Le Bon Combat Réflexions théologiques et ressources d'édification centrées sur Dieu 2017-03-22T06:05:27Z http://leboncombat.fr/feed/atom/ WordPress Timothée Davi https://www.infochretienne.com/chroniqueur/timothee-davi/ <![CDATA[8 critiques fraternelles adressées au pentecôtisme par Martyn Lloyd-Jones]]> http://leboncombat.fr/?p=7760 2017-03-22T00:19:41Z 2017-03-22T06:05:27Z Si vous êtes pentecôtiste, « rassurez-vous », ces critiques ne viennent pas cette fois d’un théologien non-charismatique. Loin de là. Martyn Lloyd-Jones croyait fermement en l’actualité de l’action surnaturelle de l’Esprit tel que classiquement compris par les milieux pentecôtistes. Comme Paul, il aurait certainement pu nous dire « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous. » (1Co 14, 18).

Pourtant, vivre une foi où l’action de l’Esprit se manifeste ainsi n’a pas empêché Martyn Lloyd-Jones d’entretenir quelques réserves envers un mouvement pentecôtiste dont il apprécie par ailleurs le zèle.

Dans cette optique, le théologien britannique formule huit critiques qu’il aimerait que ses amis pentecôtistes prennent en compte et à propos desquelles ils réfléchissent. C’est notre souhait que ces huit critiques que Martyn Lloyd-Jones adresse au Pentecôtisme soient reçues dans un esprit fraternel avec pour résultat que la gloire soit toujours plus rendue au Seigneur.

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1- Tout renouveau se doit d’avoir une base doctrinale saine.

Or, l’on constate souvent que là où l’unité et le renouveau sont proclamés, la minimisation de l’importance de la doctrine, de l’enseignement s’en suit (voir note 1). Le Saint-Esprit est l’Esprit de la Vérité et le renouveau ne sera que superficiel et de courte durée sans des bases doctrinales plus profondes que celles que le mouvement pentecôtiste semble avoir.

2- Les pentecôtistes mettent trop l’emphase sur ce qu’ils font et pas assez sur la liberté et la souveraineté de l’Esprit, qui vient et va comme il le souhaite.

« Les dons spirituels, » dit-il, « sont toujours contrôlés par le Saint-Esprit. Ils sont donnés, et l’on ne sait pas [, ne peut savoir et ne peut provoquer] quand ils vont être donnés » (voir note 2).
« Vous pouvez prier pour le baptême de l’Esprit, mais cela ne garantit pas que cela arrivera. C’est sous son contrôle. Il est le Seigneur. Il est un Seigneur souverain et il le donnera en son temps et à sa manière. » (voir note 3).

3- Les pentecôtistes insistent sur le parler en langues comme un signe du baptême du Saint-Esprit, mais:

« Il semble que l’enseignement de l’Écriture elle-même – en plus du témoignage évident de l’histoire de l’église – établit le fait que le baptême avec l’Esprit n’est pas toujours accompagné de dons particuliers. » (voir note 4).

4- Les pentecôtistes prétendent être capables de parler en langues à chaque fois qu’ils le souhaitent.

Cela, selon lui, va clairement à l’encontre de ce que Paul dit en 1 Corinthiens 14, 18 : « Je rends grâces à Dieu de ce que je parle en langue plus que vous tous. » Si Paul et les corinthiens pouvaient parler en langues à chaque fois qu’ils le voulaient, il n’y aurait alors aucune raison pour Paul de rendre grâce à Dieu de ce que la bénédiction des langues lui soit plus souvent donnée qu’aux autres (voir note 5).

5- Les expériences sont trop souvent recherchées pour elles-mêmes plutôt que dans le but d’être équipé afin de témoigner et rendre gloire à Christ (voir note 6).

« Le but n’est pas d’avoir des expériences pour elles-mêmes, mais bien d’être équipé pour diffuser et faire connaître Christ. » (voir note 7).
« Nous devons mettre à l’épreuve tout ce qui prétend être un mouvement de l’Esprit en termes de sa portée évangélisatrice. » (voir note 8).
« Le test suprême de tout qui prétend être une œuvre du Saint-Esprit est Jean 16, 14 : « Il me glorifiera. » » (voir note 9).

6- Les pentecôtistes peuvent trop facilement faire l’erreur de supposer que si une personne a de puissants dons, elle doit dès lors être un « bon chrétien », apte à diriger et enseigner.

Cela n’est pas vrai. Lloyd-Jones est tout à fait conscient que le baptême avec le Saint-Esprit et la possession de dons n’atteste nullement de l’aptitude morale de quelqu’un à servir ou parler pour Dieu. La condition spirituelle à Corinthe, en termes de sanctification, était mauvaise et pourtant il y avait beaucoup de manifestations de la puissance divine et des divers charismes.
« Le baptême avec le Saint-Esprit est principalement et essentiellement un baptême avec puissance […]. [Mais] il n’y a aucune connexion directe entre le baptême avec le Saint-Esprit et la sanctification (voir note 10) […]. C’est quelque chose qui peut être isolé, alors que la sanctification est un processus continuel et continu. » (voir note 11).

