Le Bon Combat Réflexions théologiques centrées sur Christ 2017-11-16T06:05:49Z http://leboncombat.fr/feed/atom/ WordPress Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Un exemple « d’option bénédictine » : l’école chrétienne évangélique]]> http://leboncombat.fr/?p=9082 2017-11-15T22:25:12Z 2017-11-16T06:05:49Z Le titre de ce 89ème épisode de « Que dit le Bible ? » fait référence à l’ouvrage de Rod Dreher, « The Benedictine Option », dans lequel il argue que les chrétiens devraient prendre des dispositions pour s’extraire de l’influence de la culture occidentale.

 

 

Renaud Genevois présente un exemple modéré de cette option : celle d’écoles privées chrétiennes hors contrat avec l’état, dans lesquelles l’évangile est enseignée explicitement au même titre que les autres matières au programme.

Puisque Renaud enseigne dans une telle institution, nous lui avons posé les questions suivantes :

(1) Comment en es-tu arrivé à ce poste si particulier ? Quel a été ton parcours ?
(2) Qui sont les élèves qui sont inscrits dans ton école ?
(3) Comment se déroule une journée type ?
(4) Cette stratégie d’écoles chrétiennes hors contrat ne serait-elle pas une forme déguisée de séparatisme ?

 

Que pensez-vous d’un tel projet ?

 

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Maxime Georgel http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Quand Saint Augustin rejette la compréhension catholique de l’eucharistie]]> http://leboncombat.fr/?p=9080 2017-11-15T15:52:21Z 2017-11-15T12:38:19Z Augustin d’Hippone (354-430) est l’un des 36 « docteurs de l’Église » reconnus par les Catholiques. Cependant, sa compréhension de l’eucharistie détonne face aux pratiques sacramentelles modernes :

« Comprenez d’une façon spirituelle ce que je vous ai dit. N’allez pas manger ce corps que vous voyez ni boire ce sang que vont répandre ceux qui vont me crucifier. Je vous ai ordonné un certain mystère; qui vous vivifiera s’il est compris spirituellement. Bien qu’il soit nécessaire de le célébrer d’une manière visuelle, il doit toutefois être compris spirituellement ».

 

  • Augustin, Commentaire sur le Psaume 99.8.
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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Je veux bien me marier… mais je ne veux pas faire les papiers]]> http://leboncombat.fr/?p=9072 2017-11-13T23:37:55Z 2017-11-14T06:05:39Z

Tout d’abord, question : avez-vous vu notre tout nouveau logo concocté par notre « brand designer » préféré, notre cher Dan ? 🙂 Ensuite, bienvenue à ce 57ème épisode de Coram Deo, dans lequel nous allons parler de certains aspects du mariage qui tendent de plus en plus à poser problème au sein des églises évangéliques…

 

 

Peut-on se marier devant Dieu sans impliquer le gouvernement dans le processus ? C’est un cas de figure que l’on rencontre de plus en plus : certains veulent se marier par désir d’être en règle devant Dieu, mais ils veulent faire fi des autorités civiles. L’Église devrait-elle être conciliante en pareil cas ?

Qu’en est-il de la situation inverse : une simple reconnaissance civile constitue-t-elle un mariage à elle seule ? Ou bien que penser de ceux qui estiment être mariés sur la base d’un simple accord privé, ou d’un consommation sexuelle consentie ?

Qu’est-ce qu’un mariage ? Quel rôle y joue l’église locale ? La cérémonie et la fête qui suit sont-elles des obligations par lesquelles passer ? Guillaume et Pascal discutent avec Fred Bican de ces situations parfois difficiles à démêler.

 

 

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>> Musique : Ed Brown & Helen Cornelius, I Don’t Want to Have to Marry You
>> Retrouvez l’intégralité des épisodes de Coram Deo ici.

 

Fred Bican est pasteur à Grasse (Alpes Maritimes), et chargé de cours de Bibliologie à l’Institut Biblique de Genève. Fred exerce actuellement le mandat de président de l’Action Biblique de France et il est membre du Conseil National du Réseau FEF. Retrouvez Fred sur le site de son église.

 

 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Corneille a-t-il été accepté par Dieu à cause de ses œuvres ? (Actes 10)]]> http://leboncombat.fr/?p=9067 2017-11-13T13:39:07Z 2017-11-13T13:34:20Z Ce week-end, j’étais en déplacement à Épinal pour une intervention lors d’un rassemblement WET. Lors de la table ronde, une question intéressante nous a été adressée :

« Comment comprendre que les prières et les aumônes de Corneille semblent avoir suscité un intérêt particulier de la part de Dieu ? Faut-il  lire une forme de salut au mérite ? »

La référence en question se trouve dans Actes 10.1-4 :

Il y avait à Césarée un homme nommé Corneille, centenier dans la cohorte dite italienne. Cet homme était pieux et craignait Dieu, avec toute sa maison; il faisait beaucoup d’aumônes au peuple, et priait Dieu continuellement. Vers la neuvième heure du jour, il vit clairement dans une vision un ange de Dieu qui entra chez lui, et qui lui dit: Corneille! Les regards fixés sur lui, et saisi d’effroi, il répondit: Qu’est-ce, Seigneur? Et l’ange lui dit: Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu, et il s’en est souvenu.

 

J’ai répondu de la manière suivante :

Corneille était un officier militaire de l’armée romaine (un « centenier », dirigeant généralement entre 80 et 160 hommes). A ce titre il était citoyen romain, comme l’indiquent également son son nom et le nom de la cohorte. Il était stationné à Césarée, Caesarea Maritima, la capitale administrative romaine de la Judée où le préfet romain était normalement basé.

Le texte souligne la piété de Corneille et des gens de sa maison et indique qu’ils « craignaient le Seigneur » (hoi phoboumenoi ton Kyrion), une expression tirée de la LXX et généralement associée aux juifs ou aux prosélytes au temps de la rédaction du livre des Actes. Il semble tout indiqué que la famille de Corneille faisait partie de la deuxième catégorie : ses membres adhéraient de cœur au monothéisme juif et assistaient peut-être même aux réunions de la synagogue. Ici, la piété de Corneille est soulignée par ses œuvres, en l’occurrence sa générosité financière envers le peuple juif ainsi que sa vie de prière.

La formule problématique se trouve au verset 4, lorsque l’ange envoyé vers le centenier lui dit : « Tes prières et tes aumônes sont montées devant Dieu, et il s’en est souvenu« . Il est possible que cette expression soit une allusion aux « sacrifices de bonne odeur » de l’Ancien Testament (Fitzmyer, 1997). Si tel est le cas, aucune mention d’un quelconque mérite n’est en jeu dans ce passage ; c’est plutôt les thèmes de la reconnaissance et de l’adoration qui sont exprimés. Le contexte aide également à clarifier le sens : le Seigneur (ton Kyrion), le Dieu des juifs, s’apprête à rencontrer Corneille et sa famille, eux qui le cherchent avec tant de persévérance. Ces païens souhaitent s’approcher du Dieu d’Israël en honorant son peuple et son alliance ; le Seigneur les rencontre en allant au-delà même de leur espérance.

