comparer, par exemple, Genèse 12.1-3 et Apocalypse 21.1-3. -AS

[6] Cf. 1 Corinthiens 10.1-5, un passage par ailleurs très important sur la question du lien entre les sacrements (ou les ordonnances) et l’appartenance au peuple visible de Dieu. -AS

[7] Matthieu 7.21-23 ; Jean 15.1-6 ; 1 Corinthiens 5.11-13 ; Hébreux 6.4-8 ; Hébreux 10.26-29 ; 2 Pierre 2.20-22 ; Apocalypse 3.1-5 ; etc. -AS

[8] Les enfants qui naissent ou qui sont adoptés dans une famille qui professe la foi, par exemple, ou encore les personnes handicapées mentales qui appartiennent à une telle famille et qui sont incapables, toute leur vie, de manifester un choix délibéré. J’ajoute que si ces enfants sont dans l’Église à la naissance, ils peuvent en sortir par choix ou sous l’effet de la discipline ecclésiale : c’est ce qu’on appelle l’apostasie. -AS

 

]]> 0 Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[La perfection est-elle possible ? Pour une vue réaliste de la sanctification]]> http://leboncombat.fr/?p=7488 2017-01-18T00:39:00Z 2017-01-12T06:05:55Z

Peut-on réellement atteindre la perfection, être parfait comme notre Père céleste est parfait ?

La sanctification est souvent perçue comme une courbe ascendante que rien ne saurait arrêter, approche héritée des courants piétistes qui ont fortement marqué les milieux évangéliques francophones depuis le début du 20ème siècle. Dans cette perspective, chaque chute est alors perçue comme un brèche dans ce processus de consécration, un échec cuisant engendrant souvent culpabilité et doutes.

Est-ce une approche réellement biblique ? Que dit la Bible au sujet de la sanctification progressive ?

Nous avons demandé l’avis de Raymond Perron qui s’attache à présenter dans ce podcast une vue plus réaliste de la sanctification.

Chrétiens : et si même vos chutes contribuaient à votre progrès en Christ ? C’est en tout cas ce que Raymond pense, jusqu’à un certain point.
Prenez donc le temps d’écouter cet épisode de « Que dit la Bible ? », et n’hésitez pas à nous faire part de vos retours.

 

Bonne écoute !

perron

Raymond Perron est pasteur de l’Eglise réformée baptiste de la Trinité à Montreal, Canada. Il est également le directeur de la radio CFOI-FM, sur laquelle Coram Deo, un autre émission du Bon Combat, est diffusée chaque semaine.

Raymond est titulaire d’un M.Div. de Toronto Baptist Seminary et d’un doctorat en apologétique de l’Université de Laval. Il est l’auteur de Plaidoyer pour la foi chrétienne (1996), un ouvrage d’apologétique à destination des étudiants en théologie, et a contribué à plusieurs ouvrages collectifs dans le monde anglophone.

 

 

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Pascal Denault http://www.unherautdansle.net <![CDATA[Pourquoi prier, si Dieu sait déjà tout ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7486 2017-01-10T04:42:03Z 2017-01-10T06:05:53Z Mais pourquoi donc prions-nous si Dieu est omniscient et sait déjà tout ? Jean Calvin offre cette réponse :

Les croyants ne prient pas en vue d’informer Dieu des choses qu’il ignorerait, ou pour l’inciter à faire son devoir, ou pour le presser comme s’il était réticent.

Au contraire, ils prient afin de s’éveiller eux-mêmes à le chercher, afin qu’ils exercent leur foi en méditant ses promesses, afin d’être consolés de leurs anxiétés en sa présence; en un mot, afin de déclarer que de Dieu seul ils espèrent et attendent, autant pour eux que pour les autres, toutes bonnes choses.

Jean Calvin
Harmonie des Evangiles 

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Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Peut-on utiliser l’allégorie fantastique pour proclamer des vérités chrétiennes ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7477 2017-01-09T13:53:33Z 2017-01-09T06:05:29Z Cette semaine, Pascal et Guillaume reçoivent Lili Cyr-Robillard à l’occasion de la sortie de son livre jeunesse, Glaguel : la rivière interdite.

Dans la lignée des C.S. Lewis et J.R.R. Tolkien, Lili fait usage de l’allégorie fantastique pour exprimer des vérités chrétiennes profondes. Oui mais voilà, depuis l’origine, ce genre est profondément décrié, et certains affirment que ce style devrait être banni de la littérature chrétienne.

Nous avons donc posé à Lili les questions suivantes :

(1) Comment en es-tu arrivé à écrire un tel ouvrage ?
(2) En quoi Glaguel fait-il usage du style fantastique ?
(3) L’allégorie chrétienne et le fantastique font-ils bon ménage ?
(4) Quels ont été les retours ?