7- Les pentecôtistes ont tendance à s’intéresser davantage à leur ressenti, aux révélations ponctuelles et aux dons inhabituels qu’à l’exposé et l’étude approfondie et détaillée des Écritures.
Méfiez-vous, dit-il, de toute prétention à une « nouvelle révélation de la Vérité » (voir note 12). (Au vu de ce qu’il a dit au-dessus par rapport à la manière dont le Saint-Esprit parle aujourd’hui afin de guider et conseiller, il ne peut pas vouloir dire ici que toute communication directe de Dieu serait exclue, loin de là).

8- Les pentecôtistes encouragent parfois les gens à abandonner le contrôle de leur raison et à se « laisser aller ». Lloyd-Jones n’est pas d’accord. « L’on ne doit jamais se laisser aller » (voir note 13). Un esprit vide n’est pas préconisé par les Écritures (voir note 14). La gloire du Christianisme est que l’on peut « à la fois… être saisi et soulevé par l’Esprit tout en restant encore au contrôle » (voir 1 Corinthiens 14, 32) (voir note 15). L’on doit toujours prêt à mettre à l’épreuve toute chose, puisque Satan et l’hypnotisme peuvent imiter les choses les plus remarquables (voir note 16).

 

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Notes et références

  1. Murray, I.H., David Martyn Lloyd-Jones: The Fight of Faith 1939–1981, Edinburgh, Banner of Truth Trust, 1990, p. 687.
  2. Lloyd-Jones, D.M., The Sovereign Spirit: Discerning His Gifts, Wheaton, Harold Shaw, 1986, p. 153.
  3. Lloyd-Jones, D.M, Joy Unspeakable: Power and Renewal in the Holy Spirit, Wheaton, Harold Shaw, 1984, p. 77–78. Il illustre cette vérité avec l’épisode où Pierre et Jean guérissent l’homme au temple en Actes 3 (devant qui ils étaient sans doute passés de nombreuses fois auparavant), et avec celui où Paul est à Philippe : « Si l’apôtre avait le pouvoir d’exorcisme de façon permanente, pourquoi ne s’est-il pas occupé d’elle dès le premier jour ? » (The Sovereign Spirit, p. 155). Cela s’applique à tous les dons, y compris le parler en langues : « Ce n’est pas quelque chose, par conséquent, qu’un homme peut faire quand bon lui semble. » (The Sovereign Spirit, p. 156).
  4. The Sovereign Spirit, p. 53. Lloyd-Jones dit que c’est une erreur que de « confondre le baptême de l’Esprit avec les dons occasionnels de l’Esprit » (p. 117).
  5. The Sovereign Spirit, p. 152.
  6. Il est conscient qu’en 1 Corinthiens les dons sont largement destinés à édifier le corps de Christ. Cependant, il écrit : « Faites attention à l’ordre. Cela doit commencer dans l’église, qui est dès lors équipée afin de témoigner avec audace du Seigneur. Le Saint-Esprit n’est pas donné afin que l’on ait de merveilleuses expériences ou de fantastiques sensations en nous, ou même pour résoudre des problèmes psychologiques et autres pour nous. C’est certainement une partie de l’œuvre de l’Esprit, mais pas son but principal. Son but principal est que le Seigneur puisse être connu. » (The Sovereign Spirit, p. 130).
  7. Murray, I.H., David Martyn Lloyd-Jones, p. 693.
  8. The Sovereign Spirit, p. 129–130.
  9. The Sovereign Spirit, p. 106. Voir p. 111 et 113 pour le test « Jésus est Seigneur ».
  10. Joy Unspeakable, p. 137. Cependant il dit bien qu’il y a une connexion indirecte entre le baptême avec le Saint-Esprit et la sanctification. Dans le baptême avec le Saint-Esprit, nous voyons le Seigneur plus clairement encore et devenons plus immédiatement assurés de sa réalité et de sa puissance glorieuse. Cette vue de sa gloire fonctionne habituellement comme une sorte de « boost » pour le processus de sanctification. « Sa sanctification, tout à son propos, est stimulé de la manière la plus extraordinaire et étonnante. » (p. 144).
  11. Joy Unspeakable, p. 140.
  12. The Sovereign Spirit, p. 77–79.
  13. The Sovereign Spirit, p. 71. Voir p. 78.
  14. The Sovereign Spirit, p. 72.
  15. The Sovereign Spirit, p. 74. Voir p. 151–158, « C’est la gloire de la façon d’agir du Saint-Esprit – elle dépasse notre compréhension, et pourtant la raison peut tout de même être utilisée » (p. 158).
  16. The Sovereign Spirit, p. 66. En exerçant notre raison à mettre à l’épreuve les esprits (1 Jn 4, 1), nous devons réaliser qu’il n’est pas suffisant de dire qu’une personne aime Christ encore plus à cause de l’expérience. L’on se doit de continuer à mettre à l’épreuve leur comportement et leur doctrine par l’Écriture (p. 116).

