État Islamique: comment réagir face à tous ces meurtres horribles?

Ce sont 21 Coptes Orthodoxes qui ont été exécutés ces derniers jours par l’Etat Islamique, suite dramatique d’une longue série d’exactions depuis la fondation de ce mouvement en juin 2014. 

La barbarie de l’EI semble ne pas avoir de limite. Toutes les minorités religieuses sont ciblées, chrétiens inclus. Devant l’horreur comment devrions-nous réagir ? Voici quelques pistes de réflexion.

 

1- Examinez votre coeur : vous n’êtes pas différent d’un terroriste

Notre nature est aussi corrompue que celle du pire des coupeurs de tête. D’ailleurs, dans des circonstances différentes, qu’est-ce qui garantit que nous ne nous serions pas retrouvés en Syrie ou en Irak au côté d’autres francophones?

Oui, les terroristes violents sont l’objet de la colère de Dieu, mais ainsi est la condition de tout pécheur sans Christ.
Comme le rappelle Jonathan Edwards, “dans la nature même de l’homme naturel, il repose une fondation pour les tourments de l’enfer. (1) 

L’épée de la justice divine est suspendue au dessus de la tête des membres de l’EI. Seule la main souveraine de la miséricorde de Dieu la retient.

Mais telle était votre condition lorsque vous étiez sans Christ.
Et s’il a obtenu votre grâce à la croix, serait-il possible qu’il l’ait fait également pour quelques-uns de ces terroristes ?

 

2- Souvenez-vous qu’il s’agit avant tout d’une affaire d’idéologie

Derrière ces cagoules noires se cachent des êtres humains. Et derrière ces êtres humains, il y a une histoire.

Comment en sont-ils venus à se rassembler sur une plage, chacun un couteau à la main, pour décapiter lâchement des hommes terrifiés et ayant les mains attachées dans le dos ?

Bien sur, certains d’entre eux sont assoiffés de sang et de meurtre. Mais en agissant ainsi, la plupart croient servir Dieu, comme le rappelle James R. White dans une réaction postée hier sur Facebook. (2)

Christ lui-même a mis en garde ses disciples : “l’heure vient où quiconque vous fera mourir croira rendre un culte à Dieu” (Jn. 16:2)

Les missiles tirés par l’Egypte dans la foulée de ces exécutions ont sans doute tué des militants d’EI. Mais ils n’éteindront pas l’idéologie qui a présidé à ces meurtres.

Désirez-vous voir cette vision du monde haineuse diminuer et s’éteindre ?
Ne comptez pas trop sur les frappes aériennes ou autres contre-attaques pour cela.

 

ISIS

 

 

3- Croyez que l’Eternel est capable

Serait-il possible que les plus grands persécuteurs de l’Eglise en deviennent un jour les plus grands promoteurs ?

Si vous en doutez, vous feriez bien de relire Actes 9…

Y-a-t-il une si grande différence entre la rage qui anime les “soldats” de l’Etat Islamique et celle qu’avait Paul lorsqu’il “respirait la menace et le meurtre contre les disciples du Seigneur” ? (Ac. 9:1)

N’avez-vous pas vu ce qu’il devint, après qu’Ananias fut venu vers lui et qu’il fut resté quelques jours avec les chrétiens de Damas ?  “Aussitôt”, rappelle l’auteur du livre des Actes, “Paul prêcha dans les synagogues que Jésus est le Fils de Dieu”.

Et si Dieu agissait de la même manière avec un ou plusieurs terroristes de l’Etat Islamique ?
Y a-t-il rien qui soit étonnant de la part de l’Eternel ?” (Gen. 18:14)

 

4- Attention aux raccourcis

Devant cet énième supplice, il est facile de glisser dans deux amalgames grossiers.

Le premier conduit à considérer tous les musulmans comme des terroristes potentiels. Le deuxième consiste à croire que mourir sous les coups de l’Etat Islamique est la démonstration automatique d’une foi authentique.

Non, tous les musulmans ne sont pas des terroristes potentiels, oui tous les musulmans ont besoin de Jésus.
Nous devrions encourager les chrétiens à aller vers les musulmans et à témoigner de leur foi, plutôt que de concourir à leur stigmatisation abusive, comme malheureusement certains médias évangéliques tendent à le faire.

A l’inverse, n’imaginons pas que les meurtres de l’Etat Islamique accordent un libre accès au paradis pour tous ceux qui en sont les victimes.

