Dieu, un tueur en récit ?

Retour sur une actualité récente

DWB SlateIl y a quelques temps, le magazine en ligne Slate a publié un article résumant le livre de Steve Wells, Drunk with blood : God’s killings in the Bible (« Ivre de sang : les tueries de Dieu dans la Bible »).

L’ouvrage de Wells revient sur les morts causées par Dieu dans les récits bibliques, c’est-à-dire celles qu’il a explicitement ordonnées ou perpétrées.

Wells a pris le temps d’estimer le nombre des victimes : Dieu aurait donc tué – directement ou indirectement – presque 3 millions de personnes ! Sachant cela, comment avoir encore le moindre intérêt pour ce « Dieu » ? Pourquoi même se poser la question d’avoir foi en lui ? Un être qui massacre à tour de bras et commande l’extermination d’un peuple entier (les Cananéens) ne peut clairement pas être digne de notre respect.

La rhétorique décérébrante du scandale

L’article, s’il représente bien le livre de Wells, ne comporte pourtant aucun argument. Il se contente de faire l’écho, sans analyse critique, d’une statistique choquante et multiplie les allusions au génocide : voilà sa seule rhétorique. Et ça marche ! L’article a eu beaucoup de succès, il a fait « le buzz » – probablement parce qu’il ne sollicite justement aucune réflexion. Les lecteurs sont pour la plupart déjà habitués à ces conclusions, il n’y a plus de discussion, plus de questionnement, rien que du lynchage gratuit dirigé contre la Bible et, par extension, contre les juifs et les chrétiens :

« Je ne vois pas comment quelqu’un peut lire ceci et penser : « Ah, ok, c’est bien. Je pense que Dieu a réellement perpétré ces meurtres et ça ne me dérange pas. » Je pense que la plupart des fidèles ne les connaissent pas, ou bien qu’ils choisissent de les ignorer. » – Steve Wells.

 

 

 

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Seul chrétien de ma famille, converti à 21 ans, puis étudiant en Théologie et désormais apologète à mes heures, je m'intéresse particulièrement aux rapports entre la foi, les visions du monde et la culture populaire (voir "Visio Mundus", site partagé avec Y. Imbert, professeur d'apologétique).