Ni la piété, ni les aumônes de Corneille ne lui ont acquis la faveur de Dieu. Elles sont la matérialisation de sa quête spirituelle, elle qui ne trouve son dénouement que dans la rencontre avec Pierre, quelques versets plus loin. Ceux qui sont « agréables à Dieu…en toute nation » (Ac 10.36) ne sont pas « mécaniquement » bénéficiaires de la grâce : la Parole de l’Évangile doit leur être annoncée comme elle a été aux enfants d’Israël (Ac 10.37) afin que tous, juifs et païens, puissent avoir accès à la même grâce en Jésus-Christ.

 

 

 

 

 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Que penser du Yoga ?]]> http://leboncombat.fr/?p=9055 2017-11-10T09:28:53Z 2017-11-10T09:15:12Z Je suis régulièrement sollicité pour donner mon avis sur les pratiques spirituelles orientales, au premier rang desquelles le Yoga. N’étant pas spécialiste du sujet, j’oriente généralement ceux qui s’adressent à moi vers Florent Varak. Celui-ci a rédigé il y a quelques années un document très complet sur ce sujet pour la commission éthique du réseau FEF (alors Fédération Evangélique de France), en compagnie de Peadar Somers. Vous retrouverez l’intégralité de ce document ci-dessous.

 

 

Introduction

A. Qu’est-ce qu’une religion ?

Le Petit Robert définit une religion de la manière suivante : « Ensemble d’actes rituels liés à la conception d’un domaine sacré distinct du profane, et destinés à mettre l’âme humaine en rapport avec Dieu » ; « Attitude particulière dans les relations avec Dieu » ; « Système de croyances et de pratiques, impliquant des relations avec un principe supérieur, et propre à un groupe social. »

Nous trouvons une religion lorsque plusieurs des caractéristiques suivantes sont présentes :

  1. L’homme est considéré comme une entité spirituelle
  2. L’homme a accès à une dimension spirituelle
  3. Il existe une méthode pour parvenir à cette dimension

Ainsi, tant par l’origine d’un mouvement (historique), par sa conception du monde (cosmologie), par sa visée (objectifs) et par ses pratiques (moyens), un observateur peut déterminer si tel ou tel mouvement se rattache ou non à une religion. Car un mouvement révèle sa nature lorsque son historique témoigne d’une recherche spirituelle, lorsque sa cosmologie affirme l’existence d’un monde spirituel, lorsque ses objectifs s’appliquent à faire passer l’homme dans des sphères spirituelles, et lorsqu’il propose à ses adhérents des gestes propres à éveiller une conscience spirituelle.

Il s’entend qu’il existe bon nombre de mouvements religieux aux conceptions opposées ! L’école laïque ne doit ni les défendre, ni les attaquer, mais veiller à ce que les partisans des mouvements les plus divers puissent cohabiter et apprendre sans être gêné dans leur conscience.

B. Qu’est-ce que la laïcité ?

La loi du 28 mars 1882 proclame la « neutralité confessionnelle de l’école publique » (voir particulièrement les articles 1 à 3). L’article 14 du 1er Juillet 1901 interdit d’enseigner aux membres des congrégations religieuses., renforcé par la loi du 7 juillet 1904. L’article 30 de la loi du 9 décembre 1905 stipule que l’enseignement religieux ne peut être donné qu’en dehors des heures de classe. Une longue circulaire du 12 décembre 1989 de l’Education nationale et de la Jeunesse et des sports détaille l’attitude des enseignants à l’égard de la laïcité :

L’École publique ne privilégié aucune doctrine. … L’École publique respecte de façon absolue la liberté de conscience des élèves. …

En conséquence, dans l’exercice de leurs fonctions, les enseignants, du fait de l’exemple qu’ils donnent explicitement ou implicitement à leurs élèves, doivent impérativement éviter toute marque distinctive de nature philosophique, religieuse ou politique qui porte atteinte à la liberté de conscience des enfants ainsi qu’au rôle éducatif reconnu aux familles. L’enseignant qui contreviendrait à cette règle commettrait une faute grave.

C. Objectif du mémoire

Puisqu’un certain nombre d’établissements scolaires ont intégré l’enseignement du yoga, il convient de déterminer si ceci est compatible avec le principe de laïcité. Après avoir tracé un bref historique nous évaluerons la doctrine du Yoga à trois filtres révélateurs de la nature religieuse d’un mouvement. Nous utiliserons les propos des enseignants du yoga, afin qu’il ne nous soit pas fait l’accusation de malhonnêteté !

 

 

Historique du Yoga

Le yoga classique indien provient d’un texte attribué à Patanjali dont on connaît peu de choses. Il aurait vécu au Pendjab au IVè siècle avant notre ère. Ce texte formule l’essentiel de la pensée et de la pratique du yoga, les écrits postérieurs n’en sont que des commentaires. Cette collection de maximes écrites en sanscrit porte le nom de yoga-sutras (aphorismes sur le yoga (1)). Ces courtes phrases sont difficilement compréhensibles ; elles sont mémorisées par l’étudiant, puis commentées par des spécialistes dans les ashrams.

Il convient par conséquent de lire les Yoga-sutras avec les explications fournies par Vyasa (IIè s. avant notre ère ?), Vacaspati Mishra (IXè s. ?), Bhoja (XIè s.), Vijnana Bhikshu (XVIè s.) et d’autres. (2)

Différents courants se manifestent ayant la même visée spirituelle, et plus ou moins la même technique d’approche.

On préfère aujourd’hui admettre que le yoga hindou n’est qu’un aspect particulier de tout un ensemble de pratiques et de doctrines diffusées dans le monde au début de l’âge des métaux ; visant au salut individuel (et non plus collectif) par l’apprentissage d’une vérité intime (et non plus extérieure) acquise grâce à des prouesses corporelles et mentales, elles ont en commun la mise en avant de la volonté comme facteur essentiel (mais non pas unique) de progrès spirituel […].

A une date plus récente [du 4è s. av. J.-C. au VIè s. après] […] sont décrites des pratiques héroïques ou spectaculaires (postures acrobatiques, manifestation de pouvoirs surnaturels, pénitences extraordinaires, suicides publics) ordonnées cependant à la poursuite d’un but spirituel qui seul les distingue des tours accomplis par les magiciens de foire.