Nous ne connaissons rien de la condition spirituelle des 21 personnes qui ont été mises à mort la semaine dernière, et nous ne pouvons qu’espérer que chacun était personnellement au bénéfice de l’oeuvre de Christ à la croix.

Souvenez-vous que le label “chrétien” ne sauve pas, pas plus qu’une décapitation.

De nombreux chrétiens de noms ont besoin d’expérimenter la grâce de Dieu en Jésus-Christ, y compris dans les Eglises Evangéliques.

 

5- Un christianisme radical contre des islamistes radicaux

Christ s’est comporté radicalement envers ses ennemis durant sa vie, et ce jusque dans sa mort.

Alors qu’il était suspendu sur la croix, l’homme qui aurait pu appeler douze légions d’anges à son secours choisit de remettre ses persécuteurs entre les mains de son Père (Lc. 23:34).

Le chrétien authentique est appelé à être radical envers ses ennemis comme Christ l’a été, priant et bénissant ceux qui persécutent ses semblables (1 Pi. 2:21-25; Rom. 12:17-25).

Nous sommes appelés à introduire nos ennemis auprès de Celui qui a donné sa vie pour ses ennemis (Rom. 5:10).

C’est à cette pensée que César Malan renvoie dans son cantique “C’est dans la paix que tu dois vivre”, dont ces quelques extraits nous serviront de conclusion:

Bien loin de toi que toute haine,
Que tout dépit soit toujours repoussé;
Souffre en repos et l’insulte et la peine,
Et, sans orgueil, sois abaissé.
Oui, pour Jésus, pour ce roi débonnaire,
Reçois le coup le plus humiliant;
Bois jusqu’au fond la coupe amère:
Comme ton Dieu, sois patient.

Ce n’est pas toi que hait le monde,
C’est ton Sauveur qu’ils ne connaissent pas,
Ah ! plains les donc, leur misère est profonde!
Contre Dieu se lèvent leurs bras.
Tends leur la main au bord du précipice,
S’ils sont tombés, cours et sois leur soutien,
Et, pour punir leur injustice,
Comme ton Dieu, fais leur du bien.

 

 

GB

 

 

 

Notes et références :

(1) Jonathan Edwards, Entre les mains d’un Dieu en colère.

(2) Lisez cet article (en anglais) directement sur le blog de James White, Alpha et Omega Ministries.

 

 

 

 



Guillaume Bourin est le fondateur du blog Le Bon Combat et l'un de ses administrateurs. Il est titulaire d'un master en théologie (M.Div.) et d'un autre en Ancien Testament (Th.M.) obtenus à la faculté Southwestern Baptist Theological Seminary (Fort Worth, USA).


  • Patricia

    Je trouve cet article très difficile à lire et à approuver bien que je sache que tu as raison. J’ai encore beaucoup à méditer sur l’oeuvre de Christ à la croix… merci.

    • Le plus dur, je crois, est d’écrire ou de lire de telles pensées sans n’avoir jamais été réellement confronté à la souffrance et à la persécution.

      Merci pour ton commentaire, Patricia. Et prions.

  • Un article courageux, sur un sujet effectivement délicat. Mais il fallait l’écrire(not. le « point 4 »).
    Et vous l’écrivez de la bonne façon, je trouve.

    Ensemble, prions et continuons « le bon combat », avec l’Esprit de Christ !
    Fraternellement,
    Pep’s

    PS : sur un autre thème, par association d’idées, tout aussi difficile : https://pepscafeleblogue.wordpress.com/2015/02/13/cristeros-pour-prendre-conscience-que-le-bonheur-est-de-desirer-ce-que-nous-avons-deja/

  • Benjamin

    Merci Guillaume pour l’article, et merci d’oser affirmer ces vérités qu’on a besoin d’entendre (je pense aux points 1 & 4).
    C’est pas facile de réagir sur des actualités comme celles ci mais tu l’a fait avec justesse.

    Sois béni !

    Benjamin

  • Michael Magued

    Merci pour le point 3 que j’ai apprécié.

