Pourquoi Facebook fait-il ressortir le pire en nous ?

Au moment où Facebook lance des fonctionnalités de « dating », je suis obligé de confesser un problème de plus en plus fondamental. Et ce problème, ce n’est pas Facebook. Ce sont les réseaux sociaux dont cette plate-forme n’est qu’un exemple. Ces derniers mois je me suis fait avoir par Facebook. J’ai réagit trop fortement, trop rapidement, à un article que je trouvais franchement problématique, voir mauvais. Je pense toujours qu’il l’est. Mais ma réaction était trop vive. Je n’ai pas utilisé le meilleur de ma réflexion pour réagir à l’article. C’était sur Facebook, et je me suis lâché. Mais vraiment lâché.

D’autres cas sont apparus sur mon fil Facebook. Et je suis frappé de nos réactions. On se marre aux dépends des autres, on se massacre par commentaires interposés sans réfléchir, et on poste des articles sans vraiment se poser de questions. Alors qu’a priori nous savons ce que nous devrions faire. Et malgré tout, toujours, en tous temps, les réseaux sociaux font de nous des orcs. Bien sûr qu’on se comprenne bien : les réseaux sociaux ne font jamais de nous quelque chose que nous ne sommes pas. Ils font ressortir le monstre en nous.

Mais il ne se passe pas une journée sans que je ne sois consterné de ce que nous nous permettons de faire en ligne. Des tas de trucs que nous ne nous permettrions jamais de faire en personne. Se moquer les uns des autres. Franchement, je ne le ferais pas. Et pourtant en ligne, pourquoi pas ? Détruire un article en quelques lignes, pas de problème. Mais ferions-nous vraiment cela en personne ? Je ne pense pas.

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Yannick Imbert est professeur d'apologétique à la Faculté Jean Calvin (Aix-en-Provence). Il est l'auteur de plusieurs livres dont une introduction à l'apologétique (aux éditions Kerygma/Excelsis). Il blogue sur “De la grâce dans l'encrier”. Yannick anime également le blog d'apologétique culturelle Visio Mundus.