Traduction, réécriture et adaptation d’un extrait de l’article suivant : http://www.desiringgod.org/messages/a-passion-for-christ-exalting-power

 

 

 

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Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Pourquoi le thème du Royaume de Dieu est-il si important pour comprendre la Bible ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7754 2017-03-21T23:38:22Z 2017-03-21T10:15:07Z Voici venu le 23ème épisode de Coram Deo, et cette semaine nous parlons de l’un des thèmes unificateurs les plus importants de la révélation biblique : le Royaume de Dieu.

9782755002928Nous recevons le pasteur Stéphane Rhéaume de l’Église chrétienne évangélique de St-Eustache qui vient de publier un ouvrage aux éditions Excelsis intitulé Jésus et le royaume de Dieu, une perspective biblique et théologique.

Dans cet épisode, Stéphane répond à aux questions suivantes :

Quelle est la Genèse de ce projet ? Quelles recherches ont présidé à la publication de ce livre ?

Y a-t-il dans les milieux évangéliques certaines conceptions du Royaume qui paraissent mal orientées ?

Qu’est-ce qu’une théologie du Royaume bien articulée ? Quels sont les ouvrages de référence à consulter en Français ?

La théologie du Royaume a-t-elle des implications pratiques pour notre vie chrétienne quotidienne ?

 

Prenez donc le temps d’écouter cet épisode, et faites-nous part de vous réactions : qu’est-ce que le Royaume de Dieu pour vous ?

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Écoutez sans tarder cet épisode de Coram Deo, et retrouvez nous sur les ondes ou sur votre application podcast préférée ! 

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Benjamin E http://www.christestmavie.fr <![CDATA[Ne nous donnez pas des pizzas. Donnez-nous l’Evangile !]]> http://leboncombat.fr/?p=7748 2017-03-20T08:35:34Z 2017-03-20T10:09:58Z Comment intéresser les jeunes du 21ème siècle ? De quoi ont-ils besoin ? Que faut-il leur donner ? Je suis encore dans la tranche d’âge « jeune » moi-même, mais je conçois que le ministère parmi les jeunes est un vrai casse-tête aujourd’hui.

Ils ne semblent plus intéressés par toutes les méthodes un peu vieilles du siècle passé. Dans une ère où Facebook est roi, où on tweet plus vite qu’on ne l’a jamais fait – comment intéresser les jeunes du 21ème siècle ?

 

Le vrai problème n’a pas changé

Le vrai problème des jeunes n’a pas changé. C’est le même au 21ème siècle que ça l’était au 20ème, au 16ème ou au 1er siècle. Le problème des jeunes n’est pas la pornographie, la paresse ou le manque de passion pour Christ. Ce n’est pas le désintéressement, l’afflux de nouvelles technologies ou l’amour pour le monde.

Le vrai problème, c’est le péché dans le cœur de l’homme.

Oui, sûrement ce problème se manifeste sous des formes différentes. Beaucoup de ce que les jeunes vivent aujourd’hui est nouveau, et la société a bien changée. Mais si on remonte à la racine, le problème est toujours le même. Ce problème trouve son origine en Genèse 3, et il concerne chaque être humain qui est né depuis Adam et Eve. Ce problème, c’est notre cœur pécheur. Et puisqu’il n’y a « pas de juste, pas même un seul » (Rm 3.10), nous sommes tous concernés par cela. Les jeunes y compris.

Les jeunes aussi sont corrompus jusqu’au plus profond de leur être, égarés et pervertis (cf. Rm 3.10-18). Ils sont par nature pécheurs, morts (Ep 2.1) et ayant un besoin urgent d’être réconciliés avec Dieu (2 Co 5.20-21) – comme tout autre être humain. Et ça, c’est le vrai problème des jeunes au 21ème siècle.

 

 

Donc la solution n’a pas changé non plus

Mais puisque le problème n’a pas changé, la solution, elle non plus, n’a pas changée. La solution se trouve toujours en Jésus-Christ, et en lui seul. C’est lui seul qui a souffert pour conduire des injustes qui ne le méritaient pas à Dieu (cf. 1 Pi 3.18). C’est lui qui est le seul moyen d’accéder à Dieu (Jn 14.6), le seul médiateur et le seul Sauveur. C’est par l’Evangile de Jésus-Christ seul que ce problème peut être réglé.

Par conséquent, si le plus grand problème des jeunes au 21ème siècle est le péché qui réside dans leur cœur, et si la seule solution à ce problème est l’Evangile… alors le plus grand besoin des jeunes au 21ème siècle n’est rien d’autre que l’Évangile lui-même.

 

 

Les pizzas ne nourrissent pas notre âme

On pense souvent que les jeunes d’aujourd’hui ont besoin de plus de jeux, plus d’attractions, plus de fun. On pense souvent que le Groupe de Jeunes doit se résumer à une soirée jeux-vidéo, des pizzas et 5 minutes de partage biblique hyper-simplifié pour pas perdre l’attention des jeunes.

Non, le plus grand besoin des jeunes au 21ème siècle, c’est l’Evangile. Un Evangile clair, complet et fidèlement présenté.

