Le Bon Combat Réflexions théologiques et ressources d'édification centrées sur Dieu 2017-06-22T21:31:38Z https://leboncombat.fr/feed/atom/ WordPress Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Y aura-t-il des récompenses différentes pour chacun au paradis ?]]> http://leboncombat.fr/?p=8113 2017-06-22T21:31:38Z 2017-06-22T15:21:11Z Voici le 75ème épisode de “Que dit la Bible ?” et cette semaine nous parlons d’une doctrine populaire, considérée comme acquise par la plupart des membres d’églises évangéliques : la “doctrine des récompenses éternelles”. Celle-ci enseigne que les chrétiens expérimenteront dans l’éternité différents niveaux de récompenses sur la base de leurs oeuvres surérogatoires.

Dans les faits, cette doctrine n’est pas uniforme, et elle s’articule différemment selon l’approche sotériologique de celui qui la défend.

Au Bon Combat, il y a désaccord sur ce sujet. 🙂 Pascal Denault, par exemple, estime qu’il est tout à fait légitime de promouvoir une vision modérée de la doctrine des récompenses éternelles (mais il n’a pas encore écouté ce podcast !). A l’inverse, Guillaume Bourin n’y adhère pas.

Dans cet épisode, Guillaume détaille les problèmes que cette position lui pose :

(1) Des problèmes logiques, liés à la nature du salut biblique et à la notion de perfection divine
(2) Des problèmes théologiques : la dissymétrie entre le moyen de salut et les moyens de réprobation, et la manière dont ces récompenses seraient vécues au ciel
(3) Une kyrielle de problèmes exégétiques dont quelques uns sont détaillés dans ce podcast.

 

Et vous, quel est votre point de vue ? Pourquoi ?

Dans cet épisode, Guillaume mentionne un article de Craig Blomberg, Degrees of Reward in the Kingdom of Heaven, paru en 1992 dans JETS. Si vous maîtrisez l’anglais théologique, l’article est gratuitement consultable ici.

 

Bonne écoute !

 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[7 raisons pour lesquelles l’Ancien Testament nous amène à davantage aimer Jésus]]> http://leboncombat.fr/?p=8110 2017-06-21T12:53:13Z 2017-06-21T12:53:13Z Article originale de David Murray pour Church Leaders publié le 15 juin 2017. David Murray est professeur d’Ancien Testament et de Théologie pratique au Puritan Reformed Theological Seminary. Traduction Elodie Meribault.

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Il arrive parfois que des enfants cherchent à approfondir leur relation avec leurs parents en en apprenant davantage sur l’environnement dans lequel ils ont grandi. Ils chercheront ainsi à visiter des lieux historiques. Ils consulteront des archives. Ils rassembleront des articles de journaux ou récupèreront des objets anciens oubliés chez de vieux amis. Ils parviendront ainsi à dresser un portrait plus complet et plus juste de leur père ou de leur mère ; leur relation avec eux sera plus forte et leur amour pour eux, plus profond.

De la même manière, les chrétiens peuvent voyager dans l’Ancien Testament pour dépeindre grâce à lui une image de Christ plus riche et plus proche de la réalité. C’est en nous plongeant dans son passé que nous pouvons nous approcher davantage de lui et renforcer l’amour que nous lui portons.

En voici les raisons :

  1. Nous lisons la Bible qu’il a lue. Les 39 livres de l’Ancien Testament sont les Écritures qu’il a lues et entendues. Ce sont les versets qu’il a mémorisés. Cela a été, en quelque sorte, son école du dimanche à lui. Il a abreuvé son âme assoiffée de la Loi, des Prophètes et des Cantiques. Ces livres l’ont nourri et édifié.
    LISEZ >> Quand le canon de l’Ancien Testament a-t-il été fixé ?
  2. Nous apprenons sa langue. Jésus connaissait si bien l’Ancien Testament que son vocabulaire regorgeait de paroles et de concepts qui en provenaient. Il a cité l’Ancien Testament ; il a enseigné l’Ancien Testament ; il a appliqué l’Ancien Testament ; et il a sciemment et volontairement accompli l’Ancien Testament. Tout comme on l’a dit de Bunyan, « piquez-le où vous voulez, et il saignera des versets de la Parole ».
    LISEZ >> Apprendre le grec et l’hébreu, à quoi bon ? 
  3. Nous chantons ses chants. Les Psaumes ont été pour Jésus l’équivalent de nos cantiques. Ils étaient ses moyens de louange dans le temple et dans la synagogue. Il les utilisait pour exprimer non seulement sa foi, son espérance et sa confiance en Dieu mais aussi sa peur, son anxiété, son sentiment d’abandon. Les Psaumes étaient dans sa bouche à la veille de sa mort, et même ses dernières paroles étaient issues des Psaumes.
    ÉCOUTEZ >> Psaumes 1 et 2 : une clé pour la compréhension du Psautier
  4. Nous ressentons ce qu’il a ressenti. Paul a prié de pouvoir connaître la communion des souffrances de Christ (Philippiens 3 :10). L’un des meilleurs moyens de le faire est de lire les Psaumes qui annoncent le Christ émotionnellement blessé, souffrant de la trahison et de l’abandon de tous avant de connaître l’horreur suprême de l’abandon du Père (les Psaumes 22 ou 69 par exemple). Nous y ressentons sa douleur plus vivement encore qu’au travers des évangiles.
    ÉCOUTEZ >> Le livre de Ruth : notre roi approche !
  5. Nous entendons sa voix. Bannissons l’idée reçue selon laquelle Dieu le Père parle dans l’Ancien Testament et Dieu le Fils parle dans le Nouveau Testament. Et même lorsque nous affirmons que la voix que nous entendons dans l’Ancien Testament est celle du Dieu trin, gardons bien en tête que la voix du Fils y résonne à part égale avec celle du Père et du Saint-Esprit. En fait, nous pourrions même aller plus loin et dire que la voix du Fils nous parvient tout particulièrement. Car il est la Parole et le moyen que Dieu utilise habituellement pour s’adresser aux pécheurs ; il est le seul médiateur entre Dieu et l’homme. « Ainsi parle l’Eternel » signifie en vérité « Ainsi parle le Messie » (cf. Apocalypse 19 :10).
    LISEZ >> La voix du sang de Christ 
  6. Nous le voyons à l’œuvre. Le Fils de Dieu a visité la terre au moins vingt fois en tant qu’ange de l’Eternel (on peut aisément supposer qu’il est apparu en beaucoup d’autres occasions qui ne nous sont pas mentionnées). Nous pouvons dès lors percevoir en lui le Sauveur, sous une apparence humaine bien avant qu’il ne vienne sur terre dans un corps humain, alors qu’il venait apporter des messages de grâce et tendre sa main puissante à son peuple en détresse.
    LISEZ >> Les deux glorieuses natures de Christ
  7. Nous admirons ses trophées. D’une certaine manière, les saints de l’Ancien Testament étaient encore plus impressionnants que les saints du Nouveau Testament. Pensez-y : ils n’en savaient que très peu sur l’œuvre de Dieu, ils n’avaient pas pleinement le Saint-Esprit, les croyants se faisaient rares et ils n’avaient que peu de sources d’encouragement. Il est véritablement stupéfiant qu’ils aient pu attendre le Messie avec tant d’espérance. Cela ne s’explique que par l’œuvre toute-puissante de Christ dans leur cœur par l’Esprit-Saint. Jésus a « en vitrine » des trophées de grâce de l’Ancien Testament à l’éclat singulier.
    LISEZ >> Les croyants de l’Ancien Testament avaient-ils l’Esprit ? 

