Compromission ou séparation ?

Le principe biblique de séparation du mal est l’un des plus difficile à appréhender pour le chrétien. Où commence la compromission ? Jusqu’à quel point puis-je maintenir des relations avec le monde sans qu’elles ne deviennent un piège pour mon âme ? Comment me conserver pur tout en vivant dans ce monde ? 
Cette méditation de Charles Spurgeon peut, au travers de l’exemple du voeux de naziréat, nous aider à déterminer où placer le curseur dans nos vies. 

 

Pendant tout le temps de son naziréat, il ne mangera rien de ce qui provient de la vigne, depuis les pépins jusqu’à la peau du raisin.
– Nombres 6:4

Les Naziréens avaient fait, entre autres vœux, celui de s’interdire l’usage du vin. Pour être certains de ne pas violer cette obligation, ils s’interdisaient la consommation de vinaigre de vin ou de liqueurs fortes, et pour que la règle soit encore plus claire, ils ne devaient pas non plus boire de jus de raisin non fermenté, ni même manger le raisin, qu’il soit frais ou séché. De même, dans ce but, pour protéger l’intégrité du vœu, ils ne leur était pas permis de faire quoique ce soit avec la plante elle-même ; ils devaient, en fait, éviter l’apparence du mal.

Il y a certainement ici une leçon pour les séparés du Seigneur, leur enseignant de s’éloigner de toute forme de péché, de ne pas simplement éviter ses formes les plus grossières, mais également son esprit et toute ressemblance. De marcher d’une façon stricte est bien méprisé de nos jours, mais sois assuré, lecteur, que c’est à la fois la manière la moins dangereuse et la plus heureuse. Celui qui cède un point ou deux au monde est dans un péril affreux ; celui qui mange les raisins de Sodome boira bientôt le vin de Gomorrhe. Une petite fente dans les digues en Hollande laisse entrer la mer, et rapidement toute une province peut être noyée. La conformité du monde, à quelque degré que ce soit, est un piège pour l’âme, et elle est de plus en plus responsable de péchés présomptueux.

D’ailleurs, comme le Nazaréen qui aurait bu du jus du raisin ne pourrait être tout à fait sûr que ce dernier n’ait pas atteint un certain degré de fermentation, et qu’il ne pourrait donc pas être certain dans son cœur que son vœu était respecté, ainsi le chrétien qui temporise ne peut avoir une conscience pure de toute offense, mais il doit ressentir certains doutes. Sur les choses douteuses nous ne devons pas avoir de doute ; elles sont mauvaises pour nous. Nous ne devons pas badiner avec les choses tentantes, mais nous devons promptement les fuir. Il vaut mieux faire sourire en étant considéré comme un Puritain qu’être méprisé comme étant un hypocrite. Une marche prudente peut impliquer beaucoup de désintéressement, mais elle apporte des plaisirs qui sont plus qu’une simple et suffisante récompense.

Charles H. Spurgeon 

Réflexions et ressources d'édification centrées sur Dieu

%d blogueurs aiment cette page :