5 raisons pour laquelle une église qui décline est parfois une bonne chose

  • Article de Brian Croft publié sur Equip, l’un des blogs de la faculté SBTS (Louisville, Kentucky, USA). Traduction : Guillaume Bourin.

 

S’il est une chose sur laquelle tous les pasteurs et toutes les Églises s’accordent, c’est bien celle-ci : personne ne veut voir son église décroître. La Convention des Baptistes du Sud (le plus gros mouvement protestant au monde, ndt.) évalue la condition de ses Églises locales en fonction de trois critères strictement numériques : croissance, plateau, et déclin.

L’église qui décline est toujours vue de manière négative. Il y a bien sur des raisons légitimes de questionner le déclin d’une église, que ce soit dans l’état de ses finances ou en terme d’assistance au culte.

Et cependant, de ce que j’ai pu observer dans notre église locale, alors qu’elle est passée à plusieurs reprises par chacune de ces phases durant les 15 dernières années, Dieu manifeste parfois son travail d’une manière positive, saine, et même stimulante dans de tels contextes de déclin.

 

 

Déclin = santé ?

J’aimerais questionner cette approche populaire au moyen de cinq cas pour lesquelles nous serions prêts à voir notre église décliner, cinq raisons qui témoigneraient de sa santé de sa vie plutôt que de ses dysfonctionnement et de son extinction :

  • Notre église envoie des missionnaires sur le terrain.
  • Notre église envoie  des pasteurs pour d’autres églises locales.
  • Certains membres non convertis ou créant des divisions la quittent.
  • D’autres membres déménagent pour améliorer leur situation.
  • Enfin, certains membres déménagent pour aider une implantation ou une revitalisation d’église.

 

Ces douze derniers mois, nous avons expérimenté chacune de ces cinq réalités.

Notre petite église de 75 membres au sud de Louisville (Kentucky, USA) a, dans l’année passée, envoyé un couple sur le champ missionnaire. Nous avons également établis quatre hommes pour servir en tant que pasteurs dans d’autres églises locales. Ces hommes ont été entraînés, confirmés, et envoyés par nos soins. Une famille semant la division nous a quittée. Une autre a déménagé pour s’installer prêts de leurs parents âgés et pour obtenir une meilleure situation.

Une autre famille, encore, est partie pour aider un pasteur dans une église mourante. Enfin, une autre s’est jointe à une implantation d’église.

Au final, bien que nous ayons gagné quelques familles l’an passé, leur nombre n’a pas permis de combler ces départs – de bons départs, chacun d’entre eux.

Alors que j’écris ces lignes, nous nous apprêtons à reporter à notre association d’églises que nous avons moins de membres que nous en avions l’année dernière à la même époque.

 

 

Ca va aller

Nous avons moins d’argent dans notre budget, ce qui va nécessairement impliquer certaines coupes financières. Oui, nous sommes une église en déclin. Mais ne vous inquiétez pas pour nous. Ne paniquez pas. Si vous déclinez vous aussi pour ces raisons, tout ira bien pour vous.

En fait, nos membres savent bien que nous avons de nombreux sujets de réjouissance. Nous allons célébrer Dieu alors que nous nous attendons à lui pour qu’il en envoie d’autres personnes pour nous remplir et nous ressourcer, comme il l’a fait durant les années passées où nous avons décliné pour les mêmes raisons.

Est-ce donc une mauvaise chose qu’une église en déclin ? Parfois, oui. Mais pas toujours.

Chers pasteurs, regardez aux bons indicateurs, ceux qui pointent vers la santé de votre église, et non à la croissance numérique. Car ce ne sont pas toujours les mêmes.

 

 

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