 

Ouvrez votre Bible dans la Genèse, remontez le temps, et rencontrez-y Christ. Approfondissez votre relation avec lui et rallumez la flamme de votre amour pour lui.

 

 

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Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Dieu a-t-il décrété de toute éternité que certains iraient en enfer ?]]> http://leboncombat.fr/?p=8106 2017-06-20T15:15:59Z 2017-06-20T14:36:53Z Voici l’un des sujets les plus difficiles à traiter, et l’une des plus décriés par les adversaires de la foi chrétienne (quand il ne l’est pas au sein même du christianisme) : que faut-il penser de la réprobation éternelle de certains êtres humains ?

Pour sur, cette doctrine doit être envisagée comme le pendant de l’élection, mais dans quelle mesure Dieu intervient-il pour punir les pécheurs ?

Voici les questions que nous nous posons :

  • Doit-on parler de “double prédestination” (une prédestination au salut et une prédestination à la perdition) ?
  • Y a-t-il une différence entre ces deux prédestinations, mis à part la destination finale ?
  • Pourquoi les théologiens discutent-ils des positions “infralapsaires” et “supralapsaires”  ? Que signifient ces notions et en quoi sont-elles importantes ?

 

En fin d’émission, comme à l’accoutumée, nous utilisons un morceau de musique pour illustrer notre discussion. Cette fois-ci, nous avons choisi Highway to Hell, du groupe AC/DC et nous savons d’avance que certains ne comprendront pas notre choix ! Nous nous expliquons dans l’émission. L’article satirique de Babylon Bee qui estime que ce morceau est théologiquement plus juste que 96% des morceaux de louange moderne (😂) est disponible ici.

Quant à la série de prédications sur Ruth mentionnée en toute fin d’émission, elle commence ici.

Bonne écoute !

 

Écoutez sans tarder cet épisode de Coram Deo, et retrouvez nous sur les ondes ou sur votre application podcast préférée ! 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Le livre de Ruth : notre roi approche !]]> http://leboncombat.fr/?p=8103 2017-06-19T02:26:32Z 2017-06-19T06:05:00Z Bien qu’en apparence, le livre de Ruth se borne à relater une belle histoire au beau milieu de la période chaotique des Juges, la profondeur de son message reste globalement méconnue. Nombre de ses aspects, en effet, sont profitables, mais ils sont malheureusement rarement exposés durant les temps de prédication.

Cet été 2017, je tiendrai la chaire de l’Église réformée baptiste de la Trinité, et c’est sur ce livre que j’ai choisi de prêcher. Tous les lundis, vous retrouverez sur Le Bon Combat ma prédication du dimanche précédent.

Le thème central de Ruth, résumé ici par la phrase “notre roi approche” n’est certes pas évident au premier coup d’oeil. Il faut prendre le temps de contextualiser le livre, d’essayer de se placer dans une position semblable à celle des premiers destinataires.

Pour ce premier dimanche, nous nous sommes donc concentrés sur quelques remarques introductives nécessaires à la compréhension de Ruth dans son ensemble :

  • Pourquoi le livre de Ruth porte-t-il le nom de Ruth alors qu’elle n’en est manifestement pas le personnage principal ?
  • Comment les premiers destinataires considéraient-ils le peuple Moabite, dont Ruth est issue ?
  • Qui est l’auteur de Ruth, et quand a-t-il écrit ?
  • Quelle est la place exacte de Ruth dans le canon de l’Ancien Testament ? Entre Juges et Samuel, ou entre Proverbes et Ecclesiastes (canon hébraïque) ?
  • Quel est le genre littéraire du livre ?
  • Pourquoi l’auteur écrit-il ? À quelle occasion ? Quel est son but ?
  • Qu’est-ce que le livre de Ruth peut nous apprendre au sujet de Christ ?

 

Prenez le temps d’écouter ce message, faites-nous part de vos remarques et de vous questions !

 

ÉCOUTEZ CE SERMON ICI

 

 

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Le Bon Combat http://leboncombat.fr/ <![CDATA[R.C. Sproul sur la différence entre principe et coutume]]> http://leboncombat.fr/?p=773 2017-06-16T16:35:46Z 2017-06-16T06:05:43Z Nous avons publié hier un épisode de Que dit la Bible dans lequel nous abordions la question du voile chrétien. Cet article lui fait suite. Dans une excellente série de cours sur l’herméneutique baptisée “Connaître l’Ecriture” (1), le Dr. R.C. Sproul (2) consacre une session complète à la différence biblique entre principes et coutumes dans le Nouveau-Testament.(3)

Au cours de son exposition, Sproul prend justement l’exemple de 1 Corinthiens 11:2-6 et définit une approche permettant de faire la distinction entre un principe biblique intemporel, et une simple coutume limitée à une application locale et temporelle.(4)

Il en dégage les 4 étapes ci-dessous.

 

1- Examinez ce que la Bible elle-même définit comme relevant du principe ou de la coutume

Pour Sproul, il est intéressant de noter que les Ecritures permettent une grande latitude dans les usages et les coutumes, mais qu’elle sont toujours très claires dans la transmission des principes divins :

“En regardant les lois de l’Ancien-Testament qui sont ré-exprimés dans le Nouveau-Testament, nous observons certains principes communs qui transcendent les coutumes, la culture, et les conventions sociales. […] Ce dont nous devons prendre note avec vigilance, c’est que ni l’idée d’importer l’ensemble des éléments de l’Ancien-Testament dans le Nouveau, ni l’idée de n’en importer aucun ne peuvent se justifier par la Bible elle-même.”

Afin d’illustrer son propos, R.C. Sproul donne trois exemples de “fluidités culturelles” :

  • Le langage : les principes bibliques demeurent, mais les langues  dans lesquels ils sont exprimés changent.
  • Le style vestimentaire : la Bible donne un principe intemporel de décence, mais aucune règle de longueur de jupe ou de nombre de boutons ouverts à la chemise. Le principe de décence transcende ainsi la coutume vestimentaire de telle ou telle culture. (5)
  • Les systèmes monétaires, qui sont eux aussi sujets à variations. Les chrétiens ne sont pas appelés à utiliser des deniers à la place de l’euro, mais ils devront faire sagement usage de leur argent, en adoptant certains principes de priorité.

Il termine en reconnaissant que cette étape ne se suffit pas à elle même, car si une telle analyse peut être simple en ce qui concerne les vêtements ou la monnaie, d’autres questions sont bien plus difficiles à traiter.

 

2-Acceptez qu’il puisse exister des particularités chrétiennes au premier siècle ap. JC

C’est une chose de chercher à avoir une meilleure compréhension du message biblique, en fouillant dans les informations dont nous disposons sur la situation culturelle du premier siècle ; c’en est une autre d’interpréter le Nouveau-Testament comme s’il n’était qu’un simple écho de ce contexte culturel :

“Agir ainsi serait ne pas prendre en considération le conflit sérieux que l’église a expérimenté lorsqu’elle a été confrontée au monde du premier siècle. Les chrétiens n’étaient pas jetés aux lions pour leur penchant à la conformité…”

Sproul rentre dans le vif du sujet lorsqu’il aborde la fameuse position des prostituées corinthiennes, dont le signe distinctif serait d’avoir la tête découverte. Selon cette approche, Paul demanderait en 1 Cor. 11 aux chrétiennes de Corinthe de se voiler afin d’éviter d’avoir l’apparence de prostituées. Cette approche considère donc clairement l’injonction de Paul comme une simple coutume.(6)

Voici ses conclusions :

“Qu’y a t-il de faux avec ce genre de spéculation ? Le problème de base est que notre reconstruction du premier siècle, d’après nos connaissances, nous conduit à prêter à Paul un raisonnement étranger à celui qu’il fournit lui-même. En d’autres termes, nous ne sommes pas seulement en train de mettre des mots dans la bouche de l’apôtre, mais nous sommes également en train d’ignorer les mots mêmes qui sont présents dans le texte. 
Si Paul avait simplement dit aux chrétiennes de Corinthe de se couvrir la tête, sans donner la moindre raison pour une telle instruction, alors nous aurions pu être fortement inclinés à l’interpréter au travers de notre connaissance de la culture du premier siècle. Cependant, dans ce cas précis, Paul fournit un raisonnement basé sur un appel à l’ordre créationnel, et non sur la coutume des prostituées. 
Nous devons prendre garde à ne pas laisser notre zèle pour la connaissance de la culture obscurcir ce qui est réellement dit.”