Plus tard encore, lorsque l’islam et le christianisme s’implantent en Inde, le yoga, tout en gardant sa spécificité (et notamment son caractère spectaculaire), tend à se spiritualiser : la recherche des pouvoirs magiques, pourtant cautionnée par Patanjali (le chapitre III des Yoga Sûtras leur est consacré), passe au second plan ; […] L’accent est mis alors sur l’enseignement métaphysique (ou religieux, selon certaines écoles), comme on le voit par exemple dans l’œuvre de maîtres contemporains tels que Vivékânanda ou Aurobindo. (3)

Hatha-Yoga-Pradipika :- « Ouvrage de référence du XVIè siècle sur le Hatha-Yoga. En quatre chapitres de 395 versets, Svâtmârâma, l’auteur, rapproche les exercices du Hatha-Yoga de ceux du Râja (ou Royal)-Yoga et montre comment ils se complètent. Après un exposé très détaillé, il en arrive à la conclusion que le Râja-Yoga commence là où finit le Hatha-Yoga. » (4)

« Cette science glorieuse resplendit comme une échelle pour qui désire atteindre les cimes du Râja-Yoga » (chapitre 1 v.1). « A ceux qui ne peuvent connaître le Râja-Yoga, …. Svâtmârâma dans sa compassion offre cette « lampe du hatha-yoga » » (chapitre 1 v.3). [Hatha-Yoga-Pradipika, Traduction française, Fayard, Paris, 1975.]

 

 

Cosmologie du Yoga

Littéralement: « joug », recherche de « l’attelage », de l’union avec Dieu. (5)

Le yoga part de l’idée que tout est souffrance dont il faut être délivrée. Cette douleur est causée par la « séparation d’avec l’essence (l’Absolu, le brahman) : l’âme individuelle (en sanskrit atman) qui n’est pas différente de cet Absolu, mais qui, réduite par le poids des actes accomplis dans les existences antérieures (karman) à s’incarner dans un corps vivant, souffre de cette condition déchue et aspire à retourner se fondre dans le principe universel dont elle est issue » (6).

Hatha-Yoga : « A l’origine, ce yoga n’était qu’une technique du Râja-yoga ou Yoga-royal enseigné par Patanjali [fondateur de la philosophie du Yoga qui vivait vers le 11è siècle avant Jésus Christ. (Il n’attache aucune importance à la métaphysique théorique; il cherche à montrer la voie pratique qui mène au salut et à la délivrance par l’activité disciplinée. C’est dans ce but qu’il rédigea son Yoga-Sutra.) Cette technique (Hatha-Yoga) permettait de stimuler l’activité des centres d’énergie psychique (Chakra) afin de faire progresser la Kundalini vers des degrés de conscience plus élevés. Les principaux exercices de cette méthodes sont les asana et le pranayama, le contrôle des flux de prana. Le but de l’exercice est de réunir Ha (le souffle solaire, connu sous le nom prana) et Tha (le souffle lunaire ou Apana), ce qui confère des pouvoirs spirituels au Hatha-Yogi (i.e. le pratiquant) et permet à la Kundalini de commencer à gravir les six chakras. Le Hatha-Yoga enseigne différentes postures physiques et différents exercices de purification. De nos jours, son principal objectif est devenu la santé physique. Quand on parle de Yoga en Occident, c’est presque toujours au Hatha-Yoga que l’on fait référence. Une multitude de professeurs et d’écoles l’enseignent. » (7)

Selon l’hindouisme la vie humaine est transcendantale et cyclique, d’où vient la doctrine de la réincarnation. Elle est pleine de douleurs et chagrins qui sont à la base de la condition de l’homme. Le but du yogi est de se retirer de ce cycle douloureux de la mort et d’atteindre l’immortalité. Cette libération (salut) est entraînée par la mort de sa propre humanité en devenant un avec l’absolu. Ainsi il devient un « jîvanmukta » c’est-à-dire « délivré de son vivant ». A travers le yoga un homme profane peut devenir sacré ou divin. (8)

Il y a une polyvalence des pratiques yogiques comme le Karma-Yoga ou le Bhakti-Yoga ou le Râja-Yoga (yoga-royal), mais quand on parle de yoga en Occident on évoque en général le Hatha-Yoga qui est une forme de yoga basée sur l’association d’exercices physiques (âsana) et d’exercices respiratoires (Prânâyâma). En Inde ce yoga est considéré comme une phase de préparation aux formes spirituelles du yoga. Pour les peuples de l’Orient les pratiques yogiques sont des voies sotériologiques : « presque tout est ou devient une voie pour l’obtention du salut. » (9)

Ainsi nous découvrons que le yoga comporte une vision du monde qui implique la croyance en :

  1. un Absolu,
  2. une âme qui doit rejoindre cet Absolu,
  3. la réincarnation.

Cette conception du monde est éminemment religieuse !

 

 

Objectif du Yoga

L’objectif des Yoga-sutras est de donner un cours complet de yoga, c’est-à-dire d’indiquer comment on parvient au samadhi libérateur (ou délivrance) au terme d’un voyage intérieur difficile comportant huit étapes … Le yoga n’est pas autre chose que la méthode (c’est l’un des sens du mot yoga) permettant de réaliser ce retour à l’Être, au cours de l’expérience du samadhi. (10)

[Le samadhi,] que Mircea Eliade a proposé de traduire par « entase » (car il est le contraire de l’extase : non pas ravissement, sortie de soi, mais réintégration, intériorisation parfaite), désigne à la fois le moment où la délivrance s’opère et l’état permanent qui, désormais, sera celui de l’homme libéré. (11)

« Le Hatha-Yoga se donne pour but, .. la réintégration de l’individu dans une totalité plus vaste, de nature divine, constituée de deux grands pôles universels, que la mythologie figure sous les aspects de Shiva et de Shakti. Le Hatha-Yoga tantrique appartient à la mouvance du Shivaïsme; en tant que pratique, il s’intègre dans une métaphysique qui atteint parfois des sommets d’une finesse rare, afin de préserver la transcendance du dieu Shiva. Le Grand Suprême est inaccessible, mais il porte en lui son énergie cosmique, sa faculté d’extériorisation, son émanation créatrice, symbolisée par la grande Déesse mère-amante. Quand l’homme, par le samâdhi, s’approche de l’extrême puissance de ces archétypes divins, il en éprouve un amour et une terreur simultanés autant qu’illimités: » (12)

La tradition indienne, tant hindoue que bouddhique, désigne sous le nom de yoga (action d’atteler, de maîtriser, de dompter ) une technique de salut originale qui se propose de libérer l’âme de sa condition charnelle par l’exercice de disciplines psychiques et corporelles. Le point de départ en est la croyance en l’existence, à l’intime de chaque individu, d’un principe éternel (atman, âme ) identique à l’Esprit universel (purusa, ou brahman) ; cette essence est en quelque sorte exilée dans le monde de l’existence où elle est condamnée à se réincarner indéfiniment, passant de corps en corps à la manière d’un oiseau migrateur (hamsa, oie sauvage)…

Cependant, la lumière qui émane d’elle (l’âtman est comme un feu qui brûle dans le cœur de chaque être) parvient, dans certains cas, à illuminer la pensée (manas), qui joue le rôle du cocher dans la symbolique du char. Ayant pris conscience de la condition malheureuse de son âme, l’individu ainsi éclairé s’efforce de maîtriser les chevaux de l’attelage jusqu’à parvenir à l’arrêt complet du véhicule — circonstance unique (car normalement la course n’a pas de fin, même si le char est différent à chaque vie nouvelle) dont l’âtman profitera pour quitter à jamais sa condition de passager involontaire. C’est là tout le programme du yoga ; et l’on voit immédiatement quelle place privilégiée il accorde à l’esprit humain (manas) : les exercices corporels n’ont de valeur, dans cette perspective, que dans la mesure où ils contribuent à donner à la pensée la plénitude de sa puissance. (13)