Parce que les pizzas ne vont pas nourrir nos âmes ! Ce dont nous avons besoin, ce n’est pas de nouvelles méthodes, plus de fun ou quoi que ce soit d’autre. Notre vrai besoin, la vraie solution, c’est l’Evangile. La solution se trouve dans la Parole de Dieu, vivante et efficace. C’est de cette Parole dont nous avons besoin, cette Parole qui peut transformer nos cœurs et produire, par l’Esprit, la vie dans un cœur qui était spirituellement mort.

Il n’y a pas de mal à nous donner des pizzas. Les divertissements ne sont pas mauvais. Tout ce qui peut permettre aux jeunes de s’épanouir, de s’intéresser l’un à l’autre et d’échanger est utile, dans une certaine mesure. Mais si l’Evangile n’est pas le cœur de ce que vous donnez aux jeunes, si ce n’est pas la nourriture que vous leur offrez, alors comment espérer qu’ils puissent grandir en Christ ? Non seulement les pizzas ne nous feront jamais découvrir le message du salut, mais aussi elles ne pourront jamais nous faire grandir en Christ.

Comment veut-on que les jeunes deviennent spirituellement matures, vainqueurs dans leur luttes, motivés pour l’œuvre de Dieu, si on ne leur donne rien à manger ? Ce serait comme nourrir un athlète avec des friandises uniquement, et s’étonner de ses mauvais résultats…

Vous voulez que vos jeunes deviennent spirituellement murs, arrivent à l’état d’homme fait, à la mesure de la stature parfaite de Christ (cf. Ep 4.13) ? Je suis certain que c’est votre désir ! Mais cela ne se passera pas en leur donnant uniquement des pizzas. Vous voulez présenter à Dieu vos jeunes devenus parfaits en Christ (cf. Co 1.28) ? Cela ne se passera pas sans leur prêcher Christ. Vos jeunes ont besoin de l’Evangile.

 

 

Un enseignement fidèle aussi pour les jeunes

Au final, les besoins des jeunes ne sont pas différents de ceux des autres membres de l’église. Les jeunes aussi ont besoin d’un enseignement fidèle de la Parole. Les jeunes aussi ont besoin d’entendre tout le conseil de Dieu. Les jeunes aussi ont besoin d’être repris, encouragé, exhorté, convaincus de péché, redressés, motivés.

Bien sûr, la manière de leur présenter ces choses peut être faite d’une manière adaptée et différente. Mais la substance doit rester la même. La forme peut changer, mais le fond doit être identique.

 

 

Nous vous en supplions, prêchez-nous l’Evangile !

Cet article ne se veut pas être un pointage du doigt acharné, ou un cri de ras-le-bol incontrôlé. Il n’a pas pour but de vous décourager. Je suis tellement reconnaissant pour tous les responsables de groupe de jeunes, pasteurs, anciens et membres d’église que vous constituez et qui nous servent, nous les jeunes. Votre travail est si précieux. Nous avons besoin de vous à nos côtés.

Cet article se veut plutôt être un encouragement : ne craignez pas de nous prêcher l’Evangile. N’ayez pas peur de nous proclamer la parole immuable de Dieu. C’est vrai que nous pouvons faire peur, avec nos sweats à capuche, notre langage un peu barbare et nos addictions aux écrans. Mais ne vous arrêtez pas aux apparences, parce que notre âme a terriblement besoin d’être nourrie par le lait spirituel et pur de la Parole (cf. 1 Pi 2.2).

C’est pourquoi nous vous en supplions, pasteurs, responsables de groupe de jeunes et membres d’église : parlez-nous de l’Evangile. Vivez-le, partagez-le avec nous, et invitez-nous à plonger nos regards dedans avec vous. Ne nous donnez pas que des pizzas. Donnez-nous l’Evangile. Nous en avons besoin.

 

 

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Pascal Denault http://www.unherautdansle.net <![CDATA[Sommes-nous encore responsable de quelque chose, si Dieu nous fait totalement grâce ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7743 2017-03-17T15:21:39Z 2017-03-17T06:05:55Z C’est une question classique, à laquelle John Owen (1616-1683) répond ici : en quoi l’homme est-il encore responsable si Dieu contrôle absolument tout ce qui existe ?

Voici ce qu’en dit Owen :

Autant dire qu’il ne nous est pas nécessaire de respirer, puisque Dieu nous donne le souffle, ou encore qu’Ézéchias n’avait plus besoin de manger et boire puisque Dieu lui avait promis qu’il vivrait encore quinze années…

La grâce n’annule pas notre responsabilité, mais nous rend propices à nous en acquitter; elle ne nous dispense d’aucun devoir, mais nous équipe en vue de leur exécution.

John Owen
Works, vol. 11, p. 280. Cité par Joel Beeke, The Quest for Full Assurance (Carlisle, PA : The Banner of Truth Trust, 1999), p. 171.