 

3- Prenez garde aux ordonnances créationnelles

De telles ordonnances indiquent en effet que vous êtes très probablement en face d’un principe transculturel, intemporel :

“Les appels à des ordonnances prenant racine dans la création reflètent les dispositions d’une alliance que Dieu a fait avec l’humanité toute entière.
[…]
Les lois de la création ne sont pas données à un hébreu, à un chrétien, ou à un corinthien, mais elles trouvent leur source dans la responsabilité élémentaire de l’homme envers Dieu. 
Mettre de côté les principes créationnels et les considérer comme de simples coutumes locales est la pire manière de relativiser ou de déshistoriciser le texte Biblique.”

Pour Sproul, lorsque le Christ ou les auteurs inspirés du Nouveau-Testament invoquent l’argument créationnel, ils s’attendent simplement et logiquement à ce que leurs commandements ne souffrent aucune contestation, et qu’ils soient considérés comme des principes divins intemporels (cf. 1 Corinthiens 11:16). En d’autres termes, partout où vous rencontrez une justification créationnelle, dans les Ecritures, vous pouvez suspecter que c’est un principe, et non une coutume, qui est en jeu.

 

4- Appliquez le “principe d’humilité”

C’est un principe cher à Sproul. Manié avec précaution, il peut se révéler utile. Le voici :

“Que faire, si après une étude attentive de telle ou telle injonction Biblique, nous demeurons incertains quant à son caractère : principe ou coutume ? […] C’est ici que le principe d’humilité peut être utile.”

Pour Sproul, “la problématique est simple :

  • Est-il meilleur de traiter ce qui pourrait être une coutume comme un principe, et risquer alors d’être plus scrupuleux que nous n’aurions dû l’être dans notre désir d’obéir à Dieu ?
  • Ou bien est-il meilleur de traiter ce qui pourrait bien être un principe comme une simple coutume, et être par conséquent coupable d’avoir été peu scrupuleux en rabaissant une exigence transcendante de Dieu au niveau d’une simple convention humaine ?  

J’espère que pour vous, la réponse est évidente.”

Attention toutefois :

“Si le principe d’humilité est isolé des autres lignes directrices mentionnées plus haut, il peut aisément être mal interprété et être considéré comme une base pour le légalisme. Nous n’avons pas le droit de régir la conscience des chrétiens  là où Dieu les a laissés libres. Le principe d’humilité n’est pas applicable là où l’Ecriture est silencieuse. 
Ce principe s’applique là où nous avons un commandement biblique dont la nature est incertaine (comme c’est le cas pour la différence entre coutume et principe), et après que toutes les pistes d’un travail exégétique difficile aient été épuisées. […]
Il s’agit d’une ligne directrice à utiliser en dernier recours. Elle serait destructrice si elle était utilisée en premier lieu.”

 

Conclusion

Il serait intéressant, pour conclure cet article, de savoir ce que R.C. Sproul pense de l’actualité de 1 Corinthiens 11:2-16 : les chrétiennes doivent-elles matériellement se couvrir la tête aujourd’hui, selon l’injonction de Paul ?

Fort de son approche en 4 étapes pour distinguer les principes bibliques intemporels de simples coutumes locales, R.C. Sproul répond positivement.(7)

 

 

 

Notes et références :

(1) En anglais “Knowing Scripture“, cours payants disponibles ici. (retour)

(2) Robert Charles Sproul est le fondateur et le président de Ligonier Ministries. (retour)

(3) Nous attirons en particulier votre attention sur ce cours, “Principle vs. Custom”. (retour)

(4) « Les principes sont ces commandements de Dieu qui s’appliquent à toutes les personnes, en tout temps, dans chaque culture. Les coutumes sont des applications locales, sujettes à variation, des principes.” – R.C. Sproul, “To Cover or Not to Cover”. Un extrait de ce cours est gratuitement disponible en video en cliquant sur ce lien. (retour)

(5) Cette formulation est juste. Toutefois, il convient d’être prudent dans la manière de la communiquer, et surtout dans la manière de l’appliquer. (retour)

(6) Voir le 6ème article de cette série : “Une affaire de prostituées ?“  (retour)

(7) Par exemple dans une cassette (et oui, cela existe encore !!) éditée par Ligonier Ministries :  Tape #675, “Hard Sayings of the Apostles (Side B: “To Cover or Not to Cover?“) mais aussi dans le son magazine mensuel, Coram Deo (!), de juin 1996. Les principales citations de Sproul font l’objet d’un paragraphe complet dans l’article de Robert Spinney pour Monergism.com sur l’exégèse de 1 Corinthiens 11:1-16 (article en anglais disponible gratuitement ici (retour)

 

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Que dit la Bible ? http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Les chrétiennes doivent-elles porter un voile lorsqu’elles prient ?]]> http://leboncombat.fr/?p=8090 2017-06-22T15:16:59Z 2017-06-15T06:05:54Z Voici une question difficile, controversée, clivante : que penser du passage d’1 Cor. 11:2-16 dans lequel Paul semble requérir le port du voile pour les chrétiennes dans un contexte de prière et de prophétie ? Nous avons longtemps décidé de ne pas traiter le sujet (une série d’articles était pourtant prête !), mais la traduction récente des articles du Head Covering Movement postés sur #Transmettre nous a convaincu qu’il était temps de donner notre position.

Dans cet épisode, Guillaume rappelle :

(1) Que le voile n’est pas un sujet de communion ou de division
(2) Que le passage de 1 Cor. 11:2-16 ne concerne pas premièrement le sujet du voile
(3) Qu’il est impossible de traiter ce sujet dans tenir compte de la structure de la première lettre aux Corinthiens.

Il répond ensuite aux questions suivantes :

(1) Quel est la logique argumentative de Paul dans ce passage ?
(2) Quel est le principe enseigné ? En quoi le port du voile y est-il connecté, dans le texte ?
(3) Que veux dire “à cause des anges” ? (v.10)
(4) Le voile et la chevelure sont-ils une seule et même chose, dans l’esprit de Paul ?
(5) Le port du voile était-il une spécificité culturelle du premier siècle, de sorte que le principe ne serait plus applicable aujourd’hui, du moins tel quel ?

 

  • Dans cet épisode, nous mentionnons l’article de Wayne Grudem sur le sens du mot grec kephalè. Retrouvez-le ici (voir également cet article).

  • L’article de R.C Sproul mentionné en toute fin d’épisode, quand à lui, se trouve ici.

 

Bonne écoute !