[…] un ensemble d’exercices psychiques et corporels orientés vers l’obtention d’un bien spirituel […] le yoga est aussi une alchimie, puisqu’il se propose de transmuer l’individu afin de lui permettre de sortir du monde phénoménal, de quitter la multiplicité existentielle pour atteindre l’Unité essentielle et se fondre avec elle. (14)

Le but du Yoga, … est de supprimer la conscience normale au profit d’une conscience qualitativement autre, qui puisse comprendre exhaustivement la vérité métaphysique. Or, la suppression de la conscience normale n’est pas, pour le Yoga, si facile à obtenir. Outre la gnose, le darçana, elle implique encore une « pratique » (abhyasa), une ascèse (tapas), bref: une technique physiologique, par rapport à laquelle la technique strictement psychologique est subsidiaire. (15)

« Sa fin ultime, son vrai but est de préparer l’homme à acquérir cette quiétude de l’esprit nécessaire à la réalisation du « Suprême », ou « conscience du Divin ». » (16)

Cet objectif est éminemment religieux !

 

 

Pratiques du Yoga

A. En Inde

Au départ, l’assistant doit commencer par dépouiller le vieil homme et, notamment, par renoncer au monde de la façon la plus concrète : abandonner ses biens et sa vie familiale, s’abstenir de tous les plaisirs, s’engager à rester toujours équanime, recueilli, studieux, attentif, fidèle à son maître, etc. Après un temps de noviciat, lorsque le guru (maître spirituel) juge que le désir de s’exercer au yoga est sincère, un premier enseignement porte sur les postures (asanas) et le contrôle du souffle (pranayama). Le yoga, en effet, cherche à détruire la vaine agitation, caractéristique de la vie profane, pour discipliner l’énergie vitale. Une autre étape importante est l’apprentissage de cette concentration : le disciple s’entraîne à se couper du monde extérieur par la pratique du retrait des sens et de l’attention fixée sur un seul point. Quand il arrive à ne penser qu’à une seule chose tout en demeurant parfaitement immobile, en respirant lentement et en étant effectivement insensible à tout phénomène extérieur, il peut aborder l’étape décisive de la méditation profonde. […] En fait, lorsque le disciple est parvenu à ce stade, il a touché au but : le samadhi se produit de lui-même, de façon mystérieuse ; c’est une porte qui brusquement cède, contre laquelle on avait pesé durant de longs moments… Effectivement libéré, assuré de ne plus jamais renaître, l’individu peut vivre encore pour un temps indéterminé, mais, en réalité, il n’appartient plus à ce monde puisque ce qui constitue son être véritable (l’atman) a fait retour à l’Être en soi (le brahman). (17)

 

B. En France

« Le cours se déroule selon une structure précise, qui a fait l’objet de recherches approfondies et durables. Actuellement, en Europe, de nombreuses formes ou écoles coexistent; chacune pose des accents spécifiques et fait de certains exercices des éléments clés de sa pédagogie… Mais, quel que soit le style adopté, il y a toujours un schème directeur, une cohérence, une visée: la leçon ne peut en aucun cas se réduire à une séquence de postures ou de rythmes respiratoires sans ordre implicite ou sans progression, ou alors il s’agira de créations fantaisistes n’ayant de Yoga que le nom. Le plus souvent, une séance très complète présente six phases successives.

Au début, un temps plus ou moins long est consacré à la détente: la relaxation en position couchée permet de passer des activités précédentes à un état de calme intérieur, favorisant l’apaisement du rythme cardiaque et de la respiration; c’est une entrée en soi, une approche de l’immobilité et du silence, parfois difficile, mais combien nécessaire dans le mode de vie actuel.

On distingue ensuite, selon les styles de pédagogie, divers exercices destinés à préparer corps et mental pour les postures (e.g. « la salutation au soleil »)…..

La troisième phase, habituellement la plus longue, concerne les postures: on les exécute dans un certain ordre, qui provoque un recentrement et une harmonisation, en même temps physique et psychologique; entre chacune, on prend soin de laisser un moment de décontraction et d’intégration, avant d’entrer dans la suivante. Dès le début du cours, la respiration constitue le repère essentiel et permanent: elle accompagne la détente initiale, s’amplifie grâce aux mouvements préparatoires, se modèle sur chaque posture, induisant une dynamique subtile, invisible, mais fondamentale, car sans elle, l’exercice perdrait son intériorité. …. Cependant, on consacre, après la succession des postures, un moment plus ou moins prolongé au travail exclusif sur le souffle: les élèves sont assis, dans une position confortable — le corps se faisant un peu « oublier » ici — et ils pratiquent le prânâyama, selon des données reçues par les traités traditionnels depuis les Yoga-sûtras de Patanjali. Cette quatrième phase offre une certaine variété et le souffle y devient une sorte de matériau impalpable que l’on « sculpte », ou encore un chemin invisible vers la profondeur de soi-même. Extrême attention et total abandon sont requis: on se souvient que ces deux qualités, déjà, faisaient partie des conditions préalables à toute pratique dans les Yoga-sûtras. Le prânâyama, en dehors de contextes très particuliers, ne peut être proposé aux Européens que sous un aspect a-religieux; il n’empêche que son approfondissement débouche sur une sacralisation du souffle comme symbole de l’élan vital, de la conscience lumineuse, et, éventuellement, d’un don divin: à l’enseignant de savoir susciter cette dimension en conservant à chaque élève son espace de liberté. Le prânâyama se prolonge dans des états de concentration, et même de méditation, abordés progressivement, avec prudence, lorsqu’une connaissance de soi fondée sur l’harmonisation du corps et de l’esprit a établi une base structurée, ferme, assurance d’équilibre. … Cette cinquième phase nécessite un environnement calme, une écoute favorable et un certain entraînement à la vie intérieure; elle durera cinq minutes ou une heure… plus parfois!

Enfin, au moins dans notre mode de vie quotidien, il est nécessaire de réserver une transition entre cet état qui couronne la séance de Yoga et le retour aux activités habituelles. …On prend donc le temps de « refaire surface », accordant au passage une grande importance, car il est sage d’éviter toute cassure entre l’intériorité si délicate et si subtile obtenue par une séance bien conduite, et les préoccupations multiples de l’existence.

