La doctrine de l’adoption – Théologie systématique #12

En passant de la doctrine de la justification à la doctrine de l’adoption, nous quittons le tribunal pour entrer dans la maison paternelle. Le contexte du chapitre 11 était celui de la justice de Dieu, le chapitre 12 nous amène dans la famille de Dieu. Si notre rapport avec Dieu devait se limiter à l’aspect juridique, ne serait-il pas froid et appauvri, même si nous étions justifiés? Mais une fois qu’il nous déclare justes, Dieu ne s’en tient pas à un rôle de Juge : il devient notre Père en nous adoptant comme ses enfants bien-aimés.

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La doctrine de l’adoption est une des perles précieuses de notre héritage théologique. Comment donc peut-on expliquer la brièveté du chapitre qui lui est dédié, le plus court de toute la confession? Premièrement, les protestants intégrèrent souvent cette doctrine à la justification ; l’adoption ne bénéficia habituellement pas d’un traitement propre. De plus, les théologiens de l’Assemblée de Westminster ne furent pas confrontés à beaucoup de controverses doctrinales entourant cette doctrine et purent succinctement élaborer une affirmation confessionnelle. Deuxièmement, plusieurs aspects de la doctrine de l’adoption sont développés plus en détail par d’autres parties de la confession de foi. Par exemple, la persévérance des enfants de Dieu et leur assurance sont traitées aux chapitres 17 et 18.

Avant d’examiner la doctrine de l’adoption, relevons l’ordo salutis dans lequel elle nous est présentée dans la progression des chapitres 10 à 13 de la confession de foi :

Chapitre 10. Vocation

Chapitre 11. Justification

Chapitre 12. Adoption

Chapitre 13. Sanctification

 

Dieu appelle efficacement ceux qu’il a prédestinés au salut (Rm 8.30). Ceux qui sont efficacement appelés sont gratuitement justifiés par la foi. Ceux qui sont justifiés sont dès lors adoptés. Et ceux qui sont adoptés comme enfants de Dieu sont aussi sanctifiés, c’est-à-dire qu’ils sont éduqués par Dieu comme ses propres enfants qui participent à sa sainteté (Hé 12.7-10 ; 1 P 1.15-17).

En exposant le contenu de ce chapitre, nous tenterons de répondre à deux questions :

1. Quel est le lien entre le Fils unique de Dieu et l’adoption des enfants de Dieu?
2. Quels sont les droits des enfants de Dieu?

 


CHAPITRE 12 – L’ADOPTION

Par. 1 – Tous ceux qui sont justifiés, Dieu daigne, en et à cause de son Fils unique Jésus-Christ, les rendre participants de la grâce d’adoption1, par laquelle ils sont ajoutés au nombre des enfants de Dieu, et jouissent des libertés et des privilèges que ce titre leur reconnaît2 ; son nom est mis sur eux3, ils reçoivent l’Esprit d’adoption4, ont accès au trône de la grâce avec assurance, et peuvent s’écrier « Abba, Père »5.  Ils sont l’objet de la compassion6, de la protection7, du secours8 et du châtiment de Dieu
comme d’un Père9 ; sans pourtant être jamais rejetés10, car ils sont scellés pour le jour de la rédemption11, et héritent des promesses en tant qu’héritiers du salut éternel12.

1. Ep 1.5 ; Ga 4.4‑5    2. Jn 1.12 ; Rm 8.17    3. 2 Co 6.18 ; Ap 3.12    4. Rm 8.15
5. Ga 4.6 ; Ep 2.18    6. Ps 103.13    7. Pr 14.26    8. 1 Pi 5.7    9. Hé 12.6
10. Es 54.8-9 ; Lm 3.31    11. Ep 4.30    12. Hé 1.14, 6.12

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Pascal Denault est pasteur de l’Église évangélique de St-Jérôme. Il est titulaire d’une Licence (BA) et d’un Master en théologie (ThM) de la Faculté de théologie évangélique de Montréal. Pascal est l’auteur des livres Une alliance plus excellente (2016, Impact Académia), Solas, la quintessence de la foi chrétienne (2015, Cruciforme), et The Distinctiveness of Baptist Covenant Theology (2013, Solid Ground Christian Books).