 

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Matt Massicotte <![CDATA[Le principe régulateur en pratique, ça ressemble à quoi ?]]> http://leboncombat.fr/?p=8060 2017-06-14T00:11:48Z 2017-06-14T06:05:01Z Qu’est-ce que le principe régulateur du culte?

“Pour le dire simplement, le principe régulateur signifie que tout ce que nous faisons lors de nos rassemblement dominicaux doit être clairement justifié par les Ecritures. Cette justification claire correspondra soit à un commandement explicite de la Bible, soit à une interprétation claire et nécessaire d’un texte biblique.”

 

Application du principe

“Jésus bâtit son Eglise, et il le fait par la puissance de sa propre Parole (Mt 16.18; Ro 1.16; 10.17). Par cette même Parole, il décide également de la manière dont nous l’adorons dans son Eglise, nous instruisant dans sa grâce sur la manière dont nous devons nous approcher de lui.

Comment pouvons-nous structurer nos cultes dominicaux pour qu’ils reflètent l’intention de Dieu ? Tous les responsables d’Églises qui ont voulu réformer le culte tout au long de l’histoire de l’Église sont retombés sur les mêmes ingrédients :

  • Lire la Parole (1 Tim 4:13)
  • Prêcher la Parole (2 Tim 4.2)
  • Prier la Parole (1 Tim 2.1; Mt 21.13)
  • Chanter la Parole (Eph 5.19)
  • Voir la Parole (au travers des ordonnances) (Luc 22.19)

Souvent appelés les éléments de l’adoration collective, ces cinq points sont essentiels pour la vie, la santé et la sainteté de toute Église locale.”

 

Remue-Méninges

“Vos cultes du dimanche matin comprennent-ils les cinq éléments d’adoration (lire, prêcher, prier, chanter et visualiser la Parole) ? Si non, pourquoi ?”

 


Citations provenant du livre: L’Église Intentionnelle, Mark Dever / Paul Alexander, Éditions SEMBEQ.

Notons que nous avons remplacé le mot ‘louange’ par le mot ‘adoration’ qui représente mieux, à notre avis, le mot original ‘worship’.

 

 

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Couple et fréquentation : jusqu’où peut-on aller avant le mariage ?]]> http://leboncombat.fr/?p=8081 2017-06-13T12:39:39Z 2017-06-13T12:32:41Z

“Jusqu’où peut-on aller avant le mariage, dans le cadre d’un couple chrétien ?” Telle est la question que tous les groupes de jeunes de France et de Navarre ont abordé au moins une fois dans leur existence ! Il faut reconnaître qu’en la matière, certains offrent des directives très strictes tandis que d’autres apparaissent plus ouvert encore que toute forme de bon sens le permettrait…

Guillaume et Pascal tentent de répondre aux questions suivantes :

(1) La Bible traite-t-elle réellement du sujet des relations garçon et fille avant le mariage et donne-t-elle des balises claires quant à l’intimité permise ou interdite?
(2) Peut-on assimiler les baisers et les contacts physiques à de l’inconduite sexuelle avant le mariage?
(3) Quel genre de précautions peut-on prendre pour se préserver jusqu’au mariage si aucun chaperon n’est disponible?

En certains endroits, la qualité de l’enregistrement est très médiocre… Nous avons connu quelques problèmes techniques que Pascal explique en début d’émission, et ce sont finalement deux enregistrements de mauvais qualité que nous avons dû mixer. Toutes nos excuses, et merci à tous ceux qui prendront le temps de suivre cet épisode malgré ce désagrément.

Bonne écoute !

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Guillaume Bourin http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Divorce et remariage : que dit la Bible ?]]> http://leboncombat.fr/?p=8021 2017-06-07T22:22:55Z 2017-06-07T06:05:17Z C’est l’un des sujets de théologie pastorale les plus difficiles à appréhender, et nous ne prétendons pas offrir une solution toute prête aux pasteurs et aux responsables d’églises qui sont parfois confrontés à de véritables casse-têtes. Dans ce billet, nous nous proposons plutôt de passer en revue les principales positions envisagées tout au long de l’histoire de l’Eglise en matière de divorce et de remariage.

Notre conclusion ne sera pas prescriptive : une fois n’est pas coutume, nous ne terminerons pas en donnant notre propre position, et c’est volontaire. Pourquoi ? Plusieurs raisons à cela : tout d’abord Pascal et Guillaume, les deux principaux administrateurs du blog, ne s’accordent pas en tout point sur cette question. Ensuite, il nous semble que ce n’est pas notre rôle : les décisions sont parfois difficiles à prendre au niveau local et nous ne voulons pas que nos articles puissent faire interférence.

En matière de divorce et de remariage, nous préférons donc exposer plutôt que de prescrire.

De même, cet article se limitera à des considérations doctrinales et exégétiques. Cependant, ce n’est pas parce que la dimension pastorale n’y est pas abordée que celle-ci n’est pas importante. Loin s’en faut : nous pensons même qu’en de telles situations, c’est le souci de l’humain qui doit primer sur la cohérence de telle ou telle position doctrinale.

Beaucoup de données sont à analyser, et, pour limiter la longueur de cet article, nous procéderons comme suit :

(1) Nous commencerons par une série de rappels essentiels sur ce que toute position équilibrée implique.
(2) Nous nous concentrerons ensuite sur la fameuse “clause d’exception” (Matt. 5:32; 19:9), car c’est sur elle que reposent la majeure partie des difficultés.
(3) Nous présenterons les principales positions en matière de divorce – remariage.
(4) Nous offrirons à nos lecteurs une bibliographie qui leur permettra d’aller plus loin et de se forger leur propre position sur la question.

 

Commençons donc !

 

 

Considérations préalables 

Avant de lire les lignes qui vont suivre, nous vous suggérons de bien vous familiariser avec l’approche alliancielle du mariage et ce qu’elle implique. Si vous adhérez une vision sacramentelle du mariage, si vous pensez que le mariage se limite à un contrat légal, ou si vous estimez que c’est à l’état de définir ce qu’est un mariage (et donc un divorce), vous aurez des difficultés à comprendre certaines des positions les plus influentes dans les cercles protestants. Pour vous y aider, lisez ce court article.

D’autre part, nous souhaitons rappeler avant toute chose que :
– Toute approche équilibrée de la question reconnaîtra le principe parfois appelé (à tort) “privilège paulinien”. Celui-ci permet la séparation d’un couple si l’un des deux devient croyant et si la partie non croyante est à l’initiative du divorce (1 Cor 7:15). Le débat persiste, néanmoins, quant aux possibilités de remariage.
– Toute approche équilibrée de la question reconnaîtra qu’une séparation du couple est nécessaire en cas de violence physique ou autre mise en danger de la vie humaine.
– Toute approche équilibrée de la question reconnaîtra que, même si certains divorces et certains remariages peuvent éventuellement être qualifiés de péchés, il n’en reste pas moins que ce sont des péchés pardonnables (cf. 1 Jean 1:9). Divorcer et/ou se remarier n’est pas le péché irrémissible.

Rappelons ensuite que la Bible ne contient pas de traitement systématique du divorce et du remariage. Chaque passage abordant ce sujet dépend d’un contexte très spécifique. Par exemple, la lettre de divorce de Deut. 24:1-4 était une disposition donnée à cause de la dureté du coeur de l’homme (Matt. 19:8), très probablement une mesure de protection de la femme (celle-ci perdait en effet toute vie sociale en cas de répudiation). De même, le fameux passage de Matthieu 19:1-12 trouve sa source dans une polémique suscitée par les pharisiens (cf. v.3, 7) qui eux-mêmes étaient divisés sur la question !