    « Nous ne connaissons rien de la condition spirituelle des 21 personnes qui ont été mises à mort la semaine dernière, … »!!?
    Pourquoi déjà vous voulez en connaitre et pourquoi voulez-vous juger de l’élligibilité de 21 saints au paradis?
    Si vous cherchez à en savoir pour en apprendre, la vidéo vous montrera quelques indices mais c’est vrai que c’est dur « d’écrire (et j’ajouterai de comprendre) de telles pensées sans n’avoir jamais été réellement confronté à la souffrance et à la persécution. »

    Dans la vidéo on les entend dire « Seigneur Jésus », on les voit prier, on entend l’explication de la raison de la mort qu’ils ont persisté à rester « mécréants » … on ne peut pas dire qu’ils étaient mort sans qu’on sache la raison. Pendant 45 jours ils n’ont pas voulu lacher le Christ jusqu’à encourager celui de Tchad de mourir avec eux pour le Christ.

    L’avis du Seigneur le juge qui lui même a accepté le bon larron (dont on ne connait pas en détails la condition spirituelle qui précède sa mort) est le suivant :
    Mt 10:32-  » Quiconque se déclarera pour moi devant les hommes, moi aussi je me déclarerai pour lui devant mon Père qui est dans les cieux ;
    Mt 10:33- mais celui qui m’aura renié devant les hommes, à mon tour je le renierai devant mon Père qui est dans les cieux.
    Mt 10:34-  » N’allez pas croire que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais le glaive.

    Mt 10:39- Qui aura trouvé sa vie la perdra et qui aura perdu sa vie à cause de moi la trouvera.
    (et Luc 12:8-12)
    Mais heureusement que vous êtes là pour apprendre au Christ ceux qu’Il doit accepter chez lui.

    C’est trop courageux de juger du salut des hommes derrière son clavier sans porter la moindre croix.

    Allez plutôt apprendre à Antoine le Grand, à Athénagores et à Jean Chrisostome de changer leurs écrits quant aux martyrs.

    Et merci beaucoup pour tout l’intérêt que vous portez à notre communauté.

    Que Dieu vous éclaire pour mener un bon combat selon Sa volonté.

    Michael

    • Merci Michael pour ton commentaire.

      Oui, tu as tout à fait raison : il est difficile d’écrire et de comprendre la souffrance sans n’y avoir jamais été confronté réellement, et écrire cet article m’a été pénible.

      Mais je ne peux pas te laisser dire que nous jugeons du salut des hommes en l’ayant publié : c’est justement le contraire que nous recommandons.

      Comme tu le soulignes, c’est le Seigneur seul qui connait les coeurs, et il sauvé le brigand sur la croix en connaissance de cause.

      Le point 4 est justement là pour rappeler qu’on ne peut préjuger ni dans un sens ni dans l’autre. Seul Dieu sait.

      Une confession, même accompagnée de signes miraculeux, n’est pas la garantie de l’authenticité de l’expérience. Tous ceux qui diront “Seigneur, Seigneur” à Christ ne le rejoindront pas nécessairement dans son paradis, quand bien même ils auraient chassé des démons en son nom… (Matt. 7:21-23)

      La mort violente ne garantit pas plus l’authenticité de l’expérience que ne le feraient des miracles. Les passages de Matt. 10 que tu cites sont pertinents, mais tu ne peux pas les lire en les déconnectant de Matt. 7. Matthieu a écrit son Evangile pour qu’il soit lu comme une unité textuelle.

      De nombreuses personnes sont prêtes à mourir pour les idées auxquelles ils adhèrent. C’est le d’ailleurs la raison même pour laquelle certains islamistes radicaux prennent la décision de servir de bombe humaine. 🙁

      Mais cela ne signifie en rien que ces idées sont justes, et qu’elles peuvent ouvrir la porte du paradis à celui qui les entretient.
      En d’autres termes, il est possible de mourir pour un fausse conception du Christianisme, et cela quelle que soit l’obédience à laquelle on appartient.

      Note, par exemple, le nombre de Témoins de Jéhovah qui ont été exterminé dans les camps de la mort durant la Seconde Guerre Mondiale. Ils étaient convaincus de mourir pour Christ, eux aussi. Mais peut on dire que le Christ auxquels ils adhèrent (un simple ange) est le Christ qui sauve ?
      Serais-tu prêt à dire que la mort violente d’un anti-trinitaire “au nom de Christ” constitue de facto la garantie de son salut ?

      Cependant, Michael, en toute sincérité et de tout mon coeur, je veux que tu saches que je suis admiratif devant la profession de foi de ces 21 personnes.