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Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Mais qu’est-ce donc que ce “sein d’Abraham” en Luc 16:22 ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7740 2017-03-16T00:41:32Z 2017-03-16T06:05:58Z Cette semaine, pour notre 68ème épisode, nous répondons à la question de Morgane, qui nous écrit de Suisse via Facebook :

Ce passage m’intrigue :

Dans le séjour des morts, [le riche] leva les yeux; et, tandis qu’il était en proie aux tourments, il vit de loin Abraham, et Lazare dans son sein. Il s’écria: Père Abraham, aie pitié de moi, et envoie Lazare, pour qu’il trempe le bout de son doigt dans l’eau et me rafraîchisse la langue; car je souffre cruellement dans cette flamme. Abraham répondit: Mon enfant, souviens-toi que tu as reçu tes biens pendant ta vie, et que Lazare a eu les maux pendant la sienne; maintenant il est ici consolé, et toi, tu souffres.
(Luc 16:23‭-‬25)

Je ne comprends rien. C’est quoi ce sein d’Abraham ? Pourquoi prier Abraham ? Pourquoi ‘père Abraham’ ? Pourquoi Lazare ??? <img src=" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src=" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /><img src=" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" />" class="wp-smiley" style="height: 1em; max-height: 1em;" /> J’ai rien compris…

Nous allons tenter de répondre à cette question difficile en apportant des éléments de réponse sur :

  • La signification de l’expression “sein d’Abraham”
  • Le genre du texte, qui n’est pas sans susciter l’étonnement
  • Le pourquoi de certains procédés littéraires très marqués
  • Les concepts qui sont souvent associés au “sein d’Abraham”, tels le sheol de l’Ancien Testament ou la conception scolastique des “limbes des patriarches”.

 

Alors, description littérale ou pas ? Faites-vous votre avis en écoutant cet épisode de #QDLB !!

Bonne écoute !

 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Un autre indice pour l’existence d’une « alliance de la création » entre Dieu et Adam]]> http://leboncombat.fr/?p=7724 2017-03-15T10:31:33Z 2017-03-15T06:05:48Z La doctrine de “l’alliance des oeuvres” ( ou “alliance édénique”, ou encore “alliance de la création”) est l’un des axes fondamentaux de la théologie réformée, mais aussi l’une de ses positions les plus décriés. On lui reproche notamment d’être une construction théologique sans aucun fondement biblique, une manière d’imposer un carcan dogmatique sur le texte de Genèse 1–3.

>> Retrouvez l’intégralité de nos articles sur la doctrine des alliances <<
Cliquez ici

 

Malgré l’absence explicite du mot “alliance” (berith) appliqué à la relation entre Dieu et Adam en Eden (voir cependant Osée 6:4), nous pensons que cette doctrine est scripturaire, et nous avons d’ailleurs traduit il y a quelques années ce petit article de Justin Taylor qui présente les principaux arguments en faveur de l’alliance des oeuvres (consultez le ici).

Dans le cadre de mes recherches sur Esaïe 24:4–6, je suis tombé sur un ouvrage de William J. Dumbrell, Covenant and Creation: A Theology of Old Testament Covenant. Dumbrell y adopte une approche pleinement exégétique -ce qui fait souvent défaut aux théoriciens de l’alliance des oeuvres- et présente un argument intéressant pour l’existence d’une alliance originelle avec Adam.

Le voici résummé ci-dessous.

 

Noé : un patriarche “juste” et qui “marche avec Dieu”

Dumbrell note que dès Gen. 6, c’est à dire pendant la période antédiluvienne, Noé est présenté comme “juste” (saddiq), “sans reproche/intègre” (tamim) et qu’il “marchait avec Dieu”. (Gen. 6:9)
Avec raison, il rappelle que les concepts de justice et d’irréprochabilité n’ont pas en Genèse le même sens que dans les écrits de Paul. Ils désignent plutôt le comportement d’un individu au sein d’une convention relationnelle bien établie. (p. 13)

La justice et l’intégrité de Noé impliquent donc une relation avec Dieu préalablement existante. De même, sa “marche” avec Yahweh doit être comprise comme une forme de loyauté/fidélité semblable celle requise de l’homme dans les alliances bibliques ultérieures. (p. 14)

Cependant, Noé est auréolé de cette description avant même que le concept d’alliance ne soit mentionné dans l’Ancien Testament (cf. Gen. 6:18). Quelle était donc la nature de cette relation prééxistante entre le patriarche et son Dieu ?

 

“Établir” ou “renouveler” l’alliance ?

Dumbrell remarque que, si de nombreuses alliances sont mentionnées en Genèse, plusieurs ne font pas usage de la formulation carath berith (litt. “couper l’alliance”) qui marque généralement son établissement. (p. 19–26)

Gen. 6:18 utilise un expression différente, qwm berith, dans laquelle la racine verbale (qwm) peut recouvrir plusieurs sens comme “établir” ou encore “maintenir”. Dumbrell passe en revue les différents usages de l’expression et conclut :

Ces différents éléments indiquent de manière quasi-certaine que là où qwm berith est utilisé (Gen. 6:18 ; 9:9, 11, 17 ; 17:7, 19, 21 ; Exod. 6:4 ; Lev. 26:9 ; Deut 8:18 : 2 Rois 23:3), ce n’est pas l’initiation d’une alliance qui est en vue, mais sa perpetuation. (p. 26)

Pour Dumbrell, la formulation qwm berith en Gen. 6:18 pointe sans ambiguïté vers l’existence d’un arrangement allianciel préalable, d’initiative divine, et sans aucune réponse humaine attendue (puisque Yahweh parle de “mon alliance”).