Il convient donc de ne pas sombrer dans un dogmatisme rigide et d’accepter de douter raisonnablement lorsque nous abordons ce sujet, surtout au regard des implications humaines qui en découlent.

 

 

La “clause d’exception”

Comme nous l’indiquions, la “clause d’exception” concentre la majeure partie de ses difficultés inhérentes à cette discussion. Cette clause se retrouve dans deux passages :

Matthieu 5:32 :
“Mais moi, je vous dis: Celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d’infidélité (porneia), l’expose à devenir adultère (moichao), et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère (moichao).”

Matthieu 19:9 :
“Mais je vous le dis, celui qui renvoie sa femme, sauf pour cause d’infidélité (porneia), et qui en épouse une autre commet un adultère (moichao).” 

Certains manuscrits ajoutent au passage de Matt. 19 : “et celui qui épouse une femme divorcée commet un adultère (moichao)”. Il s’agit d’une glose scribale ayant probablement pour but d’harmoniser ce passage avec celui de Matt. 5.

Les mots placés en italique ont leur importance : la clause d’exception est pour cause d’infidélité (porneia) tandis qu’épouser une femme divorcée (Matt. 5:32) ou divorcer pour épouser une autre femme (Matt. 19:9) revient à commettre un adultère (moichao).

Porneia désigne généralement tout ce qui gravite autour des relations sexuelles interdites. Cependant, le terme peut aussi se référer à des mariages légalement prohibés (mariage avec des peuples étrangers, par ex.), l’activité de prostitution, et même l’apostasie et l’infidélité rituelle. Il est possible que porneia puisse avoir en certains cas le sens plus général de “méchanceté”, mais en raison de sa proximité phonétique avec le terme usuel (poneria), ce point est débattu.

Quant au terme Moichao, il est généralement compris comme une référence à l’adultère, c’est à dire une infidélité commise dans le cadre d’une relation transcendante – ici le mariage.

Cette clause d’exception soulève de nombreuses questions. En voici quelques-unes :

  •  Comment faut-il traduire porneia au regard d’une polysémie aussi large ? Notez que la même question se pose quant au mot traduit par “divorce” (apoluo), dont la palette de sens est encore plus étendue.
  • Si porneia signifie “infidélité sexuelle”, comme le rend la plupart des traduction, quelles sont les pratiques visées par ces deux passages ? Faut-il y inclure la masturbation ? Faut-il aussi y inclure la convoitise du coeur, puisque Jésus semble y voir une forme d’adultère (Matt. 5:28) ?
  • Si au contraire porneia signifie “adultère” (c’est le sens que lui donne la plupart des défenseurs de “l’approche majoritaire”, voir ci-dessous), pourquoi donc Matthieu utilise-t-il un autre terme, (moichao) pour dire exactement la même chose, et ce par deux fois et dans deux contextes littéraires différents ? Matthieu semble faire une distinction claire entre porneia et moichao (cf. par ex. Matt. 15:19), de sorte qu’il parait improbable qu’il les utilise de manière synonymique dans la clause d’exception.
  • Cette clause de porneia est-elle équivalente à celle de Deut. 24:1 sur laquelle les juifs contemporains de Jésus s’entredéchiraient ? L’école de Hillel enseignait que “la chose honteuse” de Deut. 24:1 pouvait désigner n’importe quelle faute (y compris un repas brûlé), tandis que celle de Shammaï y voyait une référence à l’infidélité sexuelle. Dans ce cas, doit-on en conclure que Jésus donnait ici raison aux disciples de l’école de Shammaï ?
    La réaction des disciples de Jésus (Matt. 19:10) est également à prendre en compte : pourquoi ne serait-il pas avantageux de se marier selon eux ? Faut-il en conclure qu’ils adhéraient plutôt au point de vue d’Hillel ? À celui de Shammaï ? Ou bien comprenaient-ils la clause d’exception d’une manière complètement différente et qui nous échappe ?
  • Pourquoi la porneia serait-elle la seule offense qui autoriserait un individu à divorcer et à se remarier ? Pourquoi ne pas y inclure le mensonge ou la violence physique ? Certains péchés seraient-ils davantage pardonnables que d’autres dans le cadre du mariage ?
  • Pourquoi la clause d’exception n’est-elle présente que dans Matthieu ? Comment expliquer son absence dans les parallèles de Marc 10:10-12 et Luc 16:18 ? Ce problème nous parait amplifié en cas de priorité de Marc, ce qui est à ce jour l’approche consensuelle du problème synoptique (même si ce n’est pas celle de l’auteur de cet article). D’autre part, Luc affirme avoir enquêté avec précision sur l’enseignement de Jésus (cf. Luc 1:1-4). Comment donc aurait-il pu omettre un enseignement aussi important ?
  • Dans les deux passages, c’est l’homme qui divorce de sa femme. C’était apparemment le seul cas de figure envisagé par la loi et socialement possible au temps de Jésus. Mais qu’en est-il de nos jours si c’est la femme qui divorce de l’homme ? En d’autres termes, peut-on transposer la clause d’exception aussi directement du 1er siècle au 21ème siècle ?

 

 

Principales approches sur la question du divorce-remariage

Comme vous pouvez vous en douter, ces difficultés ont généré une multitude de positions tout au long de l’histoire de l’Eglise. Nous allons tenter de retracer les principales et de vous indiquer les problèmes posés par chacune d’entre elles.

 

1- L’approche inclusiviste

Cette position propose de traduire la clause d’exception de Matt. 5:32; 19:9 : “même en cas d’immoralité sexuelle”. En dehors des certains théologiens catholiques modernes issus des cercles les plus conservateurs, cette position ne trouve que peu d’adhérents.

Problèmes :
– Cette approche est très difficile à défendre d’un point de vue exégétique.
– Elle nécessite de recourir à une paraphrase indémontrable dans laquelle certains termes doivent être suppléés.

 

2- L’approche exclusiviste

Cette position, appelée aussi “approche sans commentaire” ou encore (à tort) “approche augustinienne”, tend à exclure l’immoralité sexuelle de la discussion.

Selon elle, les Shammaïtes et les Hillelites cherchaient à impliquer Jésus dans leur dispute théologique sur Deut. 24:1, peut-être pour le mettre en porte à faux avec Hérode comme Jean le Baptiste l’avait été avant lui (cf. Matt 4:12; 11:2–3; 14:3–4). Jésus, conscient du piège tendu par les Pharisiens, évite le sujet via la clause d’exception qu’il faut alors traduire : “sans qu’il soit question d’immoralité sexuelle”. En conséquence, divorce et remariage ne sont pas permis.

Problèmes :
– Tout comme l’approche inclusiviste, cette position dispose de peu d’avocats.
– Elle souffre elle aussi d’un manque d’appui lexical et grammatical.
– Si cette approche peut éventuellement expliquer la présence de la clause d’exception en Matt. 19, elle n’apporte aucun élément éclairant sur l’occurrence de Matt. 5:32.
– Rien dans le texte ne supporte l’arrière-plan hérodien de la dispute, et de toute façon la voie que Jésus emprunterait ainsi n’aurait pas évité la colère d’Hérode.

 

3- L’approche de l’interpolation

Parfois tristement appelée “approche protestante”, elle regroupe en réalité une multitude de positions postulant que la clause d’exception ne serait pas originale à l’enseignement de Jésus.

Pour certains, il s’agit d’une glose scribale accidentelle. Pour d’autres, c’est Matthieu qui aurait ajouté la clause d’exception. Pour d’autres encore, ce serait un ajout plus tardif de chrétiens trouvant l’enseignement de Jésus impossible à mettre en pratique.