….Cette formulation contemporaine est-elle infidèle au darshana indien originel ? Bien que l’aspect change considérablement, l’esprit paraît respecté. Ainsi, …les six étapes que l’on a – un peu artificiellement peut-être – distinguées, se conforment, dans une relative mesure, aux angas, aux « membres » du Yoga de Patanjali. » (18)

 

C. Portée spirituelle de ces pratiques

Ces différentes étapes ne se comprennent que par référence à la doctrine du corps subtil qui, chez chacun d’entre nous, double le corps grossier seul accessible au sens. Ainsi, la tenue du souffle, ou pranayama, sert-elle à permettre au prana (souffle inspiré) d’atteindre un Centre (cakra, roue) situé à la base du corps subtil. Là gît une Puissance qui, chez l’homme ordinaire, n’est que virtuelle (on la compare à un serpent femelle endormi). Réalisée par le yoga (éveillée par le souffle), cette Puissance (on l’appellera Kundalini, l’Enroulée ) s’activera et, guidée par la pensée durant les exercices de méditation, montera progressivement, de chakra en chakra, jusqu’au sommet du corps subtil où elle s’unira à l’âme (atman est un mot masculin) : les noces de l’atman et de la Kundalini, comparées à celles de Shiva (Siva) et de sa parèdre Pârvatî, provoquent une véritable transmutation alchimique de l’individu, que l’on qualifie dès lors de jivan-mukta (délivré-vivant). (19)

« D’autre part, l’asana et l’ekagrata [concentration ferme et continue sur un seul point ou un seul objet afin que toutes les énergies psychiques se trouvent ramassées autour d’un même objet.] imitent un archétype divin; la position yogique a une valeur religieuse en elle-même. il est vrai que le yogin n’imite pas les « gestes » et les « passions » de la divinité, — et pour juste cause! Car le Dieu des yoga-sutra, Içvara, est un pur esprit qui non seulement n’a pas créé le monde, mais qui n’intervient même pas dans l’histoire, ni directement ni indirectement. Ce qu’imite le yogin, c’est donc — à défaut de ses gestes — du moins le mode d’être qui est propre à ce pur esprit. Le transcendement de la condition humaine, la « délivrance », la parfaite autonomie du purusha (le Soi, l’Absolu, la conscience pure) — tout cela a son modèle archétypal dans Içvara. Le renoncement à la condition humaine, c’est-à-dire la pratique Yoga, a une valeur religieuse en ce sens que le yogin imite mode d’être d’Içvara: l’immobilité, la concentration sur soi-même. Dans d’autres variétés de Yoga, l’asana et l’ekagrata peuvent évidemment acquérir des valences religieuses par le simple fait que le yogin devient grâce à elles une statue vivante, imitant ainsi le modèle iconographique. » (20)

« Les visées du Yoga hindou sont d’ordre spirituel. C’est presque une trahison de l’oublier, pour ne retenir de cette antique discipline que l’aspect proprement physique, n’y voir qu’un facteur de santé – ou de beauté – corporelle. En fait ces visées se situent bien au-delà de l’équilibre physico-mental, de l’union, de la cohésion des énergies vitales, qui réalisent, dans le Yogi, la pratique des exercices. Ou plutôt, cet équilibre, cette cohésion, elles les intègrent, en faisant d’elles comme la base et la condition première de la réalisation par l’homme de son vrai « moi », et dans son vrai « moi », de Dieu. » (21)

Le Hatha-Yoga redécouvre la valeur concrète du corps et de la vie humaine, et s’efforce d’obtenir le « salut » à sa manière, à partir de ce corps même dont il transforme la physiologie en une physiologie mystique. » (22)

le Yoga n’a jamais été conçu seulement comme une discipline de mieux-être dans la vie actuelle, mais comme un mode de transformation si radical que ses effets se répercutent sur l’après-vie. (23)

Si les pratiques, prises individuellement et dépouillées de leur signification spirituelle, correspondent à des exercices physiques, leur association à des doctrine spirituelle marque ces pratiques comme religion. Le fait de prendre du pain et du vin n’a rien de religieux, mais associé à une signification spirituelle, il devient rite religieux, donc proscrit dans un contexte laïc. Le parallèle est identique avec le yoga.

Ces pratiques sont éminemment religieuses !

 

 

Dangers potentiels du Yoga

A. Dangers potentiels physiques

A notre avis, le traité pratique se heurte à des difficultés considérables, et présente, à maints égards, de sérieux dangers pour le lecteur. En effet, les éléments essentiels des pratiques yogiques sont loin d’être toujours communicables par voie d’écriture, non plus, du reste, que par simple enseignement oral. Leur transmission ne se conçoit guère sans une démonstration — disons — gymnique ou physiologique, concrète et directe. Il entre dans ces pratiques nombre de gestes — des attitudes corporelles par exemple — que l’on ne saurait apprendre que d’après des modèles; et aussi nombre « d’expériences physiologiques » (entre autres, l’augmentation volontaire de la chaleur du corps) qui réclament l’assistance et la direction d’un maître. Aussi, voué d’avance à être incomplet, un tel traité serait, par-dessus le marché, périlleux. Même dûment avertis, il se rencontrerait encore des lecteurs pour s’abstenir à exécuter sans contrôle tels ou tels exercices, quitte à risquer de graves accidents. La pratique non surveillée de la rythmique respiratoire (pranayama) s’est fréquemment soldée par des affections pulmonaires caractérisées. Faut-il mentionner aussi les troubles nerveux auxquels exposent l’amateur imprudent certaines techniques, nous pensons surtout à celles de « l’érotique mystique ? » (24)

« Il faut savoir que le Yoga – les postures mais surtout les exercices de respiration contrôlée – développe mécaniquement une grande énergie. En ce sens il est dangereux. Si cette énergie ne trouve pas d’exutoire, n’est pas dépensée au profit d’un certain épanouissement des facultés les plus hautes du psychisme et du spirituel, elle risque d’être une entrave, un facteur de déséquilibre. Couper le Yoga de sa vie spirituelle, c’est retourner contre soi les énergies qu’il doit libérer. » (25)

B. Dangers potentiels psychologiques

Toutes les postures et les rythmes respiratoires tantriques (et utilisés dans le hatha-yoga] ont été calculés afin de provoquer rapidement ce processus chez les yogis, qui deviennent des êtres « au-delà des contraires », mais souvent après avoir connu des expériences extrêmement intenses; si les pôles, au lieu de s’attirer, s’opposent, la dualité s’installe et engendre de graves dissociations, conduisant parfois à la folie. D’où la présence indispensable d’un très bon guru, ayant déjà maîtrisé ces expériences et vivant dans un esprit de parfaite compassion. » (26)

« Dans la concentration et surtout dans la méditation, le pratiquant est donc très vulnérable, car sa présence à lui-même est toute d’acceptation: il n’a pas perdu son jugement qu’il retrouvera d’ailleurs clarifié et affermi, mais il l’a levé, suspendu, pour entrer plus profondément en lui-même et, si telle est sa forme de spiritualité, en contact avec une puissance divine. On imagine bien à quels excès des instructeurs à tendance paranoïaque, se sentant investis d’une mission urgente pour le monde, peuvent se livrer. …..le lâcher-prise obtenu par des exercices classiques et irréprochables se trouve exploité, parfois, dans le sens d’un véritable « viol » psychique, …où les préceptes inoculés dans ces moments de totale réceptivité atteignent l’inconscient et y laissent des traces indélébiles. » (27)

Le Yoga est « l’annihilation de toutes les fonctions du mental, l’art de vider son mental et d’en faire un feuillet blanc. » (28)

 

 

Conclusion

Si nous pouvons nous réjouir que le yoga exige le respect de principes remarquables (« Parmi les conditions requises, figure une longue liste de valeurs à respecter, telles que la chasteté, l’équanimité, la véracité » (29)), ce mouvement est clairement à rattacher à un mouvement religieux.