Écoutez sans tarder cet épisode de Coram Deo, et retrouvez nous sur les ondes ou sur votre application podcast préférée ! 

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Le Bon Combat http://leboncombat.fr/ <![CDATA[Le Symbole de Nicée-Constantinople]]> http://leboncombat.fr/?p=7471 2017-01-07T17:49:16Z 2017-01-07T06:05:49Z

Le symbole de Nicée est une profession de foi chrétienne promulguée lors du concile de Nicée de 325, et adaptée lors du concile de Constantinople de 381. En voici le texte, réaffirmé dans de nombreux crédos ultérieurs :

Nous croyons en un seul Dieu, le Père Tout-Puissant, créateur du ciel et de la terre, de toutes les choses visibles et invisibles.

Nous croyons en un seul Seigneur, Jésus-Christ, le Fils unique de Dieu, né du Père, avant tous les siècles, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu, engendré et non créé, d’une même substance que le Père et par qui tout a été fait, qui, pour nous les hommes et pour notre salut, est descendu des cieux et s’est incarné par le Saint-Esprit dans la vierge Marie et a été fait homme. Il a été crucifié pour nous sous Ponce-Pilate, Il a souffert et Il a été enseveli, Il est ressuscité des morts le troisième jour, d’après les Écritures, Il est monté aux cieux, Il s’est assis à la droite du Père. De là, Il reviendra avec gloire pour juger les vivants et les morts. Son Règne n’aura pas de fin.

Nous croyons en l’Esprit Saint, qui règne et donne la vie, qui procède du Père et du Fils, qui a parlé par les prophètes, qui avec le Père et avec le Fils est adoré et glorifié. Une seule Église sainte, universelle et apostolique. Nous confessons un seul baptême pour la rémission des péchés, nous attendons la résurrection des morts et la vie du monde à venir. Amen.

Voici le texte original grec, tel qu’il a été réaffirmé lors du Concile de Chalcédoine (451) :

Πιστεύομεν εἰς ἕνα θεὸν πατέρα παντοκράτορα, ποιητὴν οὐρανοῦ καὶ γῆς, ὁρατῶν τε πάντων καὶ ἀοράτων·
καὶ εἰς ἕνα Κύριον Ἰησοῦν Χριστόν, τὸν υἱὸν τοῦ θεοῦ τὸν μονογενῆ, τὸν ἐκ τοῦ πατρὸς γεννηθέντα πρὸ πάντων τῶν αἰώνων, φῶς ἐκ φωτός, θεὸν ἀληθινὸν ἐκ θεοῦ ἀληθινοῦ, γεννηθέντα, οὐ ποιηθέντα, ὁμοούσιον τῷ πατρί, δι’ οὗ τὰ πάντα ἐγένετο, τὸν δι’ ἡμᾶς τοὺς ἀνθρώπους καὶ διὰ τὴν ἡμετέραν σωτηρίαν κατελθόντα ἐκ τῶν οὐρανῶν, καὶ σαρκωθέντα ἐκ πνεύματος ἁγίου καὶ Μαρίας τῆς παρθένου, καὶ ἐνανθρωπήσαντα, σταυρωθέντα τε ὑπὲρ ἡμῶν ἐπὶ Ποντίου Πιλάτου, καὶ παθόντα καὶ ταφέντα, καὶ ἀναστάντα τῇ τρίτῃ ἡμέρᾳ κατὰ τὰς γραφάς, καὶ ἀνελθόντα εἰς τοὺς οὐρανούς, καὶ καθεζόμενον ἐκ δεξιῶν τοῦ πατρὸς καὶ πάλιν ἐρχόμενον μετὰ δόξης κρῖναι ζῶντας καὶ νεκρούς, οὗ τῆς βασιλείας οὐκ ἔσται τέλος·
καὶ εἰς τὸ πνεῦμα τὸ ἅγιον, τὸ Κύριον, τὸ ζωοποιόν, τὸ ἐκ τοῦ πατρὸς ἐκπορευόμενον, τὸ σὺν πατρὶ καὶ υἱῷ συμπροσκυνούμενον καὶ συνδοξαζόμενον, τὸ λαλῆσαν διὰ τῶν προφητῶν· εἰς μίαν, ἁγίαν, καθολικὴν καὶ ἀποστολικὴν ἐκκλησίαν. ὁμολογοῦμεν ἓν βάπτισμα εἰς ἄφεσιν ἁμαρτιῶν. προσδοκῶμεν ἀνάστασιν νεκρῶν, καὶ ζωὴν τοῦ μέλλοντος αἰῶνος. ἀμήν.


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