La possibilité de divorce et de remariage dépend alors de la logique supposée de l’interpolation.

Problèmes : 
– Cette approche est très minoritaire, essentiellement défendue par des théologiens critiques doutant de l’inerrance de la Bible.
– Aucun manuscrit ne vient appuyer la thèse d’une erreur scribale.
– Il parait peu probable qu’un apôtre ou que quelques chrétiens plus tardifs aient cherché à ajouter au texte de Matthieu. Ici, ce problème touche de près la question de l’inerrance, que cet article n’a pas vocation à aborder directement.
– Même si une interpolation tardive pouvait être démontrée, cette position resterait dépendante de la motivation de celui qui l’a ajoutée. Au final, une telle approche sera toujours teintée de subjectivisme et il parait impossible d’y faire reposer une pratique pastorale.

 

4- L’approche de la supposition

Ceux qui défendent une telle position estiment que Marc et Luc tenaient la clause d’exception pour acquise, notamment à cause de son précédent en Deut. 24:1. C’est pour cette raison qu’ils ne la mentionnent pas dans leurs évangiles respectifs.

Le divorce et le remariage sont dès lors permis conformément à la clause d’exception, qui est souvent comprise comme une référence à “la permission” de Deut. 24:1. Cette approche est une alternative à la position erasmienne/majoritaire (voir ci-dessous).

Problèmes : 
– Cette approche souffre d’un manque criant de défenseurs, en particulier dans les milieux académiques (voir toutefois le commentaire de Lenski, ci-dessous).
– Durant le premier siècle, les copies de l’Evangile circulaient séparément. Il parait difficile de défendre qu’une telle clause d’exception était connue dans l’ensemble du bassin méditerranéen, surtout si Matthieu visait particulièrement un public juif et surtout si la priorité de Marc est avérée.
– Cette supposition aurait pu être partagée par Paul, qui ne la mentionne pourtant pas et qui semble plutôt dire le contraire (1 Cor. 7:10-11).

 

5- L’approche des mariages illégaux

Appelée aussi “approche rabbinique”, “approche des mariages mixtes” ou “approche incestueuse”, cette position s’appuie sur le sens légal que porneia peut véhiculer (voir la discussion ci-dessus).

Trois possibilités :

(1) Certains rapprochent la clause d’exception d’Actes 15:20, 29; 21:25 et de 1 Cor 5:1 et en concluent qu’elle se réfère à une pratique incestueuse rendant le mariage illégal (Lev. 18:6-18).
(2) D’autres pensent que porneia indique des mariages mixtes entre juifs et païens, déclarés illégaux en Deut. 7:1-5 (voir Esd. 9-10 et Neh. 13:23-27). Cette interprétation pourrait être appuyée par les traductions grecques dites “Septante” en Nombres 25:1 et par le Livre des Jubilés (30:7, 10-11).
(3) Pour d’autres enfin, ce sont les mariages mixtes entre chrétiens et non croyants qui sont en vue. La clause d’exception est alors à rapprocher de 1 Cor. 7:12-16 et de 2 Cor. 6:14.

Selon les compréhensions (1) et (2), la clause d’exception serait absente de Marc et de Luc car les destinataires initiaux de ces évangiles étaient respectivement romains et grecs. Plusieurs commentateurs lisent alors la clause d’exception comme une clause d’annulation et non de divorce (le renvoi des femmes étrangères sous Esdras est parfois compris de cette manière). Généralement, les adhérents à cette position estiment que le divorce et le remariage est impossible.

Problèmes : 
– Cette approche n’est pas populaire, mais elle est régulièrement discutée dans les cercles académiques. Elle dispose d’avocats prestigieux.
– La position de l’inceste parait très difficile à défendre, ses textes de référence sont difficiles à rapprocher.
– La position des mariages mixtes, dans les deux cas, cadre mal avec l’arrière-plan de la dispute entre Hillel et Shammaï. En effet, aucune lettre de divorce n’était exigée en pareil cas, et l’on comprend mal pourquoi Jésus y ferait référence dans une discussion sur Deut. 24:1.
– La position (3) aurait le mérite de faire dépendre les enseignements de Paul de ceux de Jésus, mais Paul déclare n’avoir reçu aucune instruction du Seigneur sur ce sujet précis (cf. 1 Cor 7:12).

 

6- L’approche patristique

Elle est parfois appelée “approche minoritaire”, “approche traditionnelle”, ou encore “approche catholique”. Selon elle, la clause d’exception donne la possibilité de se séparer (porneia étant généralement compris comme une référence à l’adultère) mais n’ouvre en aucun cas la porte au remariage.

L’approche patristique met en avant la séquence des clauses et met l’accent sur la phrase “et en épouse une autre” (Matt. 19:9; voir Marc 10:11; Luc 16:18). L’usage alterné de porneia et de moichao vient alors constituer le degré de la transgression morale : une personne peut divorcer pour cause de porneia, mais si elle se remarie, elle tombe dans le péché de moichao. La clause d’exception ne concernerait alors que le divorce, et c’est à elle que Paul ferait allusion en interdisant le remariage en 1 Cor. 7:10-11.

C’était la vue la plus populaire parmi Pères latins qui parlaient alors de divortium imperfectum (divorce incomplet). Son influence sur la théologie catholique médiévale puis sur les législations occidentales n’est pas étrangère à la disposition légale de la séparation de corps (qui existe en France et en Belgique).

Problèmes : 
– Avant la réforme protestante, c’était l’approche majoritaire. Elle ne trouve aujourd’hui que peu de défenseurs, à part dans les cercles les plus conservateurs.
– Cette approche n’offre aucune explication probante pour l’absence de la clause d’exception en Marc et Luc.
– Ce séquençage des clauses implique soit un sens très restreint pour porneia, ce qui est impossible à démontrer, soit un sens synonymique à celui de moichao, ce qui pose également problème (voir la discussion ci-dessus).
– Une telle compréhension de l’enchainement porneia/moichao implique que les femmes de l’ancienne alliance auraient été “autorisées à pécher” en pouvant se remarier après avoir été répudiées (Deut 24:2). En effet, si l’on suit la logique de l’approche patristique, une femme munie d’une lettre de divorce et se remariant mettait son nouveau mari (et elle-même) en situation d’adultère. Cela est d’autant plus problématique qu’une femme adultère aurait théoriquement dû être punie de mort (cf. Lev. 20:10).
– Les Pères de l’Eglise semblent avoir envisagé cette approche en raison d’une compréhension disproportionnée de la gravité de l’adultère vis-à-vis d’autres péchés. La cohabitation difficile entre le mariage chrétien et le mariage légal romain (contractuel et limité à une certaine catégorie de population uniquement) pourrait aussi avoir joué un rôle dans le développement de cette position. Même si elle trouvait l’assentiment de la majeure partie des théologiens antérieurs à la Réforme protestante, elle était en pratique très rarement appliquée et les cas d’exception étaient nombreux (voir par ex., la question de la possession d’esclaves féminins, qui a miné bien des conciles médiévaux).
– Pour les défenseurs modernes de la position patristique, Jésus court-circuiterait la controverse entre Shammaï et Hillel sur Deut. 24:1 et les renverrait dos à dos en pointant vers la création (Matt. 19:4-5). Mais cet arrière-plan n’est presque pas discuté par les Pères, qui n’y prêtaient pas attention ou ne le connaissaient pas. On peut donc penser que cette position est le fruit d’une tentative d’harmonisation de différents textes sans tenir compte de leur arrières-plans respectifs.