Malgré la corruption totale de la création et la violence remplissant la terre (Gen. 6:5–7, 11), Yahweh est déterminé à maintenir son alliance avec Noé. Pour Dumbrell, cette alliance n’est autre que celle qui a été initiée par Dieu au travers de son acte créateur primordial.

 

Les vertus rédemptrices de l’alliance avec Noé

Dumbrell note finalement la répétition du mandat créationnel “Soyez féconds, multipliez, et remplissez la terre” (Gen 1:28 ; 9:1, 7) fonctionne comme un inclusio encadrant l’unité textuelle qui précède le “renouvellement” (qwm) de l’alliance avec Noé (Gen. 9:8–17), cette dernière semblant d’ailleurs renouveler et étendre la portée l’alliance de Gen. 6:18 :

Comme le cadre constitué des versets 1 et 7 le laisse entendre, Noé nous est présenté comme un second Adam. Gen. 9:1–7 constitue clairement une section dont le but est de nous indiquer que, bien que Noé soit invité à prendre un nouveau départ et est revêtu du même mandat qu’Adam, c’est dans un monde nouveau qu’il est désormais appelé à évoluer. (p. 27)

Dans ce sens, selon Dumbrell, l’alliance Noachique possède une “fonction rédemptrice” en ce qu’elle implique un nouveau départ pour l’humanité représentée par Noé. Ce n’est donc pas un hasard si les eaux du déluge sont mentionnées dans un contexte de rédemption en Es. 54:7–10 et surtout en 1 Pie. 3:19–21 : dans une perspective chrétienne, la délivrance de Noé doit être vue comme un type de la rédemption en Christ. (p. 41)

 

Evaluation

Comme je le disais en début d’article, l’approche défendue par Dumbrell a le mérite d’être pleinement exégétique. Il ne peut néanmoins éviter certaines inférences inhérentes à son raisonnement, par exemple lorsqu’il cherche à défendre le caractère unilatéral et inviolable de l’alliance avec Noé.

 

Quelques bémols quant à son approche :

  1. Dumbrell clos ses réflexions sur l’alliance de la création en comparant ses propres conclusions avec celles de Charles Hodges et de Herman Hoeksema (p. 44–46). Il estime que leurs approches sont principalement dogmatiques et ne prennent pas suffisament en compte les données bibliques (p. 46). Ma sensibilité personnelle, essentiellement exégétique, me pousse à la sympathie envers la démarche de Dumbrell. Je le trouve néanmoins trop sévère dans certains de ses jugements à l’encontre des systématiciens.
  2. En “cumulant” l’alliance de la création et l’alliance Noachique, Dumbrell donne parfois l’impression de promouvoir une sorte de “théologie de la progression des alliances” (progressive convenantalism). Je pense qu’il est possible d’utiliser ses arguments sans pour autant confondre ces deux alliances, d’autant que tout est basé sur une compréhension très restreinte de la racine qwm.
  3. Je trouve néanmoins intéressant que Dumbrell refuse de séparer l’interprétation de Gen. 1–3 de l’ensemble de “l’histoire des origines” (Gen. 1–11). A mon sens, il s’agit bien la clé pour mieux comprendre l’alliance des oeuvres. Toutefois, certains marqueurs structurels clairs devraient davantage être pris en compte, comme par exemple les différents tholedoth (“voici les générations/la postérité”). Lorsque des cycles narratifs sont séparés par de tels éléments de structure, nous devrions veiller à ne pas trop promptement associer certains détails d’une unité textuelle à ceux présents dans une autre. La discipline de l’intertextualité peut nous aider dans cette démarche, en particulier au travers de l’identification de connections textuelles intentionelles entre ces cycles.

 

Dans l’ensemble, j’apprécie la contribution de Dumbrell, et je pense que son traitement de Gen. 6 et 9 offre quelques indices supplémentaires sur l’existence d’une l’alliance des oeuvres entre Dieu et Adam.

 


– William J. Dumbrel, Covenant and Creation: A Theology of Old Testament Covenants (Eugene: Wipf and Stock Publishers and Paternoster, 1984), 11–46.

 

 

 

 

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Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Peut-on réellement être heureux dans son mariage ?]]> http://leboncombat.fr/?p=7731 2017-03-14T11:11:57Z 2017-03-14T11:05:48Z  

C’est l’heure du 22ème épisode de Coram Deo, et cette semaine nous bonheur, mais pas n’importe quel bonheur : le bonheur dans le cadre du mariage !