      Et je suis convaincu que “le Seigneur connait ceux qui lui appartiennent” (2 Tim. 2:19). C’est le “solide fondement” auquel je me raccroche.

      Par conséquent, garde en tête que nous ne souhaitons pas “apprendre au Christ ceux qu’Il doit accepter chez lui”, mais simplement mettre en lumière un raccourci trop souvent emprunté par les chrétiens de tout bord.

      J’espère que ce commentaire t’éclaire davantage sur le contenu de cet article ainsi que nos intentions.

      En Christ,
      Guillaume

      • Michael Magued

        Pour moi, il n’y a aucun lien entre les 2 versets de Mt 7 et Mt 10.

        En des termes basiques, Mt 7 dit qu’il faut avoir une relation avec Dieu et que ce n’est pas l’apparence qui compte (et ceci concerne la relation personnelle avec le Christ – d’où « me diront »). Par contre dans Mt 10, ça commence par « Quiconque ». Je ne suis pas français et je ne m’exprime peut-être pas très bien en français, mais pour moi, c’est un terme puissant qui signifie « TOUTE PERSONNE » dans l’absolue. Ceci ne relie pas la violence de la mort avec un mérite du royaume du tout. Mais c’est une reconnaissance du Seigneur que ce témoignage et cette confession lors de la persecution n’est pas vain (et ceci concerne un autre axe qu’on peut appeler « témoignage » – d’où les termes « devant les hommes », « devant mon père », devant les anges »).

        Et inutile de préciser qu’il n’y aucune raison que le Christ dise un enseignement dans le sermon sur la montagne et puis sortir une parole contradictoire ou bien dans laquelle il aurait mal choisis ses termes.

        Cette vision de la persecution pour la justice (qui est bien présente aussi dans le sermon sur la montagne et recompensée par le royaume dans Mt 5:10- Heureux les persécutés pour la justice, car le Royaume des Cieux est à eux) explique par la suite le comportement des disciples heureux suites aux persecutions. Sinon, eux mêmes n’auraient pas forcément accès au paradis car on ne connait pas leur relation personnelle avec Dieu avant leur mort qui une chose secrète au final.

        Quant aux exemples des gens qui meurent pour d’autres idéologies, la seule différence est tout bêtement que leur dieux n’exsistent pas en réalité pour les récompenser après leur mort… sauf que le notre existe et Il est en plus fidèle à sa promesse.

        • Matt. 7 et 10 ne s’opposent pas, bien sur !!

          Mais l’un et l’autre doivent être interprétés ensemble.

          Justement, si comme tu le penses le “quiconque” du chap. 10 signifie “n’importe qui”, alors tu as un sérieux problème avec les personnes décrites au chap. 7, car elles aussi devraient logiquement faire partie de ce “quiconque”.

          Contrairement à ce que tu penses, Matt. 7:21-23 ne traite pas simplement de la relation avec Dieu, mais affirme explicitement qu’il peut exister de fausses professions de foi..

          Vu sous cet angle, mon exemple des TJ est très parlant.
          On est bien d’accord toi et moi : mourir pour le nom de Christ, ou mourir pour l’Evangile ne suffit pas, c’est ce que l’on met derrière les concepts de Christ et d’Evangile qui importe.

          On peut croire mourir pour l’Evangile, et en réalité mourir pour un faux Evangile… Les gens de Galatie avaient beau avoir été évangélisés par Paul, c’était désormais en un faux Evangile qu’ils étaient en train de mettre leur confiance (cf. Gal. 1:8).Et Paul va jusqu’à leur dire qu’ils étaient déchus de la grâce s’ils persévèraient dans cette voie (Gal. 5:4)

          Il est possible de croire servir Christ, voire de mourir pour lui volontairement, et d’être complètement dans l’erreur au point de se perdre… C’est dramatique 🙁

          C’est exactement ce dont mon point 4 met en garde.

          Et je crois bien qu’en fait, nous sommes tous les deux d’accord, Michael.