Le Yoga n’est pas une religion externelle mais internelle. Il s’avère être « une réaction contre le formalisme, contre la « lettre morte » des rituels. » (30)

« la rapidité du succès est fonction de la mollesse, de la demi-mesure, ou de l’ardeur de la pratique, et de l’abandon total au Seigneur suprême. » (31)

Ainsi, le yoga ne peut être pratiqué ou enseigné sous ce terme ou sous celui de relaxation dans les écoles publiques, sans violer le principe de la laïcité.

 

 

 

Peadar Somers & Florent Varak
(Pour la commission d’éthique de la Fédération Évangélique de France)

 

Notes et références

(1) J. Varenne, « Patanjali », Vol. 12, p. 603.

(2) J. Varenne, « Patanjali », Op. Cit.

(3) J. Varenne, « Yoga » Op. Cit., p. 1030-31.

(4) Dictionnaire de la Sagesse Orientale, P.204.

(5) Dictionnaire de la Sagesse Orientale. Éditions Robert Lafond, S.A., Paris, 1989.

(6) J. Varenne, « Patanjali », Op. Cit.

(7) Dictionnaire de la sagesse orientale, p. 208.

(8) M. Eliade, T. du Y., p. 278.

(9) M. Eliade, Techniques du Yoga Éditions Gallimard, 1975, p. 262.

(10) J. Varenne, « Patanjali », Op. Cit.

(11) J. Varenne, « Patanjali », Op. Cit.

(12) Ysé Tardan-Masquelier, Le Yoga: du Mythe à la Réalité, Paris : Droguet et Ardant, pp. 67-69.

(13) J. Varenne, « Yoga » Op. Cit., p. 1029.

(14) J. Varenne, « Yoga » Op. Cit., p. 1030.

(15) M. Eliade, Techniques du Yoga, pp. 65,66.

(16) S. Bikram-Shah, in J.M. Déchannet, La Voie du Silence, p.41.

(17) J. Varenne, « Patanjali », Op. Cit.

(18) Ysé Tardan-Masquelier, Le Yoga: du Mythe à la Réalité, Paris : Droguet et Ardant, pp. 81-85.

(19) J. Varenne, « Yoga » Op. Cit., p. 1029.

(20) M. Eliade, Techniques du Yoga, pp. 101,102.

(21) J.M. Déchanet, La Voie du Silence, p. 56.

(22) M. Eliade, Techniques du Yoga, pp. 234-235.

(23) Ysé Tardan-Masquelier, Le Yoga: du Mythe à la Réalité, Paris : Droguet et Ardant, p. 55.

(24) M. Eliade, Techniques du Yoga, pp. 12,13.

(25) J.M. Déchanet, Yoga Chrétien en Dix Leçons, [Cité dans Non au Yoga de M. Ray, p.88]

(26) Ysé Tardan-Masquelier, Le Yoga: du Mythe à la Réalité, Paris : Droguet et Ardant, p. 70.

(27) Ysé Tardan-Masquelier, Le Yoga: du Mythe à la Réalité, Paris : Droguet et Ardant, pp. 111,112.

(28) Saravasti, La pratique de la Méditation, Paris : Albin Michel, 1950, p. 118.

(29) J. Varenne, « Yoga », Op. Cit., p. 1029.

(30) M. Eliade, Op. Cit., p. 278.

(31) Yoga-sutra, chapitre 1, v.22,23.

 

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Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Un chrétien peut-il fréquenter ou se marier avec un incroyant ?]]> http://leboncombat.fr/?p=9049 2017-11-09T10:52:14Z 2017-11-09T10:39:18Z C’est un sujet apparemment facile à traiter, en tout cas du point de vue de l’exégète, mais les situations pratiques sont souvent difficiles à maîtriser d’un point de vue pastoral. Vous connaissez probablement tous des situations de ce type : oui, nous parlons cette semaine de chrétiens fréquentant ou s’étant mariés à des incroyants.

 

Dans ce 88ème épisode, Guillaume réagit à un message qu’il a reçu de l’un de ses proches :

« Récemment, j’ai passé une soirée avec quelques amis et à cette occasion une fille nous a annoncé qu’elle fréquentait un non-chretien. Comme tu peux l’imaginer, cela a soulevé pas mal d’échanges. Un frère m’a fait comprendre qu’il voudrait de tout coeur se marier avec une croyante, mais que la souffrance et la solitude lui pèsent tellement qu’il envisage sérieusement l’éventualité de fréquenter une non-chrétienne. Je t’avoue que je n’a pas su lui proposer de solutions concrètes ».

 

Face à la souffrance, nous non plus n’avons pas de solution instantanée.Toutefois, nous nous saisissons de cette occasion pour aborder le sujet. Dans ce podcast, Guillaume expose les cinq raisons principales qui le conduisent à rejeter l’idée d’une possibilité biblique de fréquenter ou de se marier avec un non-croyant :

(1) Adam et Eve sont présentés comme le modèle idéal de mariage, et les deux avaient la foi

(2) L’ensemble de l’Ancien Testament indique que Dieu incitait ceux avec lesquels il faisait alliance à se marier au sein de cette alliance

(3) Paul indique que Pierre et les autres apôtres s’étaient mariées avec des soeurs dans la foi (1 Co 9.5)

(4) Paul demande aux veuves chrétiennes de premières générations de ne se remarier que « dans le Seigneur (1 Co 7.39)

(5) Le mariage est un motif utilisé par les auteurs inspirés pour dépeindre la relation d’alliance entre Christ et l’église, et dans une moindre mesure entre le Père et le Fils

 

Quelques encouragements pratiques concluent cet épisode.

Peut-être êtes-vous dans la même situation, ou bien avez-vous un avis différent ? N’hésitez pas à nous rejoindre sur leboncombat.fr pour continuer la discussion.

 

 

 

 

>> Ecoutez les derniers épisodes de “Que dit la Bible ?

 

 

 

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Invités Le Bon Combat http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Des femmes païennes sont mentionnées dans la généalogie de Jésus. Pourquoi ?]]> http://leboncombat.fr/?p=9037 2017-11-08T14:39:23Z 2017-11-08T06:05:29Z
  • Article de Craig S. Keener publié sur son blog le 3 décembre 2012. Traduction : Elodie Meribault
  •  

    Matthieu se plait à mettre en avant différents éléments de l’arrière-plan de Christ. Jésus s’identifie à Israël et se présente comme son roi, mais la présence de païens dans sa généalogie prépare la voie à l’un des thèmes les plus importants de l’évangile de Matthieu.

