Pourquoi les évangéliques américains en viennent à soutenir Trump

Mike Evans, le président de la branche française de TGC, Evangile 21, s’est fendu d’une excellente analyse de la course aux investitures à l’élection présidentielle américaine, et de l’engouement des “évangéliques” pour Donald Trump

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Ses discours sont parsemés de remarques racistes, de ripostes profanes et vulgaires, de propos misogynes et de revendications arrogantes concernant ses adultères.

Délibérément provocateur, il incite à la haine. Lors d’un récent meeting, il déclare qu’il aimerait « donner un coup de poing dans la figure » d’un perturbateur. Quelques jours auparavant, lors d’un autre rallye, il encourage ses partisans à « cogner » les opposants qui assistent à ses meetings en affirmant qu’il paierait leurs frais d’avocat !

Mais, fait étonnant, il dit être soutenu par toute une partie de la population qui se définit en tant qu’évangélique alors qu’il est en contradiction flagrante avec tout l’enseignement éthique traditionnel de la foi chrétienne !

Plus grave encore lorsqu’on constate qu’il est soutenu, d’une part, par des personnalités politiques qui se disent évangéliques et, d’autre part, par certains télévangélistes américains…

 

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Réflexions et ressources d'édification centrées sur Dieu

  • Francine

    Si Trump est investi, au lieu de Cruz, beaucoup d’évangéliques américains voteront pour lui, non parce qu’ils le croient chrétien, mais parce qu’ils ne veulent pas d’Hillary, qu’ils jugent bien plus menaçante contre les valeurs et les libertés chrétiennes.

    Il y a 25 ans, Trump a donné une interview au journal Playboy, ça commence bien… Cependant, il y révélait sa mécanique interne d’une manière étonnamment sincère et lucide. En résumé, son gros égo carbure non à l’argent, mais au désir compulsif de gagner ; la vie ne présente pour lui d’intérêt que dans une succession de jeux de plus en plus hauts où il doit chaque fois tout miser pour l’emporter. Un quart de siècle plus tard, la présidentielle atteint l’aboutissement paroxystique de sa trajectoire de joueur. Toutefois, semblable à l’ecclésiaste, Trump reste parfaitement conscient de la vanité finale de ses victoires. Ainsi il répondait à une question sur la vie et la mort :
    On vit là nos soixante, soixante-dix ou quatre-vingts ans, et puis on disparaît. Tu gagnes, tu gagnes, et à la fin, ça n’a strictement aucune importance. Mais c’est la chose à faire, pour continuer à s’intéresser…
    Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur la psychologie du bonhomme : http://www.zerohedge.com/news/2016-01-25/real-donald-trump-fascinating-interview-1990

    Le clown Trump reste donc plus maître de lui qu’il n’y paraît, ses outrances sont écrites dans le numéro, car le but est de gagner les applaudissements du public à la fin ; comme presque tous les clowns, il a un fond triste. Celui d’Hillary par contre, à ce qu’on dit, serait franchement méchant. Et il n’y a pas que les chrétiens qui le pensent. Ainsi Marc Faber a récemment déclaré : « Je voterai pour Trump, il risque peut-être de bousiller l’économie des US, mais Hillary, elle, détruirait le monde entier ! »

    Cette présidentielle américaine qui fascine entre autres les évangéliques français, au point de se sentir suffisamment éclairés pour être capables d’expliquer aux évangéliques américains pour qui ils devraient voter ou ne pas voter (ne vous trumpez pas), est aussi une bonne occasion de se poser à eux-mêmes quelques questions sur leur rapport à l’Amérique.

    Ainsi, pourquoi les évangéliques français, qui, comme nous tous, s’indignent vertement des effets pervers de la mal-bouffe, se retrouvent-ils très souvent le dimanche après le culte, au MacDo du village avec les enfants ? Pourquoi leur pasteur qui, une demi-heure auparavant, leur a prêché un magnifique sermon sur la capacité de l’Évangile à investir tous les domaines de la vie, notamment celui de la culture en général, et de la culture française en particulier, ne leur a-t-il cité à l’appui que des auteurs américains ? Pourquoi ce cher homme s’est-il cru dans la nécessité de sortir de sa poche une pince à linge, et d’y enserrer son nez, avant de leur en lire quelques passages dans l’original, et de demander à un jeune, qui veut devenir pasteur, de traduire à la volée pour l’assistance ?
    Les réponses à ces questions me paraissent aussi pertinentes et utiles aux évangéliques français, que celle de savoir pourquoi les évangéliques américains votent Trump.

  • Francine

    Et maintenant Wayne Grudem qui conseille de voter pour Trump !
    http://townhall.com/columnists/waynegrudem/2016/07/28/why-voting-for-donald-trump-is-a-morally-good-choice-n2199564

    Quel « predicament », quel embarras, pour nos pauvres courtisans français du gratin americano-calviniste !

    Que je sens de rudes combats !
    Entre nos chers mentors ma raison fait le cycle :
    Il faut voter pour Trump, et renier l’article,
    Grudem a bien parlé, Evans retient mon bras,
    Réduit au triste choix ou de trahir mes mots,
    Ou de passer pour sot.

  • Francine

    Et maintenant c’est le baptiste Ted Cruz qui accorde son soutien à Donald Trump !
    http://www.tdg.ch/monde/Ted-Cruz-soutient-finalement-Donald-Trump/story/15446707

    On attend toujours les « excellentes analyses » de nos évangéliques, traducteurs et admirateurs inconditionnels des oracles calvinistes américains, ainsi que leurs bons conseils pour savoir pour qui voter en France.

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