          Le coeur de la question est plutôt : “qu’est-ce que le vrai Evangile”

          Merci pour tes commentaires et tes réflexions bibliques Michael.
          J’apprécie. 🙂

          (et ton Français est excellent, bien meilleur que celui de bien des Français depuis nombre de générations)

          • Michael Magued

            Et comme faux Evangile, pourquoi aller chercher loin chez les TJ … autant prendre le cas typique des coptes 😀

            Pour moi clairement Mt 7 dit que avoir des dons (comme chasser démons, être éloquent, faire des miracles) n’est pas forcément signe de bonne foi et ne parle absolument pas de persecutions mais d’hypocrisie (chose qui n’est jamais présente face à la mort).
            Tandis que Mt 5 et 10 (et Luc 12) traitent clairement de persecution. Et contiennent une règle générale « Quiconque » et en copte « niben » qui signifie toute personne (peut-être pas le « n’importe qui » péjoratif et jamais utilisé par le Christ pour qui toute personne « importe »…).

            Ce n’est pas, du coup, exactement ce que vous dites, parce que, dans mon église, les martyrs sont présents dans la comémoration des saints, et sont même placés au dessus des pères de l’Eglise (déjà la sainteté grand sujet de débat entre orthodoxe ou catholiques et protestants mais bon .. c’est pour dire qu’il ne me semble pas qu’on dit la même chose sur ce point malheureusement). Ceci étant basé sur cette affirmation de la bouche du Christ est pratiqué dans notre Eglise dès ces premiers siècles.

            MM

  • Alors, pour être clair et concis :

    – je n’ai pas assimilé les Coptes Orthodoxes avec les tenants d’un faux évangile. J’ai pris le cas d’anti-trinitaires parce que justement toi et moi on serait d’accord.

    – Je connais personnellement des Coptes Orthodoxes que je pense être des frères en Christ. Le salut n’est pas une affaire d’obédience, et être évangélique ne sauve pas plus qu’être Orthodoxe. Voilà pourquoi je peux dire en toute sincérité que je ne préjuge pas de l’avenir éternel de ces 21 personnes, bien au contraire.

    – Ok pour le « quiconque », le problème reste le même : les passages que tu invoques ne peuvent pas assurer du bien fondé d’un confession à l’exclusion de ceux de Matt. 7, même dans un contexte de persécution. Ce n’est pas “quiconque meurt en confessant sa foi” qui est sauvé, c’est “quiconque meurt en confessant une foi authentique dans un le vrai Evangile, que ce soit dans un contexte ou non de persécution”.
    Et je sais que tu es d’accord avec ça.

    – Oui, on ne met pas la même chose derrière le mot “saint”, c’est un fait. On pourrait en discuter ailleurs avec gd plaisir, mais là n’est pas trop le sujet je pense.
    Par contre, si derrière “martyr” tu mets la définition “personne mise à mort en raison de sa foi”, alors on a la même définition (bon, concédons que dans le Nouveau Testament, marturéo veut simplement dire témoin, et il est d’ailleurs traduit comme cela. Nous prenons le sens plus tardif du mot).

    En réalité, la grande question sur laquelle nous discutons depuis tout à l’heure est celle de l’authenticité de la foi d’un martyr.
    Ce que je dis, c’est qu’un martyr n’est pas automatiquement sauvé de part son statut de martyr, mais en raison de la nature et de l’origine de sa foi.

    Exactement comme le brigand sur la croix, que tu mentionnais tout à l’heure. D’ailleurs j’avais écrit un article à son sujet, que tu peux retrouver ici.

    En Christ,
    Guillaume

  • Merci pour cet article bien construit, qui a effectivement dû être difficile à écrire. Les 5 points sont très pertinents, et le cantique est magnifique, je ne le connaissais pas.
    N’oublions pas les familles dans la prière non plus… on oublie vite,malheureusement, une tragédie en poussant une autre dans nos mémoires.

    • Oui, merci pour ce commentaire.
      Concernant le cantique, j’espère que tu as vu le lien vers la version en midi.

      C’est un des plus beaux chants du réveil de Genève, je crois, et peut être l’un des plus profond de César Malan.

  • Maitre

    Bonjour,
    Saul de Tarse croyait effectivement rendre un culte à Dieu et personne au monde n’aurait pu le convaincre du contraire mais Jésus connaissait bien cet homme, cet instrument de choix ( on peut le comprendre en lisant que Paul était prêt à être anathème par amour pour son prochain).
    Le témoignage sur youtube de Afshin, tueur de chrétiens est si poignant. Ses larmes transpercent le coeur. Il y a un peuple nombreux pour Jésus parmi les musulmans, oui c’est certain et il faut que ces brebis perdues intègrent la bergerie.
    Sommes-nous à la hauteur ?

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