    De nos jours, fort heureusement, nous incluons les femmes dans nos généalogies ; ce n’était pourtant pas le cas auparavant. Cependant, si Matthieu tenait absolument à inclure des femmes dans la généalogie de Jésus, il aurait pu citer certaines « matriarches » de premier premier plan : Sarah, Rebecca, Léa, ou encore (dans une moindre mesure) Rachel. Au lieu de quoi, il met l’accent sur quatre femmes qui étaient soit des païennes, soit associées à des païennes.

    Tamar, au verset 3, est une Cananéenne qui a enfanté deux enfants à Juda ; en Genèse 38, Dieu lui rend justice. Nous sommes nombreux à connaître l’histoire de Rahab, citée au verset 15. C’était une femme de Jéricho, que Dieu a épargnée. Le livre de Josué contraste Rahab, qui a trahi son peuple pour servir Israël, et Akan de la tribu de Juda, qui a, quant à lui, trahi le peuple d’Israël. Rahab a caché des espions sous son toit ; Akan a caché un butin sous sa tente. Rahab et sa famille ont été sauvées ; Akan et sa famille ont été exterminés. L’histoire montre bien que le problème ne dépend pas de l’ethnie, ou de culture, mais de la volonté de l’homme d’être du côté de Dieu.

    Mt 1.5 mentionne également Ruth. Elle était Moabite, et les Moabites n’étaient pas autorisés à s’unir à Israël jusqu’à la dixième génération (Dt 23.3). Ruth a cependant rejoint Israël et est devenue l’ancêtre directe du Roi David, car elle a accepté le Dieu d’Israël. La quatrième femme, Bath-Scheba, que Matthieu appelle simplement la « femme d’Urie » en 1.6, était probablement Israélite de naissance, mais était devenue païenne par alliance en devenant femme « d’Urie le Hétien ».

    D’ordinaire, le but des généalogies juives est de souligner la pureté des ancêtres. Pourquoi Matthieu met-il délibérément en évidence les ancêtres païens de Jésus ? En réalité, son but est de montrer que le plan de Dieu a toujours été pour toutes les nations. Et ces trois ancêtres païens du roi David ainsi que la mère du roi Salomon étaient des païens sont des indices censés nous mettre sur la voie. Ce thème est récurrent dans l’évangile de Matthieu : des mages d’orient viennent honorer Jésus, un centurion romain et une femme cananéenne témoignent d’une foi extraordinaire, les compagnons d’exécution de Jésus ont été les premiers à le connaître en tant que Fils de Dieu après la croix… Tout ces éléments nous conduisent versets après versets jusqu’à l’apogée du livre : l’appel de Jésus de faire de toutes les nations des disciples (Mt 28.18-20).

     

    Quel enseignement pouvons-nous retirer de cet accent particulier sur les nations dans l’évangile de Matthieu ? Premièrement, Dieu veut que nous dépassions nos a priori raciaux, culturels et ethniques. L’amour de Dieu n’est pas limité à un groupe particulier de personnes ; il est destiné à tous les hommes ; il nous invite donc à l’offrir à tous les hommes. Deuxièmement, cela nous rappelle l’importance de la mission auprès des païens. S’il est vrai que nous aimons tous les peuples, nous devons nous engager à partager la bonne nouvelle de Christ avec tous.

    Matthieu établit trois groupes de quatorze générations, les reliant à chaque fois à des événements importants de l’histoire d’Israël ; d’Abraham à David, de David jusqu’à l’exil, et de l’exil à Jésus.

    Son but n’est est pas d’établir une chronologie précise. Comme les auteurs des livres des Chroniques, il passe librement sous silence les générations les moins importantes. Son véritable objectif est plutôt de représenter l’histoire d’Israël par « étapes ». Dieu effectue des changements radicaux dans l’histoire. Le peuple d’Israël a connu des expériences toutes particulières avec Dieu au temps d’Abraham, de David, et de l’exil. À la naissance de Jésus, Israël était en train de vivre un nouveau tournant de son histoire. Jésus est l’apogée de l’histoire d’Israël, l’accomplissement de l’espoir et des promesses de tous les prophètes.

    Le Dieu de l’Histoire travaille encore aujourd’hui, accomplit ses promesses et nous rappelle le salut qui nous a été offert en Christ.

     

     

    Craig S. Keener est professeur de Nouveau Testament à la faculté de théologie Asbury. Il est particulièrement connu pour son commentaire en quatre volumes sur le livre des Actes et pour ses travaux sur l’arrière plan historique de la Bible. Craig est marié à Médine Moussounga Keener, une francophone du Congo. Leur passion pour l’Afrique et la Francophonie les ont amenés à diffuser gratuitement plusieurs des ressources qu’ils ont produites, comme cet excellent manuel d’interprétation biblique. Craig Keener est titulaire d’un doctorat (Ph.D.) décerné par l’université de Duke.

     

     

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    Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Comment aborder paisiblement la doctrine de la prédestination ?]]> http://leboncombat.fr/?p=9031 2017-11-06T15:59:12Z 2017-11-07T06:05:31Z

    Pour ce 56e épisode de Coram Deo nous avons la joie de recevoir Frédéric Bican, président de l’Action Biblique de France et pasteur à Grasse, et ce n’est pas un petit sujet qui est à l’ordre du jour… Nous parons en effet de la prédestination, dont l’approche calviniste est régulièrement décriée.

     

     

    Les confessions de foi issues de l’Assemblée de Westminster nous avertissent que « la doctrine de ce profond mystère de la prédestination doit être traitée avec une sagesse et un soin particuliers ». Dans cette émission nous voulons justement réfléchir à la manière d’aborder ce sujet dans les Églises évangéliques où l’héritage wesleyen est souvent fort répandu.

    Voici les quelques questions que nous avons adressées ensemble :

    (1) Faut-il vraiment aborder la prédestination en Eglise ? Ne vaudrait-il pas mieux éviter ce sujet ?
    (2) Si nous décidons de l’aborder, dans quel contexte et de quelle manière le faire ? Quelles sont les erreurs à éviter ?
    (3) A l’inverse, y a-t-il des avantages à avoir un enseignement clair à ce sujet ?

     

    Fred nous suggère certaines pistes pour que les discussions autour d’un tel sujet ne s’enveniment pas. Qu’en pensez-vous ? Quel est votre avis sur cette question  ?

     

    Dans le hors propos de l’émission, nous vous rappelons notamment que la prochaine session de formation #Transmettre aura lieu le 18 novembre 2017 à Charenton. Rappel : c’est gratuit, c’est diplômant 😉.

    Toutes les informations nécessaires sont dans la bannière ci-dessous, l’inscription se fait via ce lien.