 

7- L’approche érasmienne

Cette position, qui tire son nom d’Érasme de Rotterdam (1467-1536), est davantage connue comme “l’approche majoritaire”. Pour ses défenseurs, Matt. 5:32 et 19:9 établissent la possibilité de divorce et de remariage en cas de porneia, cette dernière étant traditionnellement comprise comme une référence à l’adultère. Cependant, la compréhension de porneia a progressivement évolué pour inclure davantage de péchés sexuels voire même des péchés non sexuels.

La majeure partie des défenseurs de la position majoritaire font coïncider la clause d’exception avec celle du privilège paulinien (1 Cor. 7:15). Dans le cas de l’abandon du foyer par l’un des membres du couple, ce dernier doit être placé sous discipline d’église. S’il ne se repent pas, il est alors considéré comme un non croyant (Matt. 18:17). Sur cette base, le privilège paulinien s’applique et la mesure disciplinaire ouvre au croyant la possibilité de divorcer et de se remarier même si la faute n’est pas de nature sexuelle.

C’est l’approche évangélique par excellence. Selon une étude de Christianity Today menée en 1992, 73% des chrétiens évangéliques américains pensent que l’infidélité constitue une raison légitime de remariage et 64% y ajoutent l’abandon du foyer conjugal. Nous estimons qu’en France cette proportion est plus importante encore, puisque c’est la seule approche ou presque sur laquelle des ouvrages ont été publiés.

Problèmes : 
– Il est souvent avancé qu’avant Erasme, cette approche n’existait pas. On en retrouve cependant la trace chez certains Pères de l’Eglise, par exemple chez Chrysostome pour qui l’adultère féminin dissolvait le lien marital et chez l’Ambrosiaster qui permettait à l’homme de contracter une nouvelle union en cas de divorce pour adultère. Néanmoins, c’est bien Érasme et les réformateurs protestants qui ont systématisé et popularisé cette doctrine. C’est donc une position relativement récente dans l’histoire de l’Eglise.
– Si Érasme semble avoir développé cette approche dans le cadre d’une perspective sacramentelle du mariage, pour les réformateurs protestants il s’agissait d’une réaction contre le contrôle papal des annulations de mariage. Ces décisions du pape constituaient la seule option ouvrant la voie à un remariage, un principe de plus en plus contesté par les réformateurs. Avec le divorce d’Henri VIII (1534) et le schisme qui suivit, la controverse atteint son paroxysme et la plupart des protestants acceptèrent sans réserve l’approche majoritaire (elle est même mentionnée dans la Confession de Westminster). L’on peut donc estimer qu’il s’agit d’une approche “en réaction” plutôt que le fruit d’une mûre réflexion exégétique.
– Cette approche n’offre aucune explication probante pour l’absence de la clause d’exception en Marc et Luc.
– D’un point de vue exégétique, l’association entre les clauses d’exception, Matt. 18 et 1 Cor. 7 parait difficile à défendre.
– La logique argumentative de cette position est régulièrement questionnée : comment Jésus peut-il établir un principe de non-séparation (Matt. 19:6) pour offrir ensuite à ses auditeurs une instruction ouvrant la voie au divorce ?
– Cette approche semble contredire celle de Paul en 1 Cor. 7:10-11, pour qui il n’est d’autre option que la réconciliation.
– D’un point de vue pastoral, cette approche doit impérativement définir une partie coupable et une partie innocente pour statuer, là où les situations sont rarement aussi tranchées.

 

 

8- L’approche des fiançailles

Selon cette position, la clause d’exception porte sur la pratique juive de l’année de fiançailles qui précédait la cérémonie finale et la consommation du mariage. Contrairement à la conception romaine, le mariage juif était constitué d’étapes successives, et les fiançailles étaient l’une d’entre elles. Durant cette période, le couple était considéré comme légalement marié, mais n’avait pas de relations conjugales. Le temps des fiançailles prenait fin au moment de la consommation du mariage.

Il existait bel et bien une possibilité de rompre lors de l’étape des fiançailles : c’est celle dont Joseph se proposait d’user secrètement envers Marie (Matt. 1:19). Notez d’ailleurs l’usage d’apoluo (divorcer) pour qualifier cette rupture, tandis que Joseph est appelé “mari” (Matt. 1:19) et que l’ange appelle Marie “sa femme” (Matt. 1:20) alors qu’ils ne sont que fiancés.

En Matt. 5 comme en Matt. 19, Jésus affirme donc la permanence de l’institution du mariage, mais il rappelle cette possibilité de rupture qui existe pendant la période de fiançailles. La clause en question n’est donc pas “d’exception”, mais “de fiançailles”. Une infidélité pendant la période de fiançailles ne constituait pas en soit une cause de divorce, mais matérialisait plutôt l’impossibilité de la partie coupable de parachever l’alliance du mariage (cf. Deut 22:23-29).

En Jean 8:41, les Pharisiens accusent Jésus d’avoir été conçu dans la porneia, une référence très probable à la grossesse de Marie durant sa période de fiançailles (cf. Matt. 1:18). Les défenseurs de cette position voient donc une volonté apologétique dans le rappel de cette clause par Matthieu, et ils pensent pouvoir en expliquer l’absence dans Marc et Luc de la sorte :

(1) À la différence des juifs et des peuples du Proche Orient, les Romains et les Grecs ne disposaient pas d’une période de fiançailles de même nature. Matthieu étant “l’Evangile des juifs”, il semble acceptable que la clause d’exception ne soit mentionnée qu’ici.

(2) Seul Matthieu inclut la volonté de Joseph de rompre avec Marie. En insérant la clause d’exception, Matthieu pouvait sans dommage qualifier “d’homme de bien” tout en cherchant à divorcer de sa fiancée/épouse  (cf. Matt. 1:18-20). Matthieu anticipe ainsi l’accusation de conception dans la porneia (Jean 8:41)

(3) En précisant l’existence de cette clause, Jésus indique que seul le mariage dont les étapes sont parachevées est indissoluble. En cas de porneia, les fiançailles pouvaient être rompus. Romains et Grecs n’auraient pas pu comprendre une telle clause sans référence à la culture juive.

 

La plupart des défenseurs de cette position refusent toute possibilité de divorce et de remariage et sont souvent taxés de légalisme (cf. les controverses liées au positionnement de John Piper à ce sujet). Cependant, il est possible de définir une version plus “pastorale” de cette position. Selon celle-ci, la clause de porneia dans Matthieu aurait essentiellement une visée apologétique. À cause de “la dureté du coeur” de l’être humain, les pratiques pastorales pourraient tolérer au cas par cas des situations de divorce et de remariage, tout en estimant qu’il s’agit d’un échec, d’un péché, et que ce n’est pas conforme à la volonté initiale du créateur.

Problèmes :
– Bien qu’elle dispose de quelques avocats influents, cette position est très minoritaire. Sa version “ultra-conservatrice” (c’est en substance la manière dont John Piper qualifie sa propre position) n’aide pas à la popularité de l’exégèse des fiançailles.
– D’autre part, avant le 20ème siècle, il semble que personne n’y adhérait. Notons néanmoins qu’Isaksson pense en retrouver la trace chez Ignace d’Antioche (Ad Polycarpum, 5.2b).
– Porneia ne réfère nulle part à de l’infidélité durant la période de fiançailles. Toutefois, la notion de porneia est implicite en Deut. 22:23-29.
– On ne lit aucune référence explicite aux fiançailles en Matthieu 5 ni en Matthieu 19. Néanmoins, puisqu’il s’agissait d’une étape du mariage, il est envisageable que les lecteurs juifs de Matthieu aient pu faire la connexion immédiatement.
– Plus généralement, cette approche réduit le sens de porneia à celui de la sexualité hors mariage, ce qui semble impossible à démontrer. Notons toutefois qu’une telle interprétation expliquerait bien l’alternance entre porneia (sexualité coupable avant le mariage parachevé) et moichao (sexualité coupable pendant le mariage parachevé).
– Cette approche n’est valable que si l’Evangile de Matthieu est réellement écrit pour un public juif, ce qui est contesté par une minorité de spécialistes récents (par ex., Bauckham). Le consensus académique, toutefois, soutient que Matthieu est “l’Evangile des juifs”.