Nous accueillons en effet le pasteur et conférencier Jean-Sébastien Morin auteur des livres Une fille, un gars, un Dieu… & Mariés et heureux? (commandez les ici)

Jean-Sébastien nous parlera des problématiques de couple qu’il rencontre le plus souvent et qui sont les plus susceptibles de faire échouer un mariage. Différents angles de la vie de couple seront abordés au cours de cette discussion: l’angle social, l’angle moral, l’angle théologique.

Jean-Sébastien, qui était récemment invité à la Première chaîne de Radio-Canada pour défendre le créationnisme, sera de passage au Centre Chrétien Source de Vie de St-Jérôme pour deux conférences les 17 et 18 mars prochains.

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Écoutez sans tarder cet épisode de Coram Deo, et retrouvez nous sur les ondes ou sur votre application podcast préférée ! 

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Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Pourquoi le livre des Actes demande-t-il aux chrétiens de ne pas manger de sang?]]> http://leboncombat.fr/?p=7715 2017-03-09T11:31:30Z 2017-03-10T06:05:35Z Cette semaine, pour notre 67ème épisode de “Que dit la Bible ?“, nous répondons à cette question d’Elodie, qui nous contacte de la région parisienne :

Dans le livre des actes, je trouve le verset suivant ‘C’est pourquoi, moi, je suis d’avis de ne pas créer de difficultés aux non-Juifs qui se tournent vers Dieu, mais de leur écrire qu’ils s’abstiennent des souillures des idoles, de l’inconduite sexuelle, des animaux étouffés et du sang.’
(‭‭Actes 15:19-20‬)

Je comprends qu’on demande aux païens nouvellement convertis de s’abstenir de la débauche ou des idoles, mais pourquoi des animaux étouffés et du sang?

C’est une excellente question, qui revient régulièrement. Pour y répondre, Guillaume Bourin se propose de regarder plus en détail le contexte littéraire de ce passage et offre quelques réflexions sur le contexte le plus probable des relations entre les différents groupes de chrétiens originels.

 

Bonne écoute !

 

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Pascal Denault http://www.unherautdansle.net <![CDATA[La doctrine du libre arbitre – Théologie systématique #9]]> http://leboncombat.fr/?p=7669 2017-03-09T00:17:32Z 2017-03-09T06:05:40Z La question du libre arbitre a fait, historiquement, l’objet de beaucoup de débats. Aujourd’hui encore les philosophes sont divisés entre le déterminisme et le libre arbitre. Nous croyons qu’il n’y a que la théologie qui puisse solutionner l’impasse de cet enjeu grâce à la compatibilité de la souveraineté divine avec la liberté humaine.

 

>>Lisez le chapitre 9 de la Confession de 1689 sur Facebook<<

>Procurez-vous la confession complète en format pdf<<

Le chapitre 9 sert de pont entre les chapitres 6-8 (l’alliance entre Dieu et l’homme) et les chapitres 10-18 (le salut de l’alliance). Le chapitre 9 permet de comprendre pourquoi l’homme a besoin de l’alliance et comment il peut y répondre.

Une des raisons pour laquelle les croyants n’arrivent pas toujours à se mettre d’accord lorsqu’il est question du libre arbitre est que nous omettons parfois de préciser de quel état de l’homme nous parlons en voulant préciser la nature de sa liberté et de sa volonté.

Il y a une différence fondamentale entre la volonté de l’homme prélapsaire et postlapsaire de même qu’il y a une différence fondamentale entre la volonté de l’homme déchu, l’homme régénéré et l’homme glorifié. Si nous parlons simplement du « libre arbitre » sans préciser de quel homme nous parlons, nous risquons fort de ne pas nous entendre quant à sa liberté et sa volonté.

Voici quatre questions essentielles pour bien saisir la doctrine du libre arbitre :

1. L’homme a-t-il un libre arbitre?

2. Comment Adam a-t-il pu pécher si sa volonté était parfaite?

3. Que reste-t-il du libre arbitre de l’homme après la chute?

4. Le chrétien est-il libéré des effets du péché contre son libre arbitre?


Article précédent: La doctrine de Christ – Théologie systématique #8

Article suivant: La doctrine de l’appel efficace – Théologie Systématique #10 (Bientôt disponible)

VOIR LA LISTE DE TOUS LES ARTICLES DISPONIBLES POUR CETTE SÉRIE

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[4 questions à Loanne Procopio sur la conférence “Chrétiennes engagées 2017”]]> http://leboncombat.fr/?p=7707 2017-03-08T00:05:01Z 2017-03-08T06:05:55Z Loanne Procopio nous accorde un entretien dans le cadre de notre série “4 questions”. Loanne travaille pour Songs for Saplings, une organisation qui cherche à atteindre les enfants avec le message de l’Evangile, et à les éduquer au moyen d’outils musicaux. Accessoirement, Loanne et son mari, Jason, implantent une église dans le centre de Paris, Connexion.

Retrouvez ici le précédent entretien de la série avec Malcolm Yarnell sur la Trinité.

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Guillaume Bourin (GB) : Loanne, la 3ème édition de la conférence Chrétiennes Engagées aura lieu le 29 avril prochain à l’Eglise Américaine de Paris (+ d’infos et inscription ici). Pourquoi des conférences spécifiques aux femmes chrétiennes?

Loanne Procopio (LP) : Simplement parce que ça manquait ; il nous semblait y avoir un besoin. Il existe quelques conférences qui s’adresse aux femmes chrétiennes, mais nous étions frustrées de constater que beaucoup se limitent à dire aux femmes qu’elles sont des créatures formidables, aimées et chéries par Dieu, ou à leur donner des conseils pour plus ressembler à Ruth. Alors oui, c’est bien, mais Dieu nous a donné 66 livres dans la Bible — il y a tellement plus à méditer !

Nous croyons que toute la Parole de Dieu est importante et suffisante pour tous les aspects de notre vie, à tous les âges de la vie. La Bible nous parle, elle nous guide, elle nous place devant notre péché, elle nous encourage, elle nous révèle ce Dieu extraordinaire qui nous a sauvées, elle nous fait lever les yeux vers Jésus. Quel trésor extraordinaire ! Notre motto, “plonger les regards dans la Parole de Dieu afin de vivre une vie entièrement consacrée à Jésus”, résume bien le désir qui nous anime.

Et puis nous sommes des femmes, et nous voulions servir de manière particulière d’autres femmes autour de nous. Se retrouver “entre nous” pendant une journée est quelque chose que l’on a rarement l’occasion de faire. C’est l’occasion pour certaines de partager des combats, ou de demander la prière, parce qu’elles se sentent plus à l’aise entre femmes.

Nous sommes d’ailleurs reconnaissantes aux hommes qui participent à cette journée ou gardent les enfants, et qui permettent ainsi aux femmes de passer une journée dans la Parole, à l’écoute de Dieu !

 

GB : Cet année, c’est un thème très pratique qui est mis en avant (« Touchée… Coulée? La foi à l’épreuve de la réalité »). Peux-tu nous en dire un peu plus ?

LP : On ne lit pas la Bible comme n’importe quel autre livre ; ce n’est pas un exercice purement intellectuel. Il ne s’agit pas d’un simple récit d’événements historiques, ni un livre de conseils sur comment réussir ma vie.

Hébreux 4.12 déclare que la Parole de Dieu est “vivante et efficace, plus tranchante qu’une épée quelconque à deux tranchants, pénétrante jusqu’à partager âme et esprit, jointures et moelles; elle juge les sentiments et les pensées du coeur”. La Parole doit donc nous transformer ; ce que Dieu nous révèle sur lui et sur son plan en Christ doit changer notre vie, non seulement le jour où il nous sauve, mais aussi le lendemain, et le surlendemain, jusqu’à notre mort. On parle donc là de choses à la fois profondes — Dieu change notre cœur, nos désirs — et pratiques —parce qu’il nous change, alors notre manière de vivre, de penser, de parler est radicalement différente.

Cette année, nous avons choisi un texte très riche, Romains 8, pour aborder un thème très difficile : comment, en tant que chrétiennes, réagissons-nous à la souffrance et au péché dans notre vie ? Les acceptons-nous, résignées, sans même mener un combat contre eux ? Sommes-nous découragées de toujours retomber dans les mêmes péchés ? Ou bien est-ce que nous menons ce combat en nous appuyant sur nos propres forces, sur des “pensées positives”, à coups de “Jésus est victorieux !” ? Quelle place la Parole de Dieu occupe-t-elle réellement dans mon combat ? Comment l’Évangile peut-il (doit-il) profondément changer ma réponse à la souffrance et au péché ? Voilà quelques unes des questions que nous nous poserons.

 

 

>> Pour vous inscrire à la conférence, cliquez sur ce lien ! <<

 

 

GB : À quel type de femmes cette conférence s’adresse-t-elle ?

LP : Notre conférence s’adresse à des femmes chrétiennes qui luttent pour être comme Jésus. Donc, à priori, elle s’adresse à toutes les femmes chrétiennes 😉

Mais nous voulons aussi que celles qui sont en recherche de vérité, ainsi que celles qui sont simplement curieuses de comprendre ce que croient les chrétiens, se sentent les bienvenues. Nous les invitons à venir entendre ce que Dieu nous dit dans sa Parole et à voir comment, en tant que chrétiens, cette Parole nous transforme, comment l’Évangile nous donne la vie et étanche notre soif… éternellement.

Invitez donc autour de vous ; je vous promets que ce sera le début de conversations excellentes avec d’autres femmes qui elles aussi, chrétiennes ou pas, cherchent LA réponse à des problèmes bien réels.

 

GB : Donne à nos lectrices trois raisons de venir IMPÉRATIVEMENT !

1- Vous passerez une journée entière dans la Parole de Dieu

2- Vous allez réfléchir et échanger avec plus de 200 autres femmes sur un sujet qui questionne votre foi

3- Vous repartirez renouvelée, recentrée sur l’essentiel, et prête à vivre pour Christ ! 🙂

Et puis en bonus, N°4 : pour la prochaine conférence, il vous faudra attendre un an — ne ratez pas celle-ci!!

 

Merci Loanne ! Rendez-vous le 29 avril à 10h00 🙂 

 

 

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