     

    >> Musique : Tu m’as aimé Seigneur
    >> Retrouvez l’intégralité des épisodes de Coram Deo ici.

     

    Fred Bican est pasteur à Grasse (Alpes Maritimes), et chargé de cours de Bibliologie à l’Institut Biblique de Genève. Fred exerce actuellement le mandat de président de l’Action Biblique de France et il est membre du Conseil National du Réseau FEF. Retrouvez Fred sur le site de son église.

     

     

    SUIVEZ CORAM DEO

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    Invités Le Bon Combat http://www.leboncombat.fr <![CDATA[L’auteur des Chroniques a-t-il cherché à cacher le passé honteux de David ?]]> http://leboncombat.fr/?p=9020 2017-11-05T22:19:03Z 2017-11-06T06:45:48Z – Article de Michael S. Heiser publié sur le Logos blog le 4 octobre 2017. Traduction : Elodie Meribault. 

     

    Certaines entreprises trafiquent leurs comptes. Certains politiciens cèdent à la tentation des pots de vin. Certains scientifiques manipulent des résultats. Peut-on mettre l’auteur des Chroniques au rang de tous ces fraudeurs ?

    Chacun sait que les deux livres des Chroniques constituent un récit de l’histoire d’Israël qui s’ajoute à celui de 1 et 2 Samuel et de 1 et 2 Rois. Ce qui est moins connu, en revanche, c’est que l’auteur des Chroniques omet soigneusement et délibérément certaines informations qui pourraient entacher l’image de David et de Salomon. Essayez donc de trouver le récit de l’adultère de David et du meurtre d’Urie — vous n’y parviendrez pas.

    Pourquoi l’auteur du livre des Chroniques l’omet-il ?

     

    Le véritable objectif de l’auteur

    Si le récit se trouve rapporté de cette manière, cela ne veut pas forcément dire qu’il n’est pas fiable ou que l’auteur cherche à nous tromper. Si j’achète un livre sur la conquête de l’ouest racontée du point de vue des amérindiens, je sais d’avance ce que je vais y trouver. Je n’ai pourtant aucune raison de croire que le contenu tend à m’induire en erreur ; en revanche, j’ai toutes les raisons de croire que l’œuvre est sélective et incomplète. Je sais que l’ouvrage est écrit d’un certain point de vue ; je ne le considérerai pas vraiment comme un avis tranché sur la question.

    Les Chroniques doivent être examinées de la même manière. Ces livres ont rejoint la Bible hébraïque (puis les autres bibles) en même temps que les livres de 1 et 2 Rois et de 1 et 2 Samuel. Quiconque lit la Bible y découvrira forcément les actes peu glorieux de David et de Salomon. Personne ne sera trompé, ce n’est pas le but. Il y a donc une autre explication.

    Les deux livres des Chroniques ont été écrits pendant (ou peu de temps après) l’exil des Juifs à Babylone. Israël s’apprêtait à avoir de nouveau une nation et une direction. L’auteur des Chroniques voulait que la nouvelle génération retourne à sa terre en se souvenant de l’alliance que Dieu avait faite avec David, et en se rappelant que sa dynastie avait été choisie pour diriger. C’était un manque de loyauté envers la dynastie de David qui avait fragilisé le royaume. Elle avait conduit à une religion déviante, et, finalement, à la destruction d’Israël (Amos 7.9‑11).

    L’auteur des Chroniques souhaitait raviver la loyauté du peuple envers la lignée de David ; David et Salomon sont donc présentés sous la forme de monarques idéaux. Le but de l’auteur n’était donc pas de tromper mais bien plutôt d’encourager.

     

     

     

    Michael S. Heiser est éditeur académique chez Faithlife, la compagnie produisant et diffusant le logiciel biblique Logos. Spécialiste des études sémitiques, Heiser est capable de traduire des textes issus d’une douzaine de langues anciennes. Il titulaire d’un master et d’un doctorat en Bible hébraïque et en langues sémitiques anciennes de l’Université de Wisconsin-Madison. Lisez ses contributions fréquentes sur son blog

     

     

     

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    Vincent M.T. http://www.visiomundus.fr <![CDATA[Avortement : une réponse à « la question qui tue »]]> http://leboncombat.fr/?p=8998 2017-11-02T00:18:57Z 2017-11-03T06:05:24Z Parlons d’un sujet « dangereux », un sujet qui donne souvent lieu à des réflexions et des commentaires navrant, irritant, outrageant ; oui, abordons un sujet qui mérite un vrai débat, mais que nous avons appris à occulter par peur des dérapages incontrôlés qui semblent systématiquement s’ensuivre ; parlons, intelligemment si possible, d’un des sujets qui mène le plus rapidement au point Godwin.

    Tiens, je commence à me dire que, pour Halloween, c’est de circonstance.

    Je traduis ici, avec quelques adaptations, un article paru le 19 octobre sur The Public Discourse, publication en ligne du Witherspoon Institute, centre de réflexion éthique de l’Université de Princeton, aux Etats-Unis.

    Il n’exprime pas nécessairement l’opinion des auteurs de ce site, mais représente un échange qui se veut constructif sur la question de l’avortement entre les « pro-choix » et les « pro-vie ».

     

    Le test

    Dans une série de tweets récents, Patrick Tomlinson, auteur de science-fiction et humoriste, affirme ceci :

    « Depuis maintenant une dizaine d’années, à chaque fois que les partisans de l’idée que « La vie commence dès la conception » se mettent à parler de l’avortement, il y a une question que je leur pose. En dix ans, JAMAIS aucun d’entre eux n’y a répondu honnêtement« .

    Après cette introduction accrocheuse, il poursuit en évoquant un scénario imaginaire, proposé avant lui par Michael Sandel (philosophe américain, professeur à Harvard) lors d’une réunion du Conseil Présidentiel de Bioéthique, et encore avant eux, par George Annas (professeur de droit à Harvard et spécialiste en droit médical, bioéthique et droits de l’homme).

    Dans ce scénario, il y a un immeuble en feu, et Thomas, qui est en train d’évacuer les lieux, a le choix de sauver :

    • 10 embryons humains (dans la version de Tomlinson, il s’agit de 1000 embryons)

    ou alors

    • une petite fille de 5 ans.

    Pour des partisans de l’idée que « La vie commence à la conception », en sauvant les embryons, Thomas sauverait autant d’êtres humains. Pourtant, il semble plausible que la plupart des gens raisonnables, dont Thomas fait partie, et quels que soient leurs idées sur le point de commencement de la vie, choisiront plutôt de sauver la petite fille.

    Tomlinson en conclue :

    « Personne ne croit réellement que la vie commence dès la conception« .

    Echec et mat pour les « pro-vie » ? Les presque 100 000 interactions qui ont eu lieu sur ce tweet, pour le commenter, le partager ou le soutenir, montrent en tous cas la popularité de cette réflexion. Et c’est pour cela qu’il vaut la peine de s’y attarder.

     

    Est-ce viable ?
    Lisez notre réponse sur Visio Mundus

     

     

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