 

 

Pour aller plus loin – Bibliographie 

Approche inclusiviste :
– J. N. Oischinger, Die christliche Ehe (Schaffhausen, 1952).
– Michael Brunec, “Tertio de clausulis divortii” Verbum domini 27 (1949): 3–16.

Approche exclusiviste :
– Bruce Vawter, “The Divorce Clauses in Mt. 5:32 and 19:9” Catholic Biblical Quarterly 16 (1954): 163–65.
– Thomas V. Fleming, “Christ and Divorce” Theological Studies 24 (1963): 106–20.
– Robert Banks, Jesus and the Law in the Synoptic Tradition (Cambridge: University Press, 1975), 156–59.

Approche de l’interpolation : 
– Emil Brunner, The Divine Imperative (Philadelphia: The Westminster Press, 1947), 651.
– Rudolph Bultmann, The History of the Synoptic Tradition, trans. J. Marsh, rev. ed. (New York: Harper & Row, 1976), 27, 132.
– Alfred Plummer, An Exegetical Commentary of the Gospel According to Matthew (London: Elliot Stock, 1909), 81.
– Robert H. Stein, “Is It Lawful for a Man to Divorce His Wife?” Journal of the Evangelical Theological Society 22 (June 1979): 116-120.
– Plus récemment : Robert Gundry, Matthew: A Commentary on His Handbook for a Mixed Church Under Persecution (Grand Rapids: Eerdmans, 1994), 98.

Approche de la suppositon :
– Aubrey William Argyle, The Gospel According to Matthew (New York: Cambridge University Press, 1963), 52.
– Richard C. H. Lenski, The Interpretation of St. Mark’s Gospel (Columbus, OH: Wartburg Press, 1946), 420.

Approche des mariages illégaux :
– Carl Laney, The Divorce Myth (Minneapolis: Bethany House, 1981). [Approche de l’inceste]
– F.F. Bruce, New Testament History (Garden City, NY: Doubleday, 1969), 287–88. [Approche de l’inceste]
– Charles C. Ryrie, “Biblical Teaching on Divorce and Remarriage” Grace Theological Journal 3, no. 2 (Fall 1982), 177–92. [Approche de l’inceste]
– Joseph A. Fitzmyer, “Matthean Divorce texts and Some New Palestinian Evidence” Theological Studies 37, no. 2 (June 1976), 210. [Approche de l’inceste]
– Aidan Mahoney, “A New Look at the Divorce Clauses in Mt. 5:32 and 19:9” Catholic Biblical Quarterly 30 (Jan. 1968): 29-38. [Approche croyant/non croyant]
– Joseph Bonsirven, Theology of the New Testament (Westminster: The Newman Press, 1963), 124. [Approche juif/païen]

Approche patristique/minoritaire :
– La plupart les Pères latins et grecs.
– Gordon J. Wenham and William E. Heth, Jesus and Divorce (Carlisle, UK: Paternoster, 1984). Cet ouvrage survole la plupart des positions existantes, et il nous a beaucoup aidé dans la préparation du présent article. Notez que William Heth a plus tard abandonné cette approche : William A. Heth, “Jesus on Divorce: How My Mind Has Changed,” Southern Baptist Journal of Theology 6, no. 1 (2002): 4–26.
– Andrew Cornes, Divorce and Remarriage: Biblical Principles and Pastoral Practice (Grand Rapids: Eerdmans, 1993).
– Donald C. Hagner, Matthew 14–28. Word Biblical Commentary (Nashville: Thomas Nelson, 1995), 549.
– Warren Carter, Households and Discipleship: A Study of Matthew 19–20 (Sheffield, UK: Sheffield Academic, 1994).

Approche erasmienne/majoritaire :
– Erasmus, Annotations on 1 Corinthians.
– La plupart des réformateurs des 16ème et 17ème siècle, Calvin et Luther en tête, y souscrivaient également.
-John Murray, Le divorce : les données bibliques, (Editions Sator, 1992). C’est la défense la plus classique de la question, toujours disponible chez Excelsis.
– Mariage, divorce, remariage : réflexion biblique, historique et pastorale, texte rédigé par la commission théologique des C.A.E.F., Excelsis, 2004.

Approche des fiançailles :
– John Montgomery Boice, The Sermon on the Mount (Grand Rapids: Zondervan, 1972), 134–141.
– Frederick C. Grant, The Proposed Marriage Canon.” Anglican Theological Review 22 (July 1940): 169–181.
– Daniel Heimbach, True Sexual Morality: Recovering Biblical Standards for a Culture in Crisis (Wheaton, IL: Crossway, 2004), 146, 205-6.
– Abel Isaksson, Marriage and Ministry in the New Temple (Lund, Sweden: C. W. K. Gleerup, 1965).
– David W. Jones, ”The Betrothal View of Divorce and Remarriage,” Bibliotheca Sacra 165 (2008): 68–85.
– Howard Marshall, “Divorce,” in New International Dictionary of New Testament Theology, edited by Colin Brown (Exeter, UK: Paternoster Press, 1975), 506.
– Dwight Pentacost, The Words and Works of Jesus Christ: A Study of the Life of Christ (Grand Rapids: Zondervan, 1981), 354–358.
– John Piper, “Divorce and Remarriage: A Position Paper.”
– Stephen W. Wilcox, “Restoration of Christian Marriage: A Call for Reformation.”

 

 

 

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Coram Deo http://www.leboncombat.fr <![CDATA[Que penser du fondamentalisme, ce “christianisme évangélique strict” ?]]> http://leboncombat.fr/?p=8044 2017-06-07T13:40:43Z 2017-06-06T06:05:23Z

En photo, l’incroyable “église” de Westboro Baptist Church…

Coram Deo – Episode 34 : que penser du fondamentalisme évangélique ?

Il fut un temps où cette expression revêtait une connotation très positive. Or, de nos jours, être fondamentaliste est rarement considéré positivement. Comment ce mot-il a-t-il pu évoluer aussi mal ? À quoi reconnaît-on les tendances fondamentalistes et légalistes ? Fondamentalisme et conservatisme sont-ils deux termes synonymes ? En quoi sont-ils similaires et différents ?

Pour répondre à ces questions: deux libéralo-mondains-guignolo-conservateurs… 😉

Pour ceux que cela intéresse, Pascal Denault avait déjà écrit un court billet sur cette question en répondant à la question: les réformés sont-ils des fondamentalistes ?

Dans notre hors-propos, en toute fin d’émission, nous mentionnons la théologienne Marie-Noëlle Yoder. Vous pouvez la retrouver sur son blog, Servir ensemble.

 

Bonne écoute !

Rappel : Derniers jours pour vous inscrire à la prochaine session de #Transmettre dédiée à l’eschatologie et à l’éthique (du 9 au 11 juin prochain à Montreuil).
Inscription en cliquant sur le flyer